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Les Textes des Auteurs (suite) -5

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face au miroir

Message par olyvelis le Jeu 13 Mai - 18:50

-TOI tu es riche, beau, inteligent....Tu respires la santé, la quiètude, rarement souffrant, jamais maladif.............Tes yeux éternellement grands ouverts, à ne vouloir repérer que le meilleur de l'existence, de chacun. Tu es éclatant d'espoirs, fertile d'envies. La richesse sonnante et trébuchante t'indiffère, seuls la culture et le partage t'enchantent... Tu captures le bon, le bien pour mieux restituer le meilleur.... On le devine à ton visage vierge de rides malveillantes ou anxieuses. Ton coeur aussi ne se vautre pas dans le chaos, le mélo, dans l'excessif grotesque, son battement calibré sursaute parfois d'émois démesurés par des ressentis violents de haine ou d'amour, troubles échappants à la sensiblerie ambiante.

Regarde toi

Tu es ce ruisseau naissant goutte à goutte au creux feuillu d'une forêt reculée, s'écoulant ensuite au grès des cailloux et des racines, ralentisant ou précipitant ton flux. Rivière qui tourbillonne, déborde, se calme, s'enrichit des alluvions qu'elle charie, profite avec le temps, le vrai, celui qui n'éparpille pas l'essentiel au profit du superflu. Enfin tu t'offres à l'immensité anonyme.

Regarde- moi

Dis moi rien qu' une fois que tu es comme l'ordinaire des mortels, que tu brigues parfois sans l'avouer
la notoriété populaire ou bien même la gloire éphémère, que tu ambitionnes en secret le glacé des couvertures des magazines people, les palaces ouatés, les jeunes femmes odorantes à ton bras.

...............

Tu m'exaspères par ton silence, ton attention de tous les instants, tes livres, ta sénérité amusée. Dis moi.....

- MOI?........Je suis tout cela en effet et suis heureux que tu te souviennes de moi, mais j'hésite encore à naitre fougueusement ou à mourir lentement......
Non..Tout compte fait je v.....

Le miroir d'un coup s'éclabousse d'hémoglobine
le sang foncé gicle et dégouline peu à peu sur la vitre argenté
s'échoue dans le lavavo où brille le coupe-chou échappé de sa main écarlate.

La carotide béante pour l'éternité.

olyvelis
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Si on parlait de toi....

Message par Arabesque le Sam 15 Mai - 18:31

Si on parlait de toi...



Si on parlait de toi
Mon ami , mon frère
Qui gagnes de la voix
Après bien trop de verres
Qui t'avait donc cassé?
Avant que ton histoire
Ne se brise au comptoir

Si on parlait de toi
Mon amie , ma sœur
De cette bague au doigt
Qui si souvent te serre
Qui t'a donc oubliée?
Avant que tes envies
Ne t'oublient aussi

Si on parlait de toi
Mon petit , ma chair
Qui veux quitter mon toit
Et mes bonnes manières
Qui t'a tant étouffé?
Avant que tu n'oses
Respirer pour ta cause

Si on parlait de toi
Mon ennemi, ma rancœur
De cette odeur de froid
Qui colle à ta peur
Que dois-tu pardonner?
Pour un sourire
Avant de partir

Si on parlait de toi
Mon copain mon voisin
Ce que tu dis de moi
Dès que je suis loin
Qui t'a donc fait penser?
Que tirer dans le dos
Allègerait ton fardeau

Si on parlait de toi
Compagnon de galère
Qui m'as tendu cent fois
Un bol rempli d'air
Qui as-tu rencontré?
Pour aimer les détours
Par les fonds de cour

Si on parlait de toi
Mon ami mon rêve
Du chemin de mes choix
Pour gagner ta grève
Qui pourrait t'éloigner?
Juste l'idée....


Dernière édition par Arabesque le Sam 22 Mai - 18:13, édité 1 fois

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Vortex

Message par François Floris le Mar 18 Mai - 16:33

Vortex
Enflant et comblant
Bleu de sang criant
Je t'ai d'amour au long cours
Je te sens en ta veine aimant
Vibrant en toi mes sentiments
Émulsion spasmodique et fusion
Lactée amère et sucrée fission
Caressée et lacrymale salée
Nadir et zénith en apogée
Tes gorges d'appel jouissantes
Saisissant la coulée brûlante
Les cris fulminant le silence
De force à cris de rage en effluve
Le mat emporté dans le tourbillon
Saisit dans l'abysse des sensations
La syzygie de mes émotions
En toi ma folie est raison
Je transcende le temps
Je suis être et meurs en ton vortex
Floris

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Ma Musique

Message par La Muse Ment le Mar 18 Mai - 17:09

Ma Musique

Oh ma sérénade , ma mélodie à moi , ma bien-aimée
Je t'aime pour tes accords parfaits... Mon harmonie.
Je t'écoute en boucle , mes pavillons sont blessés, saturés
Je t'écoute en live , stéréo...typée , bouche quasi bée.
Comme une rafale , fièrement rythmée , satanée timbale.

Oh mon récital , ma mélodie à moi , ma mélopée
Je t'aime pour tes timbres accomplis... Ma syntonie.
Je t'écoute en canon , ma voix se décale , ma gorge est noyée
Je t'écoute en prime , la poitrine gonflée , le coeur rassasié.
Comme une tornade , dignement passée , satanée chorale.

Oh mon festival , ma mélodie à moi , ma dulcinée
Je t'aime pour tes cadences multiples ... Ma synergie.
Je t'écoute du matin jusqu'au soir , envahie de chagrin ou d'espoir
Je t'écoute à perdre pied , frissonnante de gaité , triomphante.
Comme un émoi retrouvé , sensible à tes notes , satané trophée.

La Muse Ment
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Au commencement

Message par La Muse Ment le Mer 19 Mai - 10:57

Au commencement

Reprendre sa place un beau matin
Parcourir des yeux les villages lointains
les espaces soudains , les voix d'antan.

Remarquer un dos vouté ,
courbé d'idées, des dessins plongeants ,
s'abandonner aux rayons stridents du soleil ,
Puis s'endormir sous les craquements du temps.

Reprendre sa place un beau matin
Les yeux réchauffés par le feu
Traverser au mieux ton parfum ,
ton sourire d'argent , tes cheveux.

La Muse Ment
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Les 24H00 d'une décharge, ACTE I

Message par Caméléon le Jeu 20 Mai - 21:09

Les 24 heures d' une décharge

Acte 1 , Scène 1
Canette , Poil à mazout ,
Le rideau s' ouvre en laissant dégager un épais brouillard . Au fond à gauche , on peut distinguer allongés sur des poubelles , deux êtres étranges : l' un pat hibulaire , l' autre plus petit , qui semble plus indécis .

Poil à mazout : Avec sa voix rauque du matin , il se réveille .
Ouaaaaih , cool de s' réveiller avec cette odeur répugnante !

Canette : Mmmmh , ça sent presque aussi mauvais qu 'l' oeuf pourri . Dis Poil à Mazout , ça serait pas du plastic brûlé ?

pam: Mais non vieille canette , laisse faire le spécialiste ; il commence à sentir l' air un peu partout , J ' m' en doutais du bon gaz carbonique , dès le matin y a rien de tel .

c: Et d' où qu 'ça vient d' où?

pam: Bein des humains , tête de pneu !

c: Et comment qu' y font comment ?

pam: Il lui explique calmement avec un gros air abruti pour se foutre de lui . Bein les humains , c' est des gros feignants . Et lorsque ils veulent aller au boulot , ( faut déjà qu 'ils aient le courage de s' réveiller ), ils prennent leur voiture et même si c'est dans la rue d'à coté .Mais attention chacun la sienne , quitte a nous faire plaisir , autant nous mettre une bonne dose .

c: Ah ouais j' comprends tout chef , alors la ville pour nous , c' est comme la Hollande pour les humains. C 'est pas pour le fromage qu' on y va .

pam: Bein voila , résidu d' évier bouché ...

c: Merci chef , Une voiture se gare , un homme , costard cravate en sort , sûrement pour aller bosser ,Ah tient en v'la une de tautau , suppliant , dis j'peux goutter dis chef ?

pam:Bon d' accord mais pas trop , c' est ta première fois ...

c:Il se colle au pot d' échappement et respire à grandes bouffées ,Ouaaaaaaaais cooooooool , chef , je vole .

pam: au public , Mais il est fou , y 'a que dans les gradins de match de foot que les canettes peuvent voler !

c: Ouah génial , je rêve d' une poubelle géante , ou l' on mangerait des glaces fermentées aux rayons x .

pam: T' en fait pas pour ça , vu comment c' est parti , on n' en est pas loin .Bon , je crois qu 'il est l' heure de ta sieste , va dormir dans ta piaule , ta poubelle géante ! Il s' en va dormir .

Scène 2
Poil à mazout , supernitrate,
Arrive alors supernitrate , un picard pur souche vétu d' une cape verte , on peut lire sur son costume : "Avec supernitrate , des bettraves géantes en deux mois "!

sn : Salut mein fiu , comment qu' tu vas donc ?

pam : Bein moi j' rouille tout doucement et toi ?On s' est pas vu depuis qu 'la décharge a été agrandie .

sn : Bein moi j' suis parti faire une cure de thalasso ... J' suis parti en colonie dans un petit bleid pommé dans un champs de bettraves ou y avait plein d' engrais . On a fait du rafting dans les torrents , on a tout pollué . Ah c' était la belle époque .Après on a plongé dans une fosse sceptique géante , on appelle ça la mer je crois .

pam : Et comment qu' t' es revenu ?

sn : Bein attends , ah ces jeunes , ils veulent toujours tout savoir et ils savent même pas comment on fait les sachets plastics .Aprés j' ai été repêché dans un poisson , j' lui avais appris à faire la planche ! On m' a allors mis dans une conserve avec qui j' ai bien discuté pendant deux ans . Des humains m' ont mangé , j' suis descendu dans un tobogan mieux qu 'celui de l' aqualand !Pour leur faire passer l' envie de m' avoir mangé j' leur est collé une de ces indigestions ... Et la j' sais pas c' qui s' est passé j' ai fait le trajet en sens inverse à cent à l' heure , j' me suis retouvé avec des crachats dans l' évier .

pam :Miammh miammh , c' est pour ça qu' tu sens plus mauvais qu' cannette , t' as d' la chance

Surgit alors de l' ombre un agent secret, coupe aérodynamique, vieux chapeau gris,il avance doucement vers les deux complices.

Scène 3 ,
Les mêmes , James bombe ,
JB : N 'ayez pas peur je m' appelle Bombe... James Bombe ... Je suis en mission .

Sn :Vous m' paraissez bien vieux pour être agent secret.

JB :C' est que ... c' est l' une de mes dernières missions , la semaine prochaine, j' vais explosé en baie de somme et tuer quelques phoques . Après ,avec les morceaux qui restent,j' me la coule douce dans la décharge Sud .

Pam :36.15 ta vie vieux débris !Pourquoi t'es là ?

JB :On m' a envoyé vous prévenir qu' il y aura une réunion au conténer numéro 3 , ce soir , à 20 h 30 . Il faut un maximum de déchets , vous saurez pourquoi ce soir , en attendant , prévenez tout le monde .

Scène 4 ,
Les mêmes , Canette ,
Canette se réveille et revient vers eux totalement chouté , il chante .

Canette:" Il est des notres,Il a eut sa dose comme les au.autres . "
A supernitrate : Salut vieille branche !

pam : Ah ! bah il manquait plus qu' lui .

c : Titubant. Bein alors j' vous ai entendu hein , on voulait pas qu' j' aille à la tite fête .On va s' éclater c' soir : Il chante :
"ça plane pour moi ,
ça plane pour moi , moi , moi , moi , moi ,
" ça plane pour moi "

Sn : Faut l' escuser msieur bombe , il a perdu sa bière dés la sortie du supermarché quand il était petit .On l' a retrouvé abandonné dans un canniveau .

c : Il retrouve peu à peu sa lucidité , Eh m' sieur j' y pense , j' suis chanteur dans un groupe de quartier ; j' peux ramener mes potes si voulez .On vous chantera la danse des canettes c' est not' dernier tube.

James bombe Very Happy' accord mon petit , vas te préparer .Canette retourne dans sa chambre

Scène 5
Pam , sn , Jb ,
James bombe : A Poil à mazout et supernitrate : Ramenez surtout pas vot' moisissure dans cet état là .

Sn : Nous y veillerons monsieur bombe .

pam : Il a l' air comme ça mais il est pas méchant . Il est juste aussi bête que son étiquette .

James Bombe : Bon ,j' ai d' autres poubelles à visiter , faut qu' j' y aille , à ce soir . Il les quitte par la sortie gauche de la scène .

Scène 6 ,
Sn , Pam ,

Pam:Pam entraine Sn chez lui du coté droit tout en discutant Viens , on va se refaire une laideur ,depuis qu' t'es parti beaucoup de choses ont changé , j' ai trouvé le moyen de relier la fosse à purin d' une vielle ferme à ma baignoire , ça pue dans toute la baraque , c' est génial ! On ne les voit désormais plus , le rideau tombe ,un épais brouillard envahit à nouveau la scène .

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Le D-day

Message par izanne le Ven 21 Mai - 9:50

Quelle importance qui décide
Peur panique de l’inconnu
Voilà ce qui est convenu
Des sentiments le génocide

Les souvenirs sont des soldats
Des enfants morts sur une plage
Oh tout ça pour tourner la page
Il faut se livrer au combat

Hey dis-moi
C’est bientôt le D-day
Le jour J en français
Oh qu’on l’appelle comme on veut
C’est juste quand ça crèv’ les yeux
De la loi

Quelle importance qui préside
Peur panique du déjà vu
Personne ne s’avoue vaincu
Plutôt pousser l’autre au suicide

Les souvenirs sont des soldats
Lequel aura plus de courage
Lequel osera davantage,
Dénoncera le pugilat ?

Hey dis-moi
C’est bientôt le D-day
Le jour J en français
Oh qu’on l’appelle comme on veut
C’est juste quand ça crèv’ les yeux
De la loi

Quelle importance qui décide
Peur panique de l’étendue
De ces dégâts tant attendus
De ces débats qui font le vide

Les souvenirs sont des soldats
Coupables d’avoir survécu
Et triomphant à leur insu
Ruinés par un bon avocat

izanne
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marcher sur

Message par poutt le Ven 21 Mai - 20:01

Marcher sur


Ta vie si courte dans cet enfer
Jouer les boyscouts ? tu fais la guerre
Pacifiste ? te jetteront la pierre
Pas d’attentisme, du savoir faire
Et pour mener cette bataille
Et pour chasser cet ennemi
Tu ne récolteras qu'une balle
Et pour sur, tu perdras la vie !

Je marcherai sur tes antennes,
J’irai crier fort que je t’aime
Ce ne sont sûrement que des mots
Je veux les mettre là où il faut

Ta mère, oui elle était si belle
Ton père oui il était si brave
La vie peut tellement être cruelle
Et ils finiront en épave
Elle est dans le cimetière d’en face
Tuée chez elle, oui ça agace
Lui, est trop triste, trop peureux
Quand tu rentres, il oublie un peu

Je marcherai sur tes antennes,
J’irai crier fort que je t’aime
Ce ne sont sûrement que des mots
Je veux les mettre là où il faut

Tu ne vis que pour les venger
Le passé ne f’ra qu’engranger
Violence et haine maintenant en toi
Tu dégaines, t’es heureux, t'es le roi
Et tu es pourtant bien mieux là
Que sous la terre, sous ces six pas
Rongé par les vers dans ta chair
Décoré au-dessus de toi

Je marcherai sur tes antennes,
J’irais crier fort que je t’aime
Ce ne sont surement que des mots
Je veux les mettre là où il faut

poutt
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LA MARIEE EST ABSENTE

Message par G.Léboul le Sam 22 Mai - 18:58

A l’ écoute sur : http://www.myspace.com/cafein64

Cela fait déjà un long moment
Que je l’attends,
Viendra-t-elle encore
Ou suis-je déjà mort ?

Je me suis peut-être trompé
A son sujet,
Qui sait... ?!

Elle m’avait pourtant promis
De partager ma vie,
Que je pourrais
Lui livrer mes secrets,

Qu’elle entrerait dans l’église
A onze heures précises,
Conquise...

Mais la mariée est absente,
Si belle et provocante
Quand elle sourit,

Oui la mariée est absente,
Pareille aux nuits glaçantes
De l’oubli...

Mais la mariée est absente,
Divine et rayonnante
Sous une pluie de riz,

Oui la mariée est absente,
Dans sa robe éclatante
D’organdi...

Les échos d’une lointaine
Et vaine agitation
Me parviennent
Et brouillent mon horizon,

Le piège qui se profile
Resserre
Ses mailles sur moi,

Et je reste planté là,
Comme un arbre immobile
Et solitaire
Au milieu de mon chagrin,

Il n’y a plus rien à faire,
Qu’ à m’enfuir orphelin...

Cela fait déjà un long moment
Que je l’attends,
Viendra-t-elle encore
Ou suis-je déjà mort !?

Elle m’avait pourtant promis
De partager ma vie...

Mais la mariée est absente,
Si belle et provocante
Quand elle sourit,

Oui la mariée est absente,
Pareille aux nuits glaçantes
De l’oubli...

Mais la mariée est absente,
Divine et rayonnante
Sous une pluie de riz,

Oui la mariée est absente,
Dans sa robe éclatante
D’organdi...


Dernière édition par G.Léboul le Sam 22 Mai - 19:04, édité 1 fois

G.Léboul
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http://www.myspace.com/gleboul

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Le fil du temps

Message par Caméléon le Sam 22 Mai - 21:04

ça c'est ma petite dernière issue d'un séjour à QUIMPER...
A capella dispo sur http://www.myspace.com/lienartn
LE FIL DU TEMPS

Une fougère,
Un peu de lierre,
Recouvrent le chemin.

Un peu de terre,
Un mur de pierre,
Le sentier qui me rend serein.

Un peu de chance,
Un paon qui danse
Anime mon matin.

Un groupe avance
Et la vacance
Inonde l’air de son parfum.

La vie tranquille si loin des villes, le temps s’arrête en moi.
Un gars qui bulle, un funambule sur le fil, me montre la voie.
Une ou deux poules, une eau qui coule près du village en bas.
Le flot des vagues, le bruit d’un arbre, et l’infini nous tend les bras.


Une fumée blanche
Et quelques branches,
Une flamme qui tarde un peu

Comme un dimanche,
Une avalanche
D’instants qui filent mais rendent heureux

Deux enfants rient
Et des amis
Fidèles pour moi, chanceux

Partagent l’envie ;
Un verre d’anis
En ce jour qui est merveilleux

La vie tranquille si loin des villes, le temps s’arrête en moi.
Un gars qui bulle, un funambule sur le fil, me montre la voie.
Une ou deux poules, une eau qui coule près du village en bas.
Le flot des vagues, le bruit d’un arbre, et l’infini nous tend les bras.


Un colombage
Du moyen-âge,
Des rues pavées d’soleil,

Un paysage
Ouvre les cages,
De ces boutiques qui émerveillent.

Un petit train
Part faire le plein
Des touristes de mai.

Et les bambins
Courent malins
Sur les passerelles de l’Odet.

Caméléon
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AU bois des chênes verts

Message par gaston ligny le Sam 22 Mai - 21:47

Au bois des chênes verts
Musique et chant Eric Lenoir
http://www.myspace.com/ericlenoir


J’ai entendu Mao chanter une complainte
Au bord du fleuve Amour.
J’ai vu Sarah la noire elle dansait aux Saintes
Sur le bonheur du jour.

J’ai vu le temps qui passe cueillir cette églantine
La rosée à la main.
Et j’ai croisé Charlot jouant de la badine
Sur la chaussée d’Antin

J’ai vu un colibri qui buvait dans les fleurs
C’était en Martinique
J’ai entendu Bechet jouer petite fleur
Aux fêtes de la musique

J’ai vu un épervier qui planait comme un doute
Sur quatre vérités
J’ai vu trois feux follets qui éclairaient ma route
Par une nuit d’été

J’ai vu une pie voleuse dérober une bague
Et la porter au nid
J’’ai vu un bagnard prendre la septième vague
Comme un dernier pari

J’ai vu un funambule se dandiner à l’aise
Dessus le fil du temps
Jai vu Jean de la lune assis entre deux chaises
Sur les sept continents

J’ai réveillé ma sieste au bois des chênes verts
En fin d’après-midi
En entendant chanter il pleut, il pleut bergère
Sur mes quatre jeudis

J’ai réveillé ma sieste au bois des chênes verts
En fin d’après-midi
En entendant chanter il pleut, il pleut bergère
Sur mes quatre jeudis

TOUS MES REMERCIEMENTS A ERIC

COMPOSITEUR DE CONNIVENCE

GASTON

gaston ligny
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Localisation: Belgique

http://texteschansonspoetiques.blogspot.com/

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Princesse aux pieds nus

Message par denisollier le Lun 24 Mai - 17:59

Princesse aux pieds nus



Lundi 9 heures, la boss-woman attaque
Joli tailleur, talons aiguilles qui claquent
Dans son regard bleu gris trempé d’acier
Aucune pitié pour les p’tits employés
Dans leurs petits souliers … avec le dos plié … sur leurs petits papiers …

Et puis ce flash … ce rêve qui revient cash … la terre rouge malgache… la rage qui l’arrache..


Elle danse elle danse…au bout du pays inconnu
Elle danse en transe …dans la boue princesse aux pieds nus
Elle danse elle danse … dans une peau de bête inconnue
Elle danse en transe … ses brûlures à fleur de peau nue


Mardi 10 heures … la boss-woman travaille
Fauteuil en cuir, son mont- blanc qui détaille
Les deux charrettes d’employés licenciés
Dans le métier on n’fait pas de quartier
Et ça y’est c’est signé … c’est sur ça va payer … veuillez classer l’dossier…

Retours au flash … au rêve qui fait tache … la terre rouge malgache … la rage qui l’arrache..

Elle danse elle danse…au bout du pays inconnu
Elle danse en transe …dans la boue princesse aux pieds nus
Elle danse elle danse … dans une peau de bête inconnue
Elle danse en transe … ses brûlures à fleur de peau nue



Jeudi 13heures … la boss-woman transpire
Sur son rameur, inspire expire soupir
Regard en coin sur les bodybuildés
Fugace idée, coincer le beau pédé
Dénuder à moitié … Goûter et puis jeter … à moitié consommé…

Toujours le flash … le rêve qui attache … la terre rouge malgache … la rage qui l’arrache…

Elle danse elle danse…au bout du pays inconnu
Elle danse en transe …dans la boue princesse aux pieds nus
Elle danse elle danse … dans une peau de bête inconnue
Elle danse en transe … ses brûlures à fleur de peau nue


Samedi Minuit … la boss-woman danse
Tenue de vamp, sensuelle cadence
Crinière en live, p’tit matin du dimanche
Elle se déhanche … comme une revanche …
Le monde se débranche…et dans la bulle étanche… se libère l’esclave blanche

Elle vit le flash … le rêve qui détache … la terre rouge malgache …la rage qui l’arrache…


Elle danse elle danse…au bout du pays inconnu
Elle danse en transe …dans la boue princesse aux pieds nus
Elle danse elle danse … dans une peau de bête inconnue
Elle danse en transe … ses brûlures à fleur de peau nue


Ce texte n’est pas libre de droits . Une composition a été réalisée en cours de finalisation.

denisollier
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Avec ma gueule de bois

Message par izanne le Mar 25 Mai - 14:31

Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu

Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus

Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une pirogue en zingana
Avec ma gueule de bois

Après avoir brûlé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De soutenir le regard du dernier pendu

Après avoir trouvé la force
De baisser les yeux devant l’homm’ de la tribu
Qui ne sait plus bomber le torse
Dans un monde où bientôt il n’existera plus

Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je te construirai
Une cabane au Canada
Avec ma gueule de bois

Après avoir gravé l’écorce
Du tout dernier arbre qu’ils auront abattu
Alors que déjà l’on s’efforce
De trouver en vain l’ombre du dernier vendu

Après avoir trouvé la force
De regarder dans les yeux l’homm’ de la tribu
A qui l’on a appris le morse
Dans un monde qui bientôt n’existera plus

Je les maudirai
Avec ma gueule de bois
Avec ma gueule de bois
Je me construirai
Un beau cercueil en acacia
Avec ma gueule de bois

izanne
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Flash

Message par La Muse Ment le Mar 25 Mai - 22:06

Flash

Il y eut ce jour là comme un flash
Illuminant un dedans que je croyais perdu
Mon désir reprit alors sa place
De femme, balayant mes souvenirs déçus.

Il y eut ce jour là comme un flash
Un vent au souffle chaud comme le sang
Mon coeur se mit alors en quatre
Pour cet homme , ses cheveux dans le vent.

Il y eut ce jour là comme un flash
Un beau midi de braise en un lieu enchanté
Nous étions là , sans nulle gêne ni grimace
A rattraper ce temps qui nous avait manqué.

Il y eut ce jour là comme un flash
Un petit miracle de beauté retrouvée
Une brève rencontre au détour d'une place
Un rêve aux allures de contes de fée...

La Muse Ment
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Paradis

Message par La Muse Ment le Mar 25 Mai - 22:08

Paradis

J'ai fait un tour au paradis
Cotoyé des milliers d'anges,
Mille plumes sur des corps étranges
Echassiers à moitié nus
J'ai fait un tour au paradis
Mais j'en suis revenue.

J'ai fait un tour au paradis
Suis devenue reine d'un soir
Oubliant les vautours affamés
M'offrant une couronne d'espoir
J'ai fait un tour au paradis
Noyée au fond de ton regard.

J'ai fait un tour au paradis
Retrouvé la douceur des non-dits
Des silences tendrement révélés
A mes oreilles abasourdies
j'ai fait un tour au paradis
Mais je ne suis pas restée ...

La Muse Ment
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ÉTINCELLES

Message par CHANTSONGS le Mer 26 Mai - 7:56

une co-écriture avec IZANNE pour la comédie musicale "RENCONTRES"
http://chantsongs.musique.com/r12074/RENCONTRES
le texte est à la recherche d’une musique

ÉTINCELLES

Je vous regarde
Sans compassion
Le soleil darde
Ses rayons
Sur mes os et ma chair
Je respire au grand air

Parodie
Au goutte-à-goutte
Elle me dégoûte
Votre vie
Je n’ai aucune estime
Malgré tous vos succès

Avec passion
Je me sens libre
Je vis et vibre
En fusion
Avec du feu du fer
Quand mes cris me libèrent

Toujours prête pour vous lancer
Des étincelles
Je porte en moi la volonté
D’une rebelle

Car je suis celle
Qui défend la vraie liberté
Toujours fidèle
À mes principes et mes idées

( pont musical )

En chat sauvage
Griffes sorties
Hors de ma cage
Dans un cri
Je deviens le tonnerre
La nuit je suis l’éclair

Tragédie
Au goutte à goutte
Elle me dégoûte
Votre vie
Mon combat légitime
Justifie mes excès

Avec passion
Que les chimères
De mes colères
En explosion
De feu et de lumière
Avec joie me libèrent !

IZANNE / Bernard PICHARDIE
texte déposé

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VOUS ME SUIVEZ ?

Message par CHANTSONGS le Mer 26 Mai - 8:13

VOUS ME SUIVEZ ?

première rencontre

« Vous prenez un verre ?
- Non !
- Moi, oui.
- Vous voyez bien que j’en ai déjà un …
- Permettez-moi que je vous l’offre.
- Non !
- Ah !
- Il est déjà payé.
- Bon, d’accord … »

Vous me suivez ? Mais non, ce n’est plus à elle que je m’adresse mais à vous. Vous remarquerez que la première approche est plutôt délicate. D’habitude, ça se passe plus facilement. Aujourd’hui, j’éprouve quelques difficultés. Vous allez me rétorquer que vous ne me connaissez pas.
Exact !

Alors, que je vous dise …
Je suis en principe direct face à une dame ou une demoiselle; je fais évidemment un peu de cinéma, un air timide de débutant le temps d’une poignée de secondes, et puis je m’enhardis en laissant doucement mes yeux explorer les siens.
Je commence toujours par les yeux, je descends plus bas par la suite, quand je suis certain que je commence à l’apprivoiser.

Vous me cernez un peu mieux maintenant ?
Comment ! Vous voulez des détails … Ça viendra plus tard, laissez moi tout d’abord avec la dame que je puisse continuer ma progression.
Je plonge dans ses yeux … Deux ! Et d’un bleu ! le bleu d’un lagon non pollué, ça existe encore. J’ai l’impression de m’y noyer, je fais un voyage en apnée.

« Vous venez souvent ici ?
- Non !
- Ah !
- Et vous
- Non !
- Ah ! »

La conversation est papitante. Je ne sais plus quoi dire. J’ai l’impression de rajeunir. Déjà, je ne fais pas mon âge, beaucoup plus jeune, disons, de trois jours au moins, mais là, je retombe en enfance.
Le serveur amène le double whisky. J’en profite pour descendre plus bas … Au niveau de son visage, le nez, la bouche qui est décorée d’un sourire narquois.
Narquois ? Il faut que je vous précise que machinalement j’ai pris une paille sur le présentoir posé sur la table et j’aspire mon whisky … Mon whisky avec la paille ! ! !

* * * * * * *

je me calme !

Sous la douche, le jet froid me fait du bien.
Qu’est-ce que vous pensiez ? Que j’allais de suite passer à l’action. Non ! … Ce n’était qu’une première approche. Le temps quand même de lui montrer quelques documents, pour l’apâter et ne pas prendre la pâtée. En attendant le prochain rendez-vous, je me calme. D’habitude, je reste serein, mais là, pour la première fois, j’ai eu comme un coup de foudre. Pas bon pour le contrat !

L’eau me repose. Je reste un bon quart d’heure, je me sèche, et me dirige nu comme un ver vers le frigo. Je ne suis pas pudique, si ça vous dérange… Tant pis ! Je ne vais pas changer juste pour vous. Faut faire avec.

Dans le frigo, j’ai le choix entre un morceau de fromage sec qui se vautre dans le bac à légumes, un yaourt dont la date de péremption ferait frémir une diététicienne et une tranche de jambon qui a perdu ses couleurs depuis belle lurette. Je n’arrive pas à me déterminer, je prends le tout, le dépose sur une assiette que j’ai oublié pour la troisième fois de laver et j’accompagne ces nourritures indignes des Restaus du cœur. Pour les faire passer, je débouche un Julienas. Le verre dans lequel je fais doucement couler le breuvage est nickel, je ne plaisante pas avec le vin !

Je sens que vous voulez en savoir un peu plus sur moi. Logique ! Disons que je suis à la recherche de contrats. Les prospections se font surtout dans les domaines de la défense et du nucléaire. Je rencontre donc des personnes ayant des responsabilités importantes et leur propose des collaborations. Il faut pour bien remplir mes missions que je garde la tête froide, pas de sentiment, uniquement de la technique.
Cette fois-ci, j’ai presque fait une erreur professionnelle, la dame m’a communiqué un certain trouble, je dois me ressaisir pour ne pas faire capoter ce que je dois entreprendre auprès d’elle.

La fin de l’entretien de cet après-midi fut court mais bref. Elle s’est rendue compte que :
1) je pouvais lui apporter des documents compromettants une organisation terroriste préparant une action d’éclat contre la défense nationale même si
2) j’avais l’air d’un parfait idiot …
Rendez-vous demain pour la suite des informations moyennant une contribution pécuniaire de son service. Elle avait un certain pouvoir de décision, le choix de mon employeur sur sa personne n’était pas fait au hasard.

Vous me suivez ? …

* * * * * * *

deuxième rendez-vous

« Voici le dossier.
- Merci.
- Prenez votre temps, je ne suis pas pressé.
- D’accord, de toute façon, j’ai ma soirée de libre.
- Ça ne vous gêne pas de lire dans ce pub ?
- Si !
- Allons chez moi si vous n’avez peur du grand méchant loup.
- Pas de problème, je ne crains presque rien, j’ai eu mon troisième dan en judo.
- Et moi, une foulure à la main au karaté ! »

Vous me suivez ? Non, pas vraiment.
Vous êtes en train de vous dire que vous avez loupé des épisodes … Pas du tout ! Je ne vais quand même pas tout vous raconter. Je veux bien, étant bon prince, vous résumer les dernières heures de mes aventures palpitantes.

Après une nuit d’un sommeil agité, j’ai préparé l’appartement pour recevoir d’une manière correcte Sylvia, si elle acceptait de venir chez moi… C’est vrai que je ne vous avais pas encore dit son prénom.
Nettoyage du frigo, commande de tout ce qui peut plaire à une dame pour essayer de lui plaire, rangement complet de toutes les pièces. J’ai failli oublier le lave-vaisselle qui contenait encore le linge que j’y entreposais pour faire la lessive en remplacement de la machine à laver en panne.

Un dernier coup d’œil… Parfait !
Je me rends au même endroit qu’hier pour le rendez-vous…
Nous sommes maintenant chez moi.

« Voici le dossier.
- Merci.
- Prenez votre temps, je ne suis pas pressé.
- D’accord, de toute façon, j’ai ma soirée de libre. »

Ça peut vous paraître étrange, mais le début du dialogue est le même que celui que vous avez lu un peu plus haut, quand nous étions au pub. Je suppose que vous devinez que c’est en faisant copier / coller que je vous le ressers. La suite est différente puisqu’elle se passe chez moi.

« Ça ne vous gêne pas de lire dans ma chambre ?
- Si !
- Allons plutôt dans le salon. Pendant que vous étudiez les documents, je prépare les cocktails et le repas.
- Je ne suis pas venue pour manger !
- Bon, alors juste les cocktails.
- Oui, mais quand j’aurai terminé la lecture.
- O.K., je vous laisse. »

Je préfère ne pas rester dans la pièce. Malgré ma décision de rester zen, je reconnais qu’elle continue de me faire de l’effet. Attention avec mes sentiments, il y va de ma carrière.
Vous me suivez ?
Où ! Mais dans la cuisine, voyons !

* * * * * * *

fin du contrat

Elle va prendre son temps. Je prends donc le mien pour tout préparer en attendant ses signatures. Je veux conclure ce soir.
Je prépare les amuse-gueules, les rondelles de citron et pour le coctail, le champagne, la liqueur de fruit de la passion, le curaçao bleu et la tequila. Vous avez l’air effarés en lisant la liste des ingrédients. Je reconnais que c’est un mélange étonnant et détonnant, mais je ne vous donne pas les proportions, c’est une recette perso dont je suis fier et j’aime garder quelques petits secrets.
Retour dans le salon.

Vous me suivez ?

« Vous avez tout étudié.
- Oui.
- Vos conclusions ?
- Le dossier que vous m’avez fourni, c’est … C’est ...
- De la bombe.
- Exactement !
- Si ces renseignements viennent au grand jour, c’est le conflit mondial assuré.
- C’est bien pour cette raison que je vous ai contactée, vous avez le pouvoir de faire un transfert des données sur le serveur de la Haute Autorité.
- Contre un montant colossal !
- Que vous pouvez nous verser, vous avez tous les pouvoirs pour faire la tansaction. »

Elle pousse un long soupir. J’en fais de même. ENFIN … Tout est signé. Les feuillets prennent place dans la malette. Après vérification, les versements ont bien été effectués. Le serveur vers lequel le transfert devait se faire a été piraté. Aucune communication ne va transparaître. Il y a aura un trou grandiose dans le budget de la Haute Autorité mais il sera impossible de déterminer où l’argent est parti.

Je peux terminer l’entretien en mettant mes sentiments dans ma poche et une enclume par-dessus.
Le coup est parti. Elle fait « AH » et puis plus rien. Un trou en plein front, quelques gouttes de sang qui s’échappent. Je range le calibre. Mission accomplie.
Je mets des gants, je remplace la puce de son téléphone portable par une autre, préparée par des experts de l’Organisation O., et je change aussi le disque dur de son ordinateur.

Je sais que l’argent que Sylvia a fait transiter sur un compte est déjà entre de bonnes mains. Impossible de retrouver les destinataires, des experts se sont chargés des différentes opérations en quelques clics …
Un quart d’heure, pour effacer toutes les traces de mon passage. Je vaporise un produit spécifiquement élaboré pour cette besogne.

Je ferme la porte.
Je pars pour une destination que je ne connais pas encore. Un jet privé m’attend. Trois mois de farniente tous frais payés jusqu’au prochain contrat. À chaque fois, trois mois de travail puis trois mois de repos… Pas besoin d’un syndicat pour me défendre ! ! !

Vous voulez me suivre ?
Non ! … C’est terminé, vous restez là.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

début d’enquête

Le palier est encombré.

Des représentants de la Direction Générale de la Sécurité, de la Police Juciciaire, du Ministère de la Défense, de l’Autorité de Sureté Nucléaire et le Premier Ministre en personne.

Devant la porte de l’appartement, pendant que l’équipe chargée de prendre tous les indices possibles s’active, les grosses légumes piétinent. Leurs portables jacassent dans un concert cacophonique. Le Haut Responsable qui est chargé de l’enquête et de la coordination entre les différents services impactés par l’accident survenue est blême. Il a prévenu, la Presse ne doit pas être informée. Rien ne doit transparaître ni filtrer. Attention, il est en train de parler.

« Vous me vérouillez tout ! Pas d’infos, le corps doit disparaître après l’autopsie, prévenez la famille… et vous …
OUI, VOUS ! Vous, le seul témoin, vous nous suivez …

Bernard Pichardie
Janvier 2010
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Les 24H00 d'une décharge, ACTE II (suite et fin)

Message par Caméléon le Jeu 27 Mai - 20:09

Acte 2,

scène 1,
James Bombe, banco,

On peut voir au fond de la scène un vieux container vert, James Bombe semble donner des ordres à un petit abruti qui range des chaises.

JB :Eh ! Banco, commence à ranger les chaises.

banco : Bein oui m'sieur boum, mais j'les mets d’où les chaises ?

JB : Sévère, Mille milliards de mille chewing-gums ! J’m’appelle pas Boum mais Bombe, James Bombe.

Banco :Oui m'sieur Boum euh Bombe mais j’les mets d’où les chaises ? Il se prend les pieds dans les chaises et commence une gamelle comme en saut à l’élastique sans élastique.

JB :Mais pourquoi j'ai recueilli ce banco, en plus, vu sa tête, il était perdu avant d’être gratter. Il lui montre, Bein ici, j’veux des chaises, des centaines de chaises, va y avoir du monde, je vais même me jeter dans la foule en délire à la fin.

Banco :J’voudrais pas dire chef, mais on a encore vendu qu’deux places.

JB :Mais non tu vas voir, ça va être torride... Bein tu vois, vl'a déjà deux abrutis qui ont marché.

Scène 2,
Les mêmes, sn, pam,

Arrivent sur scène sn et pam qui discutent de leurs vacances passées

SN :Mais avant d’avoir péché, j’me suis quand même bien marré.

JB :Bienvenue à tous, entrez donc !

Pam : Mais on n 'est qu 'deux !

Banco : J’voudrais pas dire chef, mais c’était eux les deux places !

JB :A Banco, tais-toi espèce de détergeant, en attendant vous prendrez bien quelque chose.

Pam : Pour moi ça sera un super !

SN : Bein moi, juste un sans plomb j’fais régime !

La commande à peine terminée, Canette arrive avec un pétard.



Scène 3,
Les mêmes, Canette,

Canette : Et un super diesel pur plomb avec une pointe de radioactivité pour ma pomme !

Pam : Mais il va exploser, il est pas net !
On entend alors venant du public, le karaoké chantant " jolie bouteille «.

SN : Il leur montre du doigt : Oh ! , Regardez un Karaoké sur écran géant ! Il danse et chante tous en chœur :
Jolie bouteille,
sacré bouteille,
veux-tu me laisser tranquille,
Je veux te quitter,
je veux m'en aller,
Je veux recommencer ma vie.

Canette :Mais quoi, éclatez-vous, on ne vit qu’une fois, faut vivre comme on veut ! Les autres, on s' en fout si on les dérange.

SN :C'est vrai ce qui dit, faut vivre avec son temps, on s' en fout des autres, aller à la tienne, Etienne, au nom de notre mère à tous, la pollution ! Ils boivent tous d’un seul et unique trait.

Canette : D'abord les autres, ils sont comme nous, ouais, tous des égoïstes. Aller faut faire comme les autres, faut boire...

SN : T'es sûr que ça va ?

Canette : Mais ouais, un autre. On lui sert, il boit.

Banco :Oh zut, j'me suis trompé, j’arrête pas d'lui servir du jus de carottes ! Il va devenir écolo.

Canette :Aller, faut se soûler, faut faire des accidents, faut pas s’embêter, faut balancer des canettes dans les caniveaux, faut vider le pétrole dans les mers, faut que les champs soient remplis d’engrais qui polluent les rivières, faut qu’il y est des poils à mazout partout dans les décharges, faut utiliser un max de carbone 14, c’est pas grave, c’est pour la recherche, la bonne cause quoi.

Pam : Mais arrête tu dis qu' des conneries quand t'es plein.

Canette : Oui j' suis plein, et non j'dis pas qu'des conneries, J'vais pas fermer ma gueule, Y a des milliers de cancers garce à des pays riches qui veulent pas dépenser leur argent à réparer les centrales des plus pauvres ; Tchernobil, ça vous dit rien par hasard, j’pourrais vous en citer des tonnes d’exemples ! Autant que d’animaux disparus. Vous saviez encore à quoi ça ressemble un ours et encore parce que vous les avaient vu enfermés dans des cages et bein vos petits enfants, ils penseront que c’est un dinosaure !

SN : Là c’est vrai, j’aime bien voir les ours au zoo.

Pam :J’ai toujours su qu’il irait loin ce p'tit. Avec SN, Canette, président, Canette, président !

Canette : Oh et puis, j’ai pas besoin d’vous faire la morale, c’est à vous d' arrêter les frais, à partir de maintenant, il faut rendre propre à nos enfants ce qu’on a eut propre par nos parents. Sur ce j’m’en vais, j’ai toute la décharge à trier. Alors qu’est ce que vous faites ?

Pam : Bein moi j’aime bien sentir mauvais tu sais...

SN : Moi aussi, mais j’aime l'aventure, alors ça marche. Qu'est ce que tu fais vieille branche ?

Pam: Bah , si t’y va, j’viens aussi, super nitrate. S’adressant à JB et B ; Et vous, Qu'est ce que vous faites ?

JB :J'ai pas encore commencer la réunion, vous savez...

SN : Mais y' a plus personne qui viendra.

Banco : C’est vrai chef, on a vendu qu’deux places.

JB : Bon d’accord on sera pas trop de deux pour tout trier, banco se casse à nouveau la figure dans les chaises, enfin un et demi si on compte l’autre guignol.

Ils commencent tous à partir de la scène, mais Banco rappelle JB.
Scène 4,
Banco, JB,

Banco :Mais attends dis chef, les chaises, j'les mais d’où les chaises ?

JB :Tu les laisses là, on a pas de temps à perdre, dés aujourd'hui il faut agir pour l’environnement !

Tous les acteurs se retrouvent face au public et d’un geste du doigt vers le public, Ils concluent : Et vous, vous êtes d’accord ?
Le rideau tombe.

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MUSICIENNE

Message par Caméléon le Jeu 27 Mai - 20:14

Elle jouerait du violon,
Je chanterais mes chansons,

Elle jouerait du piano,
Je chanterais en solo.

Mais juste un instrument,
Avec elle car ma voix,

Sans accompagnement
Ne vaut rien, je le crois.

Et le sais mais que faire ?
J’ai juste quelques mots,

Quelques phrases, quelques vers
Et je chante un peu faux.

J’ai besoin d’une amie,
Qui m’apporterait tout ;

Une famille, une patrie,
De l’argent, pas beaucoup,

De l’amour, du succès,
Du succès en amour,

Musicienne, et puis gaie,
Dans nos vies, pour toujours,

Je voudrais…

Caméléon
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En Utopie

Message par gaston ligny le Sam 29 Mai - 17:17

En Utopie

Quand l’quotidien rechigne et quand il en a marre
Et marre d’en avoir marre
C’est alors que la vie
T’emmène en Utopie

Il a semé son blé c’est pour vivre autrement
Avec cette éolienne il récolte le vent
Sous un épouvantail planté à la sauvette
Des merles et des merlettes volent ses garriguettes
Il parle à son griffon il lui dit en passant
Le mythe de la croissance c’est une connerie
Tu entends bien Rufus c’est une connerie
Et Rufus fait semblant fait semblant qu'il comprend

Quand l’quotidien rechigne et quand il en a marre
Et marre d’en avoir marre
C’est alors que la vie
T’emmène en Utopie

Quand son troupeau s’arrête près d’une pierre à sel
Quand les pieds de mouton font des ronds de sorcière
Aux tout premiers coups d’froid aux tout premiers coups d’gel
Dow Jones perd ses culottes Wall street est en affaire
Il parle à son griffon du dévl’oppement durable
C’est la tarte à la crème dit-il en s’énervant
Et il parle de ceux qui tirent la queue du diable
Et Rufus fait semblant fait semblant qu'il comprend

Quand l’quotidien rechigne et quand il en a marre
Et marre d’en avoir marre
C’est alors que la vie
T’emmène en Utopie

Il parle dans le vide Rufus est en vadrouille
L’argent n’a pas d’odeur et pourtant et pourtant
Le pétrole nous dément le pétrole nous dément
Dieu qu’Rufus la fait longue c’est sa grande vadrouille
Il vit une autre vie il récolte son blé
Juste au bord de son champ des glaïeuls d’Illyrie
Fleurissent en Utopie fleurissent en Utopie
Une fauvette grisette n’en finit pas d’chanter

Quand l’quotidien rechigne et quand il en a marre
Et marre d’en avoir marre
C’est alors que la vie
T’emmène en Utopie

gaston ligny
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bébé soldat

Message par poutt le Sam 29 Mai - 18:10

Zique Elie http://www.elie-nad.fr/pleurerpas.html


Enrôlé de ton gré
De force ou par devoir
Tu apprends à tirer
La mort est au parloir
Tu manies l’arme à feu
La guerre dessine ta voie
Mais ce n’est pas un jeu
Et toi tu n’le sais pas

Trois cent mille dans cet enfer
Camarde invite à ripaille
Mille cinq cents au cimetière
Chaque jour dans ces batailles

Et quand les casques bleus
T’arrachent de cette horreur
Tu veux cracher sur eux
Mais gagné par la peur
Des larmes dans tes yeux
Trahissent toute ton ardeur
Cette guerre n’est pas pour toi
Et toi tu n’le vois pas

Trois cent mille dans cet enfer
Camarde invite à ripaille
Mille cinq cents au cimetière
Chaque jour dans ces batailles

Il te faudra du temps
Apprendre, te reconstruire
Et tes quelques printemps
T’aideront à bâtir
Mais encore tant d’enfants
Succombent pour le pire
Cette guerre ne t’oublie pas
Pleure pas bébé soldat

Trois cent mille dans cet enfer
Camarde invite à ripaille
Mille cinq cents au cimetière
Chaque jour dans ces batailles








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PIEGE A RATS

Message par G.Léboul le Dim 30 Mai - 10:20

PIEGE A RATS

On chuchote qu’un maléfice
Planerait sur l’édifice,
Dégradations systématiques
Et rites sabbatiques...

Depuis que l’on s’entasse
Comme au fond d’une nasse
Dans ces tours de Babel
Qui offensent le ciel :
Faudrait qu’on s’en inquiète un peu
Au lieu d’y foutre le feu !

J’ai peur de mal tourner
Dans ce piège à rats mal famé (bis)

Où même le béton, oui le béton est armé... !

Dans les caves et parkings déserts,
Une étrange atmosphère
Mêlée de souffre et de mystère
Affole les locataires

Qui ferment à double tour
Leurs solides verrous
Et tournent les talons
A chaque ombre qui passe,
De peur de voir surgir en face
Un terrible démon...
Oui, un démon... !

J’ai peur de mal tourner
Dans ce piège à rats mal famé (bis)

Où même le béton, oui le béton est armé... !

Alors quand vers minuit se déchaîne
Le chant des sirènes,
Que s’abattent en hurlant
Les forces du mal à tous vents,

Je rêve d’une créature
Fragile et au cœur pur
Qui viendra m’arracher
Des griffes de la cité,
Et qui voudra bien être ma femme
Avant qu’on ne vole mon âme...

Oui, qui voudra bien être ma femme
Avant qu’on ne vole mon âme...

Mon âme...
Ouais, mon âme... !

G.Léboul
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UNE FILLE AUSSI BIEN QUE TOI

Message par G.Léboul le Dim 30 Mai - 10:23

UNE FILLE AUSSI BIEN QUE TOI

Laisse moi te conter
Le récit
Du sens caché
De ma vie,
De ces fuites
Vers je ne sais quoi
Qui m’ont conduites
Jusqu’à toi,

Ce n’est pas toujours facile
De m’en sortir
Dans ce monde (d’)imbécile(s)
Condamné(s) à périr
Et j’ai peur que tu t’en ailles
Avant que mes ailes ne soient de taille...

Mais je n’ai aucun mal
A aimer une fille
Aussi bien que toi,

Non, je n’ai aucun mal
A aimer une fille
Aussi bien que toi,

Si bien que toi... !

Il m’arrive souvent
De me tromper,
Dans certains cas
De trembler,
Par endroits
Au fil des ans
De m’écarter
Des buts fixés...

Mais je n’ai aucun mal
A aimer une fille
Aussi bien que toi,

Non, je n’ai aucun mal
A aimer une fille
Aussi bien que toi,

Si bien que toi... !

Loin de moi la prétention
En somme,
D’être un champion,
Un surhomme,
Car je ne reste
Assurément
Qu’un modeste
Prétendant ;

Tout au plus un simple mec
Sentimental,
Un peu timide avec
Des attitudes banales,
Un sujet
Qui ne mérite
Pas même l’intérêt
Qu’il suscite...

G.Léboul
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Le monde déboussole G Ligny E le noir

Message par gaston ligny le Lun 31 Mai - 7:54

Le monde déboussole

http://www.myspace.com/ericlenoir
Mis en musique et chanté par Eric le noir
A la 2ème guitare Basile Mousset du groupe Argyle


Le Président de Zambésie
A ses tontons poignes de fer
Le Président de Zambésie
Dicte sa loi d’son rocking chair

Une ombre dans les favelas
Guette à la croisée des chemins
Une ombre dans les favelas
Tire ou poignard’ pour deux fois rien

Une ceinture d’explosifs
Portant cagoule jour de marché
Une ceinture d’explosifs
Pour plaire à Dieu se faire sauter

Dans ce monde qui banqueroute
Pour gagner il suffit d’jouer
Dans ce monde qui banqueroute
La martingale des initiés

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison
On piétine les herbes folles
Qui poussent au pied de sa maison

Dans ce monde qui déboussole
Qui tranquillise et qui prozaque
Dans ce monde qui déboussole
Cherche le vrai, trouve l’arnaque

Loin très loin du triangle d’or
Dans ce jardin où pousse l’herbe
Loin très loin du triangle d’or
Marijuana se met en gerbes

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison
Il reste quelques herbes folles
Qui s’offriront la floraison

Des labos fabriquent de la came
Au dealer elle se paie comptant
Des labos fabriquent de la came
Elle rend accroc la vie durant

C’est un bilan triste à pleurer
Dit un manchot qui réalise
C’est un bilan triste à pleurer
Que de voir fondre la banquise

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison
Il y a toi qui me console
Tu es ma cinquième saison

gaston ligny
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Illusions

Message par La Muse Ment le Mar 1 Juin - 10:32

Illusions

Quel est ton nom chevalier ?
Viens par ici reposer ta carcasse
Soulager ton cheval puis l'abbreuver
Viens par ici nettoyer cette crasse
Le temps n'est plus à pleurnicher...

Tu me dis que l'angoisse t'étouffe
Mais de ton charme tu as joué
De ta séduction, de ton esbroufe
Combien de femmes as-tu choqué ?
Le temps n'est plus à pleurnicher...

Tu me dis que ton coeur est bien vil
Chaque nuit frayeurs te réveillent
Monstres, saccages nocturnes
Te rappellent à cette pauvre vérité
Le temps n'est plus à pleurnicher...

Quel est ton nom chevalier ?
Viens par ici cracher ta mélasse
Délivrer ta monture puis la consoler
Viens par ici purifier cette masse
Le temps n'est plus à pleurnicher...

Tu me dis que tu promets guérison
Que les plaies tu refermeras
Que les Dieux te pardonneront
Cet écart , sordides trahisons
Le temps n'est plus aux scélérats...

Tu me dis que ton heure est reversible
Que ton parfum est encore bon
Tes attraits incomparables
dissimulés , mais si sensibles
Le temps n'est plus aux illusions...

Quel est ton nom chevalier ?
Viens par ici apaiser cette errance
Je t'ai connu si pur à mes cotés
Viens par ici degorger ta souffrance
Le temps n'est plus à pleurnicher...

La Muse Ment
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Passé caresse

Message par denisollier le Mar 1 Juin - 18:13

Passé caresse




Derrière les années, sa jeunesse
Derrière les années, son passé caresse
L’avant
Un seul homme à vie, Amélie
Et oui c’est ainsi, elle lit
Son …au-dedans…


Et ses yeux au loin si doux ….ont encore le clair…des jours où l’amour est tout …l’univers…


Oui elle a vieilli, Amélie
Lui seul connaissait, sa peau si jolie
Avant
On n’en parlait pas… La pudeur…
Mais on avait ça, au cœur
Tout …au dedans


Et ses yeux au loin si doux ….ont encore le clair…des jours où l’amour est tout ...l’univers…


Ca l’ennuie un peu, Amélie
Tous ses beaux discours, qui parlent de lui
Avant
Qu’on le laisse en paix, son Armand
Revivre avec elle, un instant
Là …au-dedans…


Et ses yeux au loin si doux ….ont encore le clair…des jours où l’amour est tout ...l’univers…

Derrière les années, sa jeunesse
Derrière les années, son passé caresse
L’avant……..
( music)…………………………
………………………………….
……………………

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Être ou ne pas être...

Message par Jeff le Sam 5 Juin - 10:44

Être ou ne pas être ...
la question est de savoir qui je suis...
Pas en fournissant le modèle qui se vend...pas en traitre...
Non.....juste celui-ci...

Mais...ne faut-il pas, pour être soi,
Bousculer d'abord ses propres interdits,
Ses tabous et ses croyances ?
S'aborder sans partialité, juste Soi face à Soi ! ...
Sans indulgence, ni compromis,
Sans culpabilité, sans suffisance...

Se demander qui l'on est, juste un instant...
Se le demander sans fard ni artifice,
Laisser la question descendre jusqu'au fond du ventre...
Se regarder droit dans les yeux, fixement,
Figé, presqu'à tomber dans l'abysse,
dans les profondeurs de son antre...

Se murmurer sans biaiser,
Tout se dire ; sans sous-entendus,
Laisser s'emballer son cœur à s'en croire partir....
Puis laisser remonter, du fond du puits, sans se dérober,
L'écho tranchant des tripes mises à nues,
Et savoir que là seulement, sans se mentir...

On sait qui l'on est et ce que l'on vaut......


Tous Droits Réservés -JEFF NOSTRESS - 2008

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CHAQUE FOIS

Message par G.Léboul le Sam 5 Juin - 10:49

A l’ écoute sur : http://www.myspace.com/cafein64

Chaque fois
Que j’entends
Cet air là,

Au fond de moi,
Une voix
Vibre tout bas,
Je pense à toi ! (bis)

On a tous une chanson
Ou un vieil air familier
Pour lequel à tort ou à raison
Nous restons attachés,

Une mélodie mineure
Ou un refrain particulier,
Auquel un événement majeur
Est associé...

Chaque fois
Que j’entends
Cet air là,

Au fond de moi,
Une voix
Vibre tout bas,
Je pense à toi ! (bis)

On est tous plus ou moins hantés
Et empreints de nostalgie,
Par un tube qui nous a marqué
A un moment précis,

Moi, ce sont ces notes-là
Qui me rappellent notre histoire,
Depuis longtemps déjà
Teintée de faux espoirs... !

Je pense à toi !
Je pense à toi !

Chaque fois
Que j’entends
Cet air là,

Au fond de moi,
Une voix
Vibre tout bas,
Je pense à toi ! (bis)

Chaque fois...
Je pense à toi !

Chaque fois...
Je pense à toi !

Chaque fois...
Chaque fois...

G.Léboul
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LA VIEILLE

Message par G.Léboul le Sam 5 Juin - 10:54

Elle ne coiffe même plus ses cheveux d’argent
Dans son deux pièces usé par le temps,
Car la tristesse dessèche ses veines ;
Seule, en détresse, elle se noie dans sa peine...

Délaissée par ses enfants,
De moins en moins sort dans la rue,
Une grand mère c’est trop encombrant,
Et marcher la fatigue et la tue...

Oubliées ses vertes années passées,
Ses rêves au milieu des champs de blé,
Les flammes qui ont embrasé ses nuits
D’adolescente si voûtée aujourd’hui...

Discrète elle s’apprête
Au grand voyage,
Sa frêle silhouette
Pour unique bagage...

Au terme de la croisière
Elle fermera ses paupières
Sur sa vie de chimère
Vie de chimère
De chimère...

Un soir toi aussi t’auras cent ans,
Un soir tu voudras fuir et pourtant
La vieillesse viendra boire à ta table,
Cruelle maîtresse aux griffes implacables...

Alerté par les corbeaux,
Le notaire se tiendra prêt
A partager quelques photos
Que la poussière jaunit en secret...

Au terme de la croisière
Tu fermeras tes paupières
Sur ta vie de chimère
Vie de chimère
De chimère...

G.Léboul
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Manager

Message par poutt le Sam 5 Juin - 13:26

Merci Elie pour la zique






Manager, faut manager sans répit
Evaluer, guider sans modération
Manager, faut manager sans répit
Sanctionner rabaisser par conviction

Le subalterne sort un projet
Vite le contrer l’anéantir
Le retourner ou l’ignorer
Remettre en place savoir sévir

Manager, faut manager sans répit
Evaluer, guider sans modération
Manager, faut manager sans répit
Sanctionner rabaisser par conviction

Qui est le chef qui est le roi
Démontrer son autorité
Travail de qualité ou pas
Hurler, le chef ça l’fait bander

Manager, faut manager sans répit
Evaluer, guider sans modération
Manager, faut manager sans répit
Sanctionner rabaisser par conviction

Si tu résistes pauvre inconscient !
Il t’isole et te fait craquer
Te montre du doigt ou te descend
Devant les autres qui n’osent bouger

Manager, faut manager è tout prix
Evaluer, guider sans modération
Manager, faut manager sans répit
Sanctionner rabaisser par conviction

Le manager n’a plus la cote
Il est blasé et remercié
Et plus personne n’est à sa botte
Mais l’histoire va recommencer

Manager, a managé sans répit
Evalué, guidé sans modération
Manager a managé sans répit
Viré, il s'est usé pour son patron

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Si j'avais du talent

Message par gaston ligny le Sam 5 Juin - 21:46

Si j’avais du talent

Si j’avais du talent, je serais clown joyeux
En jouant du saxo, je garderais la note
Pour faire hurler mon chien, hurler comme un coyote
J’épat’rais la gal’rie par mes sauts périlleux

Si j’avais du talent
Je serais clown joyeux
Sous un p’tit chapiteau

J’aurais deux perroquets : ils viendraient du Gabon
Beaux parleurs, ils diraient : bravo, bravo l’artiste !
Je serais clown joyeux presque jamais clown triste
Je jouerais archifaux du biniou du clairon

Si j’avais du talent
Je serais clown joyeux
Sous un p’tit chapiteau

Et je ferais le fier car mes escarpins brillent
Je port'rais mon nez rouge et mon noeud papillon
Pour que mon cher public à la fin s’extasie
J’inviterais Mozart sur mon bandonéon

Si j’avais du talent
Je serais clown aussi
Dans la vie d’tous les jours

Fier comme un coq anglais tirant sur mes bretelles
Je serais le penseur le penseur de Rodin
Je dirais : ce sujet, ce sujet m’interpelle
Alors qu’j’y comprends rien, absolument rien

Si j’avais du talent
Je serais clown aussi
Dans la vie d’tous les jours

Et je ferais le paon, comme ceux qui sont sortis
D’la ferme célébrité Pour avoir l’apparence,
Je me mettrais une plume dans le mille où je pense
Et derrière l’oreille un peu de patchouli.


Dernière édition par gaston ligny le Jeu 10 Juin - 23:46, édité 9 fois

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Me poser

Message par Caméléon le Lun 7 Juin - 19:18

Pour la zique (qui n'est pas de moi mais que j'ai trouvé sans copyright, un peu mixée et rallongée et hop!):
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Ce soir, je ne veux plus voler
Ce soir je ne veux plus jouer
Ni avec les oiseaux de passage
Ni avec les nuages.

Du ciel, de tout là haut
Rien n’est vraiment aussi beau
Suspendu comme un cygne
Je te regarde, te devine.

Ma vie est une triste montgolfière
D’où toujours je jalouse la terre
De t’avoir gardé si longtemps dans ses bras
Pendant qu’les miens n’attendaient que toi.


Ce soir, je ne veux plus voler
Ce soir, je vais me poser
Et terminés les envols
Retour au sol.

Ce soir le vent tourne pour moi
Je vais te rejoindre en bas
La terre n’est pas aussi jolie
Quand je te vois loin d’ici

Ce soir, terminés les voyages en ballon
Ce soir terminés les devoirs, les leçons
Le temps suspend le souffle du vent
Qui me dépose à toi maintenant...

Caméléon
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Au fil des jours

Message par La Muse Ment le Mar 8 Juin - 14:55

Au fil des jours

Le premier jour je ne l'ai pas cru
J'ai hurlé dans les murs et griffé de mes doigts
Des visages fantômes , j'étais foudroyée , fichue
J'ai imploré les cieux qu'on me le rende , cet Amour
Puis rongée de cafard, j'ai su que je l'avais perdu.

Le deuxième jour j'ai attendu
Emprisonnée par la peur , je tentais de raisonner
L'esprit tourmenté par l'indicible espoir
Je me risquais aux souvenirs , à ma mémoire
De cette absence je compris l'irrévocable danger.

Le troisième jour j'ai suffoqué
Les mains sur ma bouche , béante , éventrée
Aphone à l'idée de le nommer , j'ai balbutié
Quelques sons ici et là , j'étais sonnée
Abattue en plein vol , térrassée.

Le quatrième jour je me suis souvenue
De toi , m'inventais scénarios improbables
Ancrés au plus profond de moi , semblables
A ces vieux films ou les amants sont rois
Ou les passions méritent d'être vécues.

Le cinquième jour , je me suis reposée
Courbaturée par tant d'éfforts vaincus
Je me suis alitée, dans un soupir , apaisée
Promenant mes yeux à d'autres promesses,
A des histoires plus drôles .. je me suis tue.

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Aux racines du ciel

Message par denisollier le Mar 8 Juin - 17:50

Aux racines du ciel



La savane, à l’infini,
Le soleil en haut …. Vivement la nuit
La poussière, sur le troupeau
La terre qui résonne …mais où est le point d’eau ?
Un bouquin … Romain Garry
Et l’Afrique est là… l’éléphant barrit
La poussière sur le troupeau
La terre qui résonne ….mais où est le point d’eau ?


Oui la vie est belle…sous les feux du ciel … au ciel les défenses…
N’ont pas le même … le même sens
Oui la vie est belle … aux racines du ciel … au ciel les racines…
Nous désignent … notre origine


Tout l’ivoire, que tu crois voir
Avide inhumain … au bout d’un destin
Tout ce fric … entre tes mains
Vaudrait-il la fin … de la force en chemin ?
Oui raconte … Romain Garry
Raconte l’Afrique … les éléphants gris
La poussière sur le troupeau
La terre qui résonne …. Quand ils gagnent le point d’eau

Oui la vie est belle…sous les feux du ciel … au ciel les défenses…
N’ont pas le même … le même sens
Oui la vie est belle … aux racines du ciel … au ciel les racines…
Nous désignent … notre origine



La poussière, une masse sombre
Les vautours les hyènes … autour de son ombre
L’éléphant … là sur le flanc
Et la liberté qui coule avec son sang
Oui reviens … Romain Garry
Nous conter la vie des éléphants gris
La poussière sur le troupeau
La terre qui résonne ….quand ils gagnent le point d’eau


Oui la vie est belle…sous les feux du ciel … au ciel les défenses…
N’ont pas le même … le même sens
Oui la vie est belle … aux racines du ciel … au ciel les racines…
Nous désignent … notre origine

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Le saltimbanque

Message par gaston ligny le Mar 8 Juin - 19:55

Le Saltimbanque
Seul sur ce terre-plein écoutez le chanter
Viens voir les comédiens viens voir les musiciens
Il enchaine il enchaine avec Les acadiens
Il chante pour des prunes les badauds sont passés
Regardez maintenant il danse comme Charlot
Il danse sur LIMELIGHT Des tas de badauds passent
Ils passent indifférents s’en foutent y a pas photo
Dieu qu’les temps ont changé Boul’vard du Montparnasse

Saltimbanque de la rue
Artiste des terre-pleins
Celui qui vous salue
N’est rien qu’un turlupin

Il vient d’cracher du feu comme un volcan d’Islande
Et le terre-plein s’embrase pour la seconde fois
Il vient d’cracher du feu comme un volcan d’Islande
Tout cela pour des prunes In cha’ Allah In cha’ Allah
Il avale son sabre en un clin d’œil chapeau
C’t’un sabre de samouraï. Des tas de badauds passent
Ils passent indifférents s’en foutent y a pas photo
Dieu qu’les temps ont changé Boul’vard du Montparnasse

Saltimbanque de la rue
Artiste des terre-pleins
Celui qui vous salue
N’est rien qu’un turlupin

Il ramasse ses cliques il ramasse ses claques
C'est la dernière fois y aura pas de come-back
Les bravos les encore et tous les der de der
Il imagine à peine que c'est le temps d'hier
Entre un sandwich rosette et un pot d’Beaujolais
Il est au petit bar loin des badauds qui passent
L’av’nir dit l’mastroquet n’est plus ce qu’il était
Dieu qu’les temps ont changé Boul’vard du Montparnasse


Saltimbanque de la rue
Artiste des terre-pleins
Celui qui vous salue
N’était qu’un turlupin


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Y'a Hugues Aufray !..

Message par cris30 le Ven 11 Juin - 9:12

Une première partie qui bouge,
dixieland, les haricots rouges,
la nuit tombe sur le champ de Mars,
il arrive, debout les gars.

Le chapeau blanc comme Dylan,
un blouson daim avec les franges,
un jeans de déjà quelques soirs
et des santiags de fin cuir noir.

Soirée étape du Tour de France,
concert gratuit, c'est jour de chance,
Tambourine man est là pour nous :
y'a Hugues Aufray et son skiffle group.

Il y a des six et douze cordes,
chaque harmonica sur support,
des mandolines et des banjos,
une autoharp, cà c'est nouveau.

Rossignol anglais en intro,
l'autoharp en riff et solo,
changement d'instruments, d'accords
pour évoquer la fille du Nord.

Soirée étape du Tour de France,
concert gratuit, c'est jour de chance,
Tambourine man est là pour nous :
y'a Hugues Aufray et son skiffle group.

Vole l'épervier, vogue Santiano
et tous les airs de la colo,
des veillées et des feux de camps,
toutes les traductions de Dylan.

Et voilà les tristes refrains
ceux qui n'ont pas de happy-end,
l'histoire du petit âne gris,
la fin de Stewball plus tragique.

Soirée étape du Tour de France,
concert gratuit, c'est jour de chance,
Tambourine man est là pour nous :
y'a Hugues Aufray et son skiffle group.

Tous les hymnes à la tolérance
quand le respect était tendance,
adieu Monsieur le professeur
aussi les crayons de couleur.

Tout le groupe est aux mandolines
pour entonner l'ode à Céline,
propose de chanter avec eux,
tous en cœur, à bientôt nous deux.

Soirée étape du Tour de France,
concert gratuit, c'est jour de chance,
Tambourine man est là pour nous :
y'a Hugues Aufray et son skiffle group.

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delire penitenciaire

Message par fouzhilonrock le Mar 7 Déc - 6:50

la bas au fond de la promenade
c est lulu de nice
et!!,le mec une vraie legende!!
il a jamais balancé ces complices

il parait qu au debut certains
on voulut le faire passer pour une donneuse
le mec un rien froissé a retablit le silence
a grand coup de surin..........

la contre le mur sous le mirador
c est jojo la torgnole
ce gars la il a des doigts en or
il ouvre les coffres comme des bagnoles

c est un drole de bonhomme
qu a toujours le sens de l'humour
il dit perpette c est comme rome
ça va pas se faire en un jour

alors faut prendre son temps
de toute façon ici
y a que ça a prendre.............

(bon normalement ça doit faire rire hein!!!
j espéres que vous adherez ??!!!!)

tiens !!! celui qui passe la !!
on l appelle le notaire
ne me demande pas pourquoi
il cause a personne un vrai mystere

c est rare qu il sorte prendre l air
y en a c est comme ça
il supporte pas le placard
parait qu'ça leur fou le cafard

si tu veux du surplus pour ta cantine
faut voir avec loic le breton
il est de méche avec deux matons
peut te fournir du savon et des emphetamines

sinon ne parle pas avec le mec a lunette
celui qu est tombé pour la pointe
ici le gars qui joue avec des petits garçons
ici ça fait pas de bonne relation

y a quelques anciens en mal de plaisir
qui lui ont deja conté fleurette
qui lui on fait ramasser la savonette
si tu vois ce que je veux dire!!!!

moi mes sept metres carrés
je les partage avec le gros dédé
ouais le type a l haleine viticole
qu est tombé pour la cambriole

je traficotais a droite a gauche
mon affaire ça sentait plutot la loose
avant que des pointures de la fauche
me propose un braco sur toulouse

bon j 't'ai tout bien expliqué le novice
tu vas voir la promiscuité sa solidarise
et dédé c est une vraie fée du logis
ta place c est au fond sur le petit lit

cette nuit ça m'etonnerais pas que tu chiale
on sait ce que c'est t en fais pas
proxo dealer flambeur escros ou criminel
on est tous passé par la!!!

une derniere chose fais gaffe a qui tu parles
y en a qui sont pas mal succeptible
l enfermement reveille chez certains disciples
un instinct animal


le gars pour qui c'etait le metier de tuer dehors
garde des reflexes qui lui rappelle la liberte
ils ont eu dans la bouche le gout de la mort
et aime bien de temps en temps y regouter

bon eteinds la loupiotte prepares la chauffe
avant d aller pioncer je mets ma tournée
et dédé ou c est qu'ta mis la gnole???!
dis pas que tu te l ai toute envoyée??!!!!!!
putain!! merde !!et je la finie comment mon histoire?
t es un vrai poivrot mon gros
fais gaffe a ce rythme la tu va pas arriver au bout de ta peine
tu fumes comme un pompier!!
ouais c est vrai merde !!!
t empestes toute la cellule
enfin j sais pas??!!
fais comme tout le monde !!
fume a la lucarne!!!

hein??? quoi???
les etoiles ça te deprime??
pffffffff t es con dédé !!!
----------------------------------------------fin------------------------

_mais non !!! je t en veux pas dédé!!!
tu la bue!! tu la bue!!
qu est ce tu veux y faire!!!
oui je sais elle aurait eu de la gueule ma fin avec
le verre de l amitié et tout et tout!!!
ba c est pas grave je le ferais sur mon prochain texte







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les p'tits jardins bucoliques

Message par fouzhilonrock le Ven 10 Déc - 19:05

y'as le ciel qui se marre
de t' voir remuer des ailes
te débattre dans la mare
d' la boue plein les prunelles

Seuls les oiseaux rigolards
te s'ront restés fidèles
tu caressais l' rêve d'Icare
quand t’étais avec elle

Et tu marches les mains dans les poches
en écoutant la même musique
tu les avais pas vus si moches
les p'tits jardins bucoliques

Voila que sur les murs
tu comptes les lézardes
creusées par les murmures
la peine dont tu te fardes

Les reflets aux vitrines
tu les traverses seul
l'écho des phras' assassines
te revient à la gueule

Et tu marches les mains dans les poches
en écoutant la même musique
tu les avais pas vus si moches
les p'tits jardins bucoliques

La nuit le marchand d' sable
s’est tiré avec elle
te restent les parois instables
la soie de ses dentelles

Et le souv'nir cocasse
de flotter dans les airs
comm' tes rêves se fracassent
l' bonheur a ses revers

Qui t' font prendre c’t air louche
en suivant les romantiques
ceux qui rendent si moches
les p'tits jardins bucoliques



Dernière édition par fouzhilonrock le Jeu 16 Déc - 6:58, édité 5 fois

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Je reviendrai

Message par Caméléon le Ven 10 Déc - 19:25

La nuit après le jour
Pour un autre retour
Le travail, le repos,
Et sur mon sol, de l'eau.

Poésie-overdose,
Grandiloquence, prose
Sont suspendues au ciel
D'un vieux rêve éternel

L'Homme est Caméléon
En pleine évolution.
J'ai besoin d'hiberner
Après, je reviendrai...

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Peter Pan

Message par Arabesque le Sam 24 Sep - 11:38

Peter Pan


Ils bougent ils hurlent
Ils gesticulent
En silence


Ils font des bulles
Avancent reculent
Et se balancent!

Accrochent un regard
Au hasard
Puis se lancent!

Dans les bras tendus
Des inconnus
Sans méfiance!

Traîne- pyjama
Bouille de chocolat
Brin d'errance!

Manque d'affection
Couverts de boutons
Défenses!

Les gosses
Deux grands yeux qui se lamentent
Elles ne les voient pas
C'est la faute au « Moi »
Les gosses
Un air de frousse permanente
Traits de l'abandon
Plissés sur le front!


Ils rient fabulent
Et somnambulent
Sur la distance!

Entre terre et lune
Comptent pour des prunes
Bonne chance!

A chat perché
Le cœur blessé
D'indifférence!

Cherche un regard
Colin maillard
A quoi elles pensent?

Au cou pendues
D'un nouveau v'nu
Elles se balancent.....

Il se fait tard
Bisous du soir
Perdu d'avance!

Les gosses
Aux barrières des postes restantes
Dessins empilés
Des mots griffonnées
Les gosses
Aux frontières des larmes évidentes
Ils ravalent tout ça
En maitrise du « Soi »!


Ils volent basculent
Et se bousculent
Marche nonchalante!

Effacent et brûlent
Sans calculs
Leurs confidences!

Hésitent regrettent
et se répètent
Sans importance....

Se trouvent une place
Loin de la masse
Et de la danse!

Les gosses
Dans l'imaginaire qu'ils alimentent
Voient maman grandir
Même un peu mûrir
Quand poseront-elles les pieds sur terre?
Lâchant enfin les baskets de Peter
Jolies fleurs de l'âge
Loin sur les nuages....


Ils crèvent d'un regard qui ne vient pas
D'un gilet absent quand il se fait froid
Pendant qu'elles se regardent le nombril
Ils regardent le leur .aussi!


Par ce petit trou
De la fenêtre
Il cherchent le flou
De ce qui reflète
Sous la mascarade
Un peu de pommade!!

Peut-être un « je t'aime «
Par la lorgnette
Entre capitaine
Et fée Clochette
Ils font un crochet
Croc en jambe discret

Au vieux Peter Pan
Qui retient maman!


Dernière édition par Arabesque le Sam 24 Sep - 13:21, édité 1 fois

Arabesque
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