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J'ai rendez-vous avec la vie!

Message par Arabesque le Mer 24 Fév - 18:46

Brisé le verre du sablier
Jetés les grains dans le rouage
De la pendule au balancier
Arrimé au rythme de l'âge
Eclairée l'ombre du cadran
Traçant sa marque légendaire
La faire divorcer du moment
Au clou, le bâtonnet solaire
Vidées les eaux de la clepsydre
A chaque nuit,pour arroser
Ces bouts de friches aux terres arides
Ennui des déserts traversés
J'ai arrêté le temps!



Soufflée l'ultime bougie
Qui réchauffait mon coeur ciré
Aux sceaux de l'Empire Maudit
Des peurs si bien fortifiées!
Démaquillée!Tombent les masques
Enfin oser se mettre à nu
Sans craintes de l'humeur fantasque
Du destin et des convenues
Tout déposer, là, sans ambages
Dans l'expression :ce que l'on est
Et ne porter comme seul bagage
Que l'envie de ne plus rien manquer
J'ai rendez- vous avec la vie!



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Pour ELLE, où qu'elle soit ...

Message par daniel le Mer 3 Mar - 9:38

TOI

Un jour de juin, notre rencontre inévitable
Passage obligé, de mémoire inoubliable
Un silence souffle de vie, murmures sans détours,
Premier bonjour, regard d’amour, et ta peau de velours.
Mon corps chaud de tes baisers en pointillé,
Doux et tendre, de tes mains caressé et touché,
Dans l’enceinte de tes bras je me suis abandonné
De te yeux, de ta voix, de ton sourire,
me suis laissé bercé.

Toi et moi, un jour, un an, une éternité,
Toi et moi, le bonheur, ce rêve d’immensité,
Toi et moi, ce grand jour, un lien s’est tissé,
Entre toi et moi ,entre moi et toi,
D’un amour in oublié.

De la vie nous avons emprunté le chemin,
D’un même pas, corps à corps, main dans la main
La vie s’annonçait belle et nos cœurs pleins d’espoir
Battant à l’unisson, démarraient notre histoire.
Tenant ta main je me suis nourri de tes seins,
Versé ma première larme, ma peine
Et mon premier chagrin
Abreuvé de tes rires, de ton regard de miel,
La couleur de tes yeux était mon arc en ciel.

Toi et moi, un jour, un an, une éternité,
Toi et moi, le bonheur, ce rêve d’immensité,
Toi et moi, ce grand jour, un lien s’est tissé,
Entre toi et moi ,entre moi et toi,
D’un amour in oublié.

Ton amour, nos partages, les plus forts sans conteste
Ton regard attentif au moindre de mes gestes,
Tu as su me relever, quand parfois je trébuchais,
La chaleur de tes yeux, de tes lèvres, m’a réconforté

Puis le jour est venu où la grande dame brune,
De son manteau t’a enveloppée,
Froide et livide sous la lune,
J’avais à peine trois ans et notre rêve s’est achevé
Quand dans la nuit, tout seul, avec lui tu m’as laissé,
Avec celui qui tout comme moi, son amour t’avait donné…
Ton image, sans visage,
A jamais demeurera gravée
J’avais à peine trois et notre rêve s’est achevé,
Ton image, sans visage,
A jamais demeurera gravée
Toi, oui Toi…..ma Mère.

daniel
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ELLE (rencontrée en juiillet 1960)

Message par daniel le Mer 3 Mar - 12:14

ELLE
Un jour , je suis allé au devant d’Elle.
Celle-ci m’offrit une image d’Irréel,
Tourmentée et pleine de force,
Elle s’offrit totalement, comme une amorce.
Elle était Belle et Majestueuse,
Imposante et pourtant si Précieuse.
Elle était là, devant moi,
Car vers Elle on avait mené mes pas.
En cet instant de ma plus tendre enfance,
Ce jour où nous fîmes connaissance,
Elle engendra au plus profond de moi,
Un bien étrange et bouleversant émoi.
J’ai depuis , en effet, appris à la connaître,
En parcourant son corps en ses moindres recoins,
Avec de la tendresse, jour et nuit,
Portée à grand soin.
Je pensais avec assurance,
Un jour devenir son maître,
Mais jamais, au grand jamais,
Elle ne me laissa,
Malgré mes efforts, mon rude
Et interminable combat,
Sur Elle poser l’empreinte
De ma désireuse emprise,
Refusant catégoriquement ,
De ma part toute la main mise.
Je la savais pourtant dangereuse et imprévisible,
Mais mon attrait pour Elle, à tel point indicible,
Me faisant à mon insu perdre la raison,
Engendrait en moi,
Une incommensurable passion.
Elle se tenait là, devant moi
Divine et Sensuelle,
M’offrant tous ces plaisirs qu’elle prodiguait
A cet instant, Eternelle.
Dans sa nudité la plus pure,
Celle qui incite au parjure,
Elle savait me dévoiler ses charmes,
Grâce auxquels, jamais elle ne désarme.
Dans cette solitude transpirant de Moi,
Comme le néant tissant son fil de soie.
Je la savais toujours présente,
Libre et pleinement consentante,
Prête à m’accueillir au plus profond d’Elle-même
De son vécu.
Et même si je la sais Violente et Fougueuse,
Dans ses mouvements,
Emplis d’une tendresse ravageuse,
Nous savons autant Elle que Moi,
Que mon amour pour Elle,
Jamais ne périra,
J’ose la nomme aujourd’hui, ici bas….
La MER

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Mon coeur n'a plus la main

Message par Caméléon le Sam 6 Mar - 16:30

Sur un malentendu, un soupir incompris,
Sur une maladresse après des cris de peur,
La porte s’est fermée sur des mots mal choisis.
Trop autoritaire, j’ai perdu ce majeur.

Assis juste à côté, l’annulaire amoureux
Est lié par la foi en ce pilier courbé
Comme l’épi de blé sous la faux qui le veut,
Il suit sa course dans le ferme couperet.

Tu me montres du doigt, mon cœur n’a plus la main
Pour arrêter les pleurs et les cris de révolte
Pour assécher les mers vides et sans sous marin
L’index si audacieux agrandit la récolte.

Même le plus soucieux du bien être des autres
Celui qui félicite et qui sait se lever
Ce pouce redressé protégeant les apôtres
S’indigne en sacrifice, il n’est pas crucifié.

L'auriculaire écoute, apprend de ce combat,
Il se gratte l’oreille et le regard lucide
Contre la guillotine il se protégera,
Sous l’écaille; le bois et la peinture aride.

Faut-il mieux être bleu de douleur assassine
Ou bien saigner assis endormi sur la chaise
Mon cœur n’a plus la main ni de paume câline
Pour écrire combien, il fallait qu’on se taise.


Spéciale dédicaces à toutes les têtes de mûle !!! :afro:
Ou tête de cochon
ou tête à claques
Ou tête brûlée
Bon j'arrête on va éviter les prises de têtes! lol!


Dernière édition par Caméléon le Sam 6 Mar - 20:59, édité 2 fois

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passion orgasmique

Message par basia le Jeu 25 Mar - 22:30

Passion

Mon cœur est enfiévré et mes lèvres humides
Je rêve d'étreintes folles, de tes baisers torrides
Allez ! Laisse-toi aller ! Surtout ne soit pas sage !
Mes collines, mes vallées, seront ton pâturage.

Je t'imagine mon cœur, le regard coquin
Tes douces mains fermement vissées sur mes deux seins
Ton corps sur le mien, posé de tout son poids
Du peau à peau brûlant, et tes doigts dans mes doigts.

J'adore quand tes jambes musclées se mêlent aux miennes
Te couvrant de baisers, j'explore ton beau corps nu
La petite vagabonde se transmute en une reine
Trônant sur ton royaume, le possédant émue.

J'aime sentir couler la sueur du guerrier
Ne comptant pas sa peine pour me faire voler
Plus haut que le beau ciel, plus loin que l'horizon
C'est alors que je t'offre des larmes d'émotion.

Je désire ardemment, du fond de tout mon être
Que tu viennes déposer, ta semence de vie
Je t'accueille désirante, la porte grande ouverte
Dans ma moelleuse demeure, bien au chaud dans mon lit.

Ta main d'une douceur moite, qui caresse ma toison
Fait monter le désir, me procure des frissons
C'est alors qu'en soupirs, tu murmures mon prénom
Je me sens défaillir, nous sommes à l'unisson.

Mon amour, pose donc, ta tête sur mon ventre
Et endors-toi en paix, tu l'as bien mérité
Je suis bien à savoir, que je suis ton amante
Ce moment restera gravé à tout jamais...

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Renan Luce

Message par basia le Ven 26 Mar - 11:13

Renan Luce
Le 12 mars, j’ai été voir Renan Luce en concert à Vendôme, ce concert m’a inspiré un texte, à vous de trouver à combien de ses titres je fais référence.


Quelques notes déposées sur des notes qui s’envolent
Au son de ta guitare, douceur ou rock’n roll
Ce sont là des bouquets de rimes que tu composes
Embaumant tour à tour l’iris ou bien la rose

Tu me renvoies souvent dans mon imaginaire
D’une époque trop lointaine aux parfums de l’enfance
Mes profondes racines se nourrissaient d’la terre
Sur laquelle je jouais en bruit ou en silence

Je ressens bien encore les délicieux frissons
Des premières bêtises mémoire de polisson !
Ou la joie de tenir dans mes petites menottes
Quelques objets précieux achetés chez Camelotte

Puis l’enfant a grandi et appris à écrire
Sur une feuille blanche portant les souvenirs
De quelques déceptions, bonheurs ou émotions
De mes premières amours et premières trahisons…

J’avais beau sur le nez bien fixer mes lunettes
Afin de mieux y voir par-dessus la planette
A l’école, tristement, j’entassais les zéros
Mais j’étais la première dans le clan des miros.

Quelques rimes dans ma tête bousculent et batiffolent
Je voudrais les dompter au lacrymal cricus
Afin qu’elles se déposent sur la portée du sol
Et viennent te rendre hommage, à toi, cher Renan Luce.

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Observateur de Spasmes

Message par Jeff le Ven 26 Mar - 11:47

Observateur de Spasmes

Perdu le nord, mangé la boussole
Paroles bancales, portes qui claquent
Débris de rêve éparpillé au sol
Cadres et photos comme une flaque
Il a raison, elle n'a pas tort
Mais pour repeindre leur quotidien
Il eut fallu, sur la couleur, qu'ils soient d'accord
Sur les nuances ; au moins

Alors elle pleure, et lui; il crie
Une chance que les enfants ne soient pas là
Pour une fois qu'ils avaient le temps...tant pis
Jamais synchro… le drame, c'est ça !
Si complexes, les liens tissés
Si facile l'entaille ; la déchirure
Vont-ils encore raccommoder ?
Où se jeter aux ordures ?

Je les regarde d'un peu plus loin
Plus loin que moi, plus loin que nous
Et je m’efforcerai, du coup
De nous épargner le schéma, ce triste refrain
Qui revient trop souvent entre les couplets bâclés
Dans ces histoires d'amour qui n'ont pas accordé le "Si"
Se croyant à l'abri
des mélodies mineures à pleurer

Ce piège là, on l'évitera,
Pour le moins, on essaiera
Et si on se fait rattraper
On restera dignes...humains
C'est le moins que l'on se doive , Bébé !
Mais l'horizon est clair alors....matin après matin
Main dans la main
Revenus de si loin
Restons sereins


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Au clair de la Terre

Message par philippethivet le Mer 31 Mar - 2:13

Au clair de la Terre

D’un’ fenêtre sur cour au coin de l’univers
Pierrot regarde un peu du côté de la Terre.
Son croissant suspendu n’est plus qu’un réverbère,
Que regardent à pein’ quelques doux tête en l’air.
Les rêves maintenant se monnai’nt en dollars :
Disneyland n’est encor’ qu’une étap’ transitoire.
Et les grandes fortunes
Qui régissent le monde,
Vont décrocher la lune
Pour la vendre à la ronde.

Quand la publicité
Nous tient lieu de désir,
A quoi bon se souhaiter
Un plus bel avenir ?

D’un’ fenêtre sur cour au coin de l’univers
Les dieux regard’nt un peu du côté de la Terre.
Leur grand œuvre achevé n’est qu’une pétaudière.
A en perdre la boul’ leurs pantins tourn’nt en l’air.
Les édens luxuriants du monde économique,
Camouflent les bruits sourds des banlieues faméliques.
Et les humains déchus
De ce jeu suicidaire,
Attendent à la rue
Leur destin planétaire.

Quand la vie n’est en fait
Qu’un concours permanent,
A quoi bon s’étonner
Qu’il y ait des perdants ?

D’un’ fenêtre sur cour au coin de l’univers
E.T. regarde un peu du côté de la Terre.
Sa galaxie n’est plus qu’à quelqu’s années-lumière,
Mais il n’est plus partant pour ce genr’ de croisière.
De ces contrées fertil’s où l’homme a fait son miel,
A cette terre exsangu’ qu’il suce de plus belle,
Les îlots épargnés
De ses sombres pouvoirs,
Seront bientôt cotés
Au cours du marché noir.

Quand le taux de croissance
Se fait dieu tout-puissant,
A quoi bon l’éloquence
De nos beaux sentiments ?

D’un’ fenêtre sur cour au coin de l’univers
Les Mus’s regard’nt un peu du côté de la Terre.
Leur souffle inspirateur le plus souvent se perd
Dans les voil’s déchirées d’immuables galères.
Le génie des bouffons n’a plus cours et s’efface,
Dans l’ombre anthropophag’ des roitelets en place.
Même la rébellion
Se débite à la chaîne,
D’aucuns se croient des lions,
Mais ne sont que des hyènes.

Quand le seul vrai talent
Est de savoir se vendre,
A quoi bon jouer perdant
En se faisant Cassandre ?

D’un’ fenêtre allumée au coin de l’univers
Un homm’ regarde un peu du côté de la Terre.
Les relais-satellit’s tâchant de le distraire,
Le bombardent d’imag’s à ne savoir qu’en faire.
Les bard’s interchangeabl’s qui bercent ses soirées,
Délivrent leur message : « ô braves gens dormez ! »
Même les chants d’espoir
Ont un goût d’amertume,
Quand il s’agit de voir
A quoi ils se résument.

Quand la télévision
Nous tient lieu de conscience,
A quoi bon dans le fond
Douter de son bon sens ?

Philippe Thivet


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Ivrogne de la rime

Message par philippethivet le Mar 6 Avr - 10:55

Encore en train d'écrire
Il est déjà point d'heure
Entre larme et sourire
A t'arracher le cœur

Penché sur le comptoir
A deux doigts de t'étendre
Racontant ton histoire
A qui veut bien l'entendre

Toujours entre deux vers
Ne tenant plus les mots
Tu crois pouvoir te taire
Mais l'encre coule à flot

Et tu refais le monde
Vacillant mais debout
En crachant à la ronde
Tes rimes de trois sous

Ivrogne
De la rime
Tu grognes
Et tu t'abîmes
Jusqu'à presque plus heure
Jusqu'à presque plus rien
Rimailleur anonyme
Soûlé d'encre et de sueur
Comme on le s'rait de vin
Ivrogne de la rime

Toujours en train d'écrire
Il est déjà bien tard
Tu n'as plus rien à dire
Et tu le fais savoir

Tu te lèves et tu lâches
Un bel alexandrin
En contemplant les taches
Qu'il laisse sur tes mains

Personne ne t'écoute
Alors tu remets ça
Un dernier pour la route
Et un autre après ça

Tu comptes sur l'ardoise
L'ombre de tes ratures
Les démons que tu croises
Après la fermeture

Ivrogne
De la rime
Tu grognes
Et tu t'abîmes
Jusqu'à presque plus heure
Jusqu'à presque plus rien
Rimailleur anonyme
Soûlé d'encre et de sueur
Comme on le s'rait de vin
Ivrogne de la rime

Encore en train d'écrire
Il est déjà demain
Tu ne peux pas dormir
Et ça ne rime à rien

Philippe Thivet
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Prenons un vers!

Message par Jeff le Lun 12 Avr - 16:17

Prenons un vers …
Juste quelques larmes de poésie…
Un voile de rosée qui désaltère…
Pour se rafraichir entre amis… !
Prenons un instant pour arpenter…
L’étonnant sentier des mots et des sons…
Des non-dits qui hurlent fort et des émotions murmurées…
Aux pavillons de nos oreilles, susurrons…

Quoi de nouveau aux yeux du curieux ?...
Quelle surprenante variante à nos habitudes ?...
S’émeut-on pour le mieux ?…..
Ou cuvons-nous de lassitude… ?....
La fleur a-t-elle encore un parfum ?...
Un suave attrait pour nos narines ?...
Ou bien l’odeur du lieu commun…
La chose nous semble-t-elle affligeante de routine ?....
Au milieu de la liste des choses simples et nécessaires…
Entre un regard, et un "stroke"…
Une évidence et un mystère…
La vraie valeur et le toc …?

Que faut-il faire pour redonner du goût au paradoxe ?....
De l’intérêt au minuscule ?
Changer le primaire en intox…
Et décrire l’alentour en majuscules… ?
Faut-il à ce point paraitre rébarbatif….
A redire l’essentiel de ce qui est devenu futile ?....
Ou rester le con admiratif… !
Dont on dit qu’il vit sur son île !
Comme un gamin définitif …

Prenons un verre, un bien tassé !...
Et levons-le, en toast d’honneur…
A ce qui reste qui ne soit maquillé…
Dans nos dires, dans nos cris, dans nos pleurs…

Il n’y a rien d’amer dans tout cela, rien de "frustré"…
Juste l’ algorithme du quotidien…
Qui fait faner la plus somptueuse des orchidées ….
Je sais…c’est comme ça… on n' y peut rien !

Prenons un vers...
Juste pour les papilles...
Un filet de miel pour nos oreilles et de collyre pour nos pupilles...
Une flamme, en douce imposture ,au milieu de l'hiver...




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Le combat spirituel

Message par basia le Lun 23 Aoû - 10:39

Combat spirituel


Dans l’abîme long et noir de l’angoisse glaciale.
L’écrivain entreprend une course infernale
Il se trouve, solitaire, en ce lieu terrifiant
La sueur sur son front lentement s’écoulant…

Il a beau appeler, s’époumoner en vain
Seul l’écho lui répond, et la voix du malin…
Il l’entend très clairement du fond de la froideur
De ce trou triste et vide, ami de la terreur.

« Viens à moi, pauvre fou ! J’ai soif de sang humain !
Trente ans que je t’attends j’en perdais mon latin
Je t’observe l’ami depuis ta tendre enfance
J’ai envoyé mes anges, veiller tes turbulences.

Dieu t’a fait don d’aimer par delà tes souffrances
Je t’ai donc éprouvé plus qu’à l’accoutumance
T’ai infligé le deuil, t’ai plongé dans l’effroi
Mais sans cesse tu priais, t’accrochant à la foi.

Je t’ai haï, ordure, comme personne avant toi
Et juré aux démons que tu serais à moi !
Tu t’es nourri, rapace, des terribles tourments
Pour affuter ta plume, aiguiser ton talent !

Nul n’a su mieux que toi décrire les sentiments
Illustrer en images l’angoisse des vivants.
Alors que je pensais te noyer de chagrin,
Tes larmes t’ont hissé sur les plus hauts gradins !

Tu brisas un à un chaque sombre compagnon
Que j’avais envoyé pour t’entraîner au fond
De ma riche demeure, faite de vice et d’envie.
Ni l’argent, ni la gloire, ni mes faux paradis

N’ont gagné le pari, fou, de faire vaciller
L’indestructible socle, se trouvant sous tes pieds.
J’ai épuisé mes forces, perdu l’inspiration
A te convaincre en vain, de suivre mes démons.

Même les chaudes catins, penaudes sont parties
Déçues d’avoir perdu à l’ultime défit.
Ni leurs danses langoureuses, ni leurs fiévreux soupirs
N’ont pu ternir ton âme, enfin me réjouir !

C’est alors, fou de rage, que je voulu te pendre
Sur la plus haute branche, d’un chêne centenaire
Et jouir du spectacle de la vue de tes membres
Gesticulants, tendus, tout en haut dans les airs.

J’ai désiré, souvent, hydrater mon gosier
De l’amère sueur jaillissant de tes pores
Mais c’est le ventre vide, et la bouche asséchée
Que je rentrais furieux, vaincu et presque mort…

Tu t’appliquais chaque jour, à nourrir tes vertus
A espérer toujours, malgré mes châtiments !
Deuil, souffrance, maladie, trahison, gloire perdue,
Aucun de mes soldats n’eut raison de ton flan !

Tu évitais, agile, chacun des coups portés
Par mes anges habiles, tout à moi dévoués.
Je n’avais d’autre choix que de planter mon pieu
Dans ton cœur de croyant, t’arracher à ton Dieu !

Te voilà, aujourd’hui, tout seul et face à moi.
Capitule l’ami, et agenouille-toi.
Je te rendrai alors, tout ce que je t’ai pris.
Je te couvrirai d’or, si tu m’offres ta vie ».

« Vade retro Satan ! Je préfère périr
Que suivre tes chemins, à tes pieds alanguir.
Mes dons et mes talents, prends tout ce que tu veux !
Je resterai fidèle, à mon Roi, à mon Dieu !

Et même si c’est nu que je vais jusqu’à Lui
Abandonné de tous, courbé par le mépris,
Même si pauvre et faible que je rejoins mon Dieu,
Je préfère la souffrance à l’ardeur de tes feux !

Ma vie, malgré l’épreuve fut douce et merveilleuse
J’ai aimé une seule femme que j’ai su rendre heureuse.
C’est ma main dans la sienne que je l’accompagnais
Sur le chemin ardu, où ses forces la quittaient.

Plus le crabe avançait, plus l’amour croissait
Nous fûmes alors bien fort pour gagner le défit
Que tu nous as lancés : « post mortem s’aimer »
De cet unique amour, nourrir mes écrits.

Quand l’ombre de la mort planait sur nos deux têtes
J’ai juré à ma douce de ne plus faire la fête
De ne jamais toucher une autre demoiselle,
A mon pacte des noces, toujours rester fidèle.

J’ai tenu ma promesse sans appliquer d’effort
Puisqu’elle prit avec elle les désirs de mon corps
Comme un précieux trésor, dans le jardin d’Eden
Qui ouvrait grand ses portes à mon unique reine.

Pour ce qui est des princes que tu m’as envoyés
Pour m’attirer à toi, dans ton obscurité
J’ai toujours bien pris garde à ne m’y attacher
Ni la gloire, ni Mammon, n’ont su me fasciner.

Tu m’as certes comblé d’honneur et de richesse
Mais Yahvé m’a fait don d’une plus grande noblesse
Celle de trouver ma joie dans la simplicité
Et de savoir de peu, vivre et me contenter.

Alors rentre chez toi, dans ton sombre royaume
Et laisse l’écrivain à sa tâche s’appliquer
Celle de mettre en mots les souffrances des hommes
Et y donner un sens, son âme, purifier.

A ces mots une lumière aveugla le serpent
Qui n’eu guerre d’autre choix que de fuir en rampant
Emmenant avec lui une foule animale
Qui hurla sous le poids du soulier virginal.

Alors que le reptile tentait en vain de fuir,
Le croyant, en extase, de joie fut transporté,
La beauté de Marie, tout son être irradiait,
Sous les chants des saints anges et au son de la lyre.

L’écrivain ressenti au plus profond de lui
Une paix si intense, qu’il se senti léger
A tel point que son âme lentement s’élevait
Quittant ce lieu maudit pour le doux paradis.



Basia : le 7 août 2010 à Roman sur Isère.


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"Des mois d'émoi"

Message par Jeff le Lun 30 Aoû - 15:20

"Des mois d'émoi "

Des mois d’émoi…
Les mois ont passé…
L’émoi, dépassé…sans toi…
A moi de penser…

De savoir ce qu’il en est de nous…
Et qui n’a jamais vraiment essayé de s’éteindre…
Consolider ce qui se tient debout…
Dans un nouveau décor à peindre...

Des fantômes et des ombres à dompter…
Des niveaux nouveaux à franchir…
Des hématomes à guérir, des bombes à désamorcer...
Des noirceurs à blanchir…

Des mois d’émoi…
Plus vivants que la vie…
Presque intacts, les murmures et les voix…
Nourris des désirs et des envies …

De ce monde à part que nous seuls pouvons comprendre…
De ces mystères, de ces contrées…
De cet univers spirituel où rien n’est à vendre…
Où la magie ne cesse d’opérer…

De cette intense conscience de nos vécus torturés…
Et dont on a gardé comme un parfum immaculé…
Une fragrance suave de possibilités…
Une odeur irrationnelle de plaisir partagé…

Sans boussoles ni balises, revoici le défi…
Le challenge de l’inénarrable attraction…
Quel que soit le dessein de nos vies…
Le moment est idéal pour vérifier l’équation…

Tant elle peut, si elle produit un résultat équitable…
Être fascinante à explorer…
Riche à nous faire grandir, d’un acquis formidable…
D’une boucle bouclée…
Sans nœud, ni sinuosité…
Juste avec tolérance et latitude …
Et avancer sans s’édulcorer..
Sur le chemin qui mène chacun à lui-même…avec rectitude…


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Deux enfants des Sélènes

Message par noyan le Ven 3 Sep - 22:14

Dans un monde parallèle, pas si loin de la terre,
Deux berceaux découverts d'un amour planétaire,
Deux enfants innocents que même les dieux vénèrent,
Dont le cou est paré en un croissant lunaire.

Les ombres se déplacent et le temps se dévoile,
Douze tours de planètes autour de leur étoile.
Pendant ces longues années tant de révolutions
Ont achevé le monde croissant en dérision.

Les progrès éphémères jalonnant les allées
Ont fait de cette terre un monstre désolé.
Des plaines dévastées après tout ces combats,
La mort jamais ne porte le poids d'une djellaba.

Deux berceaux de douze ans, l'un femelle, l'autre mâle,
Cachent maladroitement leur instinct animal.
Ils s'aiment doucement, toujours plus, d'avantage,
Aucun ajustement, aucun étalonnage.

La maudite loi martiale conduite au millimètre,
Les pousse à se combattre sans même se connaître.
De minces goûts de victoire en troubles douloureux,
Ils fuyaient malgré eux leurs aveux amoureux.

Lorsqu'enfin ils se virent après toutes ces années,
Comme un ultime combat au succès condamné,
Ils déposaient leurs larmes, qui coulaient de plain-pieds
Inondant de regrets l'imparfait recopié.

Car ils reconnaissaient dans l'unique pendentif,
Et le frère, et la sœur à l'amour curatif.
Qui fait sécher les pleurs, et arrêter les guerres
Pour un futur bonheur, d'instinct ils se liguèrent.

Dans un monde parallèle, pas si loin de la terre,
Deux berceaux découverts d'un amour planétaire,
Deux enfants innocents que même les dieux vénèrent,
Dont le cou est paré en un croissant lunaire.

N.R.


Dernière édition par noyan le Sam 4 Sep - 22:37, édité 1 fois

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En direct d'Hypopnée

Message par libreplume le Mar 7 Sep - 23:44

Bonsoir,
Blanc compagnon feutré, mon hôte de repos
confesseur de l’intime où se love ma joue,
ton duvet confident m’invite au léger flou
où s’épanche le jour et déferle un doux flot …

Zzzzzzzzzzzz …

Zen et fou paysage d’ondes imprévisibles,
sonorités sucrées en écho mou, ouateux,
où baignent en roulant des couleurs invisibles.
Je m’enroule et m’enfonce au tourbillon moelleux
suivant l’air alourdi des ailes invincibles
et l’insondable chute au goût vertigineux …

… 10 … 9 … 8 … 7


SUR-saut
dans un éveil instable
à peine équilibré sur le rebord du rêve.
Autour de moi, palpable,
un air devenu rare palpite en notes brèves.

Apaisant mes paupières alourdies et inquiètes,
je retourne au dessin d’incongrus paysages
enfouie dans le courant d’une onde désuète
aux lignes distordues submergées de mirages.
Les digues déformées d’une étrange tempête
Miment le jeu salé d’un orphéon sauvage …


… 7 … 6 … 5

HHHan,
le Réveil en sueur !
Les entraves charnues dans un ressort vital
fuient sur un cri de pleurs,
et s’engouffre en sifflant un froid goût de métal.

Glissade ensommeillée vers l’hermétique avide,
et me voilà versée, vulnérable endormie,
au fond d’une volute immobile et rapide
où s’agglutine un monde oublié de la vie.
Eperdue de chimères aux intentions perfides
une course freinée m’enferme en asphyxie …


… 5 … 4 ... 3

STOoop !
Aspire, plus fort, encore !
Visqueuse sensation de l’évent obstrué.
Tout mon être dévore
la brutale invasion d’une franche goulée.

Sur fond de lassitude et Morphée qui m’enlace
un épuisant sommeil en promesse guerrière
ne laissant de l’éveil qu’une subtile trace,
une sombre saveur, doux-amer de rivière,
m’engloutit me forçant vers un nouveau pancrace
en mes joues asséchées à l’aigre goût de pierre …


… 3 … 2 … 1

Dans le vide insufflé sonne l’âpre du glas.
Une couleur de soufre infuse les poussières
inondant le poumon effaré, seul, et plat,
libéré de l’envie d’une lutte dernière.
Et de tumulte fluide en grelots d’au delà
Glisse un air éthéré nuancé de lumières ...


Inspiration s’élève
Aspiration en grève
Evasion s’achève
Apnée sans trêve

… 2 ... 1

... 0





(Mireille 07.09.10)


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Mme Louison

Message par Mac Hoochie Plane le Mer 8 Sep - 20:24

Elle était née d’un siècle passé, Madame Louison
En Mil Huit Cent Quatre Vingt Seize.
Personne ne lui parlait de centenaire
En colère, ça la mettait en colère
Elle jurait : "Oh non, j’n’aurai pas 100 ans!"
Elle, elle aurait trouvé cela gênant...

Quand je l’ai rencontrée, elle était âgée de mille cent soixante et onze mois
Très coquette, Madame Louison. Une canne pour se déplacer
Femme d’esprit, tolérante, quand d’autres sont moins marrantes
Femme d’un seul homme, elle était veuve depuis longtemps
Elle avait passé à le pleurer plus d’années maintenant
que de temps à ses côtés
Elle n’habitait plus leur maison, mais une petite pièce meublée
de nombreux souvenirs et d’un lit médicalisé
Elle était patiente, comme vous l’entendez peut-être. Ou pas...

Elle était née d’un siècle passé, Madame Louison
En Mil Huit Cent Quatre Vingt Seize.
Personne ne lui parlait de centenaire
En colère, ça la mettait en colère
Elle jurait : "Oh non, j’n’aurai pas 100 ans!"
Elle, elle aurait trouvé cela gênant...

Elle avait eu cinq enfants, Madame Louison
Sa grande était morte, d’une méningite, à dix-huit ans
Elle ne voyait que rarement ses arrière-petits-enfants
Mais toujours plus souvent que ses fils... Eux déjà si vieux, aigris, et gris
L’injustice du temps, elle savait :
elle marchait mieux que son aîné, croulant dans un fauteuil roulé

Elle était née d’un siècle passé, Madame Louison
En Mil Huit Cent Quatre Vingt Seize.
Personne ne lui parlait de centenaire
En colère, ça la mettait en colère
Elle jurait : "Oh non, j’n’aurai pas 100 ans !"
Elle, elle aurait trouvé cela gênant...

Quelques années plus tôt, on l’avait opérée d’un sein, Madame Louison
Un cancer pour fêter ses quatre-vingt balais !
Depuis, de laides coutures cinglaient sa poitrine. On l’avait bâclée !
Par ici on ne fignole pas les vieux.
Une belle cicatrice pour un vieux, est-ce bien sérieux ?
Le temps est si précieux...

Elle n’a pas eu 100 ans, Madame Louison.
Elle s’est éteinte quinze jours avant, en plein juillet d’un siècle finissant.


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Des mains

Message par Caméléon le Mer 8 Sep - 21:18

Une main qui cajole un bel habit de soie,
Un berceau, une tête, un enfant sur la joue.
Une main dans une autre pour s’aimer beaucoup
Et construire aujourd’hui le futur de nos joies.

Une paume avertie sur l’arrondi du bois
Travaillé avec soin au fil du temps qui passe,
Qui laissera toujours l’indélébile trace
D’un artisan du cœur, passionné et adroit.

Cette main qui trinquait à l’amitié souvent
Saluant humblement les gens qui s’abandonnent
A la simplicité, au bonheur simple en somme
Une main qui promet, tenant tous les serments.

Une main dans une autre, pour aider un peu
Sur le si dur sentier de la vie qui cascade
Confortant un ami, soutenant le malade
Bien avant d’en être un… altruiste généreux.

Une autre main conserve l’anneau éternel,
Douce main qui caresse un dernier coffre en bois
Deux mains qui se rejoignent autour d’un autrefois
Et deux bras d’espérance ouverts au pas du ciel.

Mains si fortes et fragiles frottées aux chênes anciens
Manipulés longtemps dans la maison jadis.
Enfin, de petits doigts prenant le relais, glissent
Le long d’un cadre empli de souvenirs communs…



A Gégé...

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A quoi rêvons-nous ?

Message par philippethivet le Dim 6 Nov - 0:17

Derrièr’ nos volants
Devant nos machines
Nos airs importants
Et nos vies si cleans

Sous l’anesthésie
De nos quotidiens
La douce hérésie
De nos droits chemins

A quoi rêvons-nous
Chacun et chacune
Dans ces vies de fous
Hurlant à la lune ?

A quoi rêves-tu
Tout au fond de toi
Quand la vie te tue
En pesant son poids ?

Où en sont nos rêves
D’enfance envolés
Gisants sur la grève
Ou fertilisés ?

Quelles fleurs se cachent
Aux creux de ces graines
Que les vents arrachent
Au flot de nos veines ?

A quoi rêvons-nous
Nous toutes et tous
Quand la vie bafoue
Les marins d’eau douce ?

A quoi rêve-t-il
Le soir en secret
Au feu de quelle île
Brûlent ses regrets ?

Bateaux en bouteilles
Hissant la grand-voile
Nos rêve(s) appareillent
Guidés aux étoiles

Vers quell’ terr’ lointaine
Cinglent ces voiliers ?
Coques incertaines
A nos cœurs liées

A quoi rêvons-nous
Chacune et chacun
Se tenir debout
Etre enfin quelqu’un ?

A quoi rêve-t-elle
Drapée de silence
Qu’un bruissement d’aile
Gonfle d’espérance ?

Quels sont ces filins
Qui nous tienn’nt encore
Apprentis marins
Cherchant notre nord ?

Qu’est-c’ qui nous retient
D’ larguer les amarres
Quand la vie enfin
Réclame sa part ?

A quoi rêvons-nous
Chacun et chacune
Se pendre à un cou
Décrocher la lune ?

A quoi rêve-t-on
Sous les voix des autres
Quand nos pieds de plomb
Se font cosmonautes ?

(à Antoine et Marcel, insurgés singuliers...)


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La Colombe et l'Epervier

Message par Claude le Lun 7 Nov - 21:57

Elle vole au dessus des Corbières,
De ses vignes de ses chateaux,
Du Minervois longe la frontière
S'en revient passe par Fangeaux;
En Ariège elle fait une halte,
Salue Foix et son comte roux,
Montségur la voit qui s'exalte,
Sur Toulouse elle fait la roue.

Elle a sa blancheur pour séduire,
Et son chant moitié pour moitié,
Lui son bec ses griffes pour nuire,
Elle colombe lui épervier.

Paysans villageois la connaissent,
La saluent la voyant s'éloigner,
Car son vol est joyeuse promesse
De récolte emplissant les greniers.
Chevaliers gentes dames et comtes,
Sa présence les satisfait,
Il y en a mème qui racontent
Qu'elle est fille de paratge et de paix.

Elle a sa blancheur pour séduire ,
Et son chant moitié pour moitié,
Lui son bec ses griffes pour nuire,
Elle colombe lui épervier.

S'élevant de par delà la Loire,
D'un vol sombre et lugubre à la fois
A son bec flotte la victoire,
Ses serres cherchent la proie;
Son ombre tournoie virevolte,
Sur les plaines les coteaux,
On voit brùler les récoltes ,
Et s'effriter les chateaux.

La félonie est sa compagne,
Les massacres et le sang répandu,
Dans les villes les campagnes,
Autour de son nid sont étendus.

Elle a sa blancheur pour séduire,
Et son chant moitié pour moitié,
Lui son bec ses griffes pour nuire,
Elle colombe lui épervier.

Où es tu oiseau de croyance,
Passereau de la liberté,
Fuyant devant l'intolérance,
Nous as tu à jamais quittés?

Mais la terre n'est pas si vaste
Pour que tu nous ais oubliés,
Comme l'a prédit Bellibaste,
Quand reverdira le laurier
Enfin nous te retrouverons,
Enfin nous te retrouverons,
Quand reverdira le laurier.

Ecrit suite à la lecture du roman de M.Gosem(du mème titre)
La colombe figure l'Occitanie(La belle endormie);L'épervier,l'armée des barons du Nord
commandée par S de Montfort(Dit "la buse")
Bellibaste,le dernier revétu brùlé sur un bùcher en 1321;il jeta à la face de ses bourreaux:"dans 700 reverdira le laurier".Ceci pour aider à la comprehension du texte.

Claude
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Au pied de Marianne

Message par libreplume le Ven 11 Nov - 11:49

Au pied de Marianne

Si Marianne est connue prénom d’une compagne,
Elle nous est dans le cœur image de la France,
Fée d’un peuple nourri au gré de ses errances
De cultures importées de lointaines campagnes.

Nombreux de ses enfants, dont l’âme paysanne
Essaie de la nourrir au prix d’un dur labeur,
L’ont parée d’un bouquet qui jamais ne se fane :
Bleu d’azur, Blanc de paix, Rouge-baiser de ses fleurs.

Honorée protégée jusque dans nos villages,
Elle abrite en son sein les pensées citoyennes,
Eclairant du sourire d’un délicieux visage
La Liberté de vie que chacun veut pour sienne.

Les anciens l’ont aimée à en perdre le sang
Pour défendre leur Mère devant l’ogre oppresseur
Et l’élever encore jusqu’au tout premier rang
Plaidant au monde entier sa dynamique ardeur...

Poètes, aventuriers, chanteurs, ambassadeurs,
Ont répandu l’image de Patrie généreuse,
Accueillante et prospère, offrant au voyageur
Un asile de paix Egale et chaleureuse.

… …

Que reste-t-il en nous de ces belles valeurs,
De l’esprit Fraternel qui animait les sages ?
Avons-nous su garder cette humaine grandeur
Et semer de l’amour où il n’y a que rage ?

A quoi bon défiler pleurer sur des outrages
Et baiser l’inconnu allongé sous la flamme
Si c’est pour oublier et noircir d’autres pages ?
Marianne a mal aux pieds, devenue vieille dame.


Mireille 11.11.11




14 juillet, 8 mai, 11 novembre, etc ...

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L'homme qui descend de l'arbre...

Message par raphaël le Mer 23 Nov - 20:36

Feulement de feuilles dans la froidure
Couvrant en un tour de palme son ombre
L’arbre se décline au naturel
Se meut dans l’insolite pluriel
Et cultive la manière d’Être rebelle


Du plus loin je frémis frère de rêve
Dans la rencontre ses ondes m’inondent
Si complice dans notre différence
Qu’une larme peut sourdre
Au gré de nos conciliabules

Serait-ce une grossesse illégitime
Issue d’une flopée de lanternes ?
De l’arbre ne demeure qu’un pantomime
Ne demeure en moi
Qu’une caresse sublime
Quand adossé au tronc
Je prends le temps
Le temps des chuchotements
En points de suspension
Au cœur du bois m’immisçant
Sur un fort courant d’égarements

Le bois coule source d’immortel
S’écoule en quête de pucelle
Oh rebelle sensualité
Abrège tant de cruelles félicités


Confessions feintes et sans fards
En dessous là au delà et encore
Chemin des sages des maintes attentions
Chemin des songes des saintes passions


En chinant on l’a retrouvé
Ancêtre en millions d’années
Son plus noble destin
Peut-être…
Léguer les dessus de nobles pensées

Légende toute à l’or toute en leurre
Au hasard d’un soir tout en pleurs
Une fable de fi de fat de faux
Interlude oblige
Prodige conquête
Vie de cauchemars
De rires angéliques
D’ombres à bannir
Chimères famélique
Le poète de l’amour retient la feuille
Dont le dessin sert ses desseins

Aujourd’hui elle me parle
Mieux elle prêche
Pose un regard sur la feuille rêche !

Le dessin de sa courbe
Le dessein de sa courbe…
Le vert le jaune se mêlent
Les ondes s’emmêlent

Et mon âme s’émerveille
Elle oublie
Elle s’oublie dans la veille
Les craintes
L’émoi sommeillent



La feuille en forme de trêve
De trèfle à deux feuilles
La feuille s’évanouit
D’une conscience sans seuils
D’une conscience seule…

… Seule comme un homme
Qui descend de l’arbre


Le ginkgo, RB, Hyères, Terminé le 22-I-2008 !!!


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L'autodérision de lovelace

Message par Claude le Mer 23 Nov - 20:48

Combien de ventres et de seins,
Du soir à l'aube qui s'éveille,
M'ont tenu lieu de traversin;
Mon front de lèvres vermeilles,
Combien de fois a t'il reçu
Le baiser au vainqueur,
La caresse du vaincu;
Casanova en a le nez camard,
Don Juan le fron baigné de sueurs,
A les compter j'ai du retard.

Plaidez pour moi ce n'est pas un rève,
J'ai fait tant de mal aux filles d'Eve

Succés, j'en ai eu mon quantum
Ce n'est un secret pour personne,
Les pièges où butent les hommes,
Ne trouvent en moi rien qui résonne

Des brunes à la peau blanche,
Comme un coeur de laitue,
DEs maigres privées de hanches
Noueuses fines,bàton de bouvier;
Des blondes,rivages disparus
Aux odeurs de rocher perdu,
Des rondes ,jarres à confit,
Des petites à qui la taille suffit,
Victimes rampaient à mes pieds.

Plaidez pour moi ce n'est pas un rève,
J'ai fait tant de mal aux filles d'ève

Pour moi l'art de la caresse,
N'est plus un pli cacheté,
Ma main se pose sur une fesse,
L'autre me dit des atrocités.

De mème que le petit Poucet
Sema son chemin de cailloux,
Je peux refaire ma route,
Guidé non plus par des galets,
Mais sans le moindre doute
Par un prénom,une senteur
Une lèvre où un genou.

Plaidez pour moi ce n'est pas un rève,
J'ai fait tant de mal aux filles d'eve.

Toutes sacrifiées sans recours
Par mon passage inoublié,
Elles n'implorent pas le secours ,
De ces madones qu'il faut tant prier;
Chaque printemps se réunissent,
C'est un rassemblement de "veuves",
Et si tout à coup les fleuves
A cette époque grossissent
C'est que dans leurs larmes
Elles cherchent à me noyer,

C'est que dans leurs larmes
Elles cherchent à me noyer.

Claude
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Aucun chagrin

Message par Mac Hoochie Plane le Ven 6 Jan - 19:52

Ils l'ont enterrée tôt ce matin
Mais je n'ai ressenti aucun chagrin
Puisqu'elle n'est pas morte, j'en suis certain

L'entrée en CP est une grosse étape
Qui ne se rate pas !
Les apprentissages fondamentaux
La lecture, l'écriture
L'envol du vocabulaire, la découverte du nombre
Le calcul des petites quantités, l'exploration du Monde
L'observation de l'environnement, l'autonomie
Tout ça, quoi...


Ils l'ont enterrée, je me souviens
Ça fera cinq ans ce matin
Mais je n'ai ressenti aucun chagrin
Puisqu'elle n'est pas morte, j'en suis certain

L'entrée en 6ème est une grosse étape
Qui ne se rate pas !
Une nouvelle langue vivante, des Arts Plastiques
Un prof différent pour chaque matière
Les changements de classe
Un cartable qui pèse une tonne
SVT, Techno et puis les dissertations
Tout ça, quoi...


Ils l'ont enterrée, je me souviens
Ça fera onze ans ce matin
Mais je n'ai ressenti aucun chagrin
Puisqu'elle n'est pas morte, j'en suis certain

L'année de Terminale est une grosse étape
Qui ne se rate pas !
Le Français est déjà loin... Aucun point à rattraper ?
Le temps à mieux gérer, la décolonisation
La mondialisation à analyser, des équations
La philo à dompter, la liberté
Le bac à passer. La vie devant soi, après l'été !
Tout ça, quoi...Qu'elle ne verra pas.

Les jours se suivent et je devrais voir un médecin
Toujours cette boule au creux de mes reins...

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Couleur premier janvier

Message par Garance le Dim 8 Jan - 16:44

Couleur premier janvier 2012

Parfumée litchis-framboises
croquante macaron
toute de rose glacée
et embullée de champagne
ainsi commence – gourmande –
la nouvelle année

Ma bûche je l’ai choisie
acidulée et légère
aux couleurs pastel de mes désirs

Perspectives
d’un mariage aux States
mais le grand oiseau blanc
nous tend aussi ses ailes
pour nous conduire en Chine
où nous espèrent les parents de Nan

Un petit cœur de maison
couve l’amour et ses variations
arc-en-ciel de cultures

Simplicité et ouverture
et volets clos sur une enfant à protéger
abandonnée par sa famille
elle a trouvé refuge ici et c’est elle
l’enfant tournesol qui pointe
son rire vers le soleil

Seule l’authenticité sait tendre la main au bonheur
elle n’épargne pas les heurts, mais dans la ruche
sucrée le ciment propolis brille comme Or en pâte


Dernière édition par Garance le Dim 8 Jan - 16:47, édité 1 fois

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À l'ombre d'un poème

Message par Garance le Sam 21 Jan - 11:11

À l’ombre d’un poème


J’ai vu dans l’onde
un poème froid
frétiller comme un gardon
Je n’ai pas voulu le pendre
alors il a roulé

jusqu’à ce qu’un ange
le caresse de ses ailes noyées

mon sang s’est glacé
ma peau de pierre
est tombée….ma plume
d’eau s’est gorgée

elle peint des mots qui s’évaporent
lorsque passent les nuages

.


légère
la toile tenduepatiente

que le souffle du vent vienne
l’effleure….un jour sans nuage !


une larme de brume

et sombre aussitôt le navire
dans les ornières de la réalité

libres

les oiseaux couronnent la ville
où les requins blancs comme neige
fondent dans les filets des mots bleus

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être et parasite

Message par bruno sage le Mer 1 Fév - 20:56

mortelle comme peut l'être une tique,

pourtant,

juste là,

près de soi,

l'aporétisme...

presque seul se gonfle,

pensées sanguines,

pousse son art jusqu'à devenir langaste,

et finit son funèbre festin,

mais la Nature est!!!

et se peut qu'enfin se détache,

repue,

assez tôt,

et libère son animal,

et ce corps, atome par atome,

dans toute sa chair...

preuve de l'éphémère ante mortem...et de l'éternel

quelle génèse?

que la rime ou la vie s'affole,

du premier pleur, à la dernière lumière,

pour chaque être,

le pourquoi aura à jamais un sens divin...

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Matin blanc et sève

Message par Garance le Ven 3 Fév - 10:42

Matin blanc et sève

Le blanc feu des matins d’hiver
se déchire vite – le jour
finissant – en loques grises.

Comme on s’enivre de vin nouveau
juste ce qu’il faut pour être joyeux
juste ce qu’il faut pour que glisse
la robe de tristesse……....À nu
le corps dépouillé offre son été.

Le malheur aime qu’on l’embrasse
aime qu’on l’accepteet la plaie
ouverte aux promesses à venir
– parce qu’elle est vive –
creuse un pont en-deçà du néant.

.

Garance
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Reflets

Message par Garance le Jeu 9 Fév - 17:18




Reflets

saillie des branches
dans la fente d’eau
les fronts bas percent l’onde
– noyade d’un regard
sur un ciel tombé –

dans l’ombre où ils se démêlent
les arbres trompent les éléments

ils tendent vers l’eau
la terre…. ..et le ciel
en une souveraineexploration

femme je cherche…. en aveugle
mon essence végétale

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Le petit prince a dit

Message par libreplume le Sam 11 Fév - 11:29

Le petit prince a dit

Le petit prince a dit :
‘Un jour j’étais somnanlune ! ‘

Que la phrase est jolie
Venant d’un tout-petit !
De tous ces mots d’enfants
Il en est de charmants,
Que la vie leur inspire
Et font naître un sourire :
‘ Oh Maman tu es belle …
Comme une femme heureuse ! ‘
Dit ce petit garçon
Du haut de ses quatre ans,
D’une coupe nouvelle
Créée par la coiffeuse.

Le petit prince a dit :
‘Un jour j’étais somnanlune !’

Des expressions communes
Aussi bien embellies
Offrez m’en quelques unes,
Délicieuses images,
Que j’aime recueillir
Dans un écrin de pages,
Où le doux souvenir
De perles spontanées
Peut être partagé
Entre gens connaisseurs …
A vous, amis lecteurs !

Le petit prince a dit :
‘Un jour j’étais somnanlune !’


Mireille 09.02.12



(Merci à Nicole pour les petits mots du petit prince ...)

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Zizanies

Message par libreplume le Lun 13 Fév - 21:35

Zizanies

La graine danse au gris du vent
Semée par ci ballotée là
Ivre d’errance au dissolvant
Sévit la fleur dolorosa

Pétales bleus sève de sang
De fond de vase épanouie
Nourrit la peur et le tourment
Son élément vit de conflits

Pousse perfide insinuée
Entre deux mots creuse le nid
Grimée d’épine à déchirer
S’engraisse de chamaillerie

Oh Zizanie plante cruelle
Et quand tu pleures et quand tu cries
Tes nœuds s’enlacent et jouent querelles
En un bouquet bien trop pourri

Mais connait-on l’originelle ?
Epi sauvage en Mandchourie
Qui sait remplir les écuelles
En parfumant le bol de riz

L’amérindien l’a récoltée
Graminée humble des marais
Essaimée vers d’autres contrées
Vive et menue riche au palais

Oh Zizania* que tu es belle
Et quand tu chantes et quand tu ris
Tes grains joueraient la ritournelle
En un bouquet bien plus nourri


Mireille 12 02.12







* Zizanie ou zizania : Plante herbacée qui ressemble au riz et fournit une farine sucrée.


Dernière édition par libreplume le Mar 14 Fév - 9:22, édité 1 fois

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Rose Garden

Message par Garance le Mar 14 Fév - 0:03

http://www.youtube.com/watch?v=aobTHvVNMTc&feature=iv&lr=1&user=tubesoleum&src_vid=UPjmzyRm2po&annotation_id=annotation_925773




Rose Garden

Un jardin enclos au cœur flou de la ville
– écrin baigné de roses où le soleil s’incline –
épris de caresses un ange décline
comme vaguelettes ses plumes en élytres.

Le vitrail des couleurs pétale sa lumière
dans le bastion végétal où rien ne dérange
le calme solennel de l’instant naturel ;
un trouble se dépose au flanc de mes rêves.


.

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Rouler

Message par Ptitgrain le Ven 17 Fév - 18:10

Rouler...
Prendre le volant
et rouler droit devant.
Rouler...
et retrouver l'ivresse
de se sentir vivant.
Rouler...
Prendre le temps de vitesse,
ce temps qui me presse,
me presse de me hâter sans cesse.

Rouler
pour aller de l'avant,
drôle de sentiment...
Rouler,
quand plus rien ne va,
fuir, laisser derrière soi.
Rouler,
rouler pendant des heures,
voir les doutes et la peur
voleter dans le rétroviseur.

Rouler...
Partir sur les chemins
comme une urgence soudain..
Rouler...
Et me rejoindre enfin.


Dernière édition par Ptitgrain le Ven 17 Fév - 20:15, édité 1 fois

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La porte

Message par Garance le Sam 25 Fév - 15:09

La porte

Leur enfant n’est plus, alors ils ont abandonné la maison, mais ils n’ont pas laissé la porte.
Elle quittera avec eux la vallée où ils vécurent heureux. Il ne faisait pourtant pas beaucoup de bruit ce bonheur, il aurait pu passer inaperçu, se laisser oublier et durer…
La charrette organise le voyage, des gens, des choses utiles pour l’exil sur terre, et de la porte.
Le vent pourra mugir entre les quatre murs, soulever la toiture qui n’a pas su les protéger.
La pluie alors pourra finir le travail, laver, noyer les souvenirs.
Ils s’en foutent des souvenirs, ils emmènent la porte et ils la planteront quelque part, dans un coin joli et tant pis si on ne les comprend pas.
Il faut bien commencer par quelque chose, pourquoi pas par la porte !
Quand elle s’ouvrira, où que ce soit, ils verront entrer la silhouette aimée, et ensuite seulement ils laisseront le « nouveau » franchir le seuil…
et chaque ami sera invité, il apportera sa pierre et la maison se construira de l’intérieur. Le bonheur ne se construit pas autrement.
Après avoir beaucoup erré, la pensée arrêtera leurs pas et le temps, d’ici ou d’ailleurs, se posera en un lieu fertile et comme un arbre leur cœur tendra ses ramilles au souffle du printemps.

.

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Oubliez-moi, madame!

Message par Arabesque le Sam 3 Mar - 14:04

Oubliez- moi madame
Enfin si vous pouvez
Je reprends mon miroir
Vos regards sont des lames
Qui rayent la psyché
Je change de trottoir

Et dans votre panier
Plus de crabes que de fruits
Se grouillent et se combattent
La pomme empoisonnée
Serait presque jolie
Entre toutes vos pattes



Oubliez -moi madame
A trop vous justifier
Vous cherchez des appuis
Dans les mots qui condamnent
Chez vous rien à envier
Je ne vous ai rien pris


Oubliez-moi madame
Vous perdez votre temps
Et remplissez le vide
En soufflant sur des flammes
Qui vous brûlent en dedans
Pyromanie stupide!


Oubliez-moi madame
Votre mythomanie
Commence à vous trahir
Et le choix de vos armes
A trouver des ennemis
Me font mourir de rire


Et comme ceux avant moi
Qui en ont fait les frais
Proies de vos manigances
Je garde le dos bien droit
Car j'aime mon reflet
Vos dires n'ont d'importance


Oubliez-moi madame
Car j'ai coupé le fil
Qui me tenait pantin
Vos larmes de crocodiles
Sur d'autres joueront leurs gammes
Vous liez si bien les poings

Et les pieds!Alouette!
Avez- vous essayé
Le cuir mou du divan?
Vos histoires de fillette
Tournent en rond de fumée
Il est p't-être encore temps?




Un dernier mot madame
Enfin un mot si j'ose
Une dernière courbette
A vos pièges qui se trament
L'humain n'est pas une chose
Que l'on prend que l'on jette


Ne soyez pas heurtée
S'il vous tourne le dos
Fatigué de vos ruses
Qu'allez-vous inventer
Pour charger son fardeau
Et faire qu' on l'accuse?

Vous avez le talent
Des manipulateurs
Victimes et puis bourreaux
Un schéma récurrent
Que je connais par coeur
Votre moulin manque d'eau....


Et si longtemps vos frasques
Ont joué Carnaval
Sur fond de mélodrame
Je laisse courir les balles
Et tomber votre masque
Oubliez-moi madame!


Dernière édition par Arabesque le Dim 4 Mar - 19:02, édité 1 fois

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Saveur des mots

Message par Garance le Sam 10 Mar - 12:34

Saveur des mots


Elle s'en va murmurer poèmes à la nature
souffler ses mots d’amour à la perle d’eau
qui grisolle par temps de ruisseau capricieux

La beauté ne s’éclipse pas devant la puissance
elle ne s’incline pas non plus dans la vieillesse
elle est – en son armature pure et rebelle –
insaisissable et violente comparse

Elle profane l’aurore du cœur
offre ses larmes à ciel découvert
renaît à chaque instant du nid des couleuvres

La beauté n’est pas unique
elle surprend par son pluriel
croisé sur un chemin d’ordinaire
et se dérobe à tout rêve de mainmise

La beautéfatiguées’embrume
l'iris précieux où s'affole une pupille
devient judas puis s'abandonne au loups vifs

Griffes et dents attaquent sa cataracte
d’un rire de plume la cécité recule
et l’harmonie sourd en grappes de vie

Elle en croque un à un les grains

.

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A pépère mon grand père

Message par manuel71 le Dim 11 Mar - 19:03

A pépère mon grand père

Dans ma course contre le temps
Emporté par le vent
Moi j' ai oublié de rêver
Qu'en est t' il à présent
Un voyage sans escale
Un produit consommable
De mes cheveux blanchis
Que reste t' il aujourd'hui

Moi qui ai marché
Sans jamais me retourné
Moi qui ai tournoyé
Sans jamais rechigner
Vers quel réconfort
Plongerai je mon corps meurtris
Dans quel avenir
S' échoueront mes souvenirs
Vers quelle délivrance
M' envisagera t' on encore

Dans ma course contre le temps
Qu' ai je gagné aujourd'hui
Un goutte à goutte
Un papier jaunis
Egraine désormais ma vie
Et si c'est vrai
L' amertume me consume à présent
Ne m'en porter pas ombrage
C' est que jamais on arrête le temps

Et pourtant moi j' ai aimer sans compter
Et pourtant moi j'ai suivit le son des canons
Ma famille ma patrie où sont ils à présent
Moi qui suis désormais cloué dans mon lit
Comme sur un crucifix
Depuis ma cécité
Dans un dernier sursit
Je vous envoi cette dernière prière
Mes enfants profiter du temps présent

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La malle de l'enfance

Message par plumovan le Dim 18 Mar - 6:40

Une pomme d'api, un potage alphabet,
A l'heure du goûter le pain d’épice en cœur,
Un vélo partagé, des genoux couronnés,
Deux lavoirs accolés quand l’été fait torpeur.

Élans de badminton, le tilleul en flocons,
Une rampe en écailles, des saveurs alignées,
Les neuf ponts, la vigie et moussu le ponton,
Émotions arc-en-ciel, hippocampes au filet.

Des marrons dans leur bogue et du givre en dentelles,
Le jacquard tricoté, la flûte dans la huche,
De congères en gadins, treize-desserts-la-bûche.

Tirades en enfilade et cloche ribambelle,
Des rêves en suspension, des jeux d'ombres aux remparts,
Sur vinyl l'âge tendre et le chant du départ.

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Garde-à-toi

Message par plumovan le Mar 27 Mar - 9:49

Tambour de forge vrille en furie masque touffeur terreur torpeur
Tambour de forge étouffement majeur
haletant
terrassé brûlure tournante
Tambour de forge trouille aux entrailles
tiraillements sur les pôles
étau géant
noir majeur
haletant
Forge carillonne vrille déchire relents de débris
Forge carillonne réveil pantelant
un cœur s'affole tout matraque tout tiraille
Je hurle
Une bête aux abois
Le silence me répond silence majeur
silence de plomb étourdi de ténèbres
émiettements de conscience reflux de salive
peur peur et douleurs
Réduit à rien dans l'étau général
limbes occultes
gosier verrouillé boule de stress hamada de détresse
Prêtresse écoute arrête les coups de hache
tâche de vider cette résille meurtrie

Crue mentale il se hissait hors du
vide ambiant
surnageait boule ouatée sage nuage
il berçait cette masse gercée
Se coulait dans un espace aseptisé
Éléments allégés pause désagrégée happée sous bulle mousse
Silence sucre glace Meringue en effondrement
Flottements Flottilles en voltige
Substance en partance
Silence... ça tourne...
Des coups répétés des coups précipités
Et des voix
Lumière 
Éblouissante déchirure
Retour sur cris flasheurs
Clapotements balancés
Vivre survivre
Revivre.
Ah le temps...

Tel un serin hors de ta cage tu garderas tes griffures
Debout devant l'éternité
Éternel devant la risée
Engoncé dans ton ego devant tes égaux
Droit comme un i et rien ne frémira pas même un cil
Seul devant la foule qui se pressera et t'interpellera
Zen devant la scène
Les mots se fracasseront contre ton habit
Ni mouche qui louche ni toux qui pouce
Et tu passeras l'arme à gauche à l'heure de la relève.

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LE berger

Message par bipol le Jeu 29 Mar - 9:27


Dans le hall de l’entrée il y a des miracles
Qui sont bien accrochés à la hauteur des yeux
Pour en avoir la paix jusqu’en les tabernacles
Le grand propriétaire en a fait un vœu pieux

Pourvu que la loco qui dormait au salon
Ait fait un bon sommeil après ce qu’elle a bu
Nous avons tous confiance en le prix du saumon
Tout ça grâce au sérieux de notre individu

Il y a des entrailles qui ne sont pas faciles
Allant jusqu’au cerveau de la communauté
Il faut se rapprocher au moment difficile
Et ne pas oublier de se faire dépasser

Le chien soigne les pires et ce n’est pas si simple
Il y a trop d’étages à faire pardonner
Pendant que le berger qui dormait près du temple
Le troupeau enjoué tout à coup devient prêt

Pour la coloration qui est aux antipodes
Le partage est bien fait, une formalité
Car avec les briquets c’est devenu la mode
Pourquoi se sentir gai lorsqu’on a oublié

La partie qui doit suivre aux portes du désert
En est à ses débuts et c’est ça qui dérange
L’épouvantail lui en a un goût amer
Car au moins à la douane on a un taux de change

Les miracles des toiles on voudrait bien les voir
Le berger n’en peut plus de tout recommencer
Le saumon ridicule en guise de savoir
Se gardera un jour de vouloir commenter










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Variations d'un soir de mars

Message par Garance le Sam 31 Mar - 14:32

Variations d’un soir de mars

1

L'arbre froufroutant de chants
salue le duvet du ciel
que l'œil rouge soulève


2

La nuit est plaine de couteaux

Non, pas la ouate !
Non, pas la haine !

La nuit - bleue de couteaux - est pleine
ses lames entaillent l’aube

Le jour blême de son champ se vide

Au baldaquin du crépuscule pendent des voiles mauves

Les poings dans les gouffres suturent l’obscur

3

Je regarde les vieilles branches se tendre haut dans le ciel

Si Terre me veut vieille
si Être me veut belle
alors je cièle l'avenir
– harponne l'envie –
et je greffe l'amour
encore et toujours
sur chaque gravier
qui me blesse au pied

.


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Je me suis ressourcée...

Message par fafou le Mer 4 Avr - 13:37

Du bout des doigts j’ai touché la terre
J’ai voulu me ressourcer,
J’ai plongé mes mains dans sa poussière
Poussé ses cailloux, modestes rochers,

J’ai porté au visage, ma peau salie
J’ai voulu l’a sentir, ressentir,
J’ai respiré fort son odeur
Je l’ai ressenti dans mon cœur…

Du coin de l’œil, je l’ai regardé se mouiller
J’ai voulu voir le ciel pleurer,
Passer les mains dans mes cheveux
Un bain de boue pour être mieux…

Alors je me suis allongée sur elle
Laissé les gouttes me transpercer,
J’ai regardé l’eau de son ciel
Nous bénir et nous unifier…

Les mains à plat, dos à la terre
Je l’ai ressenti dans mon corps,
Ce corps tendu, les yeux ouverts
Je l’ai senti devenir fort…

Je me suis relevée, salie, trempée
Je me suis relevée, bénie et purifiée
Je me suis ressourcée…
Fafou

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L'ange

Message par Garance le Mar 10 Avr - 13:15

L’ange



On cherche un abri

comme un rêve de calice



On espère un ami

comme un rappel de matrice



un contenant profond qui offrirait son joug à notre vide… sidéral



Blotti dans la coupe de tes bras

mon cœur épouserait ta forme

et la vie redeviendrait nectar !



Souvent contre mes épaules

s’adosse une invisible présence

ses ailes sont le berceau

que je n’ai jamais quitté

il regarde mon visage chiffonné

et soutient la croissance des arbres



il souffle son désir de voir l’humanité étreindre la nature d’un amour tutélaire

.

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La lampe de la poésie

Message par Garance le Mar 10 Avr - 13:21




Comme la lumière au coeur d'un arbre creux

La lampe de la poésie

Elle a éteint la lampe de la poésie
mais sa lumière persiste, en elle diffuse
comme un son qui la prolonge – radio débranche.

L’image rémanente, un corps subtil, non pas virtuel mais réalité sensible
ne la lie plus à la nécessité d’écrire. La poésie se lit en elle, se délie…
dans l’arrondi du geste, dans le timbre de la voix, dans la limpidité du souffle…
un flottement dans la présence, un raffinement comme un pas de danse
aussi naturel que le parfum d’une fleur, la ramure tendre d’un tilleul,
le chant de l’alouette ou l’allégresse du vent.

Etait-elle fille d’Apollon avant de naître passeuse de mots ?
Cette douce singularité qui bandait son arc-en-ciel d’ô rages
la laissait vide dans l’ignorance d’une tendresse « interrissable ».
La poésie l’a prise, perdue sur un chemin d’amour et de tristesse
elle l’a conduite au-delà de la vie sur une route pavée d’or
où tout ce qui étincelle et carillonne devient poème.

Mère, elle a donné son cœur aux paillettes en goutte à goutte,
elles enluminent les lettres qui montent à l’échelle de ses pensées écartelées.

Elle a éteint la lampe de la poésie…
mais les graphies dans le noir crapahuteront sous le sommeil

Elle ouvrira les portes dans l’ombre.

.

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Je me souviens de Pâques (Poésie)

Message par Arnaud Robert le Ven 13 Avr - 4:55

Je me souviens de Pâques


Je me souviens de Pâques, j'entends les carillons
Accourez damoiseaux, hissez haut les blasons
A marcher sur des oeufs il faudra bien choisir
Qui de nous dira "feu!" Qui règlera la mire

Je me souviens de Pâques, de la route trop longue
Comme à brides abbatues, de ta silhouette oblongue
De cette liberté presqu'autant meurtrière
Qu'une vie de forçat avec vue sur la mer

Je me souviens de Pâques, faut il qu'on s'en rappelle...
Die Lorelei encore avait fait des merveilles
Quand sur toute la gamme, elle dièse le "mi"
Le jeune femme s'altère et devient une Lady

Je me souviens de Pâques, à cloche-pied sur le monde
Et de l'heure d'été qu'égrainaient nos secondes
C'est un temps en commun même en terre des dragons
Je verrai le château, j'irai droit au donjon

Je me souviens de Pâques, du retour assassin
Condamne t'on à aimer? Reviendrons nous demain?
De la route trop longue, mille fois plus qu'à l'aller
Les drapeaux sont en bernes, les carillons muets.

Arnaud Robert
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Bric-à-brac

Message par plumovan le Ven 27 Avr - 12:26

Un boudin
Deux pommes
Trois ronds de flan
Quatre éléments

La pie qui chante

Un étrier
Deux éperons
Trois canassons
Un baluchon
Quelques vache qui rit

La pie qui chante

Un placebo
Du baume au cœur
Un emplâtre sur jambe de bois
Trois crochets
Mille millions de mille sabords
Deux sabots compenses
Une mince compensation
Un sas pour entrer
Deux boutons a recoudre
Trois tranches de pain perdu

La pie qui chante

Un hasard qui fait bien les choses
Un aviron
Deux cornets-surprises
Cinq jetons
Une frousse bleue
Un rire jaune
Un bouquet de violettes

La pie qui vole.

plumovan
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Maison

Message par Garance le Sam 28 Avr - 22:53

Maison


une poussière de tendresse
s’est glissée sous ta paupière
tu pleures ! elle t’échappera
cette tristesse à qui tu as donné
corps

les pollens parfois sont allergènes
et les stigmates – trompes en nos cœurs
gardent les blessures mi-closes

Oikô….. chacun est souverain dans sa demeure
Oikô….. que seul le vent libertin libère
Oikô….. sans frontière….. aux dimensions de l’Univers

glisse une larme jusqu’au lit du fleuve…............ éternel


.

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Printemps

Message par Garance le Sam 28 Avr - 22:59

Printemps


Sous la pluie
les bourgeons éclos du tilleul
sculptent leurs feuilles coquillages

La terre reçoit dans ses ornières
l’eau versée par l’aquamanile
végétal

Ah vole à l’ourlet des fontaines
ces larmes bénies par nature
avant qu’elles ne touchent le sol

Jubilation...et...ballet d’étamines

.

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Vers posés

Message par Arnaud Robert le Dim 29 Avr - 19:35

Vers posés



J'ai la main posée sur son coeur
Lui qui fait battre les deux nôtres
A l'hémistiche, deux âmes soeurs
Pour le poète à l'âme propre


J'ai la main posée sur sa vie
De long en large, même en travers
Le geste est simple, ample et précis
La ligne est longue, l'absence amère


Le regard posé sur son ombre
Celle qui la suit comme à elle-même
Cette divine tâche sombre
Pour un peu deviendrait lumière


J'ai le corps posé sur le sien
Dans une osmose caméléon
Et la main ancrée dans sa main...
Et le front posé sur son front...

Arnaud Robert
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Pantoum du Carpe Diem

Message par plumovan le Sam 5 Mai - 4:31

Chassons le naturel trop sage
De cette vie cueillons la sève
Goûtons les transports sans rivages
Laissons venir en nous les rêves

De cette vie cueillons la sève
Berçons-nous de belles histoires
Laissons venir en nous les rêves
Il n'y a que l'amour à boire

Berçons-nous de belles histoires
Confions-nous au vrai calice
Il n'y a que l'amour à boire
Croquons pleinement les délices

Confions-nous au vrai calice
Dans ce songe aux mille penchants
Croquons pleinement les délices
Laissons-nous aller autrement

Dans ce songe aux mille penchants
Âme et caractère sans âge
Laissons-nous aller autrement
Chassons le naturel trop sage !

plumovan
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