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Les Textes des Auteurs (suite) - 6
:: Plumes de Crayonneurs... :: 
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LUEURS (Vagues paroles...)
Nous naviguions contre vents et marées
Au large des côtes habitées,
Partis gaiement avec armes et alcool
Pour porter la bonne parole...
Mais les mers
Que nous avons traversées
Les ont dispersées - Ohé !
Et les verres
Que nous avons renversés
Les ont emportées
Toujours plus haut
Toujours plus loin
Plus vite
Et plus fort... !
Où sont-elles englouties
Ces lueurs
Qui nous guidaient... ?
Où sont-elles endormies
Ces rumeurs
Auxquelles on croyait... ?
Quand sur nos frêles gréements de bois,
Planait une bien étrange aura
Mêlée de crainte et de parfums d’espoir
De ne jamais revoir le départ...
Mais les guerres
Que nous avons déversées
Les ont dispersées - Ohé !
Et les chairs
Que nous avons enlacées
Les ont emportées
Toujours plus haut
Toujours plus loin
Plus vite
Et plus fort... !
Où sont-elles englouties
Ces lueurs
Qui nous guidaient... ?
Où sont-elles endormies
Ces rumeurs
Auxquelles on croyait... ?
Où... ?
Où... ?
Au large des côtes habitées,
Partis gaiement avec armes et alcool
Pour porter la bonne parole...
Mais les mers
Que nous avons traversées
Les ont dispersées - Ohé !
Et les verres
Que nous avons renversés
Les ont emportées
Toujours plus haut
Toujours plus loin
Plus vite
Et plus fort... !
Où sont-elles englouties
Ces lueurs
Qui nous guidaient... ?
Où sont-elles endormies
Ces rumeurs
Auxquelles on croyait... ?
Quand sur nos frêles gréements de bois,
Planait une bien étrange aura
Mêlée de crainte et de parfums d’espoir
De ne jamais revoir le départ...
Mais les guerres
Que nous avons déversées
Les ont dispersées - Ohé !
Et les chairs
Que nous avons enlacées
Les ont emportées
Toujours plus haut
Toujours plus loin
Plus vite
Et plus fort... !
Où sont-elles englouties
Ces lueurs
Qui nous guidaient... ?
Où sont-elles endormies
Ces rumeurs
Auxquelles on croyait... ?
Où... ?
Où... ?
Dernière édition par G.Léboul le Mar 15 Juin - 14:38, édité 1 fois
CES INSTANTS QUI PASSENT
Toi qui cherches à ta vie
Des réponses,
Qui me dit : “ Vu d’ici,
Faut qu’on fonce... “
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Ces instants
De temps
Qui passent,
Et qui meurent aussitôt nés
Dans l’espace... !
Toi qui danses insouciant
Sous l’orage,
Comme le font les enfants
De ton âge...
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Le moment
Présent,
Hélas,
Et qui meurt d’avoir été,
Quoi qu’on fasse... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Toi qui cours
Vers l’avenir d’un pas leste,
Dans le compte à rebours
Qu’il te reste...
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Ces instants
De temps
Qui passent,
Et qui meurent aussitôt nés
Dans l’espace... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Des réponses,
Qui me dit : “ Vu d’ici,
Faut qu’on fonce... “
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Ces instants
De temps
Qui passent,
Et qui meurent aussitôt nés
Dans l’espace... !
Toi qui danses insouciant
Sous l’orage,
Comme le font les enfants
De ton âge...
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Le moment
Présent,
Hélas,
Et qui meurt d’avoir été,
Quoi qu’on fasse... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Toi qui cours
Vers l’avenir d’un pas leste,
Dans le compte à rebours
Qu’il te reste...
Sache
Qu’on ne rattrape jamais
Ces instants
De temps
Qui passent,
Et qui meurent aussitôt nés
Dans l’espace... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Alors profites-en
Et prends
Bien tout ton temps,
Oui, profites-en
Et ne soit pas trop impatient
De devenir grand... !
Dernière édition par G.Léboul le Mar 15 Juin - 14:37, édité 1 fois
Tous les amours sont beaux
texte de Gaston Ligny / zique Elie Nad
pour écouter la chanson
tous les amours sont beaux
Une nonne en cachette effeuille une marguerite,
Cette fleur interdite dans la cour d’un couvent.
Elle vient de tromper Dieu tant mieux dit Aphrodite
Si cette marguerite répond passionnément
Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
vient de dire Isabeau
Tristan dit à Yseult notre légende est belle
Mais nous gardons ma belle un secret entre nous :
Je n’étais pas puceau, tu n’étais pas pucelle,
Tes cheveux noirs cachaient parfois tes yeux cachous.
Refrain
Pierrot offre la lune cette nuit à Colombine
C'est une pleine lune, elle éclaire l'île de Sein
Regarde dit Pierrot comme le vent déracine
Deux amants qui promènent un amour clandestin
Refrain
Ils se retrouvent enfin sur le quai d'une gare,
Anonymes, plantés là, ils s'embrassent longtemps
Les vagues de la foule ont brisé leurs amarres
Je les vois disparaître. Ils tanguent en dérivant
Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isaabelle
Toutes les amours sont belles
Lui répond Isabeau
pour écouter la chanson
tous les amours sont beaux
Une nonne en cachette effeuille une marguerite,
Cette fleur interdite dans la cour d’un couvent.
Elle vient de tromper Dieu tant mieux dit Aphrodite
Si cette marguerite répond passionnément
Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isabelle
Toutes les amours sont belles
vient de dire Isabeau
Tristan dit à Yseult notre légende est belle
Mais nous gardons ma belle un secret entre nous :
Je n’étais pas puceau, tu n’étais pas pucelle,
Tes cheveux noirs cachaient parfois tes yeux cachous.
Refrain
Pierrot offre la lune cette nuit à Colombine
C'est une pleine lune, elle éclaire l'île de Sein
Regarde dit Pierrot comme le vent déracine
Deux amants qui promènent un amour clandestin
Refrain
Ils se retrouvent enfin sur le quai d'une gare,
Anonymes, plantés là, ils s'embrassent longtemps
Les vagues de la foule ont brisé leurs amarres
Je les vois disparaître. Ils tanguent en dérivant
Tous les amours sont beaux
Vient de dire Isaabelle
Toutes les amours sont belles
Lui répond Isabeau

Elie- auteur
- Messages: 55
Date d'inscription: 25/02/2010
Age: 57
Je ne reviendrai plus
Zique Elie
Je ne reviendrai plus
J’ai perdu tout espoir
Je ne reviendrai plus
J’ai chassé ma mémoire
Cerveau désorienté
Un rien désabusé
Je ne reviendrai plus
C’est déjà du passé
Partir dans le noir
Pour éviter les pleurs
Et changer de trottoirs
Sans reproches et sans heurt
Je ne reviendrai plus
Je suis seul à présent
Je ne te connais plus
J’ai chassé notre « bon temps »
Je ne reviendrai plus
Mais je regrette déjà
De ne pas avoir su
Refaire un pas vers toi
Cerveau déconnecté
Un rien démesuré
Je ne reviendrai plus
Je ne veux plus t’aimer
Partir dans le noir
Pour chasser tes sourires
Et revenir trop tard
Mais tu ne sais mentir
Tu ne reviendras plus
Ta porte reste fermée
D’avoir trop attendu
Un autre m’a remplacé
Je ne reviendrai plus
Je me maudits parfois
Je ne reviendrai plus
J’ai mal si mal de toi
Je ne reviendrai plus
J’ai perdu tout espoir
Je ne reviendrai plus
J’ai chassé ma mémoire
Cerveau désorienté
Un rien désabusé
Je ne reviendrai plus
C’est déjà du passé
Partir dans le noir
Pour éviter les pleurs
Et changer de trottoirs
Sans reproches et sans heurt
Je ne reviendrai plus
Je suis seul à présent
Je ne te connais plus
J’ai chassé notre « bon temps »
Je ne reviendrai plus
Mais je regrette déjà
De ne pas avoir su
Refaire un pas vers toi
Cerveau déconnecté
Un rien démesuré
Je ne reviendrai plus
Je ne veux plus t’aimer
Partir dans le noir
Pour chasser tes sourires
Et revenir trop tard
Mais tu ne sais mentir
Tu ne reviendras plus
Ta porte reste fermée
D’avoir trop attendu
Un autre m’a remplacé
Je ne reviendrai plus
Je me maudits parfois
Je ne reviendrai plus
J’ai mal si mal de toi
Dernière édition par poutt le Dim 13 Juin - 9:07, édité 2 fois

poutt- auteur
- Messages: 21
Date d'inscription: 28/02/2010
Age: 48
AU BAR DE LA MARINE Ligny Lenguin
Au bar de la marine
Musique et chant Erick Lenguin
http://musique.sfrjeunestalents.fr/artiste/erickl/
Mes souvenirs ce sont des enfants du hasard.
Je les ai bouturés au p’tit bonheur la chance
Entre cœur et raison, entre vierge et balance,
Entre sacrés coups d’pot et coups de Trafalgar.
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
Ca sentait le coco et le boudin créole
E t parfois la bisbrouille sur le petit matin
Quand l’un prenait la mouche rien que pour des babioles
Alors on s’engueulait comme de vrais sagouins
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
Au bar de la marine quand Christophe Colomb
Au rythme des planteurs racontait ses naufrages
Pour lui faire plaisir on l’suivait à la nage
Et on l’raccompagnait Porte de Charanton
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar
Il n’est jamais trop tard, je reviendrai demain
Pour une gueule de bois ou pour une parlotte
Pour un poker menteur ou pour une belotte
Je perdrai mes culottes si tel est mon destin
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
Musique et chant Erick Lenguin
http://musique.sfrjeunestalents.fr/artiste/erickl/
Mes souvenirs ce sont des enfants du hasard.
Je les ai bouturés au p’tit bonheur la chance
Entre cœur et raison, entre vierge et balance,
Entre sacrés coups d’pot et coups de Trafalgar.
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
Ca sentait le coco et le boudin créole
E t parfois la bisbrouille sur le petit matin
Quand l’un prenait la mouche rien que pour des babioles
Alors on s’engueulait comme de vrais sagouins
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
Au bar de la marine quand Christophe Colomb
Au rythme des planteurs racontait ses naufrages
Pour lui faire plaisir on l’suivait à la nage
Et on l’raccompagnait Porte de Charanton
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar
Il n’est jamais trop tard, je reviendrai demain
Pour une gueule de bois ou pour une parlotte
Pour un poker menteur ou pour une belotte
Je perdrai mes culottes si tel est mon destin
J’ai souvent jeté l’ancre au bar de la marine.
Là, c’était l’un ou l’autre qui tenait le crachoir.
Là, ça sentait le rhum, l’amour et la débine,
Le quatre-vingt et un et le jeu d’Zanzibar.
A- fric-ha ha
De Djibouti
En Ouganda
Tu te pavanes
Dans la savane
En djellaba
Loin de Paris
De la Lybie
En Angola
Loin de Clichy
Ah-fric, ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !
C’est pas là non, non
Qu’on a inventé le pognon
Mais un safari là-bas
C’est cher, c’est chic !
Du Malawi
Jusqu’au Rwanda
Tu te pavanes
Dans ta soutane
Tu fais la loi
Loin de Cergy
De la Gambie
Jusqu'au Ghana
Loin de Poissy
Ah-fric, ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !
C’est pas là non, non
Que tu placeras tous tes biftons
Mais un safari là-bas
C’est cher, c’est chic
De la Zambie
Au Botswana
Loin de Vichy
A-fric ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !!!
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !!!
En Ouganda
Tu te pavanes
Dans la savane
En djellaba
Loin de Paris
De la Lybie
En Angola
Loin de Clichy
Ah-fric, ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !
C’est pas là non, non
Qu’on a inventé le pognon
Mais un safari là-bas
C’est cher, c’est chic !
Du Malawi
Jusqu’au Rwanda
Tu te pavanes
Dans ta soutane
Tu fais la loi
Loin de Cergy
De la Gambie
Jusqu'au Ghana
Loin de Poissy
Ah-fric, ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !
C’est pas là non, non
Que tu placeras tous tes biftons
Mais un safari là-bas
C’est cher, c’est chic
De la Zambie
Au Botswana
Loin de Vichy
A-fric ha ha !
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !!!
A – fric, A- fric
A-fric ha ha !!!
La gamine
http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/142417090534508376/036_La_gamine__auda_3.mp3
La gamine , elle a des yeux d’ enfant ,
Un sourire , comme un « U » souriant ,
Un p’tit nez , qui en dit long ...
Mais elle est belle , mais ,
Mais elle est belle , mais ,
Mais le pire , c’ est qu’ elle le sait ;
C’ est qu’ elle le sait qu’ on l’ sait ,
Mais , on voudrait bien l’ cacher ...
Mais elle est belle , mais ,
Parfois on aimerait jouer ,
A d’ autres jeux qu’ à cache-cache mais ,
A quoi jouer ; à cet àge là , à quoi ?
La gamine , elle a le goût du temps ,
A croquer , la vie à pleines dents ,
Une p’tite bouche , qui en dit long ...
« Un deux trois , j’ fais le tour du monde ,
Pour voir si la terre est bien ronde ! »
Elle fait tout et n’ importe quoi ,
Et elle me glisse entre les doigts , la gamine ...
La gamine , elle a peur de personne ,
Elle rend tout ce qu’ on lui donne ...
La gamine , elle a bien un passé ,
Le caractère , d’ une sale enfant gâtée ,
Mais qu’ elle n’ a , jamais été ...
La vie n’ est pas toujours facile ,
Elle se sent forte , se sent fragile :
Elle vit autre part ,
Dans un monde à part ,
Elle rêve ; d’ une autre vie .
La gamine , que j’ aime à la r’garder ,
Les épaules nues et le dos tout mouillé ,
Que d’ souv’nirs à se rapp’ler .
Ce bout d’ femme a grandi avec moi ,
A Saint Malo , à Saugues , ici , là-bas ,
Que d’ chemin , avons-nous fait ...
La gamine , elle a des yeux d’ enfant ,
Un sourire , comme un « U » souriant ,
Un p’tit nez qui en dit long ,
qui en dit long ,
long ...
La gamine , elle a des yeux d’ enfant ,
Un sourire , comme un « U » souriant ,
Un p’tit nez , qui en dit long ...
Mais elle est belle , mais ,
Mais elle est belle , mais ,
Mais le pire , c’ est qu’ elle le sait ;
C’ est qu’ elle le sait qu’ on l’ sait ,
Mais , on voudrait bien l’ cacher ...
Mais elle est belle , mais ,
Parfois on aimerait jouer ,
A d’ autres jeux qu’ à cache-cache mais ,
A quoi jouer ; à cet àge là , à quoi ?
La gamine , elle a le goût du temps ,
A croquer , la vie à pleines dents ,
Une p’tite bouche , qui en dit long ...
« Un deux trois , j’ fais le tour du monde ,
Pour voir si la terre est bien ronde ! »
Elle fait tout et n’ importe quoi ,
Et elle me glisse entre les doigts , la gamine ...
La gamine , elle a peur de personne ,
Elle rend tout ce qu’ on lui donne ...
La gamine , elle a bien un passé ,
Le caractère , d’ une sale enfant gâtée ,
Mais qu’ elle n’ a , jamais été ...
La vie n’ est pas toujours facile ,
Elle se sent forte , se sent fragile :
Elle vit autre part ,
Dans un monde à part ,
Elle rêve ; d’ une autre vie .
La gamine , que j’ aime à la r’garder ,
Les épaules nues et le dos tout mouillé ,
Que d’ souv’nirs à se rapp’ler .
Ce bout d’ femme a grandi avec moi ,
A Saint Malo , à Saugues , ici , là-bas ,
Que d’ chemin , avons-nous fait ...
La gamine , elle a des yeux d’ enfant ,
Un sourire , comme un « U » souriant ,
Un p’tit nez qui en dit long ,
qui en dit long ,
long ...
Chevalière 2020
Chevalière 2020
Jolie fontaine laçée de lierre
Petit jardin et banc de pierre
Et au milieu des fleurs des champs un amandier qui sème au vent
Ses confettis pétales blancs
Petit jardin et banc de pierre
Où se repose une chevalière
Elle n'a ni heaume ni alezan, ni épée qui bat sur le flanc
Sa seule arme est un saxo blanc
Dans quelle ville quel ilôt sauvage
Naissent les notes de voyage?
Sur quels sommets quels océans
Se posent les pétales blancs?
Les dauphins bleus, élans sauvages
Emportent la fille en voyage
La chevalière de notre temps
Qui rêve sous l'amandier blanc
Dans les yeux de la chevalière
Des pays du bout de la terre
Où elle a semé en jouant, notes de blues par tous les temps
De l'autre côté des sommets blancs
Une fontaine au bout de la terre
Chevalière gravée dans la pierre
Et au milieu des fleurs des champs comme un écho qui sème au vent
Notes de blues en noir et blanc
Dans quelle ville quel ilôt sauvage
Naissent les notes de voyage?
Sur quels sommets quels océans
Se posent les pétales blancs?
Les dauphins bleus, élans sauvages
Emportent la fille en voyage
La chevalière de notre temps
Qui rêve sous l'amandier blanc
Jolie fontaine laçée de lierre
Petit jardin et banc de pierre
Et au milieu des fleurs des champs un amandier qui sème au vent
Ses confettis pétales blancs
Petit jardin et banc de pierre
Où se repose une chevalière
Elle n'a ni heaume ni alezan, ni épée qui bat sur le flanc
Sa seule arme est un saxo blanc
Dans quelle ville quel ilôt sauvage
Naissent les notes de voyage?
Sur quels sommets quels océans
Se posent les pétales blancs?
Les dauphins bleus, élans sauvages
Emportent la fille en voyage
La chevalière de notre temps
Qui rêve sous l'amandier blanc
Dans les yeux de la chevalière
Des pays du bout de la terre
Où elle a semé en jouant, notes de blues par tous les temps
De l'autre côté des sommets blancs
Une fontaine au bout de la terre
Chevalière gravée dans la pierre
Et au milieu des fleurs des champs comme un écho qui sème au vent
Notes de blues en noir et blanc
Dans quelle ville quel ilôt sauvage
Naissent les notes de voyage?
Sur quels sommets quels océans
Se posent les pétales blancs?
Les dauphins bleus, élans sauvages
Emportent la fille en voyage
La chevalière de notre temps
Qui rêve sous l'amandier blanc
C'est avec tendresse
C’est avec tendresse
(Paroles et musique Elie Nad)
Pour écouter la zique
C’est avec tendresse que je pense aujourd’hui
A ce que j’ai vécu tout au long de ma vie
C’est avec tendresse que je t’aime aujourd’hui
Et le doux souvenir revient bercer mes nuits
Je ne sais pas de quoi mes demains seront faits
Ni combien ils seront ou pas ensoleillés
Je ne sais pas de quoi mes demains seront faits
Le vent soufflera t-il venant tout dégager
Il suffit quelques fois de si peu de choses
Un déclic, trois fois rien, c’est la métamorphose
Il suffit quelques fois d’enfin trouver la cause
Pour accepter le bien que la vie nous propose
C’est avec tendresse que je vis aujourd’hui
Sa douceur me caresse au plus noir de la nuit
C’est avec tendresse que je vis aujourd’hui
Le vent défait mes tresses et je joue avec lui
Je ne sais si un jour je pourrai m’envoler
Flâner dans les airs puis enfin me poser
C’est avec tendresse que je peux espérer
Garder foi en la vie, ne plus jamais douter
Il suffit quelques fois de si peu de choses
Un déclic, trois fois rien, c’est la métamorphose
Il suffit quelques fois d’accepter la cause
Pour trouver le bien que la vie nous propose
(Paroles et musique Elie Nad)
Pour écouter la zique
C’est avec tendresse que je pense aujourd’hui
A ce que j’ai vécu tout au long de ma vie
C’est avec tendresse que je t’aime aujourd’hui
Et le doux souvenir revient bercer mes nuits
Je ne sais pas de quoi mes demains seront faits
Ni combien ils seront ou pas ensoleillés
Je ne sais pas de quoi mes demains seront faits
Le vent soufflera t-il venant tout dégager
Il suffit quelques fois de si peu de choses
Un déclic, trois fois rien, c’est la métamorphose
Il suffit quelques fois d’enfin trouver la cause
Pour accepter le bien que la vie nous propose
C’est avec tendresse que je vis aujourd’hui
Sa douceur me caresse au plus noir de la nuit
C’est avec tendresse que je vis aujourd’hui
Le vent défait mes tresses et je joue avec lui
Je ne sais si un jour je pourrai m’envoler
Flâner dans les airs puis enfin me poser
C’est avec tendresse que je peux espérer
Garder foi en la vie, ne plus jamais douter
Il suffit quelques fois de si peu de choses
Un déclic, trois fois rien, c’est la métamorphose
Il suffit quelques fois d’accepter la cause
Pour trouver le bien que la vie nous propose

Elie- auteur
- Messages: 55
Date d'inscription: 25/02/2010
Age: 57
Francophonie
Francophonie
Je m’appelle Francophonie
Suivez donc ma ligne de vie,
Vous passez par Liège et Paris,
Par Québec et Lausanne aussi.
Je m’appelle Francophonie,
Si je connais une autre vie
A Saint-Pierre ou à Miquelon
Serais-je un jour la Madelon ?
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens.
Je m’appelle Francophonie,
J’attends une belle embellie
Pour m’en aller jusqu’en Artois
En Picardie comme chez soi.
Je m’appelle Francophonie,
Mais ça c’est entre toi et moi
C’est qu’il dure toute la vie,
Le prénom que l’on garde en soi
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens
Je m’appelle Francophonie,
J’ai mes amours, j’ai mes manies,
Je chante parfois des chansons :
Celles de Brassens, celles de Villon.
Je ne plais pas à tout le monde
Comme le vin de mon tonneau,
Je suis sur votre mappemonde
A Pointe-à-Pitre et à Bordeaux.
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italien
Je m’appelle Francophonie,
Ne crois surtout pas qu’je t’oublie,
Tu es Cajun dans les Bayoux,
En Louisiane comme chez nous.
Je pense à mes cousins d’Afrique,
A toi qui joue de la cora,
Ta vie, ta vie, c’est la musique,
Tu joues et tu chantes parfois
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens
Je m’appelle Francophonie,
Dans les blues de Californie
On ne parle jamais de moi.
Alors, alors, ça sert à quoi
D’avoir un oncle en Amérique
Qui ne connaît pas la musique ?
Et qui ne vous écrit jamais
Et qui ne vous écrit jamais
Je m’appelle Francophonie
Suivez donc ma ligne de vie,
Vous passez par Liège et Paris,
Par Québec et Lausanne aussi.
Je m’appelle Francophonie,
Si je connais une autre vie
A Saint-Pierre ou à Miquelon
Serais-je un jour la Madelon ?
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens.
Je m’appelle Francophonie,
J’attends une belle embellie
Pour m’en aller jusqu’en Artois
En Picardie comme chez soi.
Je m’appelle Francophonie,
Mais ça c’est entre toi et moi
C’est qu’il dure toute la vie,
Le prénom que l’on garde en soi
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens
Je m’appelle Francophonie,
J’ai mes amours, j’ai mes manies,
Je chante parfois des chansons :
Celles de Brassens, celles de Villon.
Je ne plais pas à tout le monde
Comme le vin de mon tonneau,
Je suis sur votre mappemonde
A Pointe-à-Pitre et à Bordeaux.
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italien
Je m’appelle Francophonie,
Ne crois surtout pas qu’je t’oublie,
Tu es Cajun dans les Bayoux,
En Louisiane comme chez nous.
Je pense à mes cousins d’Afrique,
A toi qui joue de la cora,
Ta vie, ta vie, c’est la musique,
Tu joues et tu chantes parfois
Quand ils me parlent avec les mains,
Moi j’aime bien les Italiens
Je m’appelle Francophonie,
Dans les blues de Californie
On ne parle jamais de moi.
Alors, alors, ça sert à quoi
D’avoir un oncle en Amérique
Qui ne connaît pas la musique ?
Et qui ne vous écrit jamais
Et qui ne vous écrit jamais
Cadeau pour vous! Pour me faire pardonner!
Bonsoir à tous! Pour me faire pardonner de ma longue absence :( :oops:, je vous offre mon premier texte depuis environ 6 mois... Et le premier en vers depuis Octobre 2009 (manque d'inspiration effrayant). Donc indulgence^^ C'est pour vous! Je pense que vous comprendrez en quel honneur il a été fait
Les courbes grises de ma ligne de vie
Se défont, se délient et s'éteignent doucement
Sous l'innocence cruelle des enfants.
Je ne suis que l'esquisse d'un futur rêvé
Et le brouillon fétiche d'un passé vieilli,
Ourdit de fatigue, d'absence et d'oublis.
La grande prison blanche où je suis né
Aujourd'hui frissonne; Froissée, ridée par le temps
Et par les doigts malhabiles des enfants.
Les chemins du monde se tenaient immobiles,
A l'ombre d'un poème et de cent abîmes
Sur le seuil de ma grande prison blanche.
J'étais le maître de leurs frêles oripeaux,
Mentor de sonnets aux faiblesses franches
L'éclat premier, l'esquisse avant le pinceau.
Mais les courbes grises des lignes de ma vie
Se défont, se délient et s'effacent doucement,
Sous la folie des siècles que je dérange
Dans sa mission d'adieu aux anciens temps.
Ils avaient enfermés sous mes étaux purs
Les monstres cachés qui dorment dans leur lit,
Et les brises syllabiques couvrant leurs pas.
Les rêves d'étoiles-cata-strophes dévorées par la nuit,
Et des nuages violents qui brisent leur voix.
Mes pupilles de lune se ferment lentement
Sous la tempête de poussière du grenier,
Enfermé dans le désert d'une boîte en carton.
Pour oublier leurs origines fragiles d'enfant.
Au fond d'une lueur abyssale, s'écriront un jour
Les courbes argentées d'une mémoire aux cendres agiles
Des souvenirs aux senteurs de brumes éveillés.
Entre les mains d'une poétesse éthérée et malhabile,
Renaîtra l'histoire d'un crayon de papier.
Calli Kayan
Mercredi 16 Juin 2010
Bon ce n'est pas parce que je n'ai plus écris depuis très longtemps qu'il faut trop m'épargner non plus, si c'est nul n'hésitez pas à me jeter des tomates! Biz ++++
Les courbes grises de ma ligne de vie
Se défont, se délient et s'éteignent doucement
Sous l'innocence cruelle des enfants.
Je ne suis que l'esquisse d'un futur rêvé
Et le brouillon fétiche d'un passé vieilli,
Ourdit de fatigue, d'absence et d'oublis.
La grande prison blanche où je suis né
Aujourd'hui frissonne; Froissée, ridée par le temps
Et par les doigts malhabiles des enfants.
Les chemins du monde se tenaient immobiles,
A l'ombre d'un poème et de cent abîmes
Sur le seuil de ma grande prison blanche.
J'étais le maître de leurs frêles oripeaux,
Mentor de sonnets aux faiblesses franches
L'éclat premier, l'esquisse avant le pinceau.
Mais les courbes grises des lignes de ma vie
Se défont, se délient et s'effacent doucement,
Sous la folie des siècles que je dérange
Dans sa mission d'adieu aux anciens temps.
Ils avaient enfermés sous mes étaux purs
Les monstres cachés qui dorment dans leur lit,
Et les brises syllabiques couvrant leurs pas.
Les rêves d'étoiles-cata-strophes dévorées par la nuit,
Et des nuages violents qui brisent leur voix.
Mes pupilles de lune se ferment lentement
Sous la tempête de poussière du grenier,
Enfermé dans le désert d'une boîte en carton.
Pour oublier leurs origines fragiles d'enfant.
Au fond d'une lueur abyssale, s'écriront un jour
Les courbes argentées d'une mémoire aux cendres agiles
Des souvenirs aux senteurs de brumes éveillés.
Entre les mains d'une poétesse éthérée et malhabile,
Renaîtra l'histoire d'un crayon de papier.
Calli Kayan
Mercredi 16 Juin 2010
Bon ce n'est pas parce que je n'ai plus écris depuis très longtemps qu'il faut trop m'épargner non plus, si c'est nul n'hésitez pas à me jeter des tomates! Biz ++++

Calli Kayan- nouveau membre
- Messages: 1
Date d'inscription: 18/03/2010
Age: 23
La funeste clepsydre du sexagénaire
L'acide du temps défigure ma peau,
Des lambeaux de chaire éventent mon âme:
Un démon hideux qui sniffe sa came
Sur le cadavre puant d'un crapaud.
Pénétrez en moi serpents venimeux!
Crotales et cobras, couleuvres et vipères,
Mon corps est un nid dont je suis le père
Et mes œufs pourrirons dans l'enfer brumeux.
Les pluies de secondes effraient mon cerveau,
Le diable est là, l'ennuie me mutile.
Je n'ai plus de vie, je suis inutile,
Je me morfondrai dans un froid caveau.
Immobilisé, encore inactif,
Soixante araignées ont tissé leurs toiles.
Recouvrant mes yeux d'un ciel qui se voile,
Dans un vrai bonheur je m'endors captif.
Mon corps donne vie à des asticots,
Reposez sur moi vermines écarlates!
L'éternel sommeil dans un lit de blattes
Dévore un par un mes nerfs cervicaux.
Ceci est mon corps prenez sans compter
Afin d'assouvir toutes vos carences.
Je vous donne à tous mes belles espérances
Car mon cœur inerte n'est plus à dompter.
Des lambeaux de chaire éventent mon âme:
Un démon hideux qui sniffe sa came
Sur le cadavre puant d'un crapaud.
Pénétrez en moi serpents venimeux!
Crotales et cobras, couleuvres et vipères,
Mon corps est un nid dont je suis le père
Et mes œufs pourrirons dans l'enfer brumeux.
Les pluies de secondes effraient mon cerveau,
Le diable est là, l'ennuie me mutile.
Je n'ai plus de vie, je suis inutile,
Je me morfondrai dans un froid caveau.
Immobilisé, encore inactif,
Soixante araignées ont tissé leurs toiles.
Recouvrant mes yeux d'un ciel qui se voile,
Dans un vrai bonheur je m'endors captif.
Mon corps donne vie à des asticots,
Reposez sur moi vermines écarlates!
L'éternel sommeil dans un lit de blattes
Dévore un par un mes nerfs cervicaux.
Ceci est mon corps prenez sans compter
Afin d'assouvir toutes vos carences.
Je vous donne à tous mes belles espérances
Car mon cœur inerte n'est plus à dompter.
Dernière édition par noyan le Ven 18 Juin - 21:49, édité 1 fois
Les nuisibles
Vous pouver écouter cette chanson ici: http://www.ramilee.org/sons/les_nuisibles.mp3 **
Un triste fait divers annonce un disparu
Sur une page froissée d'un vieux papier journal.
Un jeune homme ordinaire, à la frime incongrue
Que j'avais repéré zonant dans un local.
Un beau soir sans lumière et sans me voir venir
sans un bruit, sans un cris je lui coupai la gorge.
Il commençait sa nuit pour aller la finir
Dessous les chrysanthèmes de madame Laforge.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Alors que la nuit noire grignote les volets,
Les hommes de la battue recherchent Marie-Chantale,
Une jeune femme ordinaire portant un corselet
dont la frime est de mode: le luxe ornemental.
J'étais dans son parking caché dans le plénum,
Et de moi elle ne vit qu'une lame succincte.
Le corps de ma victime gardait tout son feu comme
La chaleur du moteur de la voiture éteinte.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Dans ma rue les façades n'ont plus leur gouttereau.
C'est pourquoi les troquets recherchent leur pilier,
Un vieil homme ordinaire, en frime pour les bistros
Libéré d'allégeance à sa femme décédée.
La tête remplie d'alcool, le cœur vidé d'espoir,
Le long d'une ruelle il ondulait à peine.
Lorsque je mis sa vie sur le fil du rasoir,
J'exécutai le geste sans amour et sans haine.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Ce cher monsieur le maire aujourd'hui est parti
Frimer dans un meeting d'un altermondialiste,
Ce cher monsieur hélas n'est plus de la partie
Pour récolter des voies ou pour gonfler sa liste.
J'attendais patiemment dans une tenue civile,
Il surgit devant moi en me disant ces mots:
« Je ne reverrai plus mon bel Hôtel de ville!»
Puis il me distribua quelques coups de couteaux.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je suis une proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Absence de compassion
Quand la nécessité
Tue la population
Vivant dans la cité.
** Lors de l'enregistrement (fait en répet) il y a eu gourance sur les refrains
Un triste fait divers annonce un disparu
Sur une page froissée d'un vieux papier journal.
Un jeune homme ordinaire, à la frime incongrue
Que j'avais repéré zonant dans un local.
Un beau soir sans lumière et sans me voir venir
sans un bruit, sans un cris je lui coupai la gorge.
Il commençait sa nuit pour aller la finir
Dessous les chrysanthèmes de madame Laforge.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Alors que la nuit noire grignote les volets,
Les hommes de la battue recherchent Marie-Chantale,
Une jeune femme ordinaire portant un corselet
dont la frime est de mode: le luxe ornemental.
J'étais dans son parking caché dans le plénum,
Et de moi elle ne vit qu'une lame succincte.
Le corps de ma victime gardait tout son feu comme
La chaleur du moteur de la voiture éteinte.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Dans ma rue les façades n'ont plus leur gouttereau.
C'est pourquoi les troquets recherchent leur pilier,
Un vieil homme ordinaire, en frime pour les bistros
Libéré d'allégeance à sa femme décédée.
La tête remplie d'alcool, le cœur vidé d'espoir,
Le long d'une ruelle il ondulait à peine.
Lorsque je mis sa vie sur le fil du rasoir,
J'exécutai le geste sans amour et sans haine.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je guette ma proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Tout compte fait ma passion
Régule la densité
De la population
Vivant dans ma cité.
Ce cher monsieur le maire aujourd'hui est parti
Frimer dans un meeting d'un altermondialiste,
Ce cher monsieur hélas n'est plus de la partie
Pour récolter des voies ou pour gonfler sa liste.
J'attendais patiemment dans une tenue civile,
Il surgit devant moi en me disant ces mots:
« Je ne reverrai plus mon bel Hôtel de ville!»
Puis il me distribua quelques coups de couteaux.
Armé d'un chapeau sombre,
Paré de ma besace,
Je suis une proie à l'ombre
De tous les gardes chasse.
Absence de compassion
Quand la nécessité
Tue la population
Vivant dans la cité.
** Lors de l'enregistrement (fait en répet) il y a eu gourance sur les refrains
Piété Filiale
L'amour se conjugue à présent
Et dans un bonheur imparfait
Où le temps passé étoffait
le feu de nos verbes suffisant.
Combien de paroles furent dictées
Pour nous protéger de nos fautes?
Quand le savoir des livres nous ôtent
L'ignorance vers la voie lacté,
Les étoiles de la connaissance
éclairent mon cerveau ébahi.
Un astre brillant m'envahit,
Je lui dois ma reconnaissance
Pour tous ses efforts consacrés
qui font de mon âme, ma conscience
par le façonnage et la science
L'alchimie d'un métal sacré.
Et dans un bonheur imparfait
Où le temps passé étoffait
le feu de nos verbes suffisant.
Combien de paroles furent dictées
Pour nous protéger de nos fautes?
Quand le savoir des livres nous ôtent
L'ignorance vers la voie lacté,
Les étoiles de la connaissance
éclairent mon cerveau ébahi.
Un astre brillant m'envahit,
Je lui dois ma reconnaissance
Pour tous ses efforts consacrés
qui font de mon âme, ma conscience
par le façonnage et la science
L'alchimie d'un métal sacré.
COMPLICITE DE VIOL
D’abord, y a comme une sorte d’innocence qui s’envole,
Comme un profond dégoût au fond de nous qui s’installe...
Pas même un lourd remords ou un coupable symbole,
Seulement un indicible sentiment que c’est mal, oh oui, mal...
Et puis y a le regard de ceux qui doutent ou qui savent,
Peu franchement concernés par ces cortèges d’épaves,
Mais qui jugent et accusent au nom de leurs idéaux,
Bien sagement retranchés derrière leurs contes immoraux...
Je passe sous silence tous ces lâches complices,
Rouages d’un système où le sexe profite...
Ces sordides trottoirs où tant de mômes gravitent,
En proie à la misère et au commerce du vice, oui du vice...
Enfin il y a toi, Petite, en mal de vivre,
Victime des abus et des sévices des hommes...
Qui n’a pas demandé à ce que l’un d’eux te livre,
Pour que d’autres t’obligent
A les aimer en somme,
Oui, pour que d’autres t’infligent
D’être baisée en somme !
Combien d’anges ou démons
Nos rangs comptent-ils de coupables,
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien d’anges ou démons
Nos rangs comptent-ils de coupables,
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien ?
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien ?
Combien... ?!
Comme un profond dégoût au fond de nous qui s’installe...
Pas même un lourd remords ou un coupable symbole,
Seulement un indicible sentiment que c’est mal, oh oui, mal...
Et puis y a le regard de ceux qui doutent ou qui savent,
Peu franchement concernés par ces cortèges d’épaves,
Mais qui jugent et accusent au nom de leurs idéaux,
Bien sagement retranchés derrière leurs contes immoraux...
Je passe sous silence tous ces lâches complices,
Rouages d’un système où le sexe profite...
Ces sordides trottoirs où tant de mômes gravitent,
En proie à la misère et au commerce du vice, oui du vice...
Enfin il y a toi, Petite, en mal de vivre,
Victime des abus et des sévices des hommes...
Qui n’a pas demandé à ce que l’un d’eux te livre,
Pour que d’autres t’obligent
A les aimer en somme,
Oui, pour que d’autres t’infligent
D’être baisée en somme !
Combien d’anges ou démons
Nos rangs comptent-ils de coupables,
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien d’anges ou démons
Nos rangs comptent-ils de coupables,
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien ?
Coupables à ton avis
De complicité de viol... ?!
Combien ?
Combien... ?!
LES MOTS POUR DIRE
Si seulement
J’avais le bon langage
Et l’éloquent discours,
Le talent
De savoir sans ambages
Discuter de l’amour,
Je pourrais alors dire
A la fille qui m’attire,
Quelle est l’unique raison
De ma vive émotion...
Oh, si seulement
Je savais lui parler,
Au lieu de ne rien dire,
Les paroles
Qu’il fallait prononcer
Afin de la séduire...
Elle pourrait alors lire
Sur mes lèvres, ça va de soit,
Ce pour quoi je soupire
Et qui me laisse sans voix,
Oh oui, sans vie !
Oh, si seulement
J’avais le bon langage
Et l’éloquent discours,
Le talent
De savoir sans ambages
Discuter de l’amour,
Je pourrais alors dire
A la fille qui m’attire,
Qu’elle est l’unique raison
De ma vive émotion...
Oh, oui l’unique raison
De ma vive émotion... !
J’avais le bon langage
Et l’éloquent discours,
Le talent
De savoir sans ambages
Discuter de l’amour,
Je pourrais alors dire
A la fille qui m’attire,
Quelle est l’unique raison
De ma vive émotion...
Oh, si seulement
Je savais lui parler,
Au lieu de ne rien dire,
Les paroles
Qu’il fallait prononcer
Afin de la séduire...
Elle pourrait alors lire
Sur mes lèvres, ça va de soit,
Ce pour quoi je soupire
Et qui me laisse sans voix,
Oh oui, sans vie !
Oh, si seulement
J’avais le bon langage
Et l’éloquent discours,
Le talent
De savoir sans ambages
Discuter de l’amour,
Je pourrais alors dire
A la fille qui m’attire,
Qu’elle est l’unique raison
De ma vive émotion...
Oh, oui l’unique raison
De ma vive émotion... !
Ajoute donc ceci
Ajoute donc ceci
Comme le premier coup d’frais de la première averse
Comme le premier accord du tout premier violon
Comme le premier coup d’gueule d’la première controverse
Comme le premier refrain de la première chanson
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Comme le premier parfum de la toute première rose
Comme le premier écho du tout premier bonjour
Comme le premier forte du premier virtuose
Comme la première ballade du premier troubadour
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Comme le premier vol du premier goéland
Comme le premier salut du tout premier artiste
Comme la première larme du tout premier clown triste
Comme la première prière du premier mécréant
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Comme le premier coup d’frais de la première averse
Comme le premier accord du tout premier violon
Comme le premier coup d’gueule d’la première controverse
Comme le premier refrain de la première chanson
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Comme le premier parfum de la toute première rose
Comme le premier écho du tout premier bonjour
Comme le premier forte du premier virtuose
Comme la première ballade du premier troubadour
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Comme le premier vol du premier goéland
Comme le premier salut du tout premier artiste
Comme la première larme du tout premier clown triste
Comme la première prière du premier mécréant
Pour que notre passé notre passé s'rallume
Ajoute donc ceci je te prête ma plume:
Comme le premier soir de notre premier jour
Dernière édition par gaston ligny le Sam 26 Juin - 9:21, édité 6 fois
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
(En attendant la version finale)
Merci Eric
:sunny:
http://izanne.e-monsite.com/rubrique,avec-ma-gueule-de-bois,721216.html
Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu
Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une pirogue en zingana
Avec ma gueule de bois
Après avoir brûlé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De soutenir le regard du dernier pendu
Après avoir trouvé la force
De baisser les yeux devant l’homm’ de la tribu
Qui ne sait plus bomber le torse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une cabane au Canada
Avec ma gueule de bois
Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu
Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde qui bientôt n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je me construirai
Un beau cercueil en acacia
Avec ma gueule de bois
http://izanne.e-monsite.com/rubrique,avec-ma-gueule-de-bois,721216.html
(En attendant la version finale)
Merci Eric
http://izanne.e-monsite.com/rubrique,avec-ma-gueule-de-bois,721216.html
Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu
Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une pirogue en zingana
Avec ma gueule de bois
Après avoir brûlé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De soutenir le regard du dernier pendu
Après avoir trouvé la force
De baisser les yeux devant l’homm’ de la tribu
Qui ne sait plus bomber le torse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une cabane au Canada
Avec ma gueule de bois
Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu
Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde qui bientôt n’existera plus
Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je me construirai
Un beau cercueil en acacia
Avec ma gueule de bois
http://izanne.e-monsite.com/rubrique,avec-ma-gueule-de-bois,721216.html
Les Théami
Les Théami
Une porte ouverte pour les amis
Une table basse et un tapis
Les enfants sont les bienvenus
Allah qui est grand l’a voulu
Assieds toi frère slaahmaahlekoum
Les mots douceur de loukoum
Peaux de moutons pour le répit
Quand on entrait chez les Théami
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
Le père priait comme un vieux sage
Tourné vers la Mecque des hadges
Quand le muezzin se taisait
Cinq fois par jour il s’inclinait
Il y a la semoule que l’on roule
Et les mesmens où le miel coule …
La mère toujours souriait
Mains au henné qui accueillaient
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
Avec Bachir et Hamidou
Y’avait pas toujours des mots doux
Quand jouait l’équipe des roumis
Djezaïr était l’ennemi …
Chacun sa foi en Algérie
Mais Allah qui est grand sourit
Lui qui sait où sont les amis
Et qu’aux enfants tout est permis …
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
ce texte n’est pas libre droits . un compositeur travaille dessus
Une porte ouverte pour les amis
Une table basse et un tapis
Les enfants sont les bienvenus
Allah qui est grand l’a voulu
Assieds toi frère slaahmaahlekoum
Les mots douceur de loukoum
Peaux de moutons pour le répit
Quand on entrait chez les Théami
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
Le père priait comme un vieux sage
Tourné vers la Mecque des hadges
Quand le muezzin se taisait
Cinq fois par jour il s’inclinait
Il y a la semoule que l’on roule
Et les mesmens où le miel coule …
La mère toujours souriait
Mains au henné qui accueillaient
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
Avec Bachir et Hamidou
Y’avait pas toujours des mots doux
Quand jouait l’équipe des roumis
Djezaïr était l’ennemi …
Chacun sa foi en Algérie
Mais Allah qui est grand sourit
Lui qui sait où sont les amis
Et qu’aux enfants tout est permis …
Ma nostalgie en Algérie … n’a pas le ciel pour égérie … même si l’intense parle a mes sens… quand je repense à l’absence … me revient l’odeur de l’enfance … thé à la menthe coule en silence … quand les amis sont les amis … et les miens s’appelaient Théami…
ce texte n’est pas libre droits . un compositeur travaille dessus
Le scribe
Le scribe
Cédric de Morteville s'assit devant son pupitre encombré de tous ses accessoires: plumes et calames, grattoirs, poudres, parchemins, encres et pigments colorés que Jehan, son jeune apprenti avait soigneusement préparés en suivant scrupuleusement ses instructions...
Il eut, comme à chaque fois, une bouffée de chagrin irrépressible au souvenir de celle que l'on appelait Dameline, sa compagne et précédente assistante, dont la disparition brutale avait laissé un vide profond dans leur petit groupe, mais aussi et surtout dans son cœur et dans son âme.
Son ami, le chevalier Hugues de Bois-Brulé, lui avait fait ses adieux, peu de temps auparavant, juste avant de partir, avec quelques hommes valides, pour sa mission habituelle. Une mission noble, mais pleine de risques, de dangers de chaque instant, visibles ou invisibles. Hugues et lui étaient devenus presque des frères après que, quasi morts de faim et d'épuisement, leurs chemins s'étaient croisés, avant d'être recueillis par le doyen et grand prieur du bourg, où leurs qualités et mérites respectifs avaient rapidement été reconnus et jugés indispensables.
Il laissa son regard errer quelques temps dans la cour que surplombait la pièce qu'il avait choisie pour en faire son scriptorium. Quelques enfants malingres et faméliques mais souriants jouaient avec l'insouciance de leur âge, en compagnie des rares animaux de compagnie encore tolérés à Sauveterre, essentiellement des chiens, presque redevenus sauvages mais dont la présence s'était avérée indispensable. Plus loin, il entendait les discussions des femmes qui commentaient les dernières nouvelles portées par un vagabond de passage, tout en se livrant à différentes tâches domestiques autour d'un maigre feu de camp, lavage ou ravaudage de habits usés jusqu'à la trame, cuisson d'un ragout épais et odorant...
La veille, plusieurs volontaires s'étaient aventurés en dehors des « remparts » (de simples murets de pierres sèches et d'autres gravats et détritus) et avaient pu rapporter un pauvre lièvre efflanqué et deux ou trois poissons déjà morts. Avec les quelques tubercules du potager et les rares poignées d'herbes et de racines sauvages que l'on pouvait encore trouver, il y aurait à manger pour tout le monde, pendant un jour ou deux, avant de repartir, plus loin, toujours plus loin, en quête de nourriture, au risque d'attraper la maladie.
Cette maladie qui faisait, en peu de jours, d'un individu le plus sain et le plus robuste, un spectre moribond, avant qu'il ne meure dans des souffrances atroces. C'était l'une des plus grandes menaces que courait Hugues et ses compagnons, sans parler des attaques possibles de hordes féroces de brigands errants, aussi dangereux et cruels que miséreux. Et c'était elle qui avait emporté Dameline au retour de l'une de ses expéditions dans la forêt pour tenter d'y trouver quelques coques de noix, indispensables à la fabrication de l'encre noire
Avec un soupir de lassitude et de résignation, Cédric reposa le stylet et la tablette de cire qu'il avait saisis machinalement et sortit de son atelier pour gagner la cour commune.
Dans les bâtiments voisins, on devinait les artisans s'affairer à leur ouvrage, tel qui tentait de réparer la roue d'un chariot ou le soc d'une charrue, tel autre qui fondait quelque ustensile métallique pour en forger un outil ou une arme, tel autre, encore, qui assemblait des pièces de tissu ou de cuir pour en faire des vêtements, des chaussures...
Son regard se porta au loin, au-delà des prairies desséchées et des arbres calcinés, au-delà, même, des ruines anciennes qui se découpaient sous un ciel uniformément et perpétuellement d'un gris de cendres.
Il repensa alors aux dernières lignes, qu'il avait tracées la veille dans son « Livre des siècles passés »:
« Ainsi que l'a écrit, il y a quelques siècles, Albert de Wurtemberg, dit aussi Albert de Princeton:
« La relation E=mc2 exprime l'équivalence entre la masse et l'énergie. Si on multiplie la masse m d'un corps par la constante physique c (qui représente par ailleurs la vitesse de la lumière dans le vide) au carré, alors on obtient une énergie. Dans certaines circonstances, une masse m peut se transformer en énergie E. »,
- à partir de là, et connaissant un tant soit peu les tréfonds de l'âme humaine, la suite de événements était prévisible... »,
tout en formulant une courte prière pour que Hugues et ses hommes trouvent, cette fois-ci, une nouvelle communauté pacifique de survivants.
Il eut, comme à chaque fois, une bouffée de chagrin irrépressible au souvenir de celle que l'on appelait Dameline, sa compagne et précédente assistante, dont la disparition brutale avait laissé un vide profond dans leur petit groupe, mais aussi et surtout dans son cœur et dans son âme.
Son ami, le chevalier Hugues de Bois-Brulé, lui avait fait ses adieux, peu de temps auparavant, juste avant de partir, avec quelques hommes valides, pour sa mission habituelle. Une mission noble, mais pleine de risques, de dangers de chaque instant, visibles ou invisibles. Hugues et lui étaient devenus presque des frères après que, quasi morts de faim et d'épuisement, leurs chemins s'étaient croisés, avant d'être recueillis par le doyen et grand prieur du bourg, où leurs qualités et mérites respectifs avaient rapidement été reconnus et jugés indispensables.
Il laissa son regard errer quelques temps dans la cour que surplombait la pièce qu'il avait choisie pour en faire son scriptorium. Quelques enfants malingres et faméliques mais souriants jouaient avec l'insouciance de leur âge, en compagnie des rares animaux de compagnie encore tolérés à Sauveterre, essentiellement des chiens, presque redevenus sauvages mais dont la présence s'était avérée indispensable. Plus loin, il entendait les discussions des femmes qui commentaient les dernières nouvelles portées par un vagabond de passage, tout en se livrant à différentes tâches domestiques autour d'un maigre feu de camp, lavage ou ravaudage de habits usés jusqu'à la trame, cuisson d'un ragout épais et odorant...
La veille, plusieurs volontaires s'étaient aventurés en dehors des « remparts » (de simples murets de pierres sèches et d'autres gravats et détritus) et avaient pu rapporter un pauvre lièvre efflanqué et deux ou trois poissons déjà morts. Avec les quelques tubercules du potager et les rares poignées d'herbes et de racines sauvages que l'on pouvait encore trouver, il y aurait à manger pour tout le monde, pendant un jour ou deux, avant de repartir, plus loin, toujours plus loin, en quête de nourriture, au risque d'attraper la maladie.
Cette maladie qui faisait, en peu de jours, d'un individu le plus sain et le plus robuste, un spectre moribond, avant qu'il ne meure dans des souffrances atroces. C'était l'une des plus grandes menaces que courait Hugues et ses compagnons, sans parler des attaques possibles de hordes féroces de brigands errants, aussi dangereux et cruels que miséreux. Et c'était elle qui avait emporté Dameline au retour de l'une de ses expéditions dans la forêt pour tenter d'y trouver quelques coques de noix, indispensables à la fabrication de l'encre noire
Avec un soupir de lassitude et de résignation, Cédric reposa le stylet et la tablette de cire qu'il avait saisis machinalement et sortit de son atelier pour gagner la cour commune.
Dans les bâtiments voisins, on devinait les artisans s'affairer à leur ouvrage, tel qui tentait de réparer la roue d'un chariot ou le soc d'une charrue, tel autre qui fondait quelque ustensile métallique pour en forger un outil ou une arme, tel autre, encore, qui assemblait des pièces de tissu ou de cuir pour en faire des vêtements, des chaussures...
Son regard se porta au loin, au-delà des prairies desséchées et des arbres calcinés, au-delà, même, des ruines anciennes qui se découpaient sous un ciel uniformément et perpétuellement d'un gris de cendres.
Il repensa alors aux dernières lignes, qu'il avait tracées la veille dans son « Livre des siècles passés »:
« Ainsi que l'a écrit, il y a quelques siècles, Albert de Wurtemberg, dit aussi Albert de Princeton:
« La relation E=mc2 exprime l'équivalence entre la masse et l'énergie. Si on multiplie la masse m d'un corps par la constante physique c (qui représente par ailleurs la vitesse de la lumière dans le vide) au carré, alors on obtient une énergie. Dans certaines circonstances, une masse m peut se transformer en énergie E. »,
- à partir de là, et connaissant un tant soit peu les tréfonds de l'âme humaine, la suite de événements était prévisible... »,
tout en formulant une courte prière pour que Hugues et ses hommes trouvent, cette fois-ci, une nouvelle communauté pacifique de survivants.
UN PETIT PONT DE BOIS
Derrière le grand chêne
Un petit pont de bois est mort,
Emporté par une crue soudaine,
Il avait vu passer tant
D’amour en chemin,
Que bien des gens
Le pleurent encore...
C’était un petit coin charmant
Et garni de mousse,
Un lieu de rendez-vous galant
Bien connu de tous...
Sur les bords de la berge
Un petit pont de bois est mort,
Plus rien de ses contours n’émerge,
On ne pourra plus
Y voir nos souvenirs anciens,
Ni les pendus
Epris de remords...
C’était un petit coin charmant
Et garni de mousse,
Un lieu de rendez-vous galant
Bien connu de tous...
Derrière le grand chêne
Un petit pont de bois est mort,
Emporté par une crue soudaine,
Il avait abrité tant
De frissons clandestins
Et de sentiments
En train d’éclore...
Sur les bords de la berge
Un petit pont de bois est mort,
Plus rien de nos amours n’émerge,
On ne pourra plus
Y voir nos souvenirs anciens,
Ni les pendus
Epris de remords...
Un petit pont de bois est mort,
Emporté par une crue soudaine,
Il avait vu passer tant
D’amour en chemin,
Que bien des gens
Le pleurent encore...
C’était un petit coin charmant
Et garni de mousse,
Un lieu de rendez-vous galant
Bien connu de tous...
Sur les bords de la berge
Un petit pont de bois est mort,
Plus rien de ses contours n’émerge,
On ne pourra plus
Y voir nos souvenirs anciens,
Ni les pendus
Epris de remords...
C’était un petit coin charmant
Et garni de mousse,
Un lieu de rendez-vous galant
Bien connu de tous...
Derrière le grand chêne
Un petit pont de bois est mort,
Emporté par une crue soudaine,
Il avait abrité tant
De frissons clandestins
Et de sentiments
En train d’éclore...
Sur les bords de la berge
Un petit pont de bois est mort,
Plus rien de nos amours n’émerge,
On ne pourra plus
Y voir nos souvenirs anciens,
Ni les pendus
Epris de remords...
JEREMIE
C’est une sorte de curieux manant
Qu’on rencontre de temps en temps
Au détour d’une ruelle piétonnière
Ou d’une vieille cour pavée de pierres...
Il griffonne des poèmes
Sur des bouts d’arc-en-ciel
Et sculpte des notes
Sur un morceau de bois,
Rêvant l’âme bohème
A un coin de soleil
Quand il sanglote
Tout bas...
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des trottoirs,
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des boulevards,
Nul ne sait d’où il vient, ni qui il est,
C’est peut-être un ancien condamné,
Un saltimbanque en quête d’amour parfait,
Prisonnier de ses pensées...
Il griffonne des poèmes
Sur des bouts d’arc-en-ciel
Et sculpte des notes
Sur un morceau de bois,
Rêvant l’âme bohème
A un coin de soleil
Quand il sanglote
Tout bas...
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des trottoirs,
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des boulevards...
On le critique, oui mais beaucoup l’envient
Car il change les couleurs de la vie :
Avec lui, même les gredins ont un cœur
Et le bitume le parfum des fleurs,
Oui, des fleurs...
Qu’on rencontre de temps en temps
Au détour d’une ruelle piétonnière
Ou d’une vieille cour pavée de pierres...
Il griffonne des poèmes
Sur des bouts d’arc-en-ciel
Et sculpte des notes
Sur un morceau de bois,
Rêvant l’âme bohème
A un coin de soleil
Quand il sanglote
Tout bas...
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des trottoirs,
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des boulevards,
Nul ne sait d’où il vient, ni qui il est,
C’est peut-être un ancien condamné,
Un saltimbanque en quête d’amour parfait,
Prisonnier de ses pensées...
Il griffonne des poèmes
Sur des bouts d’arc-en-ciel
Et sculpte des notes
Sur un morceau de bois,
Rêvant l’âme bohème
A un coin de soleil
Quand il sanglote
Tout bas...
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des trottoirs,
Jérémie,
C’est le dernier
Des chante-pain
Des boulevards...
On le critique, oui mais beaucoup l’envient
Car il change les couleurs de la vie :
Avec lui, même les gredins ont un cœur
Et le bitume le parfum des fleurs,
Oui, des fleurs...
Chat sauvage
St Etienne au mont, Airaines,
Du 20 au 22 mai 2002
Chat sauvage
Un soir par hasard, derrière un nuage,
De la fumée d’un bar, j’ai vu un chat sauvage.
Il s’est approché pour prendre ma main,
Pour la réchauffer, sans aller plus loin.
Depuis, cet espoir, ma vie a changé,
On retourne au bar, pour rire et chanter.
Il sait être là, du soir au matin,
Rester avec moi, quand j’en ai besoin.
Mais son cœur s’apprivoise,
Quand nos regards se croisent, de temps en temps.
Soudain il y met fin, il regarde plus loin,
Il baisse les yeux, éteint le feu.
D’un coup d’œil maladroit,
Il regarde plus bas, de temps en temps.
Il évite de parler, de lui, des sentiments
D’ ce qui l’effraie, d’ce qu’il ressent.
Depuis des années, il m’ réveille la nuit,
Il n’y peut rien je sais, je n’ lui ai jamais dit.
Mais suis-je imbécile ou indifférente
A ses yeux d’argiles, à ses mains tremblantes.
Cet ami sincère, c’est sûr qu’il m’oublie,
Sur sa liste d’attente aux noms convoités
Dites lui ces vers, dites lui mes envies
Dites à tous les passants, que je hais l’amitié
Je n’veux plus de toi, comme ami rends-toi
Serre moi dans tes bras, j’t’en prie, emmène moi
Emmène moi, avec toi
Emmène moi, emmène moi.
Du 20 au 22 mai 2002
Chat sauvage
Un soir par hasard, derrière un nuage,
De la fumée d’un bar, j’ai vu un chat sauvage.
Il s’est approché pour prendre ma main,
Pour la réchauffer, sans aller plus loin.
Depuis, cet espoir, ma vie a changé,
On retourne au bar, pour rire et chanter.
Il sait être là, du soir au matin,
Rester avec moi, quand j’en ai besoin.
Mais son cœur s’apprivoise,
Quand nos regards se croisent, de temps en temps.
Soudain il y met fin, il regarde plus loin,
Il baisse les yeux, éteint le feu.
D’un coup d’œil maladroit,
Il regarde plus bas, de temps en temps.
Il évite de parler, de lui, des sentiments
D’ ce qui l’effraie, d’ce qu’il ressent.
Depuis des années, il m’ réveille la nuit,
Il n’y peut rien je sais, je n’ lui ai jamais dit.
Mais suis-je imbécile ou indifférente
A ses yeux d’argiles, à ses mains tremblantes.
Cet ami sincère, c’est sûr qu’il m’oublie,
Sur sa liste d’attente aux noms convoités
Dites lui ces vers, dites lui mes envies
Dites à tous les passants, que je hais l’amitié
Je n’veux plus de toi, comme ami rends-toi
Serre moi dans tes bras, j’t’en prie, emmène moi
Emmène moi, avec toi
Emmène moi, emmène moi.
Je connaissons la fable
Je connaissons la fable
Moi je vide les poches
Des croquants larilette
J’suis un môme de la cloche
Devenu pickpocket
Moi je rackette les bars,
J’ai la gâchette facile
Et je mets dans le mille
Comme dans les polars.
Monsieur de la Fontaine,
Trouvez donc la morale
Quand celui-là vous dit :
« Je connaissons la fable :
La cigale, la fourmi.
Tirer la queue du diable,
Je connaissons aussi. »
Moi je soutiens Suzette
Sur le pavé d’Paris
Et tirelarilette
Je devons vivre aussi
Moi je marie Carole
J’ programme ses mariages blancs
On croit qu’je patafiole
Sur les cinq continents
Monsieur de la Fontaine,
Trouvez donc la morale
Quand celui-là vous dit :
« Je connaissons la fable :
La cigale, la fourmi.
Tirer la queue du diable,
Je connaissons aussi. »
Maint'nant j'suis à la r'traite
Dans la baie d'Napoli
Quartier des maffiosi
Je tire moins larilette
Monsieur de la Fontaine
La cigale vous dit
Monsieur de la Fontaine
Consolez la fourmi
Moi je vide les poches
Des croquants larilette
J’suis un môme de la cloche
Devenu pickpocket
Moi je rackette les bars,
J’ai la gâchette facile
Et je mets dans le mille
Comme dans les polars.
Monsieur de la Fontaine,
Trouvez donc la morale
Quand celui-là vous dit :
« Je connaissons la fable :
La cigale, la fourmi.
Tirer la queue du diable,
Je connaissons aussi. »
Moi je soutiens Suzette
Sur le pavé d’Paris
Et tirelarilette
Je devons vivre aussi
Moi je marie Carole
J’ programme ses mariages blancs
On croit qu’je patafiole
Sur les cinq continents
Monsieur de la Fontaine,
Trouvez donc la morale
Quand celui-là vous dit :
« Je connaissons la fable :
La cigale, la fourmi.
Tirer la queue du diable,
Je connaissons aussi. »
Maint'nant j'suis à la r'traite
Dans la baie d'Napoli
Quartier des maffiosi
Je tire moins larilette
Monsieur de la Fontaine
La cigale vous dit
Monsieur de la Fontaine
Consolez la fourmi
Dernière édition par gaston ligny le Lun 5 Juil - 2:43, édité 10 fois
La folle de bassan
Je ne résiste pas... Eric vient de m'envoyer une compo sur le vif :
http://izanne.e-monsite.com/rubrique,la-folle-de-bassan,724321.html
Il pleut sur le granite
Il pleut sur le goudron
Mais l’église en béton
N’a mêm’ plus d’eau bénite
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
Je vois toutes ces usines
Et l’odeur des cantines
Elle me met mal à l’aise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Elle pleure la petite
Il pleure le Breton
Dans un nid de carton
Ils m’ont offert le gîte
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
Je maudis leurs combines
Les rois de la débine
Ont filé à l’anglaise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Une odeur de moules frites
Une odeur de graillon
Et au bout du ponton
Ils ont ce qu’ils méritent
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
J’observe leurs trombines
Les sanglots en sourdine
Ils glissent sur la glaise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Il pleut sur le goudron
Mais l’église en béton
N’a mêm’ plus d’eau bénite
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
Je vois toutes ces usines
Et l’odeur des cantines
Elle me met mal à l’aise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Elle pleure la petite
Il pleure le Breton
Dans un nid de carton
Ils m’ont offert le gîte
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
Je maudis leurs combines
Les rois de la débine
Ont filé à l’anglaise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Une odeur de moules frites
Une odeur de graillon
Et au bout du ponton
Ils ont ce qu’ils méritent
Depuis l’Amoco Cadiz
Je suis la folle de bassan
Au pays des âmes grises
Je suis le monde d’antan
Du haut de la falaise
J’observe leurs trombines
Les sanglots en sourdine
Ils glissent sur la glaise
J’accuse,
J’accuse le coup !
J’accuse
Le coup
Dans l’aile
Dans l’aile
Au large de Perros-Guirec
J’aurais bien voulu voir la neige
Rejoindre tous ceux de Norvège
Ou toutes celles du Québec
Dernière édition par izanne le Mar 29 Juin - 12:36, édité 2 fois
Cap sur l'imagnaire
Cap sur l’imaginaire
Texte mis en musique et chanté par E ric le Noir
http://www.facebook.com/pages/Eric-le-noir-Poesiques/255442671679
a gauche dans lecteur de musique
Y’a des jours parfois on n’ est pas soi-même.
Et ça tient à quoi? on n’en sait rien.
On trompe son angoisse avec sa bohème
En lui faisant croire qu’on est baladin.
Et si j’mettais l’cap sur l’imaginaire,
Je crois qu’j’irais loin.
On dit que c’est moche d’avoir la névrose,
Paraît qu’on la soigne au bistrot du coin.
Alors les lauriers redeviennent roses
Alors Benjamin redevient Franklin.
Et si j'mettais l'cap sur l'imaginaire
Je crois qu'j'irais loin
Je rêve souvent de refaire le monde
Avec mes amis et mes illusions
Et le cabernet venu de Gironde
Pleure alors aux verres à notre intention.
Je rêve d’être un jour le grand architecte
On m’appellerait le Grand Manitou.
On dirait qu’je suis le gourou d’une secte
Personne ne verrait qu’je suis d’venu fou.
Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin.
Je compt’rais les heures comme un coucou suisse,
Le temps c’est l’affaire du Grand Manitou.
Faudrait pour cela, faudrait que je puisse
Etre encore plus fou, être encore plus fou.
Pour marquer le temps de mon millésime,
J’f' rais sauter les puces des ordinateurs
Et à mon méd’cin, j’don’rais dix centimes,
C’est le prix qu’je paie pour un bras d’honneur.
Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin,
Sur le mur d'en face tout près de chez vous
J'ai souvent tagué c'que j'avais à dire
Mon tout dernier tag est un oiseau-lyre
Et mon dernier mot Sagesse des fous
Je garde le cap sur l'imaginaire
Et je m'en vais loin
Donne-moi la main
Texte mis en musique et chanté par E ric le Noir
http://www.facebook.com/pages/Eric-le-noir-Poesiques/255442671679
a gauche dans lecteur de musique
Y’a des jours parfois on n’ est pas soi-même.
Et ça tient à quoi? on n’en sait rien.
On trompe son angoisse avec sa bohème
En lui faisant croire qu’on est baladin.
Et si j’mettais l’cap sur l’imaginaire,
Je crois qu’j’irais loin.
On dit que c’est moche d’avoir la névrose,
Paraît qu’on la soigne au bistrot du coin.
Alors les lauriers redeviennent roses
Alors Benjamin redevient Franklin.
Et si j'mettais l'cap sur l'imaginaire
Je crois qu'j'irais loin
Je rêve souvent de refaire le monde
Avec mes amis et mes illusions
Et le cabernet venu de Gironde
Pleure alors aux verres à notre intention.
Je rêve d’être un jour le grand architecte
On m’appellerait le Grand Manitou.
On dirait qu’je suis le gourou d’une secte
Personne ne verrait qu’je suis d’venu fou.
Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin.
Je compt’rais les heures comme un coucou suisse,
Le temps c’est l’affaire du Grand Manitou.
Faudrait pour cela, faudrait que je puisse
Etre encore plus fou, être encore plus fou.
Pour marquer le temps de mon millésime,
J’f' rais sauter les puces des ordinateurs
Et à mon méd’cin, j’don’rais dix centimes,
C’est le prix qu’je paie pour un bras d’honneur.
Je garde le cap sur l’imaginaire,
Et je m’en vais loin,
Sur le mur d'en face tout près de chez vous
J'ai souvent tagué c'que j'avais à dire
Mon tout dernier tag est un oiseau-lyre
Et mon dernier mot Sagesse des fous
Je garde le cap sur l'imaginaire
Et je m'en vais loin
Donne-moi la main
Dernière édition par gaston ligny le Mar 6 Juil - 7:52, édité 2 fois
MAGASICIENS
http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/142417090534508376/music2_magasiciens.mp3
Jean est magasinier du cœur
De liberté, d’envie d’ailleurs,
Mais c’est par les vers enfilés
Qu’il met tous ses rêves en collier.
Il sait apaiser les soiffards
Par un petit mot chaque soir
Rendant ainsi la vie moins rude.
Par une ritournelle du sud… de poésies…
Les gens devraient tous essayer
Dit-il plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Eric est magicien de vie,
Il anime tout autour de lui,
Les bafouilles et les sentiments
Il fait danser tous les passants,
Un surdoué, un musicien
Sur les cordes il frotte ses mains
Et dans ses longs cheveux au vent
Volent les sons des instruments… D’une mélodie
Les gens devraient tous essayer
Dit-il plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Tous les trésors ne suffisent plus
Ils défient les coins de chaque rue,
En découvrant dans des amphores
Cachées bien d ‘autres métaphores,
AU fond de mon cœur un parolier,
Qui couche des mots sur du papier
Au bout du monde, un mélodiste
Un compositeur altruiste … de doux refrains
Les gens devraient tous essayer
Disent-ils plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Une poésie,
Une mélodie
Un doux refrain
Court une main
Sur du papier
Sur une portée
Deux musiciens
Magasiciens…
Hum...
Jean est magasinier du cœur
De liberté, d’envie d’ailleurs,
Mais c’est par les vers enfilés
Qu’il met tous ses rêves en collier.
Il sait apaiser les soiffards
Par un petit mot chaque soir
Rendant ainsi la vie moins rude.
Par une ritournelle du sud… de poésies…
Les gens devraient tous essayer
Dit-il plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Eric est magicien de vie,
Il anime tout autour de lui,
Les bafouilles et les sentiments
Il fait danser tous les passants,
Un surdoué, un musicien
Sur les cordes il frotte ses mains
Et dans ses longs cheveux au vent
Volent les sons des instruments… D’une mélodie
Les gens devraient tous essayer
Dit-il plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Tous les trésors ne suffisent plus
Ils défient les coins de chaque rue,
En découvrant dans des amphores
Cachées bien d ‘autres métaphores,
AU fond de mon cœur un parolier,
Qui couche des mots sur du papier
Au bout du monde, un mélodiste
Un compositeur altruiste … de doux refrains
Les gens devraient tous essayer
Disent-ils plutôt que de se taper
D’ssus et d’ouvrir un peu les yeux
Comme un magasicien heureux.
Une poésie,
Une mélodie
Un doux refrain
Court une main
Sur du papier
Sur une portée
Deux musiciens
Magasiciens…
Hum...
Du pareil au même
http://www.humanoide.biz/ (chanson 2)
Faut pas chercher
Midi à quatorze heures
Faut pas chercher
L’avenir au bonheur
Juste accoupler
Le plaisir à l’humeur
L’amour
puéril
optionnel
Du pareil au même
Pourvu qu’on y aille
un jour
le 7e ciel
avant qu'on ne baille
un jour
Faut pas jouer
A qui est le plus fort
Faut pas jouer
A celui qui a tort
Juste ramener
Le désir à bon port
L’amour
Futile
Essentiel
Du pareil au même
On y va tous
le 7e ciel
avant qu'on ne baille
un jour
Faut pas tarder,
Partir au petit jour
Faut pas tarder
Sans même faire un détour
Juste oublier
Que c’est pas ça l’amour
L’amour
Utile
Démentiel
On y va tous
le 7e ciel
avant qu'on ne s'taille
un jour
Faut pas chercher
Midi à quatorze heures
Faut pas chercher
L’avenir au bonheur
Juste accoupler
Le plaisir à l’humeur
L’amour
puéril
optionnel
Du pareil au même
Pourvu qu’on y aille
un jour
le 7e ciel
avant qu'on ne baille
un jour
Faut pas jouer
A qui est le plus fort
Faut pas jouer
A celui qui a tort
Juste ramener
Le désir à bon port
L’amour
Futile
Essentiel
Du pareil au même
On y va tous
le 7e ciel
avant qu'on ne baille
un jour
Faut pas tarder,
Partir au petit jour
Faut pas tarder
Sans même faire un détour
Juste oublier
Que c’est pas ça l’amour
L’amour
Utile
Démentiel
On y va tous
le 7e ciel
avant qu'on ne s'taille
un jour
Dernière édition par izanne le Sam 3 Juil - 8:19, édité 3 fois
le son du rabot
Le son du rabot
Le son du rabot
Le geste précis
L’odeur des copeaux
Qui s’envolent ici un peu « sans- soucis »
Le regard qui lit
Au fil de la veine
Le doigt qui polit
Effleurant à peine la lame de chêne
Sillon de Trusquin
Et coup de ciseau
La loi de la main
Qui glisse au boulot et dit « l’ébéno »
C’est son atelier
L’antre fantastique
L’odeur du métier
Arome encaustique sur instant magique
Là sur l’établi
Une coulée de colle
Comme un alibi
Pour un sans-parole juste avant l’école
Sur mes interdits
La force du père
Qui tout « démaudit »
Et soulève en l’air ma mine pas très fière
Le baiser qui claque
Parfum « tabac gris »
Maman qui renacle :
Ce n’est pas permis, tu es trop petit …
C’est son atelier
L’antre fantastique
L’odeur du métier
Arome encaustique sur instant magique
Le son du rabot
Le geste précis
L’odeur des copeaux
Qui s’envolent ici un peu « sans- soucis »
Le regard qui lit
Au fil de la veine
Le doigt qui polit
Effleurant à peine la lame de chêne
Sillon de Trusquin
Et coup de ciseau
La loi de la main
Qui glisse au boulot et dit « l’ébéno »
C’est son atelier
L’antre fantastique
L’odeur du métier
Arome encaustique sur instant magique
Là sur l’établi
Une coulée de colle
Comme un alibi
Pour un sans-parole juste avant l’école
Sur mes interdits
La force du père
Qui tout « démaudit »
Et soulève en l’air ma mine pas très fière
Le baiser qui claque
Parfum « tabac gris »
Maman qui renacle :
Ce n’est pas permis, tu es trop petit …
C’est son atelier
L’antre fantastique
L’odeur du métier
Arome encaustique sur instant magique
Dernière édition par denisollier le Jeu 1 Juil - 23:36, édité 1 fois
La mécanique des sentiments
La mécanique des sentiments
Fait oublier les statistiques
De coeurs épuisés lentement
Cadencés, lassés en musique
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
La mécanique des sentiments
Pour une brune ou une blonde
Ton corps s'enflamme, pousse en avant
Vole sur la piste, pour une ronde
L'amour décolle, il était temps
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
Une mécanique des sentiments
C'est elle qui est, pas de doute
Ta muse, c'est sur, pour longtemps
Tu t'amuse sans faute et tu goûte
Vos ailes fusionnent au printemps
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
La mécanique des sentiments
Tes enfants glissent sur le portique
La vie est lisse, et pourtant
Ton coeur bat vite, c'est mécanique
C'est un délice, c'est évident
Tu compte les ans, c'est magnifique
Les statistiques mentent tout le temps
Nous sommes deux, tout est magique
C'est féerique les sentiments
C'est comme de la physique quantique
La mécanique des sentiments
Fait oublier les statistiques
De coeurs épuisés lentement
Cadencés, lassés en musique
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
La mécanique des sentiments
Pour une brune ou une blonde
Ton corps s'enflamme, pousse en avant
Vole sur la piste, pour une ronde
L'amour décolle, il était temps
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
Une mécanique des sentiments
C'est elle qui est, pas de doute
Ta muse, c'est sur, pour longtemps
Tu t'amuse sans faute et tu goûte
Vos ailes fusionnent au printemps
Le coeur ne s'use pas, il oblique
Il est au repos, il attend
L'amour qui fuse, c'est mécanique
La mécanique des sentiments
Tes enfants glissent sur le portique
La vie est lisse, et pourtant
Ton coeur bat vite, c'est mécanique
C'est un délice, c'est évident
Tu compte les ans, c'est magnifique
Les statistiques mentent tout le temps
Nous sommes deux, tout est magique
C'est féerique les sentiments
C'est comme de la physique quantique
La mécanique des sentiments
PAS LA PEINE
Pas la peine
De continuer
A se jouer la comédie,
Pas la peine
De se fatiguer
A faire semblant,
Puisque nous n’avons plus
Ni l’un ni l’autre
La moindre envie
Que se poursuive le récit
Si différent
De nos vies
Et de nos nuits...
De nos vies
Et de nos nuits !
Pas la peine
De s’évertuer
A s’entêter à tout prix,
Non, pas la peine
De se forcer,
Si tout fout le camp,
Puisque nous n’avons plus
Ni l’un ni l’autre
La moindre envie
Que se poursuive le récit
Si différent
De nos vies
Et de nos nuits...
De nos vies
Et de nos nuits !
De continuer
A se jouer la comédie,
Pas la peine
De se fatiguer
A faire semblant,
Puisque nous n’avons plus
Ni l’un ni l’autre
La moindre envie
Que se poursuive le récit
Si différent
De nos vies
Et de nos nuits...
De nos vies
Et de nos nuits !
Pas la peine
De s’évertuer
A s’entêter à tout prix,
Non, pas la peine
De se forcer,
Si tout fout le camp,
Puisque nous n’avons plus
Ni l’un ni l’autre
La moindre envie
Que se poursuive le récit
Si différent
De nos vies
Et de nos nuits...
De nos vies
Et de nos nuits !
LES LAVANDIERES
C’est une destination
Que même les pires démons
Evitent prudemment,
Une zone de désolation
Où la révolution
Se mate dans le sang ;
Coupée de l’information,
Une fragile nation
Tente encore de vivre
Et prie baisse la tête
Sous les coups de roquettes
Pour qu’on la délivre
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque lueur d’espoir...
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque arpent d’histoire...
Pourtant il y avait avant
Des pâturages prospères
Et des champs de blé
Où venaient des lavandières
Y sécher leurs blancs
Lainages au soleil d’été,
Quand passaient au village
Au-dessus des enfants sages
En “ V “ les vols
D’oies sauvages
Pour chasser les nuages
Lourds de mauvais présages
Loin des parages ;
Et tandis que s’avance
Une nuit incolore
Derrière le long de ta frontière,
Toi tu fermes en silence
Tes paupières
Et tu t’endors... !
C’est une population
Fière de ses traditions
Qui cherche à comprendre
Cette brutale condamnation
Et ces files de camions
A qui il faut bien se rendre
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque lueur d’espoir...
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque arpent d’histoire...
Que même les pires démons
Evitent prudemment,
Une zone de désolation
Où la révolution
Se mate dans le sang ;
Coupée de l’information,
Une fragile nation
Tente encore de vivre
Et prie baisse la tête
Sous les coups de roquettes
Pour qu’on la délivre
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque lueur d’espoir...
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque arpent d’histoire...
Pourtant il y avait avant
Des pâturages prospères
Et des champs de blé
Où venaient des lavandières
Y sécher leurs blancs
Lainages au soleil d’été,
Quand passaient au village
Au-dessus des enfants sages
En “ V “ les vols
D’oies sauvages
Pour chasser les nuages
Lourds de mauvais présages
Loin des parages ;
Et tandis que s’avance
Une nuit incolore
Derrière le long de ta frontière,
Toi tu fermes en silence
Tes paupières
Et tu t’endors... !
C’est une population
Fière de ses traditions
Qui cherche à comprendre
Cette brutale condamnation
Et ces files de camions
A qui il faut bien se rendre
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque lueur d’espoir...
Depuis que les éclats d’acier
Crépitent et déchiquettent
Chaque arpent d’histoire...
Sur ma rose des vents
Ce texte est réservé pour sa mise en musique
Sur ma rose des vents
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui soufflent les bougies
De ma ligne de vie
Ils comptent mes printemps
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui raniment les braises
De mes petites fournaises
Lors des feux d’la Saint Jean
Sur ma rose des vents
Y a des vents
Qui font claquer les voiles
De mes rêves en cavale
Planqués dans les haubans
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui viennent de rendre fou
Mon cheval andalou
Il prend le mors aux dents
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui décoiffent les cimes
J’atteins le point sublime
Où s’arrête le temps
Sur ma rose des vents
Y a des vents
Qui sont des vents de sable
Et ma rose des vents
Devient rose des sables
Dans le désert mouvant
Dans le désert mouvant
Sur ma rose des vents
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui soufflent les bougies
De ma ligne de vie
Ils comptent mes printemps
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui raniment les braises
De mes petites fournaises
Lors des feux d’la Saint Jean
Sur ma rose des vents
Y a des vents
Qui font claquer les voiles
De mes rêves en cavale
Planqués dans les haubans
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui viennent de rendre fou
Mon cheval andalou
Il prend le mors aux dents
Sur ma rose des vents
Ya des vents
Qui décoiffent les cimes
J’atteins le point sublime
Où s’arrête le temps
Sur ma rose des vents
Y a des vents
Qui sont des vents de sable
Et ma rose des vents
Devient rose des sables
Dans le désert mouvant
Dans le désert mouvant
LE MAITRE SILENCIEUX
C'était écrit , nous devions nous aimer
Et nos coeurs affamés devaient se retrouver
Refusant les remords, ignorant les regrets,
Puiser dans nos regards, la douceur de l'espoir
Quelle est donc, cette force qui fait battre nos coeurs
Au rythme d'un tempo qui berce nos silences
Et qui donne à nos yeux ce voile de bonheur
Est-ce ce doux reflet qu'on appelle l'amour ?
Mes soirs ont ton sourire , mes aubes ton visage
Je ferme les volets, sur ce qui n'est pas toi,
J'ai envie de ton souffle au creux de mon corsage
D'imprimer tes 'je t'aime' au plus profond de moi
Il existe, je le crois un maître silencieux,
Qui fait se retrouver les coeurs qui se ressemblent ...
Danie juillet 2010
Et nos coeurs affamés devaient se retrouver
Refusant les remords, ignorant les regrets,
Puiser dans nos regards, la douceur de l'espoir
Quelle est donc, cette force qui fait battre nos coeurs
Au rythme d'un tempo qui berce nos silences
Et qui donne à nos yeux ce voile de bonheur
Est-ce ce doux reflet qu'on appelle l'amour ?
Mes soirs ont ton sourire , mes aubes ton visage
Je ferme les volets, sur ce qui n'est pas toi,
J'ai envie de ton souffle au creux de mon corsage
D'imprimer tes 'je t'aime' au plus profond de moi
Il existe, je le crois un maître silencieux,
Qui fait se retrouver les coeurs qui se ressemblent ...
Danie juillet 2010
Lâche-moi!
Lâche-moi!
(
Quelques minutes peuvent être nécessaires avant que ne démarre la lecture...merci de votre patience.
)
(Paroles:Ge Musique: Ge/JE TU ILS- 2007 /Tous droits réservés)
Lâche-moi !
Continue ta route
Depuis le temps que je t'écoute
Des kilomètres de minutes
Que j'attends en vain la chute
Lâche-moi!
Lâche-moi!
Continue ton chemin
Mets donc le cap sur demain
Je n'suis que ton souffre douleur
Tu te nourris de mes malheurs
Oh! Lâche-moi!
Laisse-moi sortir de ma coquille
Dans mes yeux y a plus rien qui brille
Tu peux garder mes confidences
Plus rien ne pèse dans la balance
Lâche-moi
Va donc prendre l'air
Y a plein d'autres endroits sur la terre
Où tu trouveras d'autres coupables
A tes erreurs d'autres responsables
Oh! Lâche-moi!
Lève enfin l'ancre de ma vie
Avant qu'le noir n'remplace le gris
Mets ton bateau dans la rigole ,vite!
Y a ta grand voile qui dégringole
Laisse-moi sortir de ma coquille
Ramasse tes reproches et tes billes
Laisse-moi reprendre mes différences
Garde ta haine et ma souffrance
Lâche-moi!
Continue ta route
Depuis le temps que j'n'ai plus de doutes
Des kilomètres de certitude
Que je préfère ma solitude
La solitude
Ma solitude
La solitude
(
(Paroles:Ge Musique: Ge/JE TU ILS- 2007 /Tous droits réservés)
Lâche-moi !
Continue ta route
Depuis le temps que je t'écoute
Des kilomètres de minutes
Que j'attends en vain la chute
Lâche-moi!
Lâche-moi!
Continue ton chemin
Mets donc le cap sur demain
Je n'suis que ton souffre douleur
Tu te nourris de mes malheurs
Oh! Lâche-moi!
Laisse-moi sortir de ma coquille
Dans mes yeux y a plus rien qui brille
Tu peux garder mes confidences
Plus rien ne pèse dans la balance
Lâche-moi
Va donc prendre l'air
Y a plein d'autres endroits sur la terre
Où tu trouveras d'autres coupables
A tes erreurs d'autres responsables
Oh! Lâche-moi!
Lève enfin l'ancre de ma vie
Avant qu'le noir n'remplace le gris
Mets ton bateau dans la rigole ,vite!
Y a ta grand voile qui dégringole
Laisse-moi sortir de ma coquille
Ramasse tes reproches et tes billes
Laisse-moi reprendre mes différences
Garde ta haine et ma souffrance
Lâche-moi!
Continue ta route
Depuis le temps que j'n'ai plus de doutes
Des kilomètres de certitude
Que je préfère ma solitude
La solitude
Ma solitude
La solitude
Dernière édition par Arabesque le Mer 8 Déc - 22:11, édité 1 fois
Je reviendrai sur terre
Je reviendrai sur terre
Je sais qu’je reviendrai,
Je reviendrai sur terre.
Alors je voudrais être :
Prophète, montreur d’ours ou danseur de tango,
Jockey, fil de fèriste ou bien chasseur de têtes.
Portier à Babylone ou même proxénète,
Poète du dimanche, jongleur à Médrano.
Mais je ne veux pas dam
Etre notaire à Pontoise
Ni curé d’Saint-Amand
Ni le maire d’Amboise
Ni l’bedeau d’Lorient
Ils lutinent ma femme.
En revanche j'aim'rais tant
Etre boulanger d' Valorgue, curé de Cucugnan,
Etre monsieur Seguin, roi des cons ou lampiste.
Etre le petit chose ou bien moine trappiste,
Premier du tour de France, dernier des Mohicans
Mais je ne veux pas dam
Etre le mari d' Sabine
Le plus jeune des rockers
Le vieux beau d’la marine
Le père Noël d’Honfleur
Ils lutinent ma femme.
Par contre je s'rais fier d' être :
Gardien d’but à Auxerre ou le roi Dagobert,
Etre un jour Papillon l’évadé de Cayenne.
Etre le p’tit Jésus ou flic dans la mondaine,
Etre le p’tit Quinquin ou le petit Robert.
Mais je ne veux pas faire
Chef de gare à Meudon
Il inverse les rôles
Il inverse les rôles
Le cocu d’la chanson
Le cocu d’la chanson
Il lutine ma femme.
Un jour je reviendrai
Je reviendrai sur terre
Un jour je reviendrai
Je reviendrai sur terre
Je sais qu’je reviendrai,
Je reviendrai sur terre.
Alors je voudrais être :
Prophète, montreur d’ours ou danseur de tango,
Jockey, fil de fèriste ou bien chasseur de têtes.
Portier à Babylone ou même proxénète,
Poète du dimanche, jongleur à Médrano.
Mais je ne veux pas dam
Etre notaire à Pontoise
Ni curé d’Saint-Amand
Ni le maire d’Amboise
Ni l’bedeau d’Lorient
Ils lutinent ma femme.
En revanche j'aim'rais tant
Etre boulanger d' Valorgue, curé de Cucugnan,
Etre monsieur Seguin, roi des cons ou lampiste.
Etre le petit chose ou bien moine trappiste,
Premier du tour de France, dernier des Mohicans
Mais je ne veux pas dam
Etre le mari d' Sabine
Le plus jeune des rockers
Le vieux beau d’la marine
Le père Noël d’Honfleur
Ils lutinent ma femme.
Par contre je s'rais fier d' être :
Gardien d’but à Auxerre ou le roi Dagobert,
Etre un jour Papillon l’évadé de Cayenne.
Etre le p’tit Jésus ou flic dans la mondaine,
Etre le p’tit Quinquin ou le petit Robert.
Mais je ne veux pas faire
Chef de gare à Meudon
Il inverse les rôles
Il inverse les rôles
Le cocu d’la chanson
Le cocu d’la chanson
Il lutine ma femme.
Un jour je reviendrai
Je reviendrai sur terre
Un jour je reviendrai
Je reviendrai sur terre
Dernière édition par gaston ligny le Ven 10 Déc - 17:48, édité 2 fois
Camarde camarade
Je te regarde en coin …camarde ...
Sourire, et mise en garde
T’as un p’tit quelque chose …qui cause …
Dans tes « ici repose » …
Bien sympathique, bien sympathique …
Enfin … surtout les jours Obliques …
Je te regarde en coin …disais-je
Jouer ton p’tit manège …
Qui m'tournicote autour … bonjour ,
En façons de vautour
Machiavéliques, machiavéliques
J’avoue … que t’es assez ludique …
Camarde camarade ….Camarde camarade …. Qui donc couchera l’autre ?
qui donc sera l’apôtre? …. Camarde camarade …. Qui donc s’en fout le plus et touch’ra le bonus ?
Je te regarde en coin … bien sûr
Au seuil des clair- obscur
Et m’en vais te causer,sans but
Même façon petite pute …
Enigmatique … énigmatique …
Qu’la tienne, rivages humour cynique
J’veux va pas te faire ombrage …quand même
T’es un thème à poème
Et je pourrais jouer … velours
Des sons d’Extramadoure
Mélancoliques …mélancoliques …
Hommages … à ta bure "angélique"
Camarde camarade …Camarde camarade …. Qui donc couchera
l’autre ? qui donc sera l’apôtre? …. Camarde camarade …. Qui donc s’en
fout le plus et en jouira le plus ?
Je te regarde en coin, Camarde
Comme une camarade
Et que j’appellerai … bien sûr
Tout au bout des fissures
Jolie musique … jolie musique
J’te jure …que ce sera unique …
(Music)
Kssssss !!!
Sourire, et mise en garde
T’as un p’tit quelque chose …qui cause …
Dans tes « ici repose » …
Bien sympathique, bien sympathique …
Enfin … surtout les jours Obliques …
Je te regarde en coin …disais-je
Jouer ton p’tit manège …
Qui m'tournicote autour … bonjour ,
En façons de vautour
Machiavéliques, machiavéliques
J’avoue … que t’es assez ludique …
Camarde camarade ….Camarde camarade …. Qui donc couchera l’autre ?
qui donc sera l’apôtre? …. Camarde camarade …. Qui donc s’en fout le plus et touch’ra le bonus ?
Je te regarde en coin … bien sûr
Au seuil des clair- obscur
Et m’en vais te causer,sans but
Même façon petite pute …
Enigmatique … énigmatique …
Qu’la tienne, rivages humour cynique
J’veux va pas te faire ombrage …quand même
T’es un thème à poème
Et je pourrais jouer … velours
Des sons d’Extramadoure
Mélancoliques …mélancoliques …
Hommages … à ta bure "angélique"
Camarde camarade …Camarde camarade …. Qui donc couchera
l’autre ? qui donc sera l’apôtre? …. Camarde camarade …. Qui donc s’en
fout le plus et en jouira le plus ?
Je te regarde en coin, Camarde
Comme une camarade
Et que j’appellerai … bien sûr
Tout au bout des fissures
Jolie musique … jolie musique
J’te jure …que ce sera unique …
(Music)
Kssssss !!!
La poète se tait
Le poète se tait
Le poète se tait
Il prétend qu'il se tait
Parce qu'il n'a rien à dire
Autrement que du laid
Ou des rimes à maudire
Regarde le poison
Noyer la pépinière
De mots sans floraison
Butin de poudrière
Faudra bien les écrire
Même s'ils fleurent bon le mal
Nul n’osera médire
Si un vers est bancal
Sans postillons …
Avec passion
Et je réponds
Non sans raison !
Le poète se tait
Tout en parlant d’amour
Parce que l’amour défait
Les regards sans retour
Il prétend qu'il se tait
Pour ne pas contredire
Ce qui manque d’attrait
Sous le vent qui déchire
Regarde l'oraison
En fermant les paupières
Et tu verras foison
De mots sous sa visière
Faudra bien les écrire
Même s'ils fleurent bon le mal
Point n’osera médire
Si un vers les avale
Sans illusions …
Avec raison
Mais il se pend
à l’hameçon !
Sans abandon
De sa raison
Même s'il se prend
A l’hameçon
Mireille 30.08.11
Le poète se tait
Il prétend qu'il se tait
Parce qu'il n'a rien à dire
Autrement que du laid
Ou des rimes à maudire
Regarde le poison
Noyer la pépinière
De mots sans floraison
Butin de poudrière
Faudra bien les écrire
Même s'ils fleurent bon le mal
Nul n’osera médire
Si un vers est bancal
Sans postillons …
Avec passion
Et je réponds
Non sans raison !
Le poète se tait
Tout en parlant d’amour
Parce que l’amour défait
Les regards sans retour
Il prétend qu'il se tait
Pour ne pas contredire
Ce qui manque d’attrait
Sous le vent qui déchire
Regarde l'oraison
En fermant les paupières
Et tu verras foison
De mots sous sa visière
Faudra bien les écrire
Même s'ils fleurent bon le mal
Point n’osera médire
Si un vers les avale
Sans illusions …
Avec raison
Mais il se pend
à l’hameçon !
Sans abandon
De sa raison
Même s'il se prend
A l’hameçon
Mireille 30.08.11
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La chasse à l'homme
Une chose est sûre: j’ai réussi à m’échapper!
Mais ma joie est de courte durée. J’entends une volée de pas derrière moi. Pas de doute, ils sont à plusieurs. Je coupe au plus profond de la forêt et je slalome à travers les arbres. Je saute par dessus les herbes en dévalant la pente. Leurs coups de mitraillette crépitent à mes oreilles, des balles sifflent à droite, à gauche. Je zigzague comme un lièvre dans les buissons. J’enchaine les roulés boulés pour devancer mes poursuivants et je me cale, haletant, au pied d’un arbre. Je me recroqueville, je me ratatine, mais je les entends qui se rapprochent. Alors poussé par je ne sais quelle force je grimpe à l’arbre à toute vitesse, en un clin d’œil j’atteins le sommet. Et là, je reste cramponné à une branche. Epuisé, je ferme les yeux… je ferme les yeux.
Mais déjà vrombit une tronçonneuse. On est en train de scier le grand arbre où je me suis réfugié. Pas le temps de réagir, j’ouvre les yeux au moment où l’arbre s’abat à une allure vertigineuse. Je vois mon avenir défiler à la vitesse grand V.
Un choc, ou plutôt une immense gerbe d’eau. Je me retrouve à cheval sur l’arbre dans le courant de la rivière. De la berge, ils continuent de mitrailler en ma direction. Je baisse la tête de ci de là. Mais les flots m’entrainent, m’entrainent…
Tout à coup, le lit de la rivière s’élargit, les eaux grondent et se précipitent. A voir l’écume qui jaillit, je sens que j’arrive sur une cascade. Je m’agrippe au tronc d’arbre, mais je suis projeté dans le néant. Au-dessous de moi les eaux bouillonnent. Je m’élance et pédale désespérément dans le vide. Je me sens happé par l’écume, broyé par les flots, je coule et refais surface à répétition. A bout de souffle, je suis à bout de souffle…
Puis le cours de la rivière s’assagit, il roule des troncs d’arbres qui flottent ça et là. Je m’accroche à l’un d’eux et me retrouve pris dans un étroit passage vers lequel s’engagent les fûts à la queue-leu-leu.
Le bruit strident d’une scie me ramène à moi. Je réalise que je vais être tronçonné. Vite un bond, mais je suis embouti en plein vol par le bras d’une machine et propulsé sur un ruban qui achemine des planches. Je me retrouve allongé sur une grande plaque de bois. Aussitôt viennent s’accoler en haut et en bas deux panneaux, puis deux autres plus grands sur les côtés. L’angoisse me prend. Une autre plaque descend, clac ! et viens clore… ce qui j’ai cru être mon cercueil.
Eh voilà monsieur. Je sais, mon histoire vous semble incroyable, n’est-ce pas ? C’est pourtant de cette façon que j’ai échoué dans l’armoire de votre chambre où vous me voyez. Dans ce simple appareil.
Monsieur a desserré sa cravate, il ouvre et ferme la mâchoire en automate. Madame a tiré la couette sur sa nudité.
Un ange passe…
Mais ma joie est de courte durée. J’entends une volée de pas derrière moi. Pas de doute, ils sont à plusieurs. Je coupe au plus profond de la forêt et je slalome à travers les arbres. Je saute par dessus les herbes en dévalant la pente. Leurs coups de mitraillette crépitent à mes oreilles, des balles sifflent à droite, à gauche. Je zigzague comme un lièvre dans les buissons. J’enchaine les roulés boulés pour devancer mes poursuivants et je me cale, haletant, au pied d’un arbre. Je me recroqueville, je me ratatine, mais je les entends qui se rapprochent. Alors poussé par je ne sais quelle force je grimpe à l’arbre à toute vitesse, en un clin d’œil j’atteins le sommet. Et là, je reste cramponné à une branche. Epuisé, je ferme les yeux… je ferme les yeux.
Mais déjà vrombit une tronçonneuse. On est en train de scier le grand arbre où je me suis réfugié. Pas le temps de réagir, j’ouvre les yeux au moment où l’arbre s’abat à une allure vertigineuse. Je vois mon avenir défiler à la vitesse grand V.
Un choc, ou plutôt une immense gerbe d’eau. Je me retrouve à cheval sur l’arbre dans le courant de la rivière. De la berge, ils continuent de mitrailler en ma direction. Je baisse la tête de ci de là. Mais les flots m’entrainent, m’entrainent…
Tout à coup, le lit de la rivière s’élargit, les eaux grondent et se précipitent. A voir l’écume qui jaillit, je sens que j’arrive sur une cascade. Je m’agrippe au tronc d’arbre, mais je suis projeté dans le néant. Au-dessous de moi les eaux bouillonnent. Je m’élance et pédale désespérément dans le vide. Je me sens happé par l’écume, broyé par les flots, je coule et refais surface à répétition. A bout de souffle, je suis à bout de souffle…
Puis le cours de la rivière s’assagit, il roule des troncs d’arbres qui flottent ça et là. Je m’accroche à l’un d’eux et me retrouve pris dans un étroit passage vers lequel s’engagent les fûts à la queue-leu-leu.
Le bruit strident d’une scie me ramène à moi. Je réalise que je vais être tronçonné. Vite un bond, mais je suis embouti en plein vol par le bras d’une machine et propulsé sur un ruban qui achemine des planches. Je me retrouve allongé sur une grande plaque de bois. Aussitôt viennent s’accoler en haut et en bas deux panneaux, puis deux autres plus grands sur les côtés. L’angoisse me prend. Une autre plaque descend, clac ! et viens clore… ce qui j’ai cru être mon cercueil.
Eh voilà monsieur. Je sais, mon histoire vous semble incroyable, n’est-ce pas ? C’est pourtant de cette façon que j’ai échoué dans l’armoire de votre chambre où vous me voyez. Dans ce simple appareil.
Monsieur a desserré sa cravate, il ouvre et ferme la mâchoire en automate. Madame a tiré la couette sur sa nudité.
Un ange passe…
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