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:: Plumes de Crayonneurs... :: 
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La ballade des minarets
Minaret
Moi j’aime les minarets
Autant que les églises
Et tous ces cris d’orfraie
Ma laissent froid comme la bise.
Les clochers imposants
De nos jolis villages
Sont bien partout présents
Sans pourtant que j’enrage,
Moi qui ne crois en rien,
Sauf en l’homme bien sûr…
Minaret de rigueur,
Halte là messieurs dames,
L’identité à l’heure
De ces faux psychodrames,
Trouver du grain à moudre
Pour la sainte polémique,
Mettre le feu aux poudres,
Fibre patriotique.
Minaret viens chez moi,
On te f’ra de la place,
Le curé est sympa,
Viens donc dans ma paroisse,
On échang’ra nos rêves
De paix universelle,
Nos prières trop brèves
De fidèle à fidèle.
Minaret ou clocher,
Le Dieu reste le même,
Pourquoi se retrancher
Derrière nos anathèmes,
Car le Barbu se moque
De ces petits détails,
Les moutons ou les coqs
Sont avant tout ses ouailles.
Moi j’aime les minarets
Autant que les églises
Et tous ces cris d’orfraie
Ma laissent froid comme la bise.
Un débat salutaire
Offert au Dieu Médias,
Pour chasser la misère
De nos beaux écrans plats,
Alors le citoyen
En oublie la rupture…
Ju’âne Pedro
Moi j’aime les minarets
Autant que les églises
Et tous ces cris d’orfraie
Ma laissent froid comme la bise.
Les clochers imposants
De nos jolis villages
Sont bien partout présents
Sans pourtant que j’enrage,
Moi qui ne crois en rien,
Sauf en l’homme bien sûr…
Minaret de rigueur,
Halte là messieurs dames,
L’identité à l’heure
De ces faux psychodrames,
Trouver du grain à moudre
Pour la sainte polémique,
Mettre le feu aux poudres,
Fibre patriotique.
Minaret viens chez moi,
On te f’ra de la place,
Le curé est sympa,
Viens donc dans ma paroisse,
On échang’ra nos rêves
De paix universelle,
Nos prières trop brèves
De fidèle à fidèle.
Minaret ou clocher,
Le Dieu reste le même,
Pourquoi se retrancher
Derrière nos anathèmes,
Car le Barbu se moque
De ces petits détails,
Les moutons ou les coqs
Sont avant tout ses ouailles.
Moi j’aime les minarets
Autant que les églises
Et tous ces cris d’orfraie
Ma laissent froid comme la bise.
Un débat salutaire
Offert au Dieu Médias,
Pour chasser la misère
De nos beaux écrans plats,
Alors le citoyen
En oublie la rupture…
Ju’âne Pedro
"Intrus".......
Intrus
.........
A quoi ressemble t' il?, est il flagrant?
Est il complet ou esquinté?
Il se dévoile d'indice en direction,
se cache, et pourtant dans l' évidence
ne restera pas longtemps dans l'ignorance
A t'il un sens? une définition?
Est il commun de son nom caché?
Est t' il un adjectif ?, cherchez..
Prenez le comme un jeu de le trouver,
cherchez son juste titre... cherchez
Trouvera ses débuts dans l'un, dans la fin d'un conjugué
Trouvera ses fins dans le début de l' à coté
Là, discret de son mélange,
après deux pas te tournera le dos,
d'un papier peint rusé par sa texture
Mais sauf erreur de l'instruction,
tu sauras déjouer le piège à reculons, là
Il te nargue de face en plein milieu,
autour de là, pas loin derrière
Il y était , il n'y est plus?, qui sait...
Je te l'accorde, Il ne crève pas tant les yeux,
il sait y faire avec son jeu, reculez.
Comme un posteur de mots douteux,
sachant ne pas être un désirable.
Mais qu'importe un synonyme de la supercherie,
saura se pareiller de venue superflue.
Cela dépend, d'où il se cache, est 'il gênant ?
Te narguera de sa nouvelle apparition,
sans l'identique du premier,
bientôt, dans deux mots non composés..
Malin!!!! Trusté par des exclamations,
il joue la carte de la dissimulation
Des codes, une énigme,
une suite qu'à force d' aller plus loin,
toutes ses ficelles y sont données..
Si tu l'as compris ce n'est plus un soucis,
il te défi de relecture mais peut-être l'as tu déjà vu..
............PK PsyKenvrac
.........
A quoi ressemble t' il?, est il flagrant?
Est il complet ou esquinté?
Il se dévoile d'indice en direction,
se cache, et pourtant dans l' évidence
ne restera pas longtemps dans l'ignorance
A t'il un sens? une définition?
Est il commun de son nom caché?
Est t' il un adjectif ?, cherchez..
Prenez le comme un jeu de le trouver,
cherchez son juste titre... cherchez
Trouvera ses débuts dans l'un, dans la fin d'un conjugué
Trouvera ses fins dans le début de l' à coté
Là, discret de son mélange,
après deux pas te tournera le dos,
d'un papier peint rusé par sa texture
Mais sauf erreur de l'instruction,
tu sauras déjouer le piège à reculons, là
Il te nargue de face en plein milieu,
autour de là, pas loin derrière
Il y était , il n'y est plus?, qui sait...
Je te l'accorde, Il ne crève pas tant les yeux,
il sait y faire avec son jeu, reculez.
Comme un posteur de mots douteux,
sachant ne pas être un désirable.
Mais qu'importe un synonyme de la supercherie,
saura se pareiller de venue superflue.
Cela dépend, d'où il se cache, est 'il gênant ?
Te narguera de sa nouvelle apparition,
sans l'identique du premier,
bientôt, dans deux mots non composés..
Malin!!!! Trusté par des exclamations,
il joue la carte de la dissimulation
Des codes, une énigme,
une suite qu'à force d' aller plus loin,
toutes ses ficelles y sont données..
Si tu l'as compris ce n'est plus un soucis,
il te défi de relecture mais peut-être l'as tu déjà vu..
............PK PsyKenvrac
Dernière édition par PsyKose le Lun 8 Mar - 13:27, édité 4 fois
LA DERNIÈRE TÂCHE
LA DERNIÈRE TÂCHE
Le besogneux
Il sait qu’il va bientôt accomplir sa dernière tâche. Il a peu de temps pour se préparer, juste quelques instants pendant lesquels il va puiser dans les réserves ses forces ultimes. Il veut donner le maximum. Parmi les élus, une dizaine de vainqueurs mais qui perdront la vie. Il le sait, il l’accepte sans révolte. Depuis les premiers jours, depuis les premières lueurs, le rite est identique. Alors, il se tient prêt.
Il pense à elle sans cesse en s’étourdissant de travail. Il ne pense à rien d’autre. Elle est sa seule raison de vivre, son seul but. Mais, il y a un « Mais »… Son avenir à elle se fera sans lui. Terrible constat… Mais pas de parade possible, pas de dérobade ni de fuite. Aucun refuge pour éviter la mission. Il n’a d’ailleurs pas l’intention de reculer devant l’épreuve finale.
Le désespéré
Il avance de son pas lent le long du sentier. Il piétine sur les feuilles jaunies en pleurant ses derniers désespoirs. Les giboulées d’un printemps tardif ont fait place à la canicule. Il se sent à l’abandon, ballotté par les rafales d’un vent qui s’engouffre dans ses pensées. Les doigts de sa main droite s’agrippent à cette lettre déposée au fond de sa poche.
Les analyses confirment la sentence. Il a tout perdu, ses éclats de rêves se sont effilochés. Il n’a plus qu’une idée en tête, partir. Partir pour se terrer loin de sa terre, loin de son terroir, de son territoire réduit en lambeaux.
Ses racines ne coulent plus dans ses veines, elles ne sont plus que des miettes dérisoires. Il crache des frissons face au souffle torride qui lui lacère la peau de ses colères.
La mission-suicide
Le voici fin prêt…
Conditionné depuis sa naissance à la finalité de son parcours terrestre, il n’a qu’une envie, la posséder. Elle, elle est seule face à de trop nombreux prétendants. Elle est légère, accueillante, disposée à se laisser séduire. Par lesquels ?
Tout à coup, une nouvelle attaque, insidieuse, inexorable… La mort est de plus en plus présente aux alentours. Des signaux envoyés ont été confirmés par les nombreuses disparitions inexpliquées. Malgré cela, rien ne vient perturber le travail du groupe. S’il faut disparaître, ce sera dans l’unité.
Il a conscience que le départ est proche, la force est en lui. Le soleil a posé ses mille rayons sur la campagne environnante. La vitesse de réaction pour rejoindre celle qui a été choisie sera déterminante. Il voit bien, il sait bien qu’il n’est pas le seul en lice. Ses coéquipiers sont également sur le qui-vive.
Un léger tremblement suivi d’une envolée. La mission débute dans la frénésie.
Échec et mat
En quelques jours, il a perdu les fruits de sa passion. Il ne reste rien de ses heures de préparation, de ses heures de soin intensif. Sa main tremble en déchirant le rapport des analyses reçu ce matin. L’ennemi a laissé le mal se propager. Ses possessions ont été possédées. La mort s’est engouffrée dans la grande majorité de ses colonies. Il se doute que les demandes d’indemnisation sont les étapes d’un parcours semé d’embûches, de mesquineries. Les assureurs ne sont pas rassurants.
Le « Gaucho », dont les quantités répandues sur le maïs ont été triplées par erreur, a fait de nouvelles victimes…
Il n’a pas envie de lutter.
Face au soleil de plomb, il approche le revolver de sa tempe…
Le corps d’un faux-bourdon au bas-ventre déchiqueté vient s’écraser à côté du trou laissé par la balle.
Final dans la joie et l’allégresse
Pas loin de là, dans un rucher non contaminé, la reine commence la ponte avec frénésie. Autour d’elle, les abeilles frétillent, s’agitent sans relâche.
La vie est belle !…
Bernard Pichardie
juillet 2005
Le besogneux
Il sait qu’il va bientôt accomplir sa dernière tâche. Il a peu de temps pour se préparer, juste quelques instants pendant lesquels il va puiser dans les réserves ses forces ultimes. Il veut donner le maximum. Parmi les élus, une dizaine de vainqueurs mais qui perdront la vie. Il le sait, il l’accepte sans révolte. Depuis les premiers jours, depuis les premières lueurs, le rite est identique. Alors, il se tient prêt.
Il pense à elle sans cesse en s’étourdissant de travail. Il ne pense à rien d’autre. Elle est sa seule raison de vivre, son seul but. Mais, il y a un « Mais »… Son avenir à elle se fera sans lui. Terrible constat… Mais pas de parade possible, pas de dérobade ni de fuite. Aucun refuge pour éviter la mission. Il n’a d’ailleurs pas l’intention de reculer devant l’épreuve finale.
Le désespéré
Il avance de son pas lent le long du sentier. Il piétine sur les feuilles jaunies en pleurant ses derniers désespoirs. Les giboulées d’un printemps tardif ont fait place à la canicule. Il se sent à l’abandon, ballotté par les rafales d’un vent qui s’engouffre dans ses pensées. Les doigts de sa main droite s’agrippent à cette lettre déposée au fond de sa poche.
Les analyses confirment la sentence. Il a tout perdu, ses éclats de rêves se sont effilochés. Il n’a plus qu’une idée en tête, partir. Partir pour se terrer loin de sa terre, loin de son terroir, de son territoire réduit en lambeaux.
Ses racines ne coulent plus dans ses veines, elles ne sont plus que des miettes dérisoires. Il crache des frissons face au souffle torride qui lui lacère la peau de ses colères.
La mission-suicide
Le voici fin prêt…
Conditionné depuis sa naissance à la finalité de son parcours terrestre, il n’a qu’une envie, la posséder. Elle, elle est seule face à de trop nombreux prétendants. Elle est légère, accueillante, disposée à se laisser séduire. Par lesquels ?
Tout à coup, une nouvelle attaque, insidieuse, inexorable… La mort est de plus en plus présente aux alentours. Des signaux envoyés ont été confirmés par les nombreuses disparitions inexpliquées. Malgré cela, rien ne vient perturber le travail du groupe. S’il faut disparaître, ce sera dans l’unité.
Il a conscience que le départ est proche, la force est en lui. Le soleil a posé ses mille rayons sur la campagne environnante. La vitesse de réaction pour rejoindre celle qui a été choisie sera déterminante. Il voit bien, il sait bien qu’il n’est pas le seul en lice. Ses coéquipiers sont également sur le qui-vive.
Un léger tremblement suivi d’une envolée. La mission débute dans la frénésie.
Échec et mat
En quelques jours, il a perdu les fruits de sa passion. Il ne reste rien de ses heures de préparation, de ses heures de soin intensif. Sa main tremble en déchirant le rapport des analyses reçu ce matin. L’ennemi a laissé le mal se propager. Ses possessions ont été possédées. La mort s’est engouffrée dans la grande majorité de ses colonies. Il se doute que les demandes d’indemnisation sont les étapes d’un parcours semé d’embûches, de mesquineries. Les assureurs ne sont pas rassurants.
Le « Gaucho », dont les quantités répandues sur le maïs ont été triplées par erreur, a fait de nouvelles victimes…
Il n’a pas envie de lutter.
Face au soleil de plomb, il approche le revolver de sa tempe…
Le corps d’un faux-bourdon au bas-ventre déchiqueté vient s’écraser à côté du trou laissé par la balle.
Final dans la joie et l’allégresse
Pas loin de là, dans un rucher non contaminé, la reine commence la ponte avec frénésie. Autour d’elle, les abeilles frétillent, s’agitent sans relâche.
La vie est belle !…
Bernard Pichardie
juillet 2005
c'est vrai
vous ne le savez pas parce que je ne l'ai jamais dit, mais j'écris aussi des petites pièces de théâtre, ci-dessous un extrait :
Solange - ça doit faire un bout de temps qu’on est là.
Maurice - Comment tu sais ça ?
Solange - Les rideaux sont sales
Maurice - C’est vrai mais on aurait pu juste arriver et ils auraient pu être déjà sales.
Solange - C’est vrai
Maurice - Donc on ne sait pas depuis quand on est là.
Solange - Tu trouves ça important de le savoir ?
Maurice - Non
Solange - L’important c’est d’être là.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Et puis si on se fiait aux rideaux, ça ferait quoi de les laver ? on ne saurait plus que ça ne sert à rien de se rendre compte qu’ils sont sales.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Alors on les laisse comme ça, jusqu’à ce qu’ils se figent par la crasse incrustée ?
Maurice - Jusqu’à ce qu’elle bouche les trous de la dentelle.
Solange - Ils sont en toile.
Maurice - Alors jusqu’à ce que les mites en fassent de la dentelle !
Solange - Mais ils finiront par tomber en poussière ?
Maurice - C’est vrai
Solange - Alors quoi ?
Maurice - Alors on regardera les vitres et on dira qu’elles sont sales
Solange – J’y avais pas pensé.
Maurice - Tu vois, tu t’inquiètes toujours pour rien.
Solange - C’est vrai
Maurice - ça doit être pour ça que les hommes politiques ne savent pas depuis quand ils n’ont plus de conscience. Peut être que ça a été l’engrenage après avoir lavé leurs rideaux.
Solange - Alors quand on voit des rideaux tout propres, on sait que les habitants ont les mains sales !
Maurice - Il ne faudrait jamais avoir de rideaux. Tous les malheurs du monde en découlent. Ça a commencé comme ça. On a oublié quand on les a achetés puis on a oublié qu’on a aimé, on a oublié qu’on a été heureux. Les rideaux, c’est la fin du monde, d’ailleurs c’est pour ça qu’au début il n’y en avait pas.
Solange - Et pourquoi le premier à en mettre à sa fenêtre a eu cette idée saugrenue ?
Maurice - Il a eu honte.
Solange - Honte ?
Maurice - Oui. On ne sait pas s’il était heureux ou malheureux. C’est parce qu’il a eu honte qu’il a caché son bonheur ou son malheur derrière ses rideaux.
Solange - Peut être que la lumière le gênait ?
Maurice - Il aurait pu mettre des lunettes de soleil.
Solange - C’est vrai. Alors pourquoi on ne les enlève pas les rideaux ?
Maurice - Parce que c’est pas nous qui les avons mis, tu comprends ?
Solange - Oui, c’est pas les morts qui mettent les petits rideaux noirs dans les corbillards.
Maurice - Quand on a dit aux prisonniers dans les camps de concentration « vous allez prendre une douche » pour qu’ils s’agglutinent dans les chambres à gaz, ils se sont demandés pourquoi il n’y avait pas de rideaux de douche.
Solange - C’est parce que les nazis n’avaient pas honte de les exterminer.
Maurice - Pourtant s’il n’y avait jamais eu de rideaux, Hitler n’aurait pas été Führer.
Solange - Oui parce que peut être qu’il n’aimait pas les rideaux des juifs ?
Maurice - Surtout quand ils les cachaient !
Solange - Les juifs auraient caché leurs rideaux parce qu’Hitler ne les aimait pas ?
Maurice - Non, les rideaux cachaient les juifs.
Solange - Alors Hitler aurait dû détruire tous les rideaux !
Maurice - Peut être qu’Eva aimait les rideaux et elle l’a supplié de ne pas les détruire !
Solange - Les juifs ne se sentaient pas chez eux. Pourtant on achète des rideaux pour se sentir chez soi.
Maurice - Et puis il faudrait pas qu’il y ait de gens qui achètent des rideaux.
Solange - Et puis il a fallu inventer l’argent pour qu’on en vende.
Maurice - Il faudrait qu’on arrête de fabriquer des rideaux et qu’il n’y ait plus de gens qui en vendent !
Solange - C’est vrai, comme ça ils ne se seraient pas étonnés qu’il n’y ait pas de rideaux de douches dans les camps !
Maurice - Tu vois, sans rideaux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Solange - C’est vrai !
Solange - ça doit faire un bout de temps qu’on est là.
Maurice - Comment tu sais ça ?
Solange - Les rideaux sont sales
Maurice - C’est vrai mais on aurait pu juste arriver et ils auraient pu être déjà sales.
Solange - C’est vrai
Maurice - Donc on ne sait pas depuis quand on est là.
Solange - Tu trouves ça important de le savoir ?
Maurice - Non
Solange - L’important c’est d’être là.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Et puis si on se fiait aux rideaux, ça ferait quoi de les laver ? on ne saurait plus que ça ne sert à rien de se rendre compte qu’ils sont sales.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Alors on les laisse comme ça, jusqu’à ce qu’ils se figent par la crasse incrustée ?
Maurice - Jusqu’à ce qu’elle bouche les trous de la dentelle.
Solange - Ils sont en toile.
Maurice - Alors jusqu’à ce que les mites en fassent de la dentelle !
Solange - Mais ils finiront par tomber en poussière ?
Maurice - C’est vrai
Solange - Alors quoi ?
Maurice - Alors on regardera les vitres et on dira qu’elles sont sales
Solange – J’y avais pas pensé.
Maurice - Tu vois, tu t’inquiètes toujours pour rien.
Solange - C’est vrai
Maurice - ça doit être pour ça que les hommes politiques ne savent pas depuis quand ils n’ont plus de conscience. Peut être que ça a été l’engrenage après avoir lavé leurs rideaux.
Solange - Alors quand on voit des rideaux tout propres, on sait que les habitants ont les mains sales !
Maurice - Il ne faudrait jamais avoir de rideaux. Tous les malheurs du monde en découlent. Ça a commencé comme ça. On a oublié quand on les a achetés puis on a oublié qu’on a aimé, on a oublié qu’on a été heureux. Les rideaux, c’est la fin du monde, d’ailleurs c’est pour ça qu’au début il n’y en avait pas.
Solange - Et pourquoi le premier à en mettre à sa fenêtre a eu cette idée saugrenue ?
Maurice - Il a eu honte.
Solange - Honte ?
Maurice - Oui. On ne sait pas s’il était heureux ou malheureux. C’est parce qu’il a eu honte qu’il a caché son bonheur ou son malheur derrière ses rideaux.
Solange - Peut être que la lumière le gênait ?
Maurice - Il aurait pu mettre des lunettes de soleil.
Solange - C’est vrai. Alors pourquoi on ne les enlève pas les rideaux ?
Maurice - Parce que c’est pas nous qui les avons mis, tu comprends ?
Solange - Oui, c’est pas les morts qui mettent les petits rideaux noirs dans les corbillards.
Maurice - Quand on a dit aux prisonniers dans les camps de concentration « vous allez prendre une douche » pour qu’ils s’agglutinent dans les chambres à gaz, ils se sont demandés pourquoi il n’y avait pas de rideaux de douche.
Solange - C’est parce que les nazis n’avaient pas honte de les exterminer.
Maurice - Pourtant s’il n’y avait jamais eu de rideaux, Hitler n’aurait pas été Führer.
Solange - Oui parce que peut être qu’il n’aimait pas les rideaux des juifs ?
Maurice - Surtout quand ils les cachaient !
Solange - Les juifs auraient caché leurs rideaux parce qu’Hitler ne les aimait pas ?
Maurice - Non, les rideaux cachaient les juifs.
Solange - Alors Hitler aurait dû détruire tous les rideaux !
Maurice - Peut être qu’Eva aimait les rideaux et elle l’a supplié de ne pas les détruire !
Solange - Les juifs ne se sentaient pas chez eux. Pourtant on achète des rideaux pour se sentir chez soi.
Maurice - Et puis il faudrait pas qu’il y ait de gens qui achètent des rideaux.
Solange - Et puis il a fallu inventer l’argent pour qu’on en vende.
Maurice - Il faudrait qu’on arrête de fabriquer des rideaux et qu’il n’y ait plus de gens qui en vendent !
Solange - C’est vrai, comme ça ils ne se seraient pas étonnés qu’il n’y ait pas de rideaux de douches dans les camps !
Maurice - Tu vois, sans rideaux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Solange - C’est vrai !
mini extraits
Maurice - Tu as dû être belle
Solange - Tu ne t’en souviens pas ?
Maurice - Chaque jour, c’est comme si je te voyais pour la première fois.
Solange - Et comment tu me trouves ?
Maurice - Vieille
Solange - Je ne sais pas quand c’est arrivé. Peut être l’autre jour quand je faisais du riz au lait. J’ai trouvé que le lait bouillait plus vite que d’habitude. Peut être parce qu’en regardant les grains gonfler je me suis mise à imaginer les rizières en Chine. Puis j’ai entendu Jean-Pierre Foucault à la télé et j’ai touillé, touillé.
***********************************************************************************
Solange - On a tous une tare. Tenez, comme vous, vous en avez sûrement une.
Le facteur – Sû… sûr… sûr… sûrement !
Solange - Vous avez remarqué qu’il a une jambe plus courte que l’autre ? comme un dahut. Ça doit être parce qu’on en vient à douter de son existence qu’on a envie de le mettre dans un sac le soir au fond des bois. Une tare, c’est une bouffée d’innocence qu’on se prend en pleine figure. C’est pour cela qu’on a envie d’emmener un laideron dans la galerie des Glaces à Versailles. Avoir une tare, c’est normal mais être une tare, car c’est une tare, vous comprenez ? là, le sac dans lequel on voudrait l’enfermer, on rêve de le jeter dans la rivière qui le jettera à la mer qui elle-même n’en voudra pas. Quand on est une tare, personne ne veut de vous.
********************************************************************************
Solange - Etre mariés depuis quarante ans, c’est beau hein ?
Maurice - Oui, comme le temps…
Solange - Je sais pas, j’ai pas encore ouvert les volets.
Maurice - Non, beau comme le temps qui passe.
Solange - Tu trouves ça beau toi ?
Maurice - C’est toi qui viens de dire que c’est beau d’être mariés depuis quarante ans.
Solange - C’est vrai.
Maurice - Oui, comme le temps.
Solange - Le temps qui passe ?
Maurice - Et le temps qu’il fait. Il pleut ou il fait du soleil, on est jeune ou on est vieux. C’est beau parce que c’est vrai.
Solange - Dis donc Bernard Henri Levy, si le toubib te dit « monsieur, vous avez un cancer de l’anus », tu vas trouver ça beau parce que c’est vrai ?
*************************************************************************************
Solange - Il est où le chat ?
Maurice - Le chat est entre tes jambes. T’as pas vu mes lunettes ?
Solange - Comment tu peux voir le chat entre mes jambes ? les lunettes sont sur ton nez.
Maurice - Je ne le vois pas, je sens que je vais éternuer.
Solange - Un chat sans queue, ça sert à rien
Maurice - Comme des lunettes sans yeux
Maurice - La vie est bien faite
Solange - C’est vrai. Mais depuis quand tu es myope ?
Maurice - Depuis que le chat n’a plus de queue.
Solange - Le chat n’a plus de queue depuis que tu lui as coupée.
Maurice - Elle n’a pas repoussé
Solange - Les lézards ne chassent pas les souris
Maurice - C’est vrai
Solange - Ta vue a continué de baisser.
Maurice - Les lynx ne labourent pas les champs
Solange - La vie est mal faite.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Comment fait-on pour supporter ?
Maurice - On en profite un peu.
Solange - Un peu. Au ras des pâquerettes qui nous narguent.
Maurice - Les pâquerettes qui rêvent d’être des marguerites.
Solange - Pourquoi ?
Maurice - Pour être un prénom démodé. La futilité est en vogue.
Solange - Tu en sais des choses
Maurice - Juste quelques trucs
Solange - J’étais avec toi et pourtant je n’ai rien appris.
Maurice - Pourtant tu en posais des questions !
Solange - Pourquoi tu préfères les réponses ?
Maurice - Parce qu’on les donne.
Solange - Les réponses rêvent d’être des leçons.
Maurice - Peut être
Solange - Peut être ou peut être pas .
Maurice - Voilà la question.
Solange - Tu ne t’en souviens pas ?
Maurice - Chaque jour, c’est comme si je te voyais pour la première fois.
Solange - Et comment tu me trouves ?
Maurice - Vieille
Solange - Je ne sais pas quand c’est arrivé. Peut être l’autre jour quand je faisais du riz au lait. J’ai trouvé que le lait bouillait plus vite que d’habitude. Peut être parce qu’en regardant les grains gonfler je me suis mise à imaginer les rizières en Chine. Puis j’ai entendu Jean-Pierre Foucault à la télé et j’ai touillé, touillé.
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Solange - On a tous une tare. Tenez, comme vous, vous en avez sûrement une.
Le facteur – Sû… sûr… sûr… sûrement !
Solange - Vous avez remarqué qu’il a une jambe plus courte que l’autre ? comme un dahut. Ça doit être parce qu’on en vient à douter de son existence qu’on a envie de le mettre dans un sac le soir au fond des bois. Une tare, c’est une bouffée d’innocence qu’on se prend en pleine figure. C’est pour cela qu’on a envie d’emmener un laideron dans la galerie des Glaces à Versailles. Avoir une tare, c’est normal mais être une tare, car c’est une tare, vous comprenez ? là, le sac dans lequel on voudrait l’enfermer, on rêve de le jeter dans la rivière qui le jettera à la mer qui elle-même n’en voudra pas. Quand on est une tare, personne ne veut de vous.
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Solange - Etre mariés depuis quarante ans, c’est beau hein ?
Maurice - Oui, comme le temps…
Solange - Je sais pas, j’ai pas encore ouvert les volets.
Maurice - Non, beau comme le temps qui passe.
Solange - Tu trouves ça beau toi ?
Maurice - C’est toi qui viens de dire que c’est beau d’être mariés depuis quarante ans.
Solange - C’est vrai.
Maurice - Oui, comme le temps.
Solange - Le temps qui passe ?
Maurice - Et le temps qu’il fait. Il pleut ou il fait du soleil, on est jeune ou on est vieux. C’est beau parce que c’est vrai.
Solange - Dis donc Bernard Henri Levy, si le toubib te dit « monsieur, vous avez un cancer de l’anus », tu vas trouver ça beau parce que c’est vrai ?
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Solange - Il est où le chat ?
Maurice - Le chat est entre tes jambes. T’as pas vu mes lunettes ?
Solange - Comment tu peux voir le chat entre mes jambes ? les lunettes sont sur ton nez.
Maurice - Je ne le vois pas, je sens que je vais éternuer.
Solange - Un chat sans queue, ça sert à rien
Maurice - Comme des lunettes sans yeux
Maurice - La vie est bien faite
Solange - C’est vrai. Mais depuis quand tu es myope ?
Maurice - Depuis que le chat n’a plus de queue.
Solange - Le chat n’a plus de queue depuis que tu lui as coupée.
Maurice - Elle n’a pas repoussé
Solange - Les lézards ne chassent pas les souris
Maurice - C’est vrai
Solange - Ta vue a continué de baisser.
Maurice - Les lynx ne labourent pas les champs
Solange - La vie est mal faite.
Maurice - C’est vrai.
Solange - Comment fait-on pour supporter ?
Maurice - On en profite un peu.
Solange - Un peu. Au ras des pâquerettes qui nous narguent.
Maurice - Les pâquerettes qui rêvent d’être des marguerites.
Solange - Pourquoi ?
Maurice - Pour être un prénom démodé. La futilité est en vogue.
Solange - Tu en sais des choses
Maurice - Juste quelques trucs
Solange - J’étais avec toi et pourtant je n’ai rien appris.
Maurice - Pourtant tu en posais des questions !
Solange - Pourquoi tu préfères les réponses ?
Maurice - Parce qu’on les donne.
Solange - Les réponses rêvent d’être des leçons.
Maurice - Peut être
Solange - Peut être ou peut être pas .
Maurice - Voilà la question.
mini extraits 3
Maurice (off) - Tout arrive. Le petit chien du café du coin assis chaque jour immuablement sur le seuil depuis des années trottait au bout de l’avenue. Il gravissait la pente sans se retourner, comme si la faim n’allait plus jamais le tenailler. Je me demandais s’il était en plein délire, le paroxysme du délire étant la lucidité. La lucidité, c’est la vérité qu’on découvre tout seul, quand on ne peut pas accuser quelqu’un de divaguer. Quand une feuille morte qui virevolte dans le vent annonce la mort du soleil. On est pris de convulsions comme si on était en permanence sous électrochocs parce qu’il y a eu une rupture de stock en camisoles de force et qu’on se dit que leur fabrication est probablement sous-traitée dans les pays sous-développés. Alors on s’en veut à mort d’être fou à lier dans nos sociétés privilégiées. Je me suis mis à hurler « sauve toi, sauve toi, sauve qui peut ! ». Pendant une seconde, on aurait dit la rue immobilisée par mes cris comme par la lave du Vésuve, la peur figée dans leurs regards poussiéreux, leurs prunelles démesurément larges à vouloir capter un rayon de lumière dans leur vie. Puis le petit chien s’est arrêté, il s’est assis sur son arrière-train au bord de la route. Les gens ont recommencé à brasser l’air pollué de leurs gestes futiles. J’ai essuyé mon front moite avec ma cravate que j’avais desserrée et je me suis dit « c’est pas encore pour aujourd’hui ».
Solange - Il me regardait avec ses yeux de boules de loto brassés par l’air dans sa tête. Autant de chances de se faire comprendre que de gagner la cagnotte.
Maurice - Comment ça a pu arriver ?
Solange - Tu le sais bien. Pourquoi cherches-tu à me torturer ?
Maurice - Je parle du chat !
Solange - Le chat a léché son assiette.
Maurice - Lui qui était si chétif.
Solange - Mais il a toujours mangé comme quatre.
Maurice - Le chat aussi
Solange - ça fait huit. Comment veux-tu qu’on s’en sorte ? Je lui ai pourtant dit « à toi je n’ai jamais menti. Même après avoir déposé le plus beau cadeau, le père Noël s’en va. Heureusement pour toi, tu ne sais pas qui c’est. On est seul, on est toujours tout seul, c’est mieux de l’être le moins longtemps possible, crois moi ».
Maurice - Et qu’est-ce qu’il a dit ?
Solange - Il a tendu les bras vers moi en bavant des yeux.
Maurice - C’est dégoûtant.
Solange - Oui, dégoûtant. Comment peut-il tenir tant à la vie ?
Maurice - Elle le lui rend bien.
Solange - C’est vrai.
Maurice - A quel moment sait-on qu’on a raté sa vie ?
Solange - Quand les autres rient alors qu’on devrait pleurer. Alors rions tous ensemble un bon coup.
Maurice - C’est vrai. On rit quand l’enfant pleure à la naissance.
Bernard – Elle brûle bien la grange !
Solange - Avec la sécheresse qu’on a eue c’est pas étonnant.
Bernard - C’est vrai.
Maurice - Dommage que l’odeur du kérosène gâche le champêtre de la tragédie.
Solange - Il faut vivre avec son temps.
Maurice - C’est vrai. Les singes ne mangeaient pas de pop corn avant.
Bernard - Le pop corn en Amérique n’est pas caramélisé mais ils en mangent deux fois plus.
Solange - Il ne rit plus.
Maurice - Normal, sa chair se consume.
Solange - Ce sera bien la première fois qu’il fera quelque chose comme les autres.
Maurice - Peut être que justement il ne grimace plus dans la douleur.
Solange - J’y avais pas pensé.
Bernard - ça m’étonne pas.
Maurice - On aura jamais autant parlé de lui.
Solange - Oui ça suffit.
Bernard - Les sentiments exacerbés, c’est dans les livres.
Maurice - C’est pas une raison pour être analphabète.
Bernard - Il nous manquera quand même.
Maurice - Quand même un peu.
Solange - Peut être.
Bernard - Peut être ou pas peut être, voilà la question.
Maurice - C’est vrai.
Bernard - Cette girouette qui grince est agaçante.
Maurice - C’est vrai, le vent se lève.
Solange - Et tu n’es toujours pas allé me chercher le printemps.
Bernard - J’ai dû l’oublier sur la lune quand j’ai essayé de te la décrocher.
Solange - Allez, c’est ton premier jour de retraite. Tu ne me demandes pas ce qu’on mange ce midi ?
Bernard - Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?
Solange - Des rognons
Bernard - J’ai horreur de ça.
Solange - Je sais. Ca te donnera l’excuse de descendre ton litre de rouge pour les avaler.
Bernard - Qu’est-ce que je ferais sans toi ?
Solange - Tu dirais ça à une autre, parce qu’on est avec quelqu’un pour dire ça, on ne dit pas ça parce qu’on est avec quelqu’un.
Bernard - C’est vrai.
******
Solange - Il me regardait avec ses yeux de boules de loto brassés par l’air dans sa tête. Autant de chances de se faire comprendre que de gagner la cagnotte.
Maurice - Comment ça a pu arriver ?
Solange - Tu le sais bien. Pourquoi cherches-tu à me torturer ?
Maurice - Je parle du chat !
Solange - Le chat a léché son assiette.
Maurice - Lui qui était si chétif.
Solange - Mais il a toujours mangé comme quatre.
Maurice - Le chat aussi
Solange - ça fait huit. Comment veux-tu qu’on s’en sorte ? Je lui ai pourtant dit « à toi je n’ai jamais menti. Même après avoir déposé le plus beau cadeau, le père Noël s’en va. Heureusement pour toi, tu ne sais pas qui c’est. On est seul, on est toujours tout seul, c’est mieux de l’être le moins longtemps possible, crois moi ».
Maurice - Et qu’est-ce qu’il a dit ?
Solange - Il a tendu les bras vers moi en bavant des yeux.
Maurice - C’est dégoûtant.
Solange - Oui, dégoûtant. Comment peut-il tenir tant à la vie ?
Maurice - Elle le lui rend bien.
Solange - C’est vrai.
**********************
Maurice - A quel moment sait-on qu’on a raté sa vie ?
Solange - Quand les autres rient alors qu’on devrait pleurer. Alors rions tous ensemble un bon coup.
Maurice - C’est vrai. On rit quand l’enfant pleure à la naissance.
Bernard – Elle brûle bien la grange !
Solange - Avec la sécheresse qu’on a eue c’est pas étonnant.
Bernard - C’est vrai.
Maurice - Dommage que l’odeur du kérosène gâche le champêtre de la tragédie.
Solange - Il faut vivre avec son temps.
Maurice - C’est vrai. Les singes ne mangeaient pas de pop corn avant.
Bernard - Le pop corn en Amérique n’est pas caramélisé mais ils en mangent deux fois plus.
Solange - Il ne rit plus.
Maurice - Normal, sa chair se consume.
Solange - Ce sera bien la première fois qu’il fera quelque chose comme les autres.
Maurice - Peut être que justement il ne grimace plus dans la douleur.
Solange - J’y avais pas pensé.
Bernard - ça m’étonne pas.
Maurice - On aura jamais autant parlé de lui.
Solange - Oui ça suffit.
Bernard - Les sentiments exacerbés, c’est dans les livres.
Maurice - C’est pas une raison pour être analphabète.
Bernard - Il nous manquera quand même.
Maurice - Quand même un peu.
Solange - Peut être.
Bernard - Peut être ou pas peut être, voilà la question.
Maurice - C’est vrai.
Bernard - Cette girouette qui grince est agaçante.
Maurice - C’est vrai, le vent se lève.
Solange - Et tu n’es toujours pas allé me chercher le printemps.
Bernard - J’ai dû l’oublier sur la lune quand j’ai essayé de te la décrocher.
Solange - Allez, c’est ton premier jour de retraite. Tu ne me demandes pas ce qu’on mange ce midi ?
Bernard - Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?
Solange - Des rognons
Bernard - J’ai horreur de ça.
Solange - Je sais. Ca te donnera l’excuse de descendre ton litre de rouge pour les avaler.
Bernard - Qu’est-ce que je ferais sans toi ?
Solange - Tu dirais ça à une autre, parce qu’on est avec quelqu’un pour dire ça, on ne dit pas ça parce qu’on est avec quelqu’un.
Bernard - C’est vrai.
Bruit de la nuit
Ca s'est passé hier soir, sur la terrasse.
Il faisait chaud, nuit estivale.
Allongée sur un transat, je guettais les étoiles, et la terre enfin respirait après la chaude averse que la brise éloignait.
Le bruit, sourd et lourd, a soudain pris le relais, imitant sans succès le roulement fini.
Là, tout près,
et puis, poc, la chute.
Intriguée par l'obscur incompris, j'appelle à l'aide ma petite veilleuse.
Dans le halo jauni, sur le carreau, un énorme et surprenant insecte, aux airs de scarabée, venu me visiter désemparé que ses ailes trop frêles ne supportent pas la pluie, gisait là, tout étourdi.
Doucement, dans le brancard improvisé de mes doigts secourables, je l'ai transporté, puis déposé au pied du laurier, laissant ses pattes gigoter pour me prouver qu'il n'avait rien éclaté de vital dans ses essais de sportif confirmé.
Puis je suis retournée m'allonger, retrouver le dialogue avec la nuit toujours noire.
Et le bruit, sourd et lourd, du pseudo-bombardier régénéré, a de nouveau empli l'air vibrant du silence espéré.
Là, tout près,
et puis, poc, la chute.
Amusée, ne souhaitant pas déranger ma petite loupiote endormie, je suis repartie à la rescousse du naufragé.
Sans éclairer.
Et là, tout près,
crac, sous mes pieds.
Oooh comme j'ai eu mal, ce frisson d'horreur ! J'aurais préféré assassiner la peur, mais pas mon compagnon bizarre, oh non !
Vite, la lampe, éblouir ce son coupable, et voir …
Je venais d'écraser ...
une vieille coquille de noix.
Et le balourd, là,
qui marchait sur toutes ses pattes !
(Mireille août 2010)

libreplume- auteur - modo
- Messages: 2012
Date d'inscription: 02/03/2010
Age: 60
Localisation: Isère rhodanienne
Lobotomie Pixélisée
LOBOTOMIE PIXELISEE
Sens-tu leurs images qui assiègent ta rétine
Qui portent leurs idées, touchent ton cerveau et l'assassinent?
Sont-ce eux qui te violent ou toi qui te prostitue
En ingurgitant chaque jour les faux principes qu'ils véhiculent ?
Suffirait de tourner la tête et les œillères disparaitraient,
Suffirait d'éteindre la boîte et le voile tomberait...
La désinformation publique prend des allures racistes,
Crimes mis en avant trop souvent signés Casablanca, Istanbul, Alger, Tunis.
Ils te montrent ce qu'ils veulent, et tu fais ce qu'ils te demandent,
Leur puissance est de taille et tu n'en as même pas conscience !
Vagabondage de chaînes en chaînes pendant que ton esprit ils enchaînent,
Anesthésie de l'imaginaire à coup de spots publicitaires !
Nos jambes sont coupées, nos esprits endormis,
Lobotomie pixélisée nos esprits sont troués !
Les 400 pages se sont faites happées par les 400 chaînes,
Le poète a vendu sa plume pour passer à l'antenne !
Génération d'êtres passifs sous perfusion cathodique
Qui ne sait plus manier ni le verbe, le vocabulaire ou la rhétorique.
Le rêve du grand air ou du "advienne que pourra"?
Abandonné pour un sourire face caméra !
Amis virtuels par écrans interposés,
On est bien loin de Socrate et des discours sur les marchés !
Nos jambes sont coupées, nos esprits endormis,
Lobotomie pixelisée nos esprits sont troués...
Jo- auteur
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Date d'inscription: 24/10/2010
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Localisation: Gothamcity, à droite de chez Batman
Au coin de tes lèvres
AU COIN DE TES LÈVRES
Tiraillé par ces deux pôles qui parfument les actes,
La balance bascule si facilement en soi !
La caresse s'arrête là où commence la claque,
Si doué dans les deux... si beau, si pourri !
Les poches pleines,
Trouent les cœurs, retournent les têtes,détournent de l'Olympe et plongent en Hadès
Cette créature soit disant à l'apogée de l'évolution !
Mais c'est au fond de ton regard, que je puise ma richesse,
Au coin de tes lèvres que s'entassent mes rêves,
Homme je t'aime et je te déteste !
Mais c'est au fond de ton regard, que je puise ma richesse,
Au fond de ton cœur que mon espoir s'amoncèle,
Homme je t'aime et je te déteste !
Pas question de se dédouaner par des principes manichéens,
Responsabilité oblige, chacun choisit son chemin !
La sérénité excelle là où la dualité s'accepte,
Ambivalence caractéristique... qui façonne l'argile !
Pas l'un, pas l'autre,
Palpitant palindrome,
Virus et remède à ses propres syndromes,
J'aime tant te voir construire et détruire,
L'amour et la haine dans ton ombre se tenant la main, et s'instruire...
J'ai cette fascination excessive à ton égard
Que mon égo sans cesse sans s'en rendre compte se déboussole car
J'oublie... que je suis pareil en somme !
Mais c'est au fond de ton regard, que je puise ma richesse,
Au coin de tes lèvres que s'entassent mes rêves,
Homme je t'aime et je te déteste !
Mais c'est au fond de ton regard, que je puise ma richesse,
Au fond de ton cœur que mon espoir s'amoncèle,
Homme je t'aime et je te déteste !
Jo- auteur
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Localisation: Gothamcity, à droite de chez Batman
Se noyer dans son propre bocal
Se noyer dans son propre bocal
L'aède le savait, il suffit de dire "c'est comme" et tout se rattache.
Enchevêtrement de connexions qui fait que tout et lié...
Et cette pensée philosophique qui ouvre les cieux et te perd dans les nuages...
Du superficiel aux abîmes du moi, tout est à revoir, tout est à choisir !
Remise en question télescopique à l'infini
Qui gentiment noue le nœud sur l'échafaud.
Se noyer dans son propre bocal,
Pathétique... comique... trouvez la fuite !
Pourtant se détache parfois le fondement,
Je vois ton visage qui sait ce que je veux...
Et même tête de bois sourde, la vue me rattrape !
Manifestation de l'instinct qui pétille au coin des lèvres,
Ou milles autres manifestations...
Certains le voit en Dieu !
Je dois lâcher prise...
Jo- auteur
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Age: 93
Localisation: Gothamcity, à droite de chez Batman
Chimères
Chimères
Non, ne fuyez pas trop loin,
Laissez-moi caresser au moins,
Du bout de la rétine,
De mes sens tactiles, olfactifs ou métaphysiques,
L'essence de l'espoir que je ne cours pas pour rien...
Et quand bien même, après tout, je m'en fous !
J'ai cette complaisance à contempler cette féerie unique,
Spectacle éphémère où s'animent corps et couleurs, formes et abstractions ;
J'ai dans la tête, ce théâtre de tous les genres...
Où que vous alliez je vous rattraperai Chimères
Aussi loin que vous soyez jamais je n'abandonnerai Chimères
Et ci ce monde, coupe les ailes
Pour des bottes gravitationnelles,
Moi je rêve toujours d'épouser le ciel
Et ses nuages de rêves
Où toutes nos histoires harmonieusement s'entremêlent !
Ici, la censure est fille de ma subjectivité
Car la liberté excelle là où l'infini règne...
Où que vous alliez je vous rattraperai Chimères
Aussi loin que vous soyez jamais je n'abandonnerai Chimères
Jo- auteur
- Messages: 16
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Le Hêtre
La terre pousse ses racines dans la fuite sans faille du temps
Entrelacs de racines
Capture de bruines
L’arbre aime la terre jusqu’à l’étouffer de ses membres fourbus
Son mausolée, une simple butte
Buttes de terre
Sous le vent d’incessantes luttes
Terre de luttes
Des racines comme on imagine des gnomes
Imagine des gnomes
Leur fardeau azoté
Le ciboulot potasse
Les méninges phosphorent
Le spectacle d’un bourgeon qui éclot... dans les derniers instants de sa vie embourgeoisée... il s’enroule comme pour s’étirer et ainsi saluer le printemps... se tend tel un arc avant de fléchir sur d’incomparables tentures.
Des écailles imbriquées
Dures imperméables
Revêtues d’un enduit ciré
Réminiscences malléables
Bourgeon d’une force subtile
Il a flâné tout l’hiver
Dans l’instant sa pointe se défile
... Et maintes flèches de sève,
Fripées, entrent dans la sarabande
Austère
Comme une trêve
De légende
L’arc broie du noir
Débandade simulée
Ultime miroir
Un maquillage osé
Feuilles froissées
Bourre de soie blanche
Les plis sont si fins
Fronces si fragiles
Frisures si frêles
Serait-ce une feuille en devenir ?
Plissures, promesses de vertu
Pleine d’une sensualité ingénue
Et n’y tenant plus, entre en scène le feuillage tendre de doux désirs
Surprise susurrée
Fleurs magiciennes
Pistil émeraude et vermeil
Etamine jaune quelle merveille !
L’écorce de l’arbre, dont la couleur gris clair se fond dans le blanc sous le soleil, fait peau lisse quel que soit son âge et offre un parchemin éternel aux hommes qui vont y déposer leurs amours sous formes d’initiales, de dates et de cœurs transpercés qui jouent à défier, à ronger le temps, à suspendre l’instant...
L’arbre parfois témoigne de belle façon
Anastomose symbole de déraison
Une jolie branche frôle un beau rameau
Se confondent au chant folâtre de l’oiseau
Balancent comme souffle un vent de couleur
Soupirs frémissants et volutes de lueur
Un jour, quand j’étais enfant de 4 ou 5 ans, j’ai quitté la maison a dit maman avec dans les yeux un regard trop brillant... Quant à moi, je n’ai rien quitté du tout, j’ai simplement fouiné toute une grande journée et j’ai oublié de revenir... Dans la forêt, je touchais chaque arbre, chaque branche brisée, chaque fougère... et tout doucement, j’ai compris.
RB, novembre 2010, Le Hêtre.
Cette fois, je ne joue plus aux devinettes.
Entrelacs de racines
Capture de bruines
L’arbre aime la terre jusqu’à l’étouffer de ses membres fourbus
Son mausolée, une simple butte
Buttes de terre
Sous le vent d’incessantes luttes
Terre de luttes
Des racines comme on imagine des gnomes
Imagine des gnomes
Leur fardeau azoté
Le ciboulot potasse
Les méninges phosphorent
Le spectacle d’un bourgeon qui éclot... dans les derniers instants de sa vie embourgeoisée... il s’enroule comme pour s’étirer et ainsi saluer le printemps... se tend tel un arc avant de fléchir sur d’incomparables tentures.
Des écailles imbriquées
Dures imperméables
Revêtues d’un enduit ciré
Réminiscences malléables
Bourgeon d’une force subtile
Il a flâné tout l’hiver
Dans l’instant sa pointe se défile
... Et maintes flèches de sève,
Fripées, entrent dans la sarabande
Austère
Comme une trêve
De légende
L’arc broie du noir
Débandade simulée
Ultime miroir
Un maquillage osé
Feuilles froissées
Bourre de soie blanche
Les plis sont si fins
Fronces si fragiles
Frisures si frêles
Serait-ce une feuille en devenir ?
Plissures, promesses de vertu
Pleine d’une sensualité ingénue
Et n’y tenant plus, entre en scène le feuillage tendre de doux désirs
Surprise susurrée
Fleurs magiciennes
Pistil émeraude et vermeil
Etamine jaune quelle merveille !
L’écorce de l’arbre, dont la couleur gris clair se fond dans le blanc sous le soleil, fait peau lisse quel que soit son âge et offre un parchemin éternel aux hommes qui vont y déposer leurs amours sous formes d’initiales, de dates et de cœurs transpercés qui jouent à défier, à ronger le temps, à suspendre l’instant...
L’arbre parfois témoigne de belle façon
Anastomose symbole de déraison
Une jolie branche frôle un beau rameau
Se confondent au chant folâtre de l’oiseau
Balancent comme souffle un vent de couleur
Soupirs frémissants et volutes de lueur
Un jour, quand j’étais enfant de 4 ou 5 ans, j’ai quitté la maison a dit maman avec dans les yeux un regard trop brillant... Quant à moi, je n’ai rien quitté du tout, j’ai simplement fouiné toute une grande journée et j’ai oublié de revenir... Dans la forêt, je touchais chaque arbre, chaque branche brisée, chaque fougère... et tout doucement, j’ai compris.
RB, novembre 2010, Le Hêtre.
Cette fois, je ne joue plus aux devinettes.
a l'enterrement du voisin
A l'enterrement du voisin
"L’autre jour, j’ai accompagné ma mOman à l enterrement du voisin
pendant qu'à l'église le curé faisait son éloge funèbre
moi j'suis sorti fumer une clope.
Et j ai imaginé ce que moi j'aurais pu dire si j’avais eu à rédiger
ces quelques lignes.
alors voilà !!!! "
------------------------------------------------
Il avait le visage aussi joyeux qu'une armée coloniale
et nourrissait envers ceux qui souffrent autant de compassion
que l'oncle Adolf, regardant partir un train de juifs vers la
déportation !!!
Il était plutôt du genre raciste décomplexé.
Un mec qui appelle son clébard!!! Jean-Marie !!! doit bien avoir
quelques idées un rien xénophobes derrière la tête!!... non???
Il n'aimait pas beaucoup: les noirs , les arabes, les pédés, les poètes
les politicards de gauche, les fonctionnaires, les jeunes les vieux
les riches les pauvres les classes moyennes... BREF !!!!
vous l'aurez compris, il aimait pas grand monde le vieux !!!!
Pas de chance !!......
Parce que des pauvres, des jeunes, des noirs et des arabes,
y'en avait plein dans la cité.
Et il l'avait mauvaise le grand, d'avoir perdu autant de terrain
depuis 64 !!!
Du temps où l'on pouvait gambader baïonnettes au fusil
dans les plaines berbères
ou bien taquiner le berger kabyle à la gégenne!!!
Il arrivait pas à se faire à l'idée, qu'ici dans la cité, la race arienne
était en infériorité numérique
Et qu'il se serait bien chargé de faire le ménage, comme à l'époque,
quand les dictature avait pignon sur rue.
Il disait toujours:
"Ca manque quand même d'un bon régime répressif!!!
Ca les remettrait au boulot à tous ces fainéants !!! Surtout Ca
leur ferait fermer leur gueule!!! A tout ces partisans de la
démocratie!!!
Ramèneront pas toute la misère humaine ici!!
NAN!!! je t' jure mon vieux Jean-marie!!
C’est pas au karcher que j' t' nettoierais tout ça !!
MAIS!!! AU.... NAPALM!!!!!"
Ah nostalgie quand tu nous tiens!!!
Chez lui ça mouftait pas, fallait que ce soit carré
Il avait précaution oblige, emménagé son petit nid douillet
en camp retranché
Un vrai bunker, capable de résister à toutes la cage d'escalier!!
Je disais donc : chez lui fallait que ce soit carré...
Sa femme (moi je l’appelais son aide de camp) à l heure de
l'inspection générale, tremblait comme une feuille
de peur d'avoir oublié une trace de poussière sur le cadre
où régnait la trogne du maréchal.
Qu'est ce qu'elle aurait pris ??!!!!
Il était pas du genre à rigoler avec la discipline!!!
Même Jean-Marie se tenait au garde-à-vous les soirs de marseillaise
à la télévision
Qu'il braillait l’haleine avinée, la main sur le coeur et toutes médailles
militaires dehors !!!!
Avec dans la tête cette idée folle:
"Ah si la guerre pouvait revenir"
Les soirs de picole il relâchait un peu la pression.
Il écoutait des marches militaires en lisant "Mein Kempf"
pendant que Simone sereinement lui brodait des croix gammées
à ses chemises.
Je l'ai souvent croisé dans la cage d'escalier
Je lui disais bonjour!!! lui me répondait de son oeil inquisiteur
se demandant quel mauvais coup je pouvais encore préparer
Je faisais quand même gaffe qu'il n’ait pas posé quelques
pièges à loup, ou autre mines anti-personnel, histoire de bien
sécuriser le périmètre !!!!
Repose en paix Fernand !!!.. repose..en paix!!!
Au moins comme ça tu nous la foutras !!!!!!!!
"L’autre jour, j’ai accompagné ma mOman à l enterrement du voisin
pendant qu'à l'église le curé faisait son éloge funèbre
moi j'suis sorti fumer une clope.
Et j ai imaginé ce que moi j'aurais pu dire si j’avais eu à rédiger
ces quelques lignes.
alors voilà !!!! "
------------------------------------------------
Il avait le visage aussi joyeux qu'une armée coloniale
et nourrissait envers ceux qui souffrent autant de compassion
que l'oncle Adolf, regardant partir un train de juifs vers la
déportation !!!
Il était plutôt du genre raciste décomplexé.
Un mec qui appelle son clébard!!! Jean-Marie !!! doit bien avoir
quelques idées un rien xénophobes derrière la tête!!... non???
Il n'aimait pas beaucoup: les noirs , les arabes, les pédés, les poètes
les politicards de gauche, les fonctionnaires, les jeunes les vieux
les riches les pauvres les classes moyennes... BREF !!!!
vous l'aurez compris, il aimait pas grand monde le vieux !!!!
Pas de chance !!......
Parce que des pauvres, des jeunes, des noirs et des arabes,
y'en avait plein dans la cité.
Et il l'avait mauvaise le grand, d'avoir perdu autant de terrain
depuis 64 !!!
Du temps où l'on pouvait gambader baïonnettes au fusil
dans les plaines berbères
ou bien taquiner le berger kabyle à la gégenne!!!
Il arrivait pas à se faire à l'idée, qu'ici dans la cité, la race arienne
était en infériorité numérique
Et qu'il se serait bien chargé de faire le ménage, comme à l'époque,
quand les dictature avait pignon sur rue.
Il disait toujours:
"Ca manque quand même d'un bon régime répressif!!!
Ca les remettrait au boulot à tous ces fainéants !!! Surtout Ca
leur ferait fermer leur gueule!!! A tout ces partisans de la
démocratie!!!
Ramèneront pas toute la misère humaine ici!!
NAN!!! je t' jure mon vieux Jean-marie!!
C’est pas au karcher que j' t' nettoierais tout ça !!
MAIS!!! AU.... NAPALM!!!!!"
Ah nostalgie quand tu nous tiens!!!
Chez lui ça mouftait pas, fallait que ce soit carré
Il avait précaution oblige, emménagé son petit nid douillet
en camp retranché
Un vrai bunker, capable de résister à toutes la cage d'escalier!!
Je disais donc : chez lui fallait que ce soit carré...
Sa femme (moi je l’appelais son aide de camp) à l heure de
l'inspection générale, tremblait comme une feuille
de peur d'avoir oublié une trace de poussière sur le cadre
où régnait la trogne du maréchal.
Qu'est ce qu'elle aurait pris ??!!!!
Il était pas du genre à rigoler avec la discipline!!!
Même Jean-Marie se tenait au garde-à-vous les soirs de marseillaise
à la télévision
Qu'il braillait l’haleine avinée, la main sur le coeur et toutes médailles
militaires dehors !!!!
Avec dans la tête cette idée folle:
"Ah si la guerre pouvait revenir"
Les soirs de picole il relâchait un peu la pression.
Il écoutait des marches militaires en lisant "Mein Kempf"
pendant que Simone sereinement lui brodait des croix gammées
à ses chemises.
Je l'ai souvent croisé dans la cage d'escalier
Je lui disais bonjour!!! lui me répondait de son oeil inquisiteur
se demandant quel mauvais coup je pouvais encore préparer
Je faisais quand même gaffe qu'il n’ait pas posé quelques
pièges à loup, ou autre mines anti-personnel, histoire de bien
sécuriser le périmètre !!!!
Repose en paix Fernand !!!.. repose..en paix!!!
Au moins comme ça tu nous la foutras !!!!!!!!

fouzhilonrock- auteur
- Messages: 403
Date d'inscription: 02/03/2010
Age: 44
Localisation: herault
la poli cuisine
La poli-cuisine
Lutèce
Avec un brin d’humour
Je peux vous concocter
De bons plats chaque jour
En écoutant parler
Les gens de votre monde
Qui font de la société
Parjures et mensonges
Et Promesses infondées
Serre toi la ceinture
Si tu veux encore manger
Et Si t’as bonne allure
Tu pourras t’intégrer
Julietta
Alors vous avez choisi ?
Lutèce
Quel menu voulez vous Pour votre dîner
Une langue de droite Mais un peu trop salée
Un foie de gauche Mais un peu trop mou
Et si trop à gauche, ça n’a plus de goût
Le juste milieu Mais mon cœur balance
Le choix est difficile, ils sont tous gras et rances
Martin
Alors avez-vous choisi ?
Lutèce, Martin, Julietta
Dans ma soupe je mets un peu de leur soupe
De beaux et grands sermons remplis de doute
Donner leur votre argent et serrer vous le ventre
Ils savent le dépenser et constituer leurs rentes
Votez pour moi, votez pour la rose
Je vous promets plein de belles choses
Lutèce
Avez-vous choisi votre menu ?
Lutèce
Je vous donnerai un toit, enfin si je le peux
En tout cas, compte sur moi je ferai de mon mieux
Allez encore un effort, c’est la crise, et je me fais vieux
Alors votez pour moi et faites de moi un homme heureux
Musical…
Martin
Avez-vous votre choix ?
Lutèce
Que faire à manger quand il n’y a plus rien de bon
A gauche comme à droite, ils nous font tourner en rond
Ils ne sont que des hommes, ils ne sont pas dieu
C’est là la différence, car ils sont ambitieux
Lutèce, Martin, Julietta
Un steak de gauche pour avoir moins faim
Un bourguignon de droite et un morceau de pain
Lutèce
A quelle sauce voulez vous être mangé
Quelque soit votre décision, rien ne sera changé !
Excuser les noms devant les phrases, c'est le nom de scène des comédiens qui interprètent la chanson dans la comédie musicale ''Un autre monde'' qui sera jouée le 12 mai à la grande motte au profit de Laurette Fugain, j'en profite pour faire de la pub.
voilà, j'avais annoncé une chanson au texte plus léger que le précédent!
Comme un poing dans le ciel
Comme un poing dans le ciel
Des enfants sont dans la rue, ils ne lancent pas de pavé.
Des enfants sont dans la rue, comme des chiens, abandonnés.
Le serpent de la révolte ne danse plus au rythme des mots ; Amour et Paix.
Les interdits, balayés depuis longtemps, gisent comme des balises mortes
dans les vergers qui fouettent le vent de l’impuissance humanisée.
Un coin de moquette pour poser son duvet, c’est sympa.,
durant quelques soirs, quand on a dix-huit ans,
mais quand les « potes » ne peuvent plus héberger
car ils n’ont plus de « tune » eux-mêmes,
où vont les enfants perdus dont les parents s’emmurent ?
– dont les parents s’emmurent –
Peter Pan s’appuie sur le temps impassible, ses ailes n’attendent qu’un signe.
L’horloge de la place compte les étincelles qui dans son cœur décrépitent,
et dans mon âme-zeppelin une déchirure témoigne
d’une impossible naissance.
Des enfants sont dans la rue, ils ne lancent pas de pavé.
Des enfants sont dans la rue, comme des chiens, abandonnés.
Le serpent de la révolte ne danse plus au rythme des mots ; Amour et Paix.
Les interdits, balayés depuis longtemps, gisent comme des balises mortes
dans les vergers qui fouettent le vent de l’impuissance humanisée.
Un coin de moquette pour poser son duvet, c’est sympa.,
durant quelques soirs, quand on a dix-huit ans,
mais quand les « potes » ne peuvent plus héberger
car ils n’ont plus de « tune » eux-mêmes,
où vont les enfants perdus dont les parents s’emmurent ?
– dont les parents s’emmurent –
Peter Pan s’appuie sur le temps impassible, ses ailes n’attendent qu’un signe.
L’horloge de la place compte les étincelles qui dans son cœur décrépitent,
et dans mon âme-zeppelin une déchirure témoigne
d’une impossible naissance.
une confidence entre ami(e)s
Encore un soir d’inquiétude,
Toujours pas rentré à la maison,
Je fixe ma montre, j’angoisse,
Maman est en bas devant la télé,
Sûrement, elle attend son arrivée,
Il doit être 21 heures, personne…
Où est-il ?
Au bar du coin,
Que fait-il ?
Se rince le gosier,
Déjà 22 heures, allé au lit,
Je descends, et j’embrasse maman,
Je lui dis je t’aime, c’est rassurant,
N’oublie pas de dormir ma puce,
Je remonte et me couche soucieuse,
L’heure tourne dans mon pieu,
J’attends, j’épie les bruits,
Tiens une porte s’ouvre enfin,
Je tends l’oreille, rien ne se passe,
Pour l’instant, c’est le calme plat,
Un choc contre le mur, je tremble,
Une marche grince, j’ai peur,
Une chute, je ne bouge pas,
Une escalade titubante, je prie,
Un arrêt sur le seuil, j’écoute,
Une voix s’élève, imbibée d’alcool,
Les yeux fermés, je dors, je dors,
Insultante et agressive,
Maman où es-tu ?
Assise sur mon lit,
Seule et abandonnée,
Sur mon poignet, j'ai posé,
Une image, là allongée,
J'ai vu maman pleurée,
Alors j'ai dis STOP
Toujours pas rentré à la maison,
Je fixe ma montre, j’angoisse,
Maman est en bas devant la télé,
Sûrement, elle attend son arrivée,
Il doit être 21 heures, personne…
Où est-il ?
Au bar du coin,
Que fait-il ?
Se rince le gosier,
Déjà 22 heures, allé au lit,
Je descends, et j’embrasse maman,
Je lui dis je t’aime, c’est rassurant,
N’oublie pas de dormir ma puce,
Je remonte et me couche soucieuse,
L’heure tourne dans mon pieu,
J’attends, j’épie les bruits,
Tiens une porte s’ouvre enfin,
Je tends l’oreille, rien ne se passe,
Pour l’instant, c’est le calme plat,
Un choc contre le mur, je tremble,
Une marche grince, j’ai peur,
Une chute, je ne bouge pas,
Une escalade titubante, je prie,
Un arrêt sur le seuil, j’écoute,
Une voix s’élève, imbibée d’alcool,
Les yeux fermés, je dors, je dors,
Insultante et agressive,
Maman où es-tu ?
Assise sur mon lit,
Seule et abandonnée,
Sur mon poignet, j'ai posé,
Une image, là allongée,
J'ai vu maman pleurée,
Alors j'ai dis STOP

nathou- auteur
- Messages: 209
Date d'inscription: 15/06/2011
Age: 36
Localisation: Loiret (45)
Aux mines du crayon (compositeurs, interprétes, paroliers...)
A vous…
Ma Plume errante au gré du vent,
Libre de voler, voyager dans le temps,
Dessinant sur fond bleu ciel azuré,
Une Arabesque d’arc-en-ciel irisée,
Extasiée par cette esquisse si colorée,
Voilà mon envol dans l’imaginaire,
Au commande du Mac Hoochie Plane,
Des jeux de mots sur radio-banane,
Riante, je vole entre les nuages cotonneux,
J’ai Les Boules de leur dire adieu,
Et réchauffée par ce soleil radieux,
Voilà mon atterrissage exemplaire,
Mon naufrage sur L’eau Rend songeuse,
Dérive folle parmi les Pies Joyeuses,
Hallucinant d’une ile verte à l’horizon,
Ensabler mes pieds et jouer le vagabond,
Fondu dans le décor arboré, un Caméléon,
Voilà mon excursion extraordinaire,
De Nids d’oiseaux au Sol Lier,
A mes pas, je foule le sablier,
J’Effrais la minuscule vie marine,
De mon lit d’écume clandestine,
Les étoiles du crayon des paroliers illuminent,
Voilà ma dédicace aux crayonneurs (ses)
Nathou,
Le 18/03/12
Ma Plume errante au gré du vent,
Libre de voler, voyager dans le temps,
Dessinant sur fond bleu ciel azuré,
Une Arabesque d’arc-en-ciel irisée,
Extasiée par cette esquisse si colorée,
Voilà mon envol dans l’imaginaire,
Au commande du Mac Hoochie Plane,
Des jeux de mots sur radio-banane,
Riante, je vole entre les nuages cotonneux,
J’ai Les Boules de leur dire adieu,
Et réchauffée par ce soleil radieux,
Voilà mon atterrissage exemplaire,
Mon naufrage sur L’eau Rend songeuse,
Dérive folle parmi les Pies Joyeuses,
Hallucinant d’une ile verte à l’horizon,
Ensabler mes pieds et jouer le vagabond,
Fondu dans le décor arboré, un Caméléon,
Voilà mon excursion extraordinaire,
De Nids d’oiseaux au Sol Lier,
A mes pas, je foule le sablier,
J’Effrais la minuscule vie marine,
De mon lit d’écume clandestine,
Les étoiles du crayon des paroliers illuminent,
Voilà ma dédicace aux crayonneurs (ses)
Nathou,
Le 18/03/12

nathou- auteur
- Messages: 209
Date d'inscription: 15/06/2011
Age: 36
Localisation: Loiret (45)
la nouba du dico
Les subjonctifs font la nouba
En vase clos un étage plus bas
Les adverbes me tournent le dos
Je suis pourtant un bon gars
Mais je sens bien que ça colle pas
Avec les locataires de mon dico
Je leur demande gentiment
Un petit coup de main
Je veux me lancer dans la poésie
Comme Voltaire et La Boètie
"L'ampleur de ta tâche
est considérable mon jeune ami
Et je veux que tu le saches"
Me lance un vieil adjectif jauni
"T’as quelque peu le pluriel contrarié
Tu cherches des noises au participe passé"
"Il a qu'a nous habiller tous au présent"
Lui glisse un C O D rigolard
"NAN !!! Mais je te jure" qu’il reprend
"La littérature n’est pas affaire d’ignare..."
"TAIS-TOI !!!! nous sommes au service de chacun"
Tempére le vieux sage d'une voix ferme
""Ne laissons pas cette âme dans son chagrin
Je vous veux tous en ordre de marche et en poème...
...Nous ne devons avoir honte d’aucune plume
Méme si, il y a de ça déjà quelques lunes,
Nous servions Montaigne ou Apollinaire
A une époque où l'on savait faire des vers...
....Nous nous devons même aux plus incultes
Qui d’une conjugaison quelque peu laborieuse
Avec toute leur fougue et leurs maladresses nous amputent
d'un E N T par ci ou d'un C à souSSieuse....
...;ALLONS ALLONS !!!! mes bons amis
Ayons un peu d’humilité
L’essentiel est...!!?? Que l’on soit écrit
Sinon !!! Quelle est notre utilité ????"
"T’AS RAISON !!!!!!! lui crie une charmante terminaison
Moi!! tu vois !!! Je suis prête à faire des concessions
Et ce n’est pas à mon âge que j'vais étaler mes humeurs
Pour un S qui manque ou un accent circonflexe !
Si tu le permets je te donne ma définition du bonheur :
Il faut savoir qu’il arrive, toujours, quand sont partis les complexes;....
...Et puis faut bien l’avouer sans être mécreante
Nous nous sommes embourgeoisés avec le temps
Et je suis certaine que s'l manquait un T à trompette
Ca arrangerait sa silhouette, mais ne soyons pas méchants!!!!"
"Hoooo !! moi tu sais, enchaîne la timide trompette,
j’ai toujours aimé courir sur les notes
Rimer avec tempête,...ou que sais-je... ???
..Me faire précéder par un jeune adverbe
Qui joue des biscotos au bout d’un couplet
Mais...!! il faut ... que je me taise...je vois bien... que j'rime plus
Et puis laissons notre poète en herbe
Nous bercer de tout son arpège...
TIENS!!!! voilà que je rime à nouveau......"
"ON VA QUAND MÊME PAS SE LAISSER FAIRE......!!!!!
MOI TU VOIS JE SUIS UN R CONTESTATAIRE
L’EMPÊCHEUR DE CONJUGUER EN ROND
QU'EN A PLEIN LE DOS DE FINIR TOUS LES MOTS
ET PIS TU SAIS !!! MOI !!! TES CHANSONS !!???
ELLES ME FILENT PAS LA GAULE NI L'VERTIGO
Avec le père Féré ou le grand Jacques
Valait mieux filer droit et rester à sa place
Leurs plumes talentueuses valaient tous les coups de matraque
Z 'avaient vite fait de mater la lutte des classes
L’anarchie ne gangrenait pas leurs phrases
Et aucun de leurs vers n’avait le pied bot
ALORS QUAND ON N'A PAS LE TALENT ON S’ECRASE
ET ON REFERME GENTIMENT LE DICO ........."
"ALLONS !!! ALLONS !!! messieurs dames
Un peu de silence ou j'évacue la page
Et puis les règles de grammaire dorment
Les réveiller les ferait devenir vertes de rage....
...Je suis pour que chacun ait sa chance
Dans la langue de Molière de Shakespeare ou de Berthe
que même ceux du vocabulaire d'en bas se lance
Ne montons pas les poètes les uns contre les autres
Nous n'appartenons ni à une caste ni à une religion
Nous sommes au service des hommes et de leurs langues
Nous nous devons d’aller au bout de notre mission
CAR !!! NOUS SOMMES !!!...... LE MONDE.........!!!!!!!!!!!
En vase clos un étage plus bas
Les adverbes me tournent le dos
Je suis pourtant un bon gars
Mais je sens bien que ça colle pas
Avec les locataires de mon dico
Je leur demande gentiment
Un petit coup de main
Je veux me lancer dans la poésie
Comme Voltaire et La Boètie
"L'ampleur de ta tâche
est considérable mon jeune ami
Et je veux que tu le saches"
Me lance un vieil adjectif jauni
"T’as quelque peu le pluriel contrarié
Tu cherches des noises au participe passé"
"Il a qu'a nous habiller tous au présent"
Lui glisse un C O D rigolard
"NAN !!! Mais je te jure" qu’il reprend
"La littérature n’est pas affaire d’ignare..."
"TAIS-TOI !!!! nous sommes au service de chacun"
Tempére le vieux sage d'une voix ferme
""Ne laissons pas cette âme dans son chagrin
Je vous veux tous en ordre de marche et en poème...
...Nous ne devons avoir honte d’aucune plume
Méme si, il y a de ça déjà quelques lunes,
Nous servions Montaigne ou Apollinaire
A une époque où l'on savait faire des vers...
....Nous nous devons même aux plus incultes
Qui d’une conjugaison quelque peu laborieuse
Avec toute leur fougue et leurs maladresses nous amputent
d'un E N T par ci ou d'un C à souSSieuse....
...;ALLONS ALLONS !!!! mes bons amis
Ayons un peu d’humilité
L’essentiel est...!!?? Que l’on soit écrit
Sinon !!! Quelle est notre utilité ????"
"T’AS RAISON !!!!!!! lui crie une charmante terminaison
Moi!! tu vois !!! Je suis prête à faire des concessions
Et ce n’est pas à mon âge que j'vais étaler mes humeurs
Pour un S qui manque ou un accent circonflexe !
Si tu le permets je te donne ma définition du bonheur :
Il faut savoir qu’il arrive, toujours, quand sont partis les complexes;....
...Et puis faut bien l’avouer sans être mécreante
Nous nous sommes embourgeoisés avec le temps
Et je suis certaine que s'l manquait un T à trompette
Ca arrangerait sa silhouette, mais ne soyons pas méchants!!!!"
"Hoooo !! moi tu sais, enchaîne la timide trompette,
j’ai toujours aimé courir sur les notes
Rimer avec tempête,...ou que sais-je... ???
..Me faire précéder par un jeune adverbe
Qui joue des biscotos au bout d’un couplet
Mais...!! il faut ... que je me taise...je vois bien... que j'rime plus
Et puis laissons notre poète en herbe
Nous bercer de tout son arpège...
TIENS!!!! voilà que je rime à nouveau......"
"ON VA QUAND MÊME PAS SE LAISSER FAIRE......!!!!!
MOI TU VOIS JE SUIS UN R CONTESTATAIRE
L’EMPÊCHEUR DE CONJUGUER EN ROND
QU'EN A PLEIN LE DOS DE FINIR TOUS LES MOTS
ET PIS TU SAIS !!! MOI !!! TES CHANSONS !!???
ELLES ME FILENT PAS LA GAULE NI L'VERTIGO
Avec le père Féré ou le grand Jacques
Valait mieux filer droit et rester à sa place
Leurs plumes talentueuses valaient tous les coups de matraque
Z 'avaient vite fait de mater la lutte des classes
L’anarchie ne gangrenait pas leurs phrases
Et aucun de leurs vers n’avait le pied bot
ALORS QUAND ON N'A PAS LE TALENT ON S’ECRASE
ET ON REFERME GENTIMENT LE DICO ........."
"ALLONS !!! ALLONS !!! messieurs dames
Un peu de silence ou j'évacue la page
Et puis les règles de grammaire dorment
Les réveiller les ferait devenir vertes de rage....
...Je suis pour que chacun ait sa chance
Dans la langue de Molière de Shakespeare ou de Berthe
que même ceux du vocabulaire d'en bas se lance
Ne montons pas les poètes les uns contre les autres
Nous n'appartenons ni à une caste ni à une religion
Nous sommes au service des hommes et de leurs langues
Nous nous devons d’aller au bout de notre mission
CAR !!! NOUS SOMMES !!!...... LE MONDE.........!!!!!!!!!!!

fouzhilonrock- auteur
- Messages: 403
Date d'inscription: 02/03/2010
Age: 44
Localisation: herault
La salle de l'Echo
- Dans les allées du parc qui mènent au château, les pas crissent sur le gravier. Les visiteurs prennent d’assaut les marches, mais la guide est là qui contient leur élan. Je piétine en attendant d’entrer.
Dans l’immense salle, le plancher craque et, à l’étage, une armure nous scrute sous sa visière, de son triangle vide. Je serre la main de ma sœur, trop effrayée à l’idée d’écraser les chaussons en côtes de maille. Dans un coin, Maman tricote le temps et nous indique les oubliettes. Enduite d’une potion huileuse nous plongeons dans ce goulot. En bas, la rivière nous entraîne et le tapis roulant défile, défile… Il s’arrête devant un grand chapiteau. « Terminus ! Tout le monde descend ! »
Un clown déchire le billet et le spectacle continue. Nous voilà toutes les deux happées dans les airs par une corde qui nous dépose sur la plate-forme des trapèzes. Chacune s’élance, se lâche, puis s’accroche et tourbillonne et tout finit par un gigantesque feu d’artifice. Le chapiteau a disparu, des groupes improvisent des danses effrénées. Et c’est là que je tombe du lit.
-A l’arrêt du bus la pluie s’abat sur les gens, mais ils ont tous l’air béat. M. Béal baragouine qu’il a raté le 314. Alors un chameau propose de le raccompagner. Tout en mâchouillant de gauche et de droite, il lui offre complaisamment sa bosse. M. Béal s’installe et le voyage commence. Ils se mettent en quête de l’écho, mais pour l’instant restent sans réponse. Au loin un massif de granit qui s’approche et prend des formes extravagantes : un buisson ardent, un arbre géant et un voyageur tout de blanc vêtu. Ils semblent se connaître depuis toujours. Une tempête de sable s’élève et voilà que le rideau de la chambre me claque au visage.
Dans l’immense salle, le plancher craque et, à l’étage, une armure nous scrute sous sa visière, de son triangle vide. Je serre la main de ma sœur, trop effrayée à l’idée d’écraser les chaussons en côtes de maille. Dans un coin, Maman tricote le temps et nous indique les oubliettes. Enduite d’une potion huileuse nous plongeons dans ce goulot. En bas, la rivière nous entraîne et le tapis roulant défile, défile… Il s’arrête devant un grand chapiteau. « Terminus ! Tout le monde descend ! »
Un clown déchire le billet et le spectacle continue. Nous voilà toutes les deux happées dans les airs par une corde qui nous dépose sur la plate-forme des trapèzes. Chacune s’élance, se lâche, puis s’accroche et tourbillonne et tout finit par un gigantesque feu d’artifice. Le chapiteau a disparu, des groupes improvisent des danses effrénées. Et c’est là que je tombe du lit.
-A l’arrêt du bus la pluie s’abat sur les gens, mais ils ont tous l’air béat. M. Béal baragouine qu’il a raté le 314. Alors un chameau propose de le raccompagner. Tout en mâchouillant de gauche et de droite, il lui offre complaisamment sa bosse. M. Béal s’installe et le voyage commence. Ils se mettent en quête de l’écho, mais pour l’instant restent sans réponse. Au loin un massif de granit qui s’approche et prend des formes extravagantes : un buisson ardent, un arbre géant et un voyageur tout de blanc vêtu. Ils semblent se connaître depuis toujours. Une tempête de sable s’élève et voilà que le rideau de la chambre me claque au visage.
plumovan- auteur
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