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Les Textes des Auteurs (suite) - 26
:: Plumes de Crayonneurs... :: 
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Cante hondo, texte intégral.
Voici donc la nouvelle "Cante hondo", terminée. C'est encore un peu brut de décoffage, et certains passages sont susceptibles de changer légèrement.
Si vous voyez, au fil du texte, des petits astérisques verts, cliquez si le coeur vous en dit. Ce sont des illustrations musicales. J'essaierai d'en coller une dizaine tout au long du texte, mais c'est un peu fastidieux alors je fais ça petit à petit... Bonne lecture et surtout, bon courage parce que c'est long.
1.
Il y a, à Séville, dans le quartier de Triana, sur la rive droite du Guadalquivir, une gargote minuscule et crasseuse nommée “Casa Duende”. Pas de chaises, le local est bien trop étroit, on y boit debout, accoudé au comptoir, en silence. Le sol est jonché de papiers gras, de graines de tournesol et de têtes de crevettes, et sur les murs peints à la fumée de cigare, quelques vieilles photos témoignent de la dévotion du taulier pour la Vierge de la Macarena, le Real Betis balompié et les spectacles taurins. Le café y est infect, le jambon aussi dur que le cuir, et les glaçons ne sont pas toujours de la première fraîcheur. La clientèle, exclusivement masculine, était déjà vieille à l’époque de Franco. Il va sans dire qu’aucun touriste n’y a jamais mis les pieds.
La “casa duende” n’a réellement que deux intérêts : elle est juste en bas de chez moi, et dispose d’un distributeur de cigarettes. Je m’y rends, de temps à autre, pour m’approvisionner en tabac, et je ressors aussitôt. Sauf une fois, il y a un mois. C’était vers midi, le patron venait d’ouvrir et il n’y avait pas encore un seul client. Comme à l’accoutumée, j’entre dans le bar, me dirige directement vers la machine et prépare les trois euros cinquante de mon paquet de Fortuna. Mais au moment de glisser la première pièce dans la fente, je m’arrête net. Une voix féminine, profonde, éreintée, résonne dans le local, aussitôt relayée par le “rasgueo” brutal d’une guitare. Le début d’une seguiriya.
Je demeure là, sans broncher, et j’écoute. L’enregistrement est ancien, parasité par le souffle du saphir et les craquelures du vinyle, mais qu’importe : dès les premières notes, je suis subjugué. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi émouvant. C’est une voix d’enfant, à peine nubile, et pourtant, au grain aussi rauque et solennel que celui des vieilles gitanes, une tessiture « afillá », comme disent les aficionados. Le chant est fragile, presqu’hésitant, mais le guitariste porte la voix, la guide et l’empêche de retomber. Il ne se contente pas d’accompagner, c’est lui qui mène la danse, qui arrête et relance la cantaora, qui tantôt l’adoucit avec un “punteo” raffiné, tantôt l’enrage à grands coups d’éventail. Il la tient coincée entre ses cordes, et la fille pleure, se débat, gémit, avant de s’envoler, épanouie, vers des notes impossibles.
A la fin du morceau, je regarde le patron, hébété, un peu honteux d’être resté debout, immobile, pendant tout ce temps. Mais lui, il m’adresse un immense sourire.
“Vous savez qui c’étaient ? Lole y Manuel ?
- Non, jeune homme, me répond-il d’un ton gouailleur. Ce n’est pas Lole Montoya… C’est Orfeo y Beatriz… Les plus grands !
Je ne parviens pas à dissimuler mon étonnement, car c’est la première fois que j’entends ces deux noms. L’homme éclate de rire.
- Orfeo et Beatriz, ça ne vous dit rien du tout, n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, personne ou presque ne les connait. Ce morceau, c’est leur seul enregistrement. “Sangre nueva”, une compilation des nouveaux talents de Séville, en 1982, et puis après, plus rien… “
Sans demander mon avis, le voilà qui me sert un verre de xérès, avec quelques olives un peu rances. J’accepte son invitation, et il commence à me raconter l’histoire de ces deux musiciens. Un récit totalement improbable, aussi mélodramatique qu’un mauvais feuilleton télévisé.
Orfeo et Beatriz avaient grandi dans le quartier gitan de la Corchuela, dans la périphérie de Séville. Lui, c’était un enfant drôle et déluré. A l’âge de cinq ans, il reçut sa première guitare, offerte par son père musicien, et apprit très vite à en jouer. Beatriz, de deux ans sa cadette, possédait un caractère diamétralement opposé : timorée, craintive, elle se tenait toujours à l’écart de la marmaille, des jeux et des rires. Jusqu’à l’âge de trois ans, personne n’avait jamais entendu le moindre son sortir de sa bouche. C’est en écoutant la guitare d’Orfeo qu’elle parla pour la première fois. Ou plutôt chanta. Un cri strident, d’abord, qui se fit peu à peu mélopée douce et chagrine. *
Emerveillés par ce prodige, les parents des deux enfants décidèrent de les faire répéter ensemble, huit à dix heures par jour. Cinq ans plus tard, Orfeo et Beatriz donnèrent leur premier concert dans un tablao de Carmona, devant un public médusé : ces deux gosses-là s’entendaient à merveille, le garçon possédait une technique insolite pour son âge, et la petite un “cante” capable d’émouvoir les puristes les plus blasés.
La même année, on organisa leurs fiançailles, et six ans après, leur mariage. Les jeunes gens du quartier enviaient leur amour, sans faille, exemplaire. Beatriz, toujours aussi discrète, ne parlait jamais à personne, hormis à son époux, qui la couvrait de cadeaux, de fleurs et d’attentions délicates. Ils étaient beaux comme des princes zincalós d’Egypte, jeunes et radieux, et leur avenir promettait d’être aussi brillant qu’un habit de lumière.
Hélas, le destin en avait décidé autrement. Au début des années quatre-vingts, l’héroïne faisait des ravages en Andalousie, et tout particulièrement dans la communauté gitane. Les gamins de la Corchuela tombaient dans la poudreuse comme des mouches. Les deux adolescents n’échappèrent pas au terrible fléau. Ils goûtèrent à la poussière d’ange un soir, pour fêter la sortie de leur premier enregistrement, puis se promirent de ne plus jamais y toucher. Mais Beatriz ne sut résister à la tentation, et continua de consommer du brown en cachette. On la retrouva un beau matin dans un terrain vague aux abords du « poblado », gisant inconsciente, une seringue plantée dans son avant-bras. A l’hôpital, on put in extremis éviter son décès, mais il fut impossible de la réanimer, et elle demeura plongée dans le coma, prisonnière à jamais de ses cauchemars thébaïques. Le verdict des médecins fut sans appel : la jeune fille ne pouvait en aucun cas se réveiller.
Orfeo, accablé, refusait d’abandonner le chevet de son épouse. Au bout de quelques semaines, ses proches insistèrent pour qu’il sorte et qu’il reprenne les concerts, accompagne de nouveaux chanteurs. Un de ses amis lui tendit une guitare. Le garçon plaqua quelques accords, sans conviction, puis soupira :
“Je n’arrive plus à jouer. Ma colère est si grande qu’elle crispe mon poing sur le manche, et les doigts de l’autre main se mettent à trembler de peine.
- Tu n’as pas travaillé ton instrument depuis longtemps, c’est tout, répondit un de ses cousins. Reprends ta guitare et tu verras, bientôt, tu joueras comme avant.
- Non, cousin. Vois-tu, quand j’accompagnais Beatriz, chacune de mes notes était un mot d’amour, chaque arpège, une caresse, chaque “picado”, un frisson. Mais pour une autre chanteuse, ma guitare n’a rien à dire, elle ne peut rien ressentir. Je ne jouerai plus jamais.”
Orfeo demeura seul, prostré toute la nuit aux côtés de son amour inerte, à ruminer son tourment. Au matin, tout à coup, il se leva d’un bond et empoigna son instrument, dans la ferme intention de le fracasser contre le mur de la chambre. Mais au tout dernier moment, il fléchit. Il se retourna vers son épouse, lui adressa un regard enflammé, et déclara sur un ton de défi :
“Femme, écoute-moi. Je vais faire chanter ma guitare, une dernière fois. Pour toi ma belle, juste pour toi. Après, je briserai mon instrument contre ce mur et ce sera fini.”
Le jeune homme s’assit et commença à jouer. Il claqua les cordes avec dédain, puis promena ses doigts sur le manche à toute vitesse, pour assouplir ses phalanges, avant d’entamer un air âpre et farouche. Il cherchait à interpréter la « seguiriya » qu’il avait enregistrée en duo, mais sa façon d’attaquer le morceau, brusque et rageuse, rappelait plutôt le “martinete”, le “compás” archaïque des forges gaditanes. Il remplaça le chant a capela par un cliquetis de notes cinglantes, et tambourina sa caisse pour évoquer le bruit du marteau sur l’enclume. Grâce à ce rythme élémentaire il parvint à allumer le feu au fond de lui-même, à trouver l’ardeur primordiale qui lui permettrait de poursuivre.
A force de frapper le métal, une étincelle jaillit soudain de ses cordes, et Orfeo propulsa dans les airs la lumière par le biais d’une mélodie légère. Et il ressentit la chaleur d’une étoile qui plana au-dessus de sa tête. Il répéta le processus plusieurs fois, pour créer une constellation éblouissante autour de son aimée. De mesure en mesure, il gagnait plus de vigueur, plus de fougue. Il décupla ses efforts pour faire rouler le tonnerre entre ses doigts, et lâcha enfin une note aussi ronde et blonde que la lune. Epuisé, il décida ensuite de former quelques vagues douces et répétitives en cajolant ses cordes médianes avec le pouce, l’index et le majeur, pour apaiser ses mains fumantes. Il venait d’invoquer le cuivre, le feu, les étoiles et la mer, il avait grand besoin d’un répit avant de façonner les créatures vivantes.
Il fit tourner dans sa rosace quelques «alegrías» et « tanguillos », des thèmes très simples qu’il connaissait depuis son plus jeune âge. Ces rythmes faciles lui permirent de libérer quelque peu son esprit, et il en profita pour rêvasser. Il revoyait son enfance à La Corchuela, les ruelles boueuses, les maisons délabrées, les fourgonnettes défoncées qui allaient et venaient sur le terrain vague, chargées de fruits et d’œillets. Et dans ce tintamarre, la petite Beatriz, percluse dans son monde silencieux, seule assise dans un coin. Chaque fois qu’Orfeo la voyait passer près de chez lui, il accourait vers elle pour lui jouer des airs drôles et cadencés qui finissaient toujours par lui arracher un sourire, un regard étincelant.
Le garçon, instinctivement, se mit à jouer le thème que Beatriz avait chanté la toute première fois, à l’âge de trois ans, et il remémorait si bien la scène qu’il n’avait aucun mal à imaginer la voix de son aimée accompagner sa guitare.
L’enfant scandait ce refrain, en boucle, et le musicien entendait son chant, de plus en plus précisément, résonner entre ses tempes. Mais une voix soudain l’interrompit :
“Monsieur, monsieur ! S’il vous plait !"
C’était une aide-soignante.
“Ça fait plus d’une heure que vous jouez de la musique. On n’a rien dit jusqu’à présent, mais il faudrait vous arrêter maintenant, c’est un hôpital ici, pas une taverne.
- Pardon, mademoiselle.”
Orfeo baissa la tête, confus, et la femme le fit sortir de la pièce, car c’était l’heure de la toilette de Beatriz. Le jeune homme attendit dans le couloir. La frustration de n’avoir pas pu continuer de jouer fit bientôt place à un profond sentiment de lassitude. Il songea que c’était sans doute le moment de plier bagage, d’arrêter de camper dans cette chambre d’hôpital. Sur ces pensées, il se leva et partit chez lui.
Le lendemain, vers midi, il retourna à l’hôpital pour récupérer ses effets personnels et sa guitare. Une infirmière lui dit que le neurologue de sa femme était passé dans la chambre tôt le matin et voulait lui parler. Orfeo, intrigué, se rendit au plus vite jusqu'à son bureau.
“Bonjour monsieur, je vous attendais avec impatience. Hier après-midi, j’ai réalisé un électroencéphalogramme de routine à votre épouse, comme chaque semaine, mais cette fois-ci, les résultats sont surprenants. Le graphique indique un accroissement notoire de son activité neuronale. Bien sûr, on est très loin des niveaux d’un individu sain, même en état de sommeil profond, mais c’est tout de même incroyable, vu son état de catalepsie actuel et son diagnostic.
Il s’agit d’une très bonne nouvelle, bien entendu, cependant je ne veux pas vous donner de faux espoirs. Le pronostic pour votre épouse n’a pas changé depuis son arrivée à l’hôpital, il n’y a pratiquement aucune chance qu’elle reprenne conscience. Mais certaines zones du cerveau, que l’on croyait éteintes de manière irréversible se sont mystérieusement réactivées, d’une semaine sur l’autre. J’aimerais savoir ce qui a pu déclencher ce regain d’activité, et peut-être pourriez-vous m’aider. Avez-vous observé quelque chose d’inédit chez votre épouse, un geste réflexe nouveau par exemple, ou alors un fait marquant qui se serait déroulé dans la chambre ? »
Orfeo, sans même prendre la peine de réfléchir, lui parla des airs qu’il avait interprétés la veille. Le médecin l’écouta, sceptique, puis déclara :
« Bien… Il s’agit très certainement d’une coïncidence, d’une réaction purement biologique qui n’a rien à voir avec le monde extérieur, mais je ne veux pas non plus rejeter cette hypothèse, aussi incongrue soit-elle. Je vous propose donc de tenter l’expérience : je vais faire aménager une chambre insonorisée pour votre femme, et vous, ce soir, vous allez jouer de nouveau, pendant plusieurs heures. Nous verrons bien le résultat, de toutes manières nous ne risquons pas grand chose."
2.
Le garçon accepta, enthousiaste, la proposition. On déplaça la patiente vers une salle du sous-sol, que l’on munit d’appareils sophistiqués pour mesurer son activité cérébrale et cardiaque, mais aussi de micros, de jacks et d’amplificateurs. Vers huit heures du soir, tout était prêt et on appela Orfeo, qui attendait dans le couloir. Le garçon pénétra dans la pièce, le pas chancelant, blanc comme un linge. Il salua l’infirmière venue assister l’expérience, puis se dirigea vers une chaise située à droite du lit. Il refusa de regarder son épouse allongée, de peur de se sentir trop intimidé. Le neurologue lui souffla à l’oreille :
“Jouez ce qui vous plaira, mais surtout quoi qu’il arrive ne vous arrêtez pas. Je vous ferai signe, si jamais les graphiques se mettent à osciller, pour que vous sachiez quelles stimulations auditives obtiennent des réactions.”
Orfeo respira profondément pour calmer ses nerfs, s’empara de sa guitare et débuta son récital. Dans sa poitrine, il sentait son cœur palpiter à toute allure, si fort qu’il provoquait un écho dans la caisse de résonnance, et gênait son tempo. Après une première minute chaotique, il décida d’adapter son rythme à ses battements cardiaques pour laisser son émoi mener la cadence, et parvint peu à peu à retrouver son aisance habituelle. Sans plus attendre, il reprit l’« alegría » qu’il avait interrompue la veille, « Tirititero ». Il fit tourner le thème sur quelques mesures, avant de marquer un arrêt censé introduire le chant. Mais, cette fois, il n’entendit pas la petite fille, juste un silence angoissant. Il répéta à trois reprises ce prélude : l’enfant ne répondit à aucun de ses appels. Orfeo ne parvenait pas même à fredonner dans sa tête la ligne de chant.
Pris de dépit, il se mit à gifler ses cordes et à les tordre avec acharnement. Beatriz refusait de l’écouter, mais lui, il devait la réveiller à tout prix, par tous les moyens, en la forçant au besoin. Si les bons souvenirs ne la faisaient pas rire, peut-être que les mauvais sauraient la faire pleurer, pensa-t-il alors. Peu à peu, son « toque » se fit sec et viril, le garçon, hors de lui, martyrisait son pauvre instrument, en alternant pincements agressifs, griffures et coups de poing hargneux sur sa caisse.
« Te souviens-tu, Beatriz, des taloches de ton père ? Comment il te frappait jusqu’au sang dès qu’il avait un peu trop bu ? Non ? Alors, prends-ça, la belle, prends-ça, et crie, crie ta douleur, ma douce. Ay ! ¡ Ay ! Ea, petite muette, crache enfin ce que tu dans le ventre ! Lâche-le, bon sang, ce hurlement : Ay !»
Il continua, furieux, pendant plusieurs minutes encore. Puis il éclata en sanglots, et sa guitare psalmodia son remord. Pourquoi venait-il de maltraiter son amante de la sorte ? Il savait pourtant bien que la brutalité ne menait à rien, que la violence risquait au contraire de faire taire Beatriz à jamais, comme autrefois les sévices de son père avaient étouffé ses premiers balbutiements.
Pour se faire pardonner, Orfeo entama une très vieille romance sépharade, son air le plus caressant, le plus doux. Il câlina des arpèges onctueux, des accords sybarites aux saveurs d’amande et de cannelle. Et bientôt, des arabesques ondulèrent autour de sa guitare, pour modeler les hanches et la poitrine d’une silhouette adolescente. Le corps de Beatriz, le soir de la noce. Orfeo, ému à l’extrême, redoubla d’ardeur et l’instrument frissonna de plaisir sous l’étreinte. Il sentit son épouse, lovée là entre ses doigts, alanguie sur son manche frémissant. Les attouchements du jeune homme avivèrent le chuchotis, qui alla crescendo pour devenir mélodie suave et charnelle. Les deux amants, enfin retrouvés, poursuivirent ensemble la sérénade, et pendant plus d’une heure, déclinèrent leur passion sur toutes les tonalités, sur toutes les cadences. Ils improvisèrent, guidés par leur instinct, des mélodies barbares et des rythmes virtuoses, dans la plus parfaite harmonie, sur le même diapason. Et leur acte d’amour s’acheva, au bout d’un long galop frénétique, sur une note pleine et sereine beuglée à l’unisson.
Orfeo laissa filer quelques secondes de silence. L’infirmière en profita pour applaudir, bouleversée par tant de beauté, mais le médecin, agacé, le relança :
« Continuez ! Continuez bon sang ! Il faut à tout prix empêcher les pics brutaux sur le graphique, cela peut être très dommageable pour le cerveau. Si vous arrêtez de jouer, faites-le tout doucement, pour éviter le trauma. ».
Orfeo s’efforça de poursuivre. Mais il se sentait exténué, ses doigts moites trébuchaient sur le manche, son « compás » devenait hésitant.
« Ay, Beatriz. Je viens de t’offrir tout mon amour, et ça n’a pas suffi. Je ne pourrai jamais jouer aussi bien que tout à l’heure. Fais un effort, ma belle, reviens, vis !
Dans un râle, son épouse lui répondit.
-Non. Je n’en ai pas envie. J’ai tant souffert, tu sais, quand j’étais vivante.
-Ma belle, si tu reviens, je saurai te rendre heureuse. Tout ça, c’est ma faute. Les derniers temps, je ne pensais plus qu’à notre carrière, et j’ai oublié l’essentiel. Je ne me suis pas même aperçu que tu te shootais.
-Ne regrette rien. Tout l’amour du monde n’aurait pu me rendre heureuse. La dope, à défaut du bonheur, au moins m’a soulagée, et maintenant, là où je suis, je me sens bien. Laisse-moi reposer en paix. Adieu mon amour.»
La voix s’évanouit pour retourner dans les limbes, et Orfeo ne put rien faire pour la retenir. Il enchaîna quelques arpèges, de plus en plus feutrés, jusqu’au silence absolu. Puis il leva la tête et sourit tristement au neurologue :
« Voilà, c’est fini. Il n’y a plus d’espoir.
-Comment ça, plus d’espoir ? L’activité cérébrale de votre femme a augmenté considérablement, en moins de deux heures. Si le mot n’était pas interdit en médecine, je parlerais de miracle. Et vous voulez arrêter ? Il n’en est pas question. Ecoutez-moi : profitez du reste de la nuit pour vous reposer. Demain nous reprendrons notre expérience. »
Orfeo, trop fatigué pour répondre, se contenta de hausser les épaules. Une fois seul, il se vautra sur une banquette, à côté du lit, et s’endormit aussitôt, l’esprit vide et le corps lourd.
Une douleur intense le réveilla au petit matin. Les doigts de sa main gauche avaient doublé de volume. Le jeune homme reconnut aussitôt son affliction : il avait joué sans se ménager, pendant plusieurs heures, après un mois d’inactivité, et à présent, il souffrait d’une tendinite. Dans la matinée, le neurologue passa dans la chambre, pour constater les résultats de l’encéphalogramme
« Les niveaux ont baissé pendant la nuit. Reprenons une nouvelle session, au plus vite.»
En guise de réponse, Orfeo lui montra sa main enflée.
« C’est fâcheux. Mais je vais vous administrer un anti-inflammatoire, et puis de la morphine, pour calmer votre douleur, et vous permettre de jouer.»
Le jeune homme s’exclama :
« Non, pas de morphine, surtout ! »
L’infirmière lui injecta une dose de corticoïdes. En regardant fixement la seringue, son poing serré, ses veines bleues, il ne put s’empêcher de penser à Beatriz, à l’héroïne, aux circonstances de son coma. Sa femme avait abdiqué face à la souffrance, mais lui, il ne pouvait être aussi lâche ni renoncer dès le premier obstacle. Il devait protéger son épouse, c’était son devoir de mari, et continuer à se battre, jusqu’au bout. Certes, il ne pouvait pas la forcer à se réveiller, mais au moins il s’acharnerait pour la convaincre, pour lui faire comprendre que la souffrance est nécessaire pour vivre et vibrer, que sans elle, il n’y a pas de joie ni de bonheur possibles. N’était-ce pas là l’essence même du Flamenco, que d’exacerber les rires et les pleurs, de les entremêler pour en faire le plus vivant des arts ? Oui, il devait montrer à Beatriz comment transcender la douleur, comment l’affronter sans aucune drogue ni artifice. Et pour lui prouver que l’on pouvait vivre sans opiacés, il allait jouer sans morphine.
Orfeo, revigoré, entama la seconde partie de son récital. Sans préambule inutile, il déchaîna sa guitare pour jouer « Volando voy, volando vengo », la plus joyeuse des « rumbitas ». *
« Ecoute, Beatriz, écoute ces paroles. Elles sont si simples et si vraies : Je suis amoureux de la vie, même si ça fait mal, même si ça fait mal. Si j’ai froid, je cherche une chandelle, car la fleur de la nuit est à qui la mérite… »
Chaque note sur son manche lui faisait l’effet d’un clou ardent planté dans son poignet, mais au lieu de l’incommoder, au contraire ce feu l’attisait et rendait son jeu plus vivace, plus chaleureux. Tout à coup, la voix de Beatriz surgit d’outre-tombe pour lancer une longue plainte qui brisa l’élan du musicien.
« Te voilà alors, Beatriz ? Tu as répondu à mon appel. Tu as encore le goût de vivre, au fond. Je le savais…
- Non. C’est ta souffrance qui m’a rappelée. J’entends ta guitare gémir de douleur, et j’ai mal pour toi. Arrête de jouer, je t’en supplie, ça m’est intolérable.
- Quoi, tu ne supportes pas ma souffrance ? Mais ce que tu entends maintenant, ce n’est rien à côté du calvaire que j’ai enduré, à cause de toi. Ecoute, Beatriz, écoute. »
Orfeo ferma les yeux et chercha les phrasés adéquats pour exprimer ce qu’il avait ressenti le jour de l’overdose de son épouse. Et pour mieux retranscrire sa déchirure, il choisit les accords les plus pénibles, les écartements les plus éprouvants. Beatriz, en suivant la mélodie meurtrie de son mari, hurlait son chagrin comme les chanteuses de « saeta » battent leur coulpe en voyant passer le Christ martyre sous leur balcon, lors de la Semaine Sainte.
« C’est ma faute, ma grande faute. Je voudrais tant m’approcher, soigner tes plaies, te choyer.
- Si tu veux que cesse mon supplice, réveille-toi, femme. Qu’est-ce que tu attends ?»
Orfeo fit ricaner sa guitare et Beatriz se tut. Au bout d’un long silence, elle chuchota enfin :
« Alors, viens mon amour, suis-moi. Je t’emmène là où la souffrance n’existe plus »
Un « cante hondo » jaillit du fin fond des entrailles de la cantaora. Sa voix trancha le silence pour s’engouffrer peu à peu dans le néant, jusqu’à l’au-delà où l’attendait l’écho. Beatriz se tenait loin devant, en suspens dans le vide, et Orfeo à grand peine posait derrière elle quelques notes épaisses, comme des jalons invisibles qui lui permettaient de garder l’équilibre et de ne pas se perdre en chemin. *
Orfeo connaissait cette chanson de Luis Eduardo Aute, « al alba ». Elle parlait d’un condamné à mort, la veille de son exécution, et était devenue en quelques années un hymne pour tous ceux que la dictature avait bâillonnés. Le jeune homme se demandait pourquoi Beatriz avait choisi ce chant, et ce que signifiait pour elle cette aube noire. En proie au doute, il trébucha sur un accord et faillit bien tomber dans les abysses. Mais il se releva, et continua son chemin. Il devait suivre son épouse, coûte que coûte, sans chercher à comprendre, il n’y avait pas d’autre alternative.
Orfeo profita d’un court instant de silence, après le refrain, pour ouvrir les yeux. Mais la salle d’hôpital avait disparu, il se trouvait à présent dans l’obscurité la plus complète. Seules quelques lueurs, devant lui, perçaient dans les ténèbres. Il se demanda s’il s’agissait là des lumières des appareils médicaux, au chevet du lit, ou bien d’âmes trépassées qui erraient dans l’Erèbe.
Lors de ce dernier couplet, la voix de Beatriz avait changé. Plus fluide, plus liquide, sa mélodie coulait comme une rivière claire et limpide. Orfeo plongea avec elle, mais se trouva aussitôt perdu dans les remous d’un torrent bouillonnant. Il se démena à contre-courant en se raccrochant tant bien que mal à ses cordes, déversa des cascades de notes et des flots d’harmonies pour éviter de perdre pied dans la tourmente. Mais, bientôt, il réalisa que la douleur avait disparu de ses doigts, et que se notes glissaient toutes seules, sans effort, pour le mener à bon port. La chanson s’acheva et Orfeo distingua au loin sur la rive une caverne illuminée par mille cierges. Une fille dansait, la taille enroulée dans un châle rouge sang. Le jeune homme reconnut aussitôt Beatriz.
3.
Au bout d’une très longue étreinte, son épouse lui souffla à l’oreille :
« Merci d’avoir répondu à mon appel. A présent, nous serons ensemble pour l’éternité. Plus rien ne pourra nous séparer.
- Oui, nous vivrons heureux le reste de nos jours, Beatriz. Viens, je t’emmène.
- Où donc ?
-Vers la lumière bien sûr, vers la vie.»
Beatriz fit un pas en arrière, et répondit avec animosité :
« Orfeo, tu n’as rien compris. Je croyais que tu avais cessé de vivre pour me retrouver. Je t’avais pourtant dit que je ne voulais pas revoir le monde, ce sale monde d’en haut.
- Sale, le monde ? Le monde entier ?
-Oui. Le monde entier. Il est sale, et laid. »
Le jeune homme fit couler de sa guitare une mélodie cristalline, pour évoquer une source vive.
« Sale, l’eau fraîche jaillie des rochers ? »
Beatriz se contenta de hausser les épaules. Orfeo continua, et lui joua tout ce qu’il y avait de beau et pur dans le monde. Il lui fit la mer et l’océan, le sable et le sel, le miel et le pain blanc, les goulées de vin doux, les ombres des vieux oliviers, le soleil et la lune, les fêtes gitanes, les éclairs, le feu, la pluie fine sur Séville, les patios ocres et blancs du quartier Santa Cruz, l’odeur des orangers, et toutes les couleurs des fleurs de l’Alcazar. En vain, Beatriz n’écoutait même pas.
A cours d’idées, Orfeo baissa la tête et se mit à gratter son instrument au hasard, en quête de joies intenses pour continuer son énumération. Il trouva finalement, dans les tons suraigus, trois petites notes qui l’émerveillèrent, mais au lieu de les lancer à la volée, il préféra les basculer dans le ventre de sa guitare, pour les faire mûrir un peu. Il improvisa entre-temps une mélodie sémillante, et au bout de neuf mesures, quand il sentit ses notes enfin prêtes à naître, il les soutira avec délicatesse des entrailles de son instrument. Un petit refrain surgit alors du trou en poussant un vagissement irrésistible.
« Notre enfant, Beatriz. Celui que nous aurons, si tu reviens à la vie. Ecoute-le grandir, ce petit refrain si mignon, écoute comment il devient peu à peu chanson.»
Orfeo avait gagné. La femme était bouleversée. Elle fondit en larmes :
« Orfeo, à quoi bon me faire souffrir ainsi ? Tu n’as donc pas compris où nous sommes ? Je suis morte, Orfeo, morte, tu entends ! Il n’y a pas d’issue dans l’au-delà. Ou crois-tu que l’on peut tromper le temps ? »
Le jeune homme, loin de trembler, se mit à rire.
« Bien entendu que je peux tromper le temps, Beatriz. Je suis musicien ! »
Orfeo invoqua un « fandango », noble et majestueux, et le fit trotter dans la caverne. Il accéléra la cadence pour le faire galoper un peu sur le fleuve, puis brisa son élan en tirant avec force sur les cordes, et le thème revint au pas. Le garçon en profita pour inviter sa cavalière à monter en selle. Ensuite, il cabra sa guitare, et les deux jeunes gens partirent sur un tempo rapide. Orfeo cavalait à contretemps, et chacune de ses foulées frappait juste avant la mesure, pour gagner quelques instants précieux. Il accéléra encore, et lâchait sous son pas des rafales de doubles et triples croches.
Les temps morts, les absences, les heures perdues défilaient à toute allure autour des deux amants. Les jours et les nuits se succédaient, et Orfeo put remonter sans peine tout un cycle de lune. Mais au bout d’un mois, il dut arrêter sa course. Il avait atteint l’orée d’une forêt inextricable. C´était le cauchemar de Beatriz, le soir de l’overdose. La guitare eut beau ruer, hennir, les buissons denses et noirs refusaient de s’ouvrir.
Le musicien commença à désespérer, mais sa compagne lui fredonna à l’oreille :
« Le temps va sur le rêve, et le rêve sur le temps »
L’esprit d’Orfeo s’illumina. « La leyenda del tiempo », bien entendu, Beatriz avait raison. Le temps du cantaor sur le rêve du poète, Federico García Lorca sur Camarón de la Isla… Les deux enfants terribles du flamenco traçaient un chemin qui menait au cœur des songes. La guitare d’Orfilio cracha dans l’air les transes psychédéliques de la chanson, Beatriz souffla par-dessus les stances surréalistes du poème, et tout deux s’engagèrent sur le sentier douloureux bordé d’agaves et de cactus, de seringues et de ronces : *
De strophe en strophe, Orfeo sentait le réel se rapprocher et le rêve s’estomper. La douleur à ses doigts revenait, progressivement, pour se faire intolérable.
« Continuez. Encore un effort. On y est presque !»
Tous ces mots, qu’il avait perçus dans les ténèbres comme des murmures éthérés, reprenaient corps. Il sentit la main du neurologue se poser sur son épaule, et vit l’infirmière s’affairer dans la chambre.
Orfeo continuait de pincer ses cordes, inlassablement, malgré la souffrance indicible. Beatriz avait cessé de chanter, mais il l’entendait respirer, de plus en plus fort. Oui, elle était là, aux portes du non-monde, son cœur tambourinait pour entrer dans la vie.
« Madame, vous m’entendez, vous m’entendez ? » L’infirmière, assise sur le lit, s’adressait à Beatriz.
« Continuez, surtout ne vous arrêtez pas, Orfeo »
Chaque corde arquait son coude, harponnait son poignet. Mais il devait continuer. Il sentait son aimée tout proche, à deux doigts, agrippée à sa corde. La tête lui tournait, le vacarme extérieur le troublait, il entendait des sifflements, des signaux électroniques, les voix du médecin et de l’infirmière, le souffle rauque de son épouse. Il avait grand mal à ne pas perdre le fil de ce qu’il jouait.
« Ay ! »
Le cri fit sursauter Orfeo. C’était la voix de Beatriz. Mais cette fois-ci, elle n’avait pas hurlé dans sa tête, non, elle avait crié pour de bon, dans la chambre d’hôpital. Il s’arrêta net de jouer pour se précipiter au chevet du lit. Par-dessus les nuques du docteur et de l’infirmière, il réussit à l’entrevoir. Elle venait de se réveiller et agitait la tête, les yeux révulsés. Elle s’égosillait, mais plus aucun son ne sortait de sa bouche. Le neurologue jeta un œil sur les appareils à côté du lit.
« Arrêt cardiaque ! »
Le docteur s’empressa d’effectuer un massage thoracique à sa patiente. Il eut juste le temps d’apercevoir Orfeo, qui était resté là, cloué sur place, et de lui crier :
« Mais qu’est-ce que vous faites là, bon sang ! Jouez, jouez, ne vous arrêtez pas ! »
Le garçon se rua sur sa guitare, mais, soudain pris de panique, il joua trop fort et cassa une de ses cordes. Orfeo sut, à ce moment précis, que Beatriz venait de décéder.
«Ne vous en voulez pas, Monsieur, vous avez fait ce que vous avez pu. Vous savez, de toutes façons, la vie de votre femme ne tenait qu’à un fil. »
Les mots réconfortants du docteur, au funérarium quelques heures plus tard, ne firent qu’aviver le remord du jeune homme. Oui, le fil avait cassé, et Orfeo était le seul responsable. Son impatience avait perdu Beatriz à tout jamais.
« Et voilà, mon bon monsieur, pourquoi ce fabuleux duo ne fit qu’un seul enregistrement. »
Après cinq verres de xérès, cette histoire a fini par m’émouvoir. Mais je reste sur ma faim.
-Et Orfeo ? Qu’est-il devenu ? Il est toujours vivant aujourd’hui ? »
« Non, Orfeo est mort, quelques semaines plus tard. Juste après l’enterrement, il récupéra sa guitare et les affaires que sa femme avait laissées à l’hôpital. Il défit la corde cassée de son instrument, mais au lieu de la changer, il se pendit avec.
-C’est triste tout ça, dites-moi. C’est une histoire vraie ?
-Tout à fait vraie. Juste un peu exagérée.»
Je regarde le patron, sceptique. Car en Andalousie, exagération et mensonge sont quasi-synonymes. Le premier client entre dans le bar. Un vieux aux yeux éteints qui réclame sa ration d’eau de vie. Je comprends que l’heure est venue de payer et de partir. Mais au tout dernier moment, je demande :
« Vous pourriez me prêter ce disque, Sangre nueva ? »
Le patron rechigne un peu.
« Je vous le rendrai dès demain, et je vous l’enregistre sur CD. Comme ça, ça vous fera une copie de sécurité… »
Il accède à ma pétition, et je pars avec le 33 tours. Une pochette très kitsch, avec un taureau, une guitare, une sévillane, et des lettres rouge pétantes sur fond orange. Vraiment rien qui laisse présager un chef-d’œuvre.
Chez moi, je déniche dans mon fourbi un vieux tourne-disque. J’ai de la chance, il fonctionne encore. Je raccorde l’appareil à mon ordinateur et tente d’enregistrer le morceau. Et là, il se passe quelque chose de très étrange. L’écran affiche : « Erreur. Fichier trop long ». Il y a pourtant des chansons bien plus longues que ma seguiriya, et je n’ai aucun problème pour les transposer sur mon ordinateur. Sur la pochette de l’album, le temps annoncé pour le morceau est de cinq minutes exactes, et l’espace qu’occupent les sillons sur le disque semble correspondre à cette durée… Mais j’ai fait l’expérience de chronométrer la chanson, et elle fait dix minutes. Le double. C’est incompréhensible. Peut-être a-t-on employé une technique particulière au moment de graver le morceau, en tout cas, je ne vois pas d’autre explication.
Le lendemain, en début d’après-midi, je retourne à la « casa duende » pour rendre le disque. Là, je commande un xérès, tandis que le patron me passe la fameuse chanson. Je ressors le soir, sans avoir vu le temps passer. Et depuis un mois, chaque jour, sans trop savoir pourquoi, je répète infatigablement cette même action : je pousse la porte de la taverne, m’accoude au comptoir, écoute ma seguiriya en sirotant quelques verres, puis je passe plusieurs heures dans le local, seul, absorbé. Et j’en viens à penser que l’anomalie sur le disque n’est pas due à un problème technique : c’est juste le temps, trompé jadis par Orfeo, qui savoure sa vengeance.
FIN.
Si vous voyez, au fil du texte, des petits astérisques verts, cliquez si le coeur vous en dit. Ce sont des illustrations musicales. J'essaierai d'en coller une dizaine tout au long du texte, mais c'est un peu fastidieux alors je fais ça petit à petit... Bonne lecture et surtout, bon courage parce que c'est long.
1.
Il y a, à Séville, dans le quartier de Triana, sur la rive droite du Guadalquivir, une gargote minuscule et crasseuse nommée “Casa Duende”. Pas de chaises, le local est bien trop étroit, on y boit debout, accoudé au comptoir, en silence. Le sol est jonché de papiers gras, de graines de tournesol et de têtes de crevettes, et sur les murs peints à la fumée de cigare, quelques vieilles photos témoignent de la dévotion du taulier pour la Vierge de la Macarena, le Real Betis balompié et les spectacles taurins. Le café y est infect, le jambon aussi dur que le cuir, et les glaçons ne sont pas toujours de la première fraîcheur. La clientèle, exclusivement masculine, était déjà vieille à l’époque de Franco. Il va sans dire qu’aucun touriste n’y a jamais mis les pieds.
La “casa duende” n’a réellement que deux intérêts : elle est juste en bas de chez moi, et dispose d’un distributeur de cigarettes. Je m’y rends, de temps à autre, pour m’approvisionner en tabac, et je ressors aussitôt. Sauf une fois, il y a un mois. C’était vers midi, le patron venait d’ouvrir et il n’y avait pas encore un seul client. Comme à l’accoutumée, j’entre dans le bar, me dirige directement vers la machine et prépare les trois euros cinquante de mon paquet de Fortuna. Mais au moment de glisser la première pièce dans la fente, je m’arrête net. Une voix féminine, profonde, éreintée, résonne dans le local, aussitôt relayée par le “rasgueo” brutal d’une guitare. Le début d’une seguiriya.
“ Devuélveme la vida, arma mía, arma mía, que no me quiero morir.”
Je demeure là, sans broncher, et j’écoute. L’enregistrement est ancien, parasité par le souffle du saphir et les craquelures du vinyle, mais qu’importe : dès les premières notes, je suis subjugué. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi émouvant. C’est une voix d’enfant, à peine nubile, et pourtant, au grain aussi rauque et solennel que celui des vieilles gitanes, une tessiture « afillá », comme disent les aficionados. Le chant est fragile, presqu’hésitant, mais le guitariste porte la voix, la guide et l’empêche de retomber. Il ne se contente pas d’accompagner, c’est lui qui mène la danse, qui arrête et relance la cantaora, qui tantôt l’adoucit avec un “punteo” raffiné, tantôt l’enrage à grands coups d’éventail. Il la tient coincée entre ses cordes, et la fille pleure, se débat, gémit, avant de s’envoler, épanouie, vers des notes impossibles.
A la fin du morceau, je regarde le patron, hébété, un peu honteux d’être resté debout, immobile, pendant tout ce temps. Mais lui, il m’adresse un immense sourire.
“Vous savez qui c’étaient ? Lole y Manuel ?
- Non, jeune homme, me répond-il d’un ton gouailleur. Ce n’est pas Lole Montoya… C’est Orfeo y Beatriz… Les plus grands !
Je ne parviens pas à dissimuler mon étonnement, car c’est la première fois que j’entends ces deux noms. L’homme éclate de rire.
- Orfeo et Beatriz, ça ne vous dit rien du tout, n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, personne ou presque ne les connait. Ce morceau, c’est leur seul enregistrement. “Sangre nueva”, une compilation des nouveaux talents de Séville, en 1982, et puis après, plus rien… “
Sans demander mon avis, le voilà qui me sert un verre de xérès, avec quelques olives un peu rances. J’accepte son invitation, et il commence à me raconter l’histoire de ces deux musiciens. Un récit totalement improbable, aussi mélodramatique qu’un mauvais feuilleton télévisé.
Orfeo et Beatriz avaient grandi dans le quartier gitan de la Corchuela, dans la périphérie de Séville. Lui, c’était un enfant drôle et déluré. A l’âge de cinq ans, il reçut sa première guitare, offerte par son père musicien, et apprit très vite à en jouer. Beatriz, de deux ans sa cadette, possédait un caractère diamétralement opposé : timorée, craintive, elle se tenait toujours à l’écart de la marmaille, des jeux et des rires. Jusqu’à l’âge de trois ans, personne n’avait jamais entendu le moindre son sortir de sa bouche. C’est en écoutant la guitare d’Orfeo qu’elle parla pour la première fois. Ou plutôt chanta. Un cri strident, d’abord, qui se fit peu à peu mélopée douce et chagrine. *
Emerveillés par ce prodige, les parents des deux enfants décidèrent de les faire répéter ensemble, huit à dix heures par jour. Cinq ans plus tard, Orfeo et Beatriz donnèrent leur premier concert dans un tablao de Carmona, devant un public médusé : ces deux gosses-là s’entendaient à merveille, le garçon possédait une technique insolite pour son âge, et la petite un “cante” capable d’émouvoir les puristes les plus blasés.
La même année, on organisa leurs fiançailles, et six ans après, leur mariage. Les jeunes gens du quartier enviaient leur amour, sans faille, exemplaire. Beatriz, toujours aussi discrète, ne parlait jamais à personne, hormis à son époux, qui la couvrait de cadeaux, de fleurs et d’attentions délicates. Ils étaient beaux comme des princes zincalós d’Egypte, jeunes et radieux, et leur avenir promettait d’être aussi brillant qu’un habit de lumière.
Hélas, le destin en avait décidé autrement. Au début des années quatre-vingts, l’héroïne faisait des ravages en Andalousie, et tout particulièrement dans la communauté gitane. Les gamins de la Corchuela tombaient dans la poudreuse comme des mouches. Les deux adolescents n’échappèrent pas au terrible fléau. Ils goûtèrent à la poussière d’ange un soir, pour fêter la sortie de leur premier enregistrement, puis se promirent de ne plus jamais y toucher. Mais Beatriz ne sut résister à la tentation, et continua de consommer du brown en cachette. On la retrouva un beau matin dans un terrain vague aux abords du « poblado », gisant inconsciente, une seringue plantée dans son avant-bras. A l’hôpital, on put in extremis éviter son décès, mais il fut impossible de la réanimer, et elle demeura plongée dans le coma, prisonnière à jamais de ses cauchemars thébaïques. Le verdict des médecins fut sans appel : la jeune fille ne pouvait en aucun cas se réveiller.
Orfeo, accablé, refusait d’abandonner le chevet de son épouse. Au bout de quelques semaines, ses proches insistèrent pour qu’il sorte et qu’il reprenne les concerts, accompagne de nouveaux chanteurs. Un de ses amis lui tendit une guitare. Le garçon plaqua quelques accords, sans conviction, puis soupira :
“Je n’arrive plus à jouer. Ma colère est si grande qu’elle crispe mon poing sur le manche, et les doigts de l’autre main se mettent à trembler de peine.
- Tu n’as pas travaillé ton instrument depuis longtemps, c’est tout, répondit un de ses cousins. Reprends ta guitare et tu verras, bientôt, tu joueras comme avant.
- Non, cousin. Vois-tu, quand j’accompagnais Beatriz, chacune de mes notes était un mot d’amour, chaque arpège, une caresse, chaque “picado”, un frisson. Mais pour une autre chanteuse, ma guitare n’a rien à dire, elle ne peut rien ressentir. Je ne jouerai plus jamais.”
Orfeo demeura seul, prostré toute la nuit aux côtés de son amour inerte, à ruminer son tourment. Au matin, tout à coup, il se leva d’un bond et empoigna son instrument, dans la ferme intention de le fracasser contre le mur de la chambre. Mais au tout dernier moment, il fléchit. Il se retourna vers son épouse, lui adressa un regard enflammé, et déclara sur un ton de défi :
“Femme, écoute-moi. Je vais faire chanter ma guitare, une dernière fois. Pour toi ma belle, juste pour toi. Après, je briserai mon instrument contre ce mur et ce sera fini.”
Le jeune homme s’assit et commença à jouer. Il claqua les cordes avec dédain, puis promena ses doigts sur le manche à toute vitesse, pour assouplir ses phalanges, avant d’entamer un air âpre et farouche. Il cherchait à interpréter la « seguiriya » qu’il avait enregistrée en duo, mais sa façon d’attaquer le morceau, brusque et rageuse, rappelait plutôt le “martinete”, le “compás” archaïque des forges gaditanes. Il remplaça le chant a capela par un cliquetis de notes cinglantes, et tambourina sa caisse pour évoquer le bruit du marteau sur l’enclume. Grâce à ce rythme élémentaire il parvint à allumer le feu au fond de lui-même, à trouver l’ardeur primordiale qui lui permettrait de poursuivre.
A force de frapper le métal, une étincelle jaillit soudain de ses cordes, et Orfeo propulsa dans les airs la lumière par le biais d’une mélodie légère. Et il ressentit la chaleur d’une étoile qui plana au-dessus de sa tête. Il répéta le processus plusieurs fois, pour créer une constellation éblouissante autour de son aimée. De mesure en mesure, il gagnait plus de vigueur, plus de fougue. Il décupla ses efforts pour faire rouler le tonnerre entre ses doigts, et lâcha enfin une note aussi ronde et blonde que la lune. Epuisé, il décida ensuite de former quelques vagues douces et répétitives en cajolant ses cordes médianes avec le pouce, l’index et le majeur, pour apaiser ses mains fumantes. Il venait d’invoquer le cuivre, le feu, les étoiles et la mer, il avait grand besoin d’un répit avant de façonner les créatures vivantes.
Il fit tourner dans sa rosace quelques «alegrías» et « tanguillos », des thèmes très simples qu’il connaissait depuis son plus jeune âge. Ces rythmes faciles lui permirent de libérer quelque peu son esprit, et il en profita pour rêvasser. Il revoyait son enfance à La Corchuela, les ruelles boueuses, les maisons délabrées, les fourgonnettes défoncées qui allaient et venaient sur le terrain vague, chargées de fruits et d’œillets. Et dans ce tintamarre, la petite Beatriz, percluse dans son monde silencieux, seule assise dans un coin. Chaque fois qu’Orfeo la voyait passer près de chez lui, il accourait vers elle pour lui jouer des airs drôles et cadencés qui finissaient toujours par lui arracher un sourire, un regard étincelant.
Le garçon, instinctivement, se mit à jouer le thème que Beatriz avait chanté la toute première fois, à l’âge de trois ans, et il remémorait si bien la scène qu’il n’avait aucun mal à imaginer la voix de son aimée accompagner sa guitare.
“Tiritirán tran tran, Tirititrán tran tran, Tirititero”. *
L’enfant scandait ce refrain, en boucle, et le musicien entendait son chant, de plus en plus précisément, résonner entre ses tempes. Mais une voix soudain l’interrompit :
“Monsieur, monsieur ! S’il vous plait !"
C’était une aide-soignante.
“Ça fait plus d’une heure que vous jouez de la musique. On n’a rien dit jusqu’à présent, mais il faudrait vous arrêter maintenant, c’est un hôpital ici, pas une taverne.
- Pardon, mademoiselle.”
Orfeo baissa la tête, confus, et la femme le fit sortir de la pièce, car c’était l’heure de la toilette de Beatriz. Le jeune homme attendit dans le couloir. La frustration de n’avoir pas pu continuer de jouer fit bientôt place à un profond sentiment de lassitude. Il songea que c’était sans doute le moment de plier bagage, d’arrêter de camper dans cette chambre d’hôpital. Sur ces pensées, il se leva et partit chez lui.
Le lendemain, vers midi, il retourna à l’hôpital pour récupérer ses effets personnels et sa guitare. Une infirmière lui dit que le neurologue de sa femme était passé dans la chambre tôt le matin et voulait lui parler. Orfeo, intrigué, se rendit au plus vite jusqu'à son bureau.
“Bonjour monsieur, je vous attendais avec impatience. Hier après-midi, j’ai réalisé un électroencéphalogramme de routine à votre épouse, comme chaque semaine, mais cette fois-ci, les résultats sont surprenants. Le graphique indique un accroissement notoire de son activité neuronale. Bien sûr, on est très loin des niveaux d’un individu sain, même en état de sommeil profond, mais c’est tout de même incroyable, vu son état de catalepsie actuel et son diagnostic.
Il s’agit d’une très bonne nouvelle, bien entendu, cependant je ne veux pas vous donner de faux espoirs. Le pronostic pour votre épouse n’a pas changé depuis son arrivée à l’hôpital, il n’y a pratiquement aucune chance qu’elle reprenne conscience. Mais certaines zones du cerveau, que l’on croyait éteintes de manière irréversible se sont mystérieusement réactivées, d’une semaine sur l’autre. J’aimerais savoir ce qui a pu déclencher ce regain d’activité, et peut-être pourriez-vous m’aider. Avez-vous observé quelque chose d’inédit chez votre épouse, un geste réflexe nouveau par exemple, ou alors un fait marquant qui se serait déroulé dans la chambre ? »
Orfeo, sans même prendre la peine de réfléchir, lui parla des airs qu’il avait interprétés la veille. Le médecin l’écouta, sceptique, puis déclara :
« Bien… Il s’agit très certainement d’une coïncidence, d’une réaction purement biologique qui n’a rien à voir avec le monde extérieur, mais je ne veux pas non plus rejeter cette hypothèse, aussi incongrue soit-elle. Je vous propose donc de tenter l’expérience : je vais faire aménager une chambre insonorisée pour votre femme, et vous, ce soir, vous allez jouer de nouveau, pendant plusieurs heures. Nous verrons bien le résultat, de toutes manières nous ne risquons pas grand chose."
2.
Le garçon accepta, enthousiaste, la proposition. On déplaça la patiente vers une salle du sous-sol, que l’on munit d’appareils sophistiqués pour mesurer son activité cérébrale et cardiaque, mais aussi de micros, de jacks et d’amplificateurs. Vers huit heures du soir, tout était prêt et on appela Orfeo, qui attendait dans le couloir. Le garçon pénétra dans la pièce, le pas chancelant, blanc comme un linge. Il salua l’infirmière venue assister l’expérience, puis se dirigea vers une chaise située à droite du lit. Il refusa de regarder son épouse allongée, de peur de se sentir trop intimidé. Le neurologue lui souffla à l’oreille :
“Jouez ce qui vous plaira, mais surtout quoi qu’il arrive ne vous arrêtez pas. Je vous ferai signe, si jamais les graphiques se mettent à osciller, pour que vous sachiez quelles stimulations auditives obtiennent des réactions.”
Orfeo respira profondément pour calmer ses nerfs, s’empara de sa guitare et débuta son récital. Dans sa poitrine, il sentait son cœur palpiter à toute allure, si fort qu’il provoquait un écho dans la caisse de résonnance, et gênait son tempo. Après une première minute chaotique, il décida d’adapter son rythme à ses battements cardiaques pour laisser son émoi mener la cadence, et parvint peu à peu à retrouver son aisance habituelle. Sans plus attendre, il reprit l’« alegría » qu’il avait interrompue la veille, « Tirititero ». Il fit tourner le thème sur quelques mesures, avant de marquer un arrêt censé introduire le chant. Mais, cette fois, il n’entendit pas la petite fille, juste un silence angoissant. Il répéta à trois reprises ce prélude : l’enfant ne répondit à aucun de ses appels. Orfeo ne parvenait pas même à fredonner dans sa tête la ligne de chant.
Pris de dépit, il se mit à gifler ses cordes et à les tordre avec acharnement. Beatriz refusait de l’écouter, mais lui, il devait la réveiller à tout prix, par tous les moyens, en la forçant au besoin. Si les bons souvenirs ne la faisaient pas rire, peut-être que les mauvais sauraient la faire pleurer, pensa-t-il alors. Peu à peu, son « toque » se fit sec et viril, le garçon, hors de lui, martyrisait son pauvre instrument, en alternant pincements agressifs, griffures et coups de poing hargneux sur sa caisse.
« Te souviens-tu, Beatriz, des taloches de ton père ? Comment il te frappait jusqu’au sang dès qu’il avait un peu trop bu ? Non ? Alors, prends-ça, la belle, prends-ça, et crie, crie ta douleur, ma douce. Ay ! ¡ Ay ! Ea, petite muette, crache enfin ce que tu dans le ventre ! Lâche-le, bon sang, ce hurlement : Ay !»
Il continua, furieux, pendant plusieurs minutes encore. Puis il éclata en sanglots, et sa guitare psalmodia son remord. Pourquoi venait-il de maltraiter son amante de la sorte ? Il savait pourtant bien que la brutalité ne menait à rien, que la violence risquait au contraire de faire taire Beatriz à jamais, comme autrefois les sévices de son père avaient étouffé ses premiers balbutiements.
Pour se faire pardonner, Orfeo entama une très vieille romance sépharade, son air le plus caressant, le plus doux. Il câlina des arpèges onctueux, des accords sybarites aux saveurs d’amande et de cannelle. Et bientôt, des arabesques ondulèrent autour de sa guitare, pour modeler les hanches et la poitrine d’une silhouette adolescente. Le corps de Beatriz, le soir de la noce. Orfeo, ému à l’extrême, redoubla d’ardeur et l’instrument frissonna de plaisir sous l’étreinte. Il sentit son épouse, lovée là entre ses doigts, alanguie sur son manche frémissant. Les attouchements du jeune homme avivèrent le chuchotis, qui alla crescendo pour devenir mélodie suave et charnelle. Les deux amants, enfin retrouvés, poursuivirent ensemble la sérénade, et pendant plus d’une heure, déclinèrent leur passion sur toutes les tonalités, sur toutes les cadences. Ils improvisèrent, guidés par leur instinct, des mélodies barbares et des rythmes virtuoses, dans la plus parfaite harmonie, sur le même diapason. Et leur acte d’amour s’acheva, au bout d’un long galop frénétique, sur une note pleine et sereine beuglée à l’unisson.
Orfeo laissa filer quelques secondes de silence. L’infirmière en profita pour applaudir, bouleversée par tant de beauté, mais le médecin, agacé, le relança :
« Continuez ! Continuez bon sang ! Il faut à tout prix empêcher les pics brutaux sur le graphique, cela peut être très dommageable pour le cerveau. Si vous arrêtez de jouer, faites-le tout doucement, pour éviter le trauma. ».
Orfeo s’efforça de poursuivre. Mais il se sentait exténué, ses doigts moites trébuchaient sur le manche, son « compás » devenait hésitant.
« Ay, Beatriz. Je viens de t’offrir tout mon amour, et ça n’a pas suffi. Je ne pourrai jamais jouer aussi bien que tout à l’heure. Fais un effort, ma belle, reviens, vis !
Dans un râle, son épouse lui répondit.
-Non. Je n’en ai pas envie. J’ai tant souffert, tu sais, quand j’étais vivante.
-Ma belle, si tu reviens, je saurai te rendre heureuse. Tout ça, c’est ma faute. Les derniers temps, je ne pensais plus qu’à notre carrière, et j’ai oublié l’essentiel. Je ne me suis pas même aperçu que tu te shootais.
-Ne regrette rien. Tout l’amour du monde n’aurait pu me rendre heureuse. La dope, à défaut du bonheur, au moins m’a soulagée, et maintenant, là où je suis, je me sens bien. Laisse-moi reposer en paix. Adieu mon amour.»
La voix s’évanouit pour retourner dans les limbes, et Orfeo ne put rien faire pour la retenir. Il enchaîna quelques arpèges, de plus en plus feutrés, jusqu’au silence absolu. Puis il leva la tête et sourit tristement au neurologue :
« Voilà, c’est fini. Il n’y a plus d’espoir.
-Comment ça, plus d’espoir ? L’activité cérébrale de votre femme a augmenté considérablement, en moins de deux heures. Si le mot n’était pas interdit en médecine, je parlerais de miracle. Et vous voulez arrêter ? Il n’en est pas question. Ecoutez-moi : profitez du reste de la nuit pour vous reposer. Demain nous reprendrons notre expérience. »
Orfeo, trop fatigué pour répondre, se contenta de hausser les épaules. Une fois seul, il se vautra sur une banquette, à côté du lit, et s’endormit aussitôt, l’esprit vide et le corps lourd.
Une douleur intense le réveilla au petit matin. Les doigts de sa main gauche avaient doublé de volume. Le jeune homme reconnut aussitôt son affliction : il avait joué sans se ménager, pendant plusieurs heures, après un mois d’inactivité, et à présent, il souffrait d’une tendinite. Dans la matinée, le neurologue passa dans la chambre, pour constater les résultats de l’encéphalogramme
« Les niveaux ont baissé pendant la nuit. Reprenons une nouvelle session, au plus vite.»
En guise de réponse, Orfeo lui montra sa main enflée.
« C’est fâcheux. Mais je vais vous administrer un anti-inflammatoire, et puis de la morphine, pour calmer votre douleur, et vous permettre de jouer.»
Le jeune homme s’exclama :
« Non, pas de morphine, surtout ! »
L’infirmière lui injecta une dose de corticoïdes. En regardant fixement la seringue, son poing serré, ses veines bleues, il ne put s’empêcher de penser à Beatriz, à l’héroïne, aux circonstances de son coma. Sa femme avait abdiqué face à la souffrance, mais lui, il ne pouvait être aussi lâche ni renoncer dès le premier obstacle. Il devait protéger son épouse, c’était son devoir de mari, et continuer à se battre, jusqu’au bout. Certes, il ne pouvait pas la forcer à se réveiller, mais au moins il s’acharnerait pour la convaincre, pour lui faire comprendre que la souffrance est nécessaire pour vivre et vibrer, que sans elle, il n’y a pas de joie ni de bonheur possibles. N’était-ce pas là l’essence même du Flamenco, que d’exacerber les rires et les pleurs, de les entremêler pour en faire le plus vivant des arts ? Oui, il devait montrer à Beatriz comment transcender la douleur, comment l’affronter sans aucune drogue ni artifice. Et pour lui prouver que l’on pouvait vivre sans opiacés, il allait jouer sans morphine.
Orfeo, revigoré, entama la seconde partie de son récital. Sans préambule inutile, il déchaîna sa guitare pour jouer « Volando voy, volando vengo », la plus joyeuse des « rumbitas ». *
« Ecoute, Beatriz, écoute ces paroles. Elles sont si simples et si vraies : Je suis amoureux de la vie, même si ça fait mal, même si ça fait mal. Si j’ai froid, je cherche une chandelle, car la fleur de la nuit est à qui la mérite… »
Chaque note sur son manche lui faisait l’effet d’un clou ardent planté dans son poignet, mais au lieu de l’incommoder, au contraire ce feu l’attisait et rendait son jeu plus vivace, plus chaleureux. Tout à coup, la voix de Beatriz surgit d’outre-tombe pour lancer une longue plainte qui brisa l’élan du musicien.
« Te voilà alors, Beatriz ? Tu as répondu à mon appel. Tu as encore le goût de vivre, au fond. Je le savais…
- Non. C’est ta souffrance qui m’a rappelée. J’entends ta guitare gémir de douleur, et j’ai mal pour toi. Arrête de jouer, je t’en supplie, ça m’est intolérable.
- Quoi, tu ne supportes pas ma souffrance ? Mais ce que tu entends maintenant, ce n’est rien à côté du calvaire que j’ai enduré, à cause de toi. Ecoute, Beatriz, écoute. »
Orfeo ferma les yeux et chercha les phrasés adéquats pour exprimer ce qu’il avait ressenti le jour de l’overdose de son épouse. Et pour mieux retranscrire sa déchirure, il choisit les accords les plus pénibles, les écartements les plus éprouvants. Beatriz, en suivant la mélodie meurtrie de son mari, hurlait son chagrin comme les chanteuses de « saeta » battent leur coulpe en voyant passer le Christ martyre sous leur balcon, lors de la Semaine Sainte.
« C’est ma faute, ma grande faute. Je voudrais tant m’approcher, soigner tes plaies, te choyer.
- Si tu veux que cesse mon supplice, réveille-toi, femme. Qu’est-ce que tu attends ?»
Orfeo fit ricaner sa guitare et Beatriz se tut. Au bout d’un long silence, elle chuchota enfin :
« Alors, viens mon amour, suis-moi. Je t’emmène là où la souffrance n’existe plus »
Un « cante hondo » jaillit du fin fond des entrailles de la cantaora. Sa voix trancha le silence pour s’engouffrer peu à peu dans le néant, jusqu’à l’au-delà où l’attendait l’écho. Beatriz se tenait loin devant, en suspens dans le vide, et Orfeo à grand peine posait derrière elle quelques notes épaisses, comme des jalons invisibles qui lui permettaient de garder l’équilibre et de ne pas se perdre en chemin. *
« Si je te disais mon amour
Que je crains le lever du jour
Des étoiles inconnues me pourchassent
Et me blessent comme des menaces
Mais je reconnais la lune tranchée
Qu’une faux fit saigner
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Que je crains le lever du jour
Des étoiles inconnues me pourchassent
Et me blessent comme des menaces
Mais je reconnais la lune tranchée
Qu’une faux fit saigner
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Orfeo connaissait cette chanson de Luis Eduardo Aute, « al alba ». Elle parlait d’un condamné à mort, la veille de son exécution, et était devenue en quelques années un hymne pour tous ceux que la dictature avait bâillonnés. Le jeune homme se demandait pourquoi Beatriz avait choisi ce chant, et ce que signifiait pour elle cette aube noire. En proie au doute, il trébucha sur un accord et faillit bien tomber dans les abysses. Mais il se releva, et continua son chemin. Il devait suivre son épouse, coûte que coûte, sans chercher à comprendre, il n’y avait pas d’autre alternative.
« Les enfants que nous n’avons pas
Semblent deviner déjà
En dévorant les dernières fleurs
Dans les cloaques où ils demeurent
Que le temps qui s’achemine
Se nourrira de famine
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Semblent deviner déjà
En dévorant les dernières fleurs
Dans les cloaques où ils demeurent
Que le temps qui s’achemine
Se nourrira de famine
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Orfeo profita d’un court instant de silence, après le refrain, pour ouvrir les yeux. Mais la salle d’hôpital avait disparu, il se trouvait à présent dans l’obscurité la plus complète. Seules quelques lueurs, devant lui, perçaient dans les ténèbres. Il se demanda s’il s’agissait là des lumières des appareils médicaux, au chevet du lit, ou bien d’âmes trépassées qui erraient dans l’Erèbe.
« Des milliers de vautours dans le ciel
Sans bruit déploient leurs ailes
Mais sens-tu la désespérance
De cette silencieuse danse
Maudite ronde de morts
Grains de poussière dans l’aurore
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Sans bruit déploient leurs ailes
Mais sens-tu la désespérance
De cette silencieuse danse
Maudite ronde de morts
Grains de poussière dans l’aurore
Je pressens que ce long soir
Précèdera la nuit noire
Reste-là, mon amour encore
Ne m’abandonne pas
A l’aurore »
Lors de ce dernier couplet, la voix de Beatriz avait changé. Plus fluide, plus liquide, sa mélodie coulait comme une rivière claire et limpide. Orfeo plongea avec elle, mais se trouva aussitôt perdu dans les remous d’un torrent bouillonnant. Il se démena à contre-courant en se raccrochant tant bien que mal à ses cordes, déversa des cascades de notes et des flots d’harmonies pour éviter de perdre pied dans la tourmente. Mais, bientôt, il réalisa que la douleur avait disparu de ses doigts, et que se notes glissaient toutes seules, sans effort, pour le mener à bon port. La chanson s’acheva et Orfeo distingua au loin sur la rive une caverne illuminée par mille cierges. Une fille dansait, la taille enroulée dans un châle rouge sang. Le jeune homme reconnut aussitôt Beatriz.
3.
Au bout d’une très longue étreinte, son épouse lui souffla à l’oreille :
« Merci d’avoir répondu à mon appel. A présent, nous serons ensemble pour l’éternité. Plus rien ne pourra nous séparer.
- Oui, nous vivrons heureux le reste de nos jours, Beatriz. Viens, je t’emmène.
- Où donc ?
-Vers la lumière bien sûr, vers la vie.»
Beatriz fit un pas en arrière, et répondit avec animosité :
« Orfeo, tu n’as rien compris. Je croyais que tu avais cessé de vivre pour me retrouver. Je t’avais pourtant dit que je ne voulais pas revoir le monde, ce sale monde d’en haut.
- Sale, le monde ? Le monde entier ?
-Oui. Le monde entier. Il est sale, et laid. »
Le jeune homme fit couler de sa guitare une mélodie cristalline, pour évoquer une source vive.
« Sale, l’eau fraîche jaillie des rochers ? »
Beatriz se contenta de hausser les épaules. Orfeo continua, et lui joua tout ce qu’il y avait de beau et pur dans le monde. Il lui fit la mer et l’océan, le sable et le sel, le miel et le pain blanc, les goulées de vin doux, les ombres des vieux oliviers, le soleil et la lune, les fêtes gitanes, les éclairs, le feu, la pluie fine sur Séville, les patios ocres et blancs du quartier Santa Cruz, l’odeur des orangers, et toutes les couleurs des fleurs de l’Alcazar. En vain, Beatriz n’écoutait même pas.
A cours d’idées, Orfeo baissa la tête et se mit à gratter son instrument au hasard, en quête de joies intenses pour continuer son énumération. Il trouva finalement, dans les tons suraigus, trois petites notes qui l’émerveillèrent, mais au lieu de les lancer à la volée, il préféra les basculer dans le ventre de sa guitare, pour les faire mûrir un peu. Il improvisa entre-temps une mélodie sémillante, et au bout de neuf mesures, quand il sentit ses notes enfin prêtes à naître, il les soutira avec délicatesse des entrailles de son instrument. Un petit refrain surgit alors du trou en poussant un vagissement irrésistible.
« Notre enfant, Beatriz. Celui que nous aurons, si tu reviens à la vie. Ecoute-le grandir, ce petit refrain si mignon, écoute comment il devient peu à peu chanson.»
Orfeo avait gagné. La femme était bouleversée. Elle fondit en larmes :
« Orfeo, à quoi bon me faire souffrir ainsi ? Tu n’as donc pas compris où nous sommes ? Je suis morte, Orfeo, morte, tu entends ! Il n’y a pas d’issue dans l’au-delà. Ou crois-tu que l’on peut tromper le temps ? »
Le jeune homme, loin de trembler, se mit à rire.
« Bien entendu que je peux tromper le temps, Beatriz. Je suis musicien ! »
Orfeo invoqua un « fandango », noble et majestueux, et le fit trotter dans la caverne. Il accéléra la cadence pour le faire galoper un peu sur le fleuve, puis brisa son élan en tirant avec force sur les cordes, et le thème revint au pas. Le garçon en profita pour inviter sa cavalière à monter en selle. Ensuite, il cabra sa guitare, et les deux jeunes gens partirent sur un tempo rapide. Orfeo cavalait à contretemps, et chacune de ses foulées frappait juste avant la mesure, pour gagner quelques instants précieux. Il accéléra encore, et lâchait sous son pas des rafales de doubles et triples croches.
Les temps morts, les absences, les heures perdues défilaient à toute allure autour des deux amants. Les jours et les nuits se succédaient, et Orfeo put remonter sans peine tout un cycle de lune. Mais au bout d’un mois, il dut arrêter sa course. Il avait atteint l’orée d’une forêt inextricable. C´était le cauchemar de Beatriz, le soir de l’overdose. La guitare eut beau ruer, hennir, les buissons denses et noirs refusaient de s’ouvrir.
Le musicien commença à désespérer, mais sa compagne lui fredonna à l’oreille :
« Le temps va sur le rêve, et le rêve sur le temps »
L’esprit d’Orfeo s’illumina. « La leyenda del tiempo », bien entendu, Beatriz avait raison. Le temps du cantaor sur le rêve du poète, Federico García Lorca sur Camarón de la Isla… Les deux enfants terribles du flamenco traçaient un chemin qui menait au cœur des songes. La guitare d’Orfilio cracha dans l’air les transes psychédéliques de la chanson, Beatriz souffla par-dessus les stances surréalistes du poème, et tout deux s’engagèrent sur le sentier douloureux bordé d’agaves et de cactus, de seringues et de ronces : *
Le Rêve va sur le Temps,
Flottant comme un voilier.
Nul ne peut faire germer le grain
Dans le cœur du rêve.
Ay, comme chante l’aube, comme elle chante !
A en soulever des tremblements de givre bleu !
Le Temps va sur le Rêve
Enseveli jusqu’aux cheveux.
Hier et aujourd’hui mangent
De sombres fleurs de deuil.
Ay, comme chante la nuit, comme elle chante !
A en soulever des opacités d’anémones !
Sur la même colonne,
Enlacés Rêve et Temps,
Le gémissement de l’enfant croise
La langue rompue du vieillard.
Et si le rêve feint de dresser des murs
Dans la plaine du temps,
Le temps lui fait croire
Qu’il est né sur l’instant.
Flottant comme un voilier.
Nul ne peut faire germer le grain
Dans le cœur du rêve.
Ay, comme chante l’aube, comme elle chante !
A en soulever des tremblements de givre bleu !
Le Temps va sur le Rêve
Enseveli jusqu’aux cheveux.
Hier et aujourd’hui mangent
De sombres fleurs de deuil.
Ay, comme chante la nuit, comme elle chante !
A en soulever des opacités d’anémones !
Sur la même colonne,
Enlacés Rêve et Temps,
Le gémissement de l’enfant croise
La langue rompue du vieillard.
Et si le rêve feint de dresser des murs
Dans la plaine du temps,
Le temps lui fait croire
Qu’il est né sur l’instant.
De strophe en strophe, Orfeo sentait le réel se rapprocher et le rêve s’estomper. La douleur à ses doigts revenait, progressivement, pour se faire intolérable.
« Continuez. Encore un effort. On y est presque !»
Tous ces mots, qu’il avait perçus dans les ténèbres comme des murmures éthérés, reprenaient corps. Il sentit la main du neurologue se poser sur son épaule, et vit l’infirmière s’affairer dans la chambre.
Orfeo continuait de pincer ses cordes, inlassablement, malgré la souffrance indicible. Beatriz avait cessé de chanter, mais il l’entendait respirer, de plus en plus fort. Oui, elle était là, aux portes du non-monde, son cœur tambourinait pour entrer dans la vie.
« Madame, vous m’entendez, vous m’entendez ? » L’infirmière, assise sur le lit, s’adressait à Beatriz.
« Continuez, surtout ne vous arrêtez pas, Orfeo »
Chaque corde arquait son coude, harponnait son poignet. Mais il devait continuer. Il sentait son aimée tout proche, à deux doigts, agrippée à sa corde. La tête lui tournait, le vacarme extérieur le troublait, il entendait des sifflements, des signaux électroniques, les voix du médecin et de l’infirmière, le souffle rauque de son épouse. Il avait grand mal à ne pas perdre le fil de ce qu’il jouait.
« Ay ! »
Le cri fit sursauter Orfeo. C’était la voix de Beatriz. Mais cette fois-ci, elle n’avait pas hurlé dans sa tête, non, elle avait crié pour de bon, dans la chambre d’hôpital. Il s’arrêta net de jouer pour se précipiter au chevet du lit. Par-dessus les nuques du docteur et de l’infirmière, il réussit à l’entrevoir. Elle venait de se réveiller et agitait la tête, les yeux révulsés. Elle s’égosillait, mais plus aucun son ne sortait de sa bouche. Le neurologue jeta un œil sur les appareils à côté du lit.
« Arrêt cardiaque ! »
Le docteur s’empressa d’effectuer un massage thoracique à sa patiente. Il eut juste le temps d’apercevoir Orfeo, qui était resté là, cloué sur place, et de lui crier :
« Mais qu’est-ce que vous faites là, bon sang ! Jouez, jouez, ne vous arrêtez pas ! »
Le garçon se rua sur sa guitare, mais, soudain pris de panique, il joua trop fort et cassa une de ses cordes. Orfeo sut, à ce moment précis, que Beatriz venait de décéder.
«Ne vous en voulez pas, Monsieur, vous avez fait ce que vous avez pu. Vous savez, de toutes façons, la vie de votre femme ne tenait qu’à un fil. »
Les mots réconfortants du docteur, au funérarium quelques heures plus tard, ne firent qu’aviver le remord du jeune homme. Oui, le fil avait cassé, et Orfeo était le seul responsable. Son impatience avait perdu Beatriz à tout jamais.
« Et voilà, mon bon monsieur, pourquoi ce fabuleux duo ne fit qu’un seul enregistrement. »
Après cinq verres de xérès, cette histoire a fini par m’émouvoir. Mais je reste sur ma faim.
-Et Orfeo ? Qu’est-il devenu ? Il est toujours vivant aujourd’hui ? »
« Non, Orfeo est mort, quelques semaines plus tard. Juste après l’enterrement, il récupéra sa guitare et les affaires que sa femme avait laissées à l’hôpital. Il défit la corde cassée de son instrument, mais au lieu de la changer, il se pendit avec.
-C’est triste tout ça, dites-moi. C’est une histoire vraie ?
-Tout à fait vraie. Juste un peu exagérée.»
Je regarde le patron, sceptique. Car en Andalousie, exagération et mensonge sont quasi-synonymes. Le premier client entre dans le bar. Un vieux aux yeux éteints qui réclame sa ration d’eau de vie. Je comprends que l’heure est venue de payer et de partir. Mais au tout dernier moment, je demande :
« Vous pourriez me prêter ce disque, Sangre nueva ? »
Le patron rechigne un peu.
« Je vous le rendrai dès demain, et je vous l’enregistre sur CD. Comme ça, ça vous fera une copie de sécurité… »
Il accède à ma pétition, et je pars avec le 33 tours. Une pochette très kitsch, avec un taureau, une guitare, une sévillane, et des lettres rouge pétantes sur fond orange. Vraiment rien qui laisse présager un chef-d’œuvre.
Chez moi, je déniche dans mon fourbi un vieux tourne-disque. J’ai de la chance, il fonctionne encore. Je raccorde l’appareil à mon ordinateur et tente d’enregistrer le morceau. Et là, il se passe quelque chose de très étrange. L’écran affiche : « Erreur. Fichier trop long ». Il y a pourtant des chansons bien plus longues que ma seguiriya, et je n’ai aucun problème pour les transposer sur mon ordinateur. Sur la pochette de l’album, le temps annoncé pour le morceau est de cinq minutes exactes, et l’espace qu’occupent les sillons sur le disque semble correspondre à cette durée… Mais j’ai fait l’expérience de chronométrer la chanson, et elle fait dix minutes. Le double. C’est incompréhensible. Peut-être a-t-on employé une technique particulière au moment de graver le morceau, en tout cas, je ne vois pas d’autre explication.
Le lendemain, en début d’après-midi, je retourne à la « casa duende » pour rendre le disque. Là, je commande un xérès, tandis que le patron me passe la fameuse chanson. Je ressors le soir, sans avoir vu le temps passer. Et depuis un mois, chaque jour, sans trop savoir pourquoi, je répète infatigablement cette même action : je pousse la porte de la taverne, m’accoude au comptoir, écoute ma seguiriya en sirotant quelques verres, puis je passe plusieurs heures dans le local, seul, absorbé. Et j’en viens à penser que l’anomalie sur le disque n’est pas due à un problème technique : c’est juste le temps, trompé jadis par Orfeo, qui savoure sa vengeance.
FIN.
Dernière édition par Charivari le Mar 27 Sep - 22:47, édité 1 fois
Charivari- auteur
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Un point com.
Un point com.ecoute ici
Dans ce tripot clandestin
Je me souviens
Dans la lumiere environnante
Ton visage et les strass de tes sapes
Eclairaient mes lendemains
Au niveau de ce sens interdit
La ou les oiseaux et les papillons
Demanderaient leur heure aux Beatnik
A toutes heures
Dans des lueurs
Un peu comme
Dans cet ascenseur
A moteur electrique
Dans cet ascenseur
Je me suis retrouve
Un peu comme
Un point com
Endormi
Dans cette nuit fatiguee
De voir le soleil flirter avec la pluie
Je me souviens de ce jeudi
Apres midi
C etait comme
De la confiture
Dans la lumiere de ton visage
Les strass et les sapes
Eclairaient mon destin
Dans un coin de paradis
Completement perdu
Un peu comme
De la confiture
Ouai comme
Un pain aux myrtilles
Comme un com
Perdu le long de cette autoroute
Dans un monde
D automates
Ouai comme
Un parapluie plastique
Electrique
Un electrophone panoramique beatnik
Bien rythmique.
Dans ce tripot clandestin
Je me souviens
Dans la lumiere environnante
Ton visage et les strass de tes sapes
Eclairaient mes lendemains
Au niveau de ce sens interdit
La ou les oiseaux et les papillons
Demanderaient leur heure aux Beatnik
A toutes heures
Dans des lueurs
Un peu comme
Dans cet ascenseur
A moteur electrique
Dans cet ascenseur
Je me suis retrouve
Un peu comme
Un point com
Endormi
Dans cette nuit fatiguee
De voir le soleil flirter avec la pluie
Je me souviens de ce jeudi
Apres midi
C etait comme
De la confiture
Dans la lumiere de ton visage
Les strass et les sapes
Eclairaient mon destin
Dans un coin de paradis
Completement perdu
Un peu comme
De la confiture
Ouai comme
Un pain aux myrtilles
Comme un com
Perdu le long de cette autoroute
Dans un monde
D automates
Ouai comme
Un parapluie plastique
Electrique
Un electrophone panoramique beatnik
Bien rythmique.

david b- auteur
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Localisation: seine et marne 77
Les coups de point
Prestement,
Avec célérité,
A fond la caisse !
Rapido,
Pied au plancher,
A toute vitesse !
Vite, vite, vite
Vitement…
Sur les chapeaux de roue
Fissa, bien speed, à donf !
Vite, vite, vite
Vitement…
A tombeaux ouverts
Fissa, bien speed, à donf ! ! !
3 points… 135 euros !
Avec célérité,
A fond la caisse !
Rapido,
Pied au plancher,
A toute vitesse !
Vite, vite, vite
Vitement…
Sur les chapeaux de roue
Fissa, bien speed, à donf !
Vite, vite, vite
Vitement…
A tombeaux ouverts
Fissa, bien speed, à donf ! ! !
3 points… 135 euros !
Le chant secret
Un texte écrit pour mes potes avec qui je pars chaque année découvrir un village, cette fois, nous dormions à CHAMPSECRET.
Merci et grand bravo à DIICE d'avoir repris ce texte en chanson
S’il y a plus que de l’amitié,
Je veux au moins le partager.
Si vous avez accompagné
Mes mains couchées sur le papier
Ecrire une partie de nos vies
Jouer les notes de nos nuits,
Avec vous je veux chanter
Autour d’un chant secret...
Si en nous, coule le même sang,
Les mêmes rêves de nous quatre, enfants,
Si ensemble, frères de serments
Nous moissonnons le même froment,
Mais demain, c’est bien aujourd’hui,
Et l’amitié, c’est pour la vie,
Dans mon cœur, dans ma forêt,
Il pousse un champ secret...
Si nos souvenirs sont lointains,
Ils sont si proches autour du vin,
De nos verres et de nos pensées,
De nos cœurs et de nos soirées,
Mais je veux croire en l’avenir
Et créer d’autres souvenirs,
S’il le faut, toujours j’en serai
Votre marchand secret...
Si la vie est dure parfois,
Si les plaies n’ se cicatrisent pas,
Tant que Dieu nous réunira,
Ensemble autour d’un même repas,
Je chérirai cette vie prospère
Avec vous comme amis sincères
Avec vous partout j’irai
Et même à champsecret...
La terrasse (Pour l'anniv' d'ERIC)
Eric, Jeff, merci pour ce moment magique
Un doux matin sur la terrasse
Deux amis, guitare à la main
Deux inconnus sans leur godasse
Sans lourd bagage du quotidien
Ils se font dorer les guiboles
Grattent leurs cordes andalouses
D’une belle bretonne espagnole
Dans mon regard qui les jalouse
Deux ou trois chaises en plein soleil
S’ouvrent à mesure qu’il s’illumine
S’ouvrent aux voisins qui se réveillent
Et aux doux sourires des voisines
Chacun ramène un peu de lui
Sur la table ou bien dans le vent
Dans ce tableau qui réunit
La simplicité à l’instant
Une rencontre d’apatrides
Sur une planète inconnue
C’est facile de remplir les vides
Il suffit de se mettre à nu.
Une rencontre d’anonymes
Sur une planète de fous
Faut pas que le bonheur se mime
Quand on c’est si facile qu’on le joue
Les yeux dans le brouillard encore
Brillent au point de nous rappeler
Les improvisations sonores
Qui la veille nous faisait danser
Les pulls sentent la fumée d’hier
Ou la cigarette du matin
Son souvenir déjà dans l’air
L’histoire continue dans leurs mains
Il suffirait de pas grand-chose
Pour nous donner faim à cette heure
Mais pas question de mettre en pause
Le fredonnement du bonheur
La cuillère à café s’emballe
Sur la tasse et le cendrier
On improvise alors un bal
A l’heure du petit déjeuner
Une rencontre d’apatrides
Sur une planète inconnue
C’est facile de remplir les vides
Il suffit de se mettre à nu.
Une rencontre d’anonymes
Sur une planète de fous
Faut pas que le bonheur se mime
Quand on c’est si facile qu’on le joue
Un doux matin à Pézenas
Et devant moi deux musiciens
Je suis l’inconnu sans godasse
Emporté par leurs doux refrains
Elles pourraient dorer mes guiboles
Devant leurs cordes andalouses
C’est de toute la meilleure école
De troubadours que je jalouse.
SOLITUDE MON AMIE
SOLITUDE MON AMIE
Solitude, ma douce amie,
Depuis combien d’années déjà
T’es-tu invitée dans ma vie ?
Tu t’y es glissée pas à pas
Sans me demander mon avis.
______
REFRAIN : (entre chaque couplet)
Solitude, solitude,
Si on sait t’apprivoiser,
Solitude, solitude,
On fait de toi une alliée….
______
Petit à petit j’ai appris,
Ne pouvant lutter contre toi,
A apprécier ta compagnie,
Même à la rechercher parfois.
Maint’nant tout’s deux on s’associe.
Sans toi je n’aurais pas écrit,
Laissant parler mes sentiments.
C’est grâce à toi si je confie
Mes émotions et mes tourments
Au fil des pag’ que je remplis.
Solitude, ma belle amie,
Tu as fait de moi ton esclave,
Mais si je pouvais aujourd’hui
Choisir de briser ton entrave
Je ne le ferais qu’à demi.
DERNIER REFRAIN :
Solitude, solitude,
Si on sait t’apprivoiser,
Solitude, solitude,
On fait de toi une alliée….
Solitude, solitude,
Si tu n’existais pas
Je n’écrirais pas ces mots-là…
Le mille et unième.
Je roule ma bosse et déblatère
Vérités fausses et poésies
Sur des pays imaginaires
Où vivent marabouts et houries
Les chameaux et les dromadaires
Ont bu toute l’eau du désert
Et moi, j’ai mordu la poussière
Dans les lits vides des rivières
Et t’es là qui bois mes paroles
J’ai enrobé mes mots de sel
Pour t’abreuver d’idées folles
Contre un de tes baisers de miel
Je t’ai raconté mille histoires
De berbères et de barbares
Mais aujourd’hui au grand jour
C’est la nuit, c’est l’amour
C’est l’éclipse
Ou c’est l’apocalypse
C’est le mille et unième
Le dernier de mes poèmes…
J’ai traversé le désert
Et fait des paris stupides
Comme chercher parmi les pierres
Le jardin des Hespérides (désespérant !)
Comme avaler des vipères
Bâtir des châteaux de sable
Caressant l’idée improbable
D’apprivoiser les courants d’air
En visitant tous ces pays
J’ai pu percer bien des mystères
La rose des sables à ce qu’on dit
C'est de la bouse de dromadaire
Je t'ai raconté mille histoires
De belles ibères et de barbares (etc)
Si on prend les vessies pour des lanternes
On voit de l'or dans le fond des tavernes
Et les latrines d'un trou à rat
C'est la caverne... d'Ali Baba
Et si on prend pour la lampe d'Aladinn'
Une vulgaire bouteille de Djinn
Quand le djinn "fizz" en pleine nuit
On laisse échapper le génie
J'avais trois voeux, mais à vrai dire
J'ai oublié les deux premiers
Au fond je n'ai qu'un seul désir
Et c'est de pouvoir retrouver
Sous le sésame de tes paupières
Mon Alhambra, mon oasis
Al Andalus, terre de lumière
Dans le miroir de tes iris
J't'ai raconté mille histoires...
Vérités fausses et poésies
Sur des pays imaginaires
Où vivent marabouts et houries
Les chameaux et les dromadaires
Ont bu toute l’eau du désert
Et moi, j’ai mordu la poussière
Dans les lits vides des rivières
Et t’es là qui bois mes paroles
J’ai enrobé mes mots de sel
Pour t’abreuver d’idées folles
Contre un de tes baisers de miel
Je t’ai raconté mille histoires
De berbères et de barbares
Mais aujourd’hui au grand jour
C’est la nuit, c’est l’amour
C’est l’éclipse
Ou c’est l’apocalypse
C’est le mille et unième
Le dernier de mes poèmes…
J’ai traversé le désert
Et fait des paris stupides
Comme chercher parmi les pierres
Le jardin des Hespérides (désespérant !)
Comme avaler des vipères
Bâtir des châteaux de sable
Caressant l’idée improbable
D’apprivoiser les courants d’air
En visitant tous ces pays
J’ai pu percer bien des mystères
La rose des sables à ce qu’on dit
C'est de la bouse de dromadaire
Je t'ai raconté mille histoires
De belles ibères et de barbares (etc)
Si on prend les vessies pour des lanternes
On voit de l'or dans le fond des tavernes
Et les latrines d'un trou à rat
C'est la caverne... d'Ali Baba
Et si on prend pour la lampe d'Aladinn'
Une vulgaire bouteille de Djinn
Quand le djinn "fizz" en pleine nuit
On laisse échapper le génie
J'avais trois voeux, mais à vrai dire
J'ai oublié les deux premiers
Au fond je n'ai qu'un seul désir
Et c'est de pouvoir retrouver
Sous le sésame de tes paupières
Mon Alhambra, mon oasis
Al Andalus, terre de lumière
Dans le miroir de tes iris
J't'ai raconté mille histoires...
Dernière édition par Charivari le Ven 30 Sep - 0:53, édité 2 fois
Charivari- auteur
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Ne restons pas amis
Ne restons pas amis
comme une consolation
ce pauvre compromis
de lâcheté et raison
puisque tout toi s'endort déjà
dans l'habitude de mes mains
fermées sur elles sans le poids
des heures dont on se souvient.
Laisse moi libre des « hier »
ne m'étiquète pas la conscience
d'une amitié en après-guerre
traité de paix ou convenance....
Ne restons pas amis
pour dire qu'on s'est aimé
une virgule ici
n'a rien à nous donner
puisque l'on sait se faire mal
puisque l'on s'en voudrait encore
de nos amours aux funérailles
le bonheur mort contre nos corps.
ne jouons pas à la veillée
des regards en sous-entendus
reste dehors mon ex- aimé
sans ombre trouble sur ma vue...
Ne restons pas amis
on sait trop bien nous deux
que ce qui mène au lit
mène aussi aux adieux
puisque jamais on ne rapporte
l'amour ouvert en après vente
cette saison qui nous exhorte
à la garder sous notre tente.
Gardons-nous libre d'avancer
puisqu'on ne revient en arrière
lorsque l'on s'est cambriolé
depuis le cœur jusqu'à la chair.
comme une consolation
ce pauvre compromis
de lâcheté et raison
puisque tout toi s'endort déjà
dans l'habitude de mes mains
fermées sur elles sans le poids
des heures dont on se souvient.
Laisse moi libre des « hier »
ne m'étiquète pas la conscience
d'une amitié en après-guerre
traité de paix ou convenance....
Ne restons pas amis
pour dire qu'on s'est aimé
une virgule ici
n'a rien à nous donner
puisque l'on sait se faire mal
puisque l'on s'en voudrait encore
de nos amours aux funérailles
le bonheur mort contre nos corps.
ne jouons pas à la veillée
des regards en sous-entendus
reste dehors mon ex- aimé
sans ombre trouble sur ma vue...
Ne restons pas amis
on sait trop bien nous deux
que ce qui mène au lit
mène aussi aux adieux
puisque jamais on ne rapporte
l'amour ouvert en après vente
cette saison qui nous exhorte
à la garder sous notre tente.
Gardons-nous libre d'avancer
puisqu'on ne revient en arrière
lorsque l'on s'est cambriolé
depuis le cœur jusqu'à la chair.
Pleure sur ton premier amour
Tant de fois je t'ai vue,
Ayant la tète ailleurs,
Tu étais la bienvenue
Dans un monde meilleur;
L'amour t'allait si bien,
Tu éloignais le doute,
Comme un ange gardien
Accompagnait ta route;
On n'osait rien te dire,
Tu portais le bonheur,
Ton coeur vrai tirelire
Ignorait les voleurs
Pleure sans retenue
Pour libérer ce sel
Dans ton corps contenu,
C'est un poison mortel
Tu l'aimais comme on aime
L'image que l'on porte en soi,
On ne sait qui la sème
Ni qui la mise en soi;
Entre tes yeux et lui,
Issue de ta candeur,
Profonde comme un puits,
Fraiche comme une fleur
L'émotion que tu portes
Et qui a fabriqué,
Cette image si forte
Qu'il te fallait plaquer.
Parle sans retenue,
Pour libérer ce sel
Dans ton àme contenu,
C'est un poison mortel.
Ceux là t'ont laissé croire
Que l'amour ne passe qu'une fois
Leurs sermons illusoires,
Ont abusé ta bonne fois;
L'amour peut revenir,
Il faut savoir attendre,
Apprendre à ne pas se mentir,
Faire un éffort pour comprendre.
Il peut ne pas ètre idéal,
D'ailleurs éxiste t il?
Ils en ont fait ton graal
etait ce vraiment utile?
A quoi bon te retenir
Sur le choix qui sera le tien,
L'amour sait bien vieillir
Si l'on y met un peu du sien
Chante sans retenue
N'aie plus peur de ce sel,
Le pire tu l'as connu
Et ce n'est pas mortel.
Ayant la tète ailleurs,
Tu étais la bienvenue
Dans un monde meilleur;
L'amour t'allait si bien,
Tu éloignais le doute,
Comme un ange gardien
Accompagnait ta route;
On n'osait rien te dire,
Tu portais le bonheur,
Ton coeur vrai tirelire
Ignorait les voleurs
Pleure sans retenue
Pour libérer ce sel
Dans ton corps contenu,
C'est un poison mortel
Tu l'aimais comme on aime
L'image que l'on porte en soi,
On ne sait qui la sème
Ni qui la mise en soi;
Entre tes yeux et lui,
Issue de ta candeur,
Profonde comme un puits,
Fraiche comme une fleur
L'émotion que tu portes
Et qui a fabriqué,
Cette image si forte
Qu'il te fallait plaquer.
Parle sans retenue,
Pour libérer ce sel
Dans ton àme contenu,
C'est un poison mortel.
Ceux là t'ont laissé croire
Que l'amour ne passe qu'une fois
Leurs sermons illusoires,
Ont abusé ta bonne fois;
L'amour peut revenir,
Il faut savoir attendre,
Apprendre à ne pas se mentir,
Faire un éffort pour comprendre.
Il peut ne pas ètre idéal,
D'ailleurs éxiste t il?
Ils en ont fait ton graal
etait ce vraiment utile?
A quoi bon te retenir
Sur le choix qui sera le tien,
L'amour sait bien vieillir
Si l'on y met un peu du sien
Chante sans retenue
N'aie plus peur de ce sel,
Le pire tu l'as connu
Et ce n'est pas mortel.
Claude- auteur
- Messages: 485
Date d'inscription: 07/04/2010
Localisation: pamiers
Surchauffe en prévision
Les scénarios dépasseront toutes les limites de l’ébullition.
Les marrons-glacés se craquèleront et s’avachiront sous un sirop brûlant.
Les îles submergées ne se signaleront plus que par quelques rides circulaires.
Les émigrés climatiques erreront comme des âmes en chaîne.
Dans la fournaise, les bouffées de chaleur paraîtront risibles et l’échelle Fahrenheit s’élancera comme une échelle de corde.
La fièvre de vivre sera plus que jamais omniprésente.
On offrira des promenades à dos de chameaux dans le rio à sec de la Seine.
Les incendies ne seront plus maîtrisés et tout dégénèrera en une gargantuesque fondue.
Les marrons-glacés se craquèleront et s’avachiront sous un sirop brûlant.
Les îles submergées ne se signaleront plus que par quelques rides circulaires.
Les émigrés climatiques erreront comme des âmes en chaîne.
Dans la fournaise, les bouffées de chaleur paraîtront risibles et l’échelle Fahrenheit s’élancera comme une échelle de corde.
La fièvre de vivre sera plus que jamais omniprésente.
On offrira des promenades à dos de chameaux dans le rio à sec de la Seine.
Les incendies ne seront plus maîtrisés et tout dégénèrera en une gargantuesque fondue.
plumovan- auteur
- Messages: 36
Date d'inscription: 22/07/2011
Entre-cil
Pour une chanteuse...
REFRAIN
En un clin d'oeil, en un éclair
Il est entré dans ma vie
En un battement de paupières
Il en est ressorti
Depuis, j'l'ai perdu d'vue
J'ai oublié son entre-cil
Et la couleur de ses pupilles
J'avoue, j'm'en souviens plus.
Il avait les yeux clairs
Tout blancs, mais cependant
Transparents presque verts
Et troublants
Il avait les yeux beige
Grisants jusqu’à l’amer
Des yeux cerclés de neige
De chimères
Il avait les yeux fiers
D’opale qui auraient pâli
D’avoir trop réfléchi
La lumière
REFRAIN
Quand il me disait « Je te veux »
Je ne le quittais pas des yeux
Je croyais être la seule
Ouais... Mon oeil
Dans mes iris s’allumaient
Deux jolis croissants d’or
Deux p’tites lunes qui flambaient
Dans l’aurore
J’y tenais comme à la prunelle
De mes trop vilains yeux
J’ai fait couler du rimmel
A qui mieux mieux
REFRAIN
Depuis, j’ai le regard de brumes
Et qui cause à ce verre
Qui se noie dans l’écume
De ma bière
Et j’ai les yeux rouges et noirs
Rouge d’avoir tant pleuré
Noir comme un trou de mémoire
J’l’ai oublié
Mais je sais que là-haut
Il y a un grand œil
Qui poursuit les salauds
Jusque dans leur cercueil
REFRAIN
REFRAIN
En un clin d'oeil, en un éclair
Il est entré dans ma vie
En un battement de paupières
Il en est ressorti
Depuis, j'l'ai perdu d'vue
J'ai oublié son entre-cil
Et la couleur de ses pupilles
J'avoue, j'm'en souviens plus.
Il avait les yeux clairs
Tout blancs, mais cependant
Transparents presque verts
Et troublants
Il avait les yeux beige
Grisants jusqu’à l’amer
Des yeux cerclés de neige
De chimères
Il avait les yeux fiers
D’opale qui auraient pâli
D’avoir trop réfléchi
La lumière
REFRAIN
Quand il me disait « Je te veux »
Je ne le quittais pas des yeux
Je croyais être la seule
Ouais... Mon oeil
Dans mes iris s’allumaient
Deux jolis croissants d’or
Deux p’tites lunes qui flambaient
Dans l’aurore
J’y tenais comme à la prunelle
De mes trop vilains yeux
J’ai fait couler du rimmel
A qui mieux mieux
REFRAIN
Depuis, j’ai le regard de brumes
Et qui cause à ce verre
Qui se noie dans l’écume
De ma bière
Et j’ai les yeux rouges et noirs
Rouge d’avoir tant pleuré
Noir comme un trou de mémoire
J’l’ai oublié
Mais je sais que là-haut
Il y a un grand œil
Qui poursuit les salauds
Jusque dans leur cercueil
REFRAIN
Dernière édition par Charivari le Mer 5 Oct - 11:39, édité 5 fois
Charivari- auteur
- Messages: 388
Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
Histoire de fous Réservé
Histoire de fous
Il se prend pour Van Gogh il peint des tournesols
il s’est coupé l’oreille il n’a plus toute sa tête
Chez les fous à Sainte Anne il parle à sa palette
Quand il est déchaîné on l’met sous camisole
Alors il crie il hurle je n’suis pas fou à lier
Puis s’en prend à Gauguin ça peut durer des heures
C’est la ronde des jurons on la connaît par coeur
Vincent s’endort enfin au bord d’un champ de blé
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
Le voisin de Vincent élu sous la coupole
Ecrit les Misérables il signe Victor Hugo
Il écrit des poèmes qu’il lit à Pierre ou Paul
Et Pierre ou Paul lui disent que c’est beau que c’est beau
Il répète souvent sur le ton de la peine
Les gens les gens heureux n’ont jamais eu de chaînes
N’ont jamais eu de griffes n’ont jamais eu de dents
Ces paroles de Victor elles font pleurer Vincent
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
L’Curé d’Ars pète les plombs Il crie j’veux qu’ça fristouille
Dans ma ville dit l’Curé y a des cuisses de grenouilles
Dans tous les p’tits restos J’les veux à ma façon
Avec une pointe d’ail ah putain que c’est bon
L’curé d’ Ars est sonné à cause du Zipanzol
Victor il est tout seul il écrit son roman
Vincent s’est endormi près de ses tournesols
Un pimpon d’ambulance annonce un arrivant
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
Et le nouveau venu se prend pour Dieu le Père
Dans son portable il parle il parle au Saint Esprit
Avec le curé d’Ars ils sont déjà compères
Mon fils en vérité je vous je vous le dis
Avec une pointe d’ail ah putain que c’est bon
Dieu le Père aime bien les cuisses de grenouilles
Le Saint Esprit s’étonne de cette drôle de bafouille
Puis il donne à tout l’monde l’bon Dieu sans confession
Curé Victor Vincent j’oubliais Dieu le père
En quittant vos délires revenez-vous sur terre
Pleurer votre galère devant votre miroir
Comment peut-on savoir comment peut-on savoir
Il se prend pour Van Gogh il peint des tournesols
il s’est coupé l’oreille il n’a plus toute sa tête
Chez les fous à Sainte Anne il parle à sa palette
Quand il est déchaîné on l’met sous camisole
Alors il crie il hurle je n’suis pas fou à lier
Puis s’en prend à Gauguin ça peut durer des heures
C’est la ronde des jurons on la connaît par coeur
Vincent s’endort enfin au bord d’un champ de blé
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
Le voisin de Vincent élu sous la coupole
Ecrit les Misérables il signe Victor Hugo
Il écrit des poèmes qu’il lit à Pierre ou Paul
Et Pierre ou Paul lui disent que c’est beau que c’est beau
Il répète souvent sur le ton de la peine
Les gens les gens heureux n’ont jamais eu de chaînes
N’ont jamais eu de griffes n’ont jamais eu de dents
Ces paroles de Victor elles font pleurer Vincent
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
L’Curé d’Ars pète les plombs Il crie j’veux qu’ça fristouille
Dans ma ville dit l’Curé y a des cuisses de grenouilles
Dans tous les p’tits restos J’les veux à ma façon
Avec une pointe d’ail ah putain que c’est bon
L’curé d’ Ars est sonné à cause du Zipanzol
Victor il est tout seul il écrit son roman
Vincent s’est endormi près de ses tournesols
Un pimpon d’ambulance annonce un arrivant
Vous qui n’êtes pas fou
Pour qui vous prenez vous
Et le nouveau venu se prend pour Dieu le Père
Dans son portable il parle il parle au Saint Esprit
Avec le curé d’Ars ils sont déjà compères
Mon fils en vérité je vous je vous le dis
Avec une pointe d’ail ah putain que c’est bon
Dieu le Père aime bien les cuisses de grenouilles
Le Saint Esprit s’étonne de cette drôle de bafouille
Puis il donne à tout l’monde l’bon Dieu sans confession
Curé Victor Vincent j’oubliais Dieu le père
En quittant vos délires revenez-vous sur terre
Pleurer votre galère devant votre miroir
Comment peut-on savoir comment peut-on savoir
Dernière édition par gaston ligny le Dim 9 Oct - 10:19, édité 1 fois
Le bon vouloir.
Depuis que je suis vieux,
Je ne dis plus "je t'aime" ;
Mais je dis "je te veux",
Comme disent les espagnols...
Je te dis "Te quiero",
Comprends-tu les paroles
D'un mort la faim, d'un gueux,
D'un enfant de Bohème ?
L'amour est bien amer
"Je te veux", je préfère
Et je veux te prouver
Ma bonne volonté,
Mais aimer c'est douter,
Aimer ça ne vaut guère,
Aimer ça n'est jamais
Vraiment faux, vraiment vrai
C'est sans doute un peu court
Pour une chanson d'amour,
Mais laisse-moi te dire
Jusqu'où va le désir
Non, ce n'est pas la foi
Qui remue les montagnes
Ni l'amour, moi je crois
C'est quand on veut qu'on gagne
Travailleur acharné,
Je creuserai ce tunnel
Pour franchir ce sommet
Et t'atteindre ma belle,
Aimer c'est juste un songe
Pour consumer sa flemme,
Aimer c'est un mensonge
Bon pour faire un poème
Car c'est bien inutile
De vouer son coeur aux flammes
Car aimer c'est facile,
C'n'est qu'un constat de l'âme,
Une marque indélébile,
Tu m'aimes et c'est signé,
Surtout ne rien changer
Pour éviter les drames
Depuis que je suis vieux....
Je te fais cet aveu,
Je te veux mais jamais
Je ne dirai "Je t'ai",
Car t'avoir c'est trop peu...
Je veux vouloir toujours,
Le désir va croissant
C'est plus fort que l'amour
Que de vouloir défier le temps
Je ne dis pas "je t'ai",
Car si je t'ai qu'aurai-je
Encore à désirer ?
Se marier, puis mourir ?
Si je t'ai que voudrai-je ?
Une plus longue laisse ?
Un chapelet de maîtresses
Pour nouer mon désir ?
C'est à l'envers qu'on dit
"J'tiens à ma liberté"
Quand vient le compromis
On se laisse enchaîner
Moi je ne suis pas libre,
J'entends le devenir
Entends l'envie qui vibre,
Qui ne peut s'évanouir
Je désire tant ton corps,
J'en veux jusqu'à la mort,
Tous deux nous serons forts,
Ô ma libre compagne,
Je te dis "Te quiero"
Car tu sais qu'en Espagne
Au pays de Cocagne
On bâtit des châteaux...
Depuis que je suis vieux...
Je ne dis plus "je t'aime" ;
Mais je dis "je te veux",
Comme disent les espagnols...
Je te dis "Te quiero",
Comprends-tu les paroles
D'un mort la faim, d'un gueux,
D'un enfant de Bohème ?
L'amour est bien amer
"Je te veux", je préfère
Et je veux te prouver
Ma bonne volonté,
Mais aimer c'est douter,
Aimer ça ne vaut guère,
Aimer ça n'est jamais
Vraiment faux, vraiment vrai
C'est sans doute un peu court
Pour une chanson d'amour,
Mais laisse-moi te dire
Jusqu'où va le désir
Non, ce n'est pas la foi
Qui remue les montagnes
Ni l'amour, moi je crois
C'est quand on veut qu'on gagne
Travailleur acharné,
Je creuserai ce tunnel
Pour franchir ce sommet
Et t'atteindre ma belle,
Aimer c'est juste un songe
Pour consumer sa flemme,
Aimer c'est un mensonge
Bon pour faire un poème
Car c'est bien inutile
De vouer son coeur aux flammes
Car aimer c'est facile,
C'n'est qu'un constat de l'âme,
Une marque indélébile,
Tu m'aimes et c'est signé,
Surtout ne rien changer
Pour éviter les drames
Depuis que je suis vieux....
Je te fais cet aveu,
Je te veux mais jamais
Je ne dirai "Je t'ai",
Car t'avoir c'est trop peu...
Je veux vouloir toujours,
Le désir va croissant
C'est plus fort que l'amour
Que de vouloir défier le temps
Je ne dis pas "je t'ai",
Car si je t'ai qu'aurai-je
Encore à désirer ?
Se marier, puis mourir ?
Si je t'ai que voudrai-je ?
Une plus longue laisse ?
Un chapelet de maîtresses
Pour nouer mon désir ?
C'est à l'envers qu'on dit
"J'tiens à ma liberté"
Quand vient le compromis
On se laisse enchaîner
Moi je ne suis pas libre,
J'entends le devenir
Entends l'envie qui vibre,
Qui ne peut s'évanouir
Je désire tant ton corps,
J'en veux jusqu'à la mort,
Tous deux nous serons forts,
Ô ma libre compagne,
Je te dis "Te quiero"
Car tu sais qu'en Espagne
Au pays de Cocagne
On bâtit des châteaux...
Depuis que je suis vieux...
Dernière édition par Charivari le Jeu 6 Oct - 16:12, édité 1 fois
Charivari- auteur
- Messages: 388
Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
Les joyeux lurons
C'est un texte qui date de mois de mai, mais j'y est apporté des modifications...
Espérant vous donner du plaisir hihi
Une bonne bande d’amis heureux,
Autour d’une table festive,
Partage de rires délicieux,
Victuailles, boissons abusives,
Anecdotes racontées gaiement,
Flash-back de rencontres anodines,
L’histoire revisitée gentiment,
Photo d’une vie citadine,
Refrain :
Ah les copains, copines,
Attention de ne pas manquer de souffle…
Et oui le ballon !!
Ah les copains, les copines,
Ouf, Alzheimer loin de nos souvenirs…
Mais qui sais un jour !!!
Toutes ces soirées dansantes,
Tous ces repas comiques,
Nos gestes et voix chantantes,
Notre corps donnant la réplique,
Bonheur, gaieté vive l’amitié,
Malheur, tristesse vive la solidarité,
Que rien n’efface nos années,
Jamais le cœur blessé,
Refrain :
Ah les copains, copines
Aïe, aïe, les rhumatismes…
Hélas, nos 20 ans sont passés !!
Ah les copains, les copines.
Nos rides sont nos années d’hier, d’aujourd’hui
Et demain, donc pas crème
Nathou,
Le 24/05/11
Espérant vous donner du plaisir hihi
Les joyeux lurons
Une bonne bande d’amis heureux,
Autour d’une table festive,
Partage de rires délicieux,
Victuailles, boissons abusives,
Anecdotes racontées gaiement,
Flash-back de rencontres anodines,
L’histoire revisitée gentiment,
Photo d’une vie citadine,
Refrain :
Ah les copains, copines,
Attention de ne pas manquer de souffle…
Et oui le ballon !!
Ah les copains, les copines,
Ouf, Alzheimer loin de nos souvenirs…
Mais qui sais un jour !!!
Toutes ces soirées dansantes,
Tous ces repas comiques,
Nos gestes et voix chantantes,
Notre corps donnant la réplique,
Bonheur, gaieté vive l’amitié,
Malheur, tristesse vive la solidarité,
Que rien n’efface nos années,
Jamais le cœur blessé,
Refrain :
Ah les copains, copines
Aïe, aïe, les rhumatismes…
Hélas, nos 20 ans sont passés !!
Ah les copains, les copines.
Nos rides sont nos années d’hier, d’aujourd’hui
Et demain, donc pas crème
Nathou,
Le 24/05/11

nathou- auteur
- Messages: 209
Date d'inscription: 15/06/2011
Age: 36
Localisation: Loiret (45)
Lambada lambda
Suite à mon coup de grisou et à des échanges avec Jeff, j'ai voulu écrire et publier un texte gai et entraînant (à ma manière bien sûr) avant de partir en thalasso...
Et si je te disais
Que tout m’est égal
Mêm’ un enfant qui naît
Le vid’ sidéral
Un mot sur un bout d' PQ
C’était vraiment horrible
On l’a retrouvé pendu
A sa corde sensible
Et il se balançait
C’était musical
Le vieux vinyl grinçait
Ça donnait l’ moral
Lambda, lambda
La desdichada
Sur une lambada
Lambada, lambda
Bailando se fue
Le cœur trop fragile
Angelo Ça l’a tué
L’amour du Brésil
Tu sais rien n’est grave
Même la douleur
Est aigue
Tu sais rien n’entrave
Le mal de la fleur
C’est ambigu
Et si je te disais
Que tout m’est égal
Même si on me donnait
Le sacré graal
Un mot sur un bout d' PQ
C’était vraiment horrible
On l’a retrouvé pendu
A sa corde sensible
Et il se balançait
De tout ce carnaval
La vie il le savait
Est une martingale
Lambda, lambda
La desdichada
Sur une lambada
Lambada, lambda
Bailando se fue
Pleurer ? inutile
Angelo Ça l’a tué
Le soleil de Lille
Tu sais rien n’est grave
Même la douleur
Est aigue
Tu sais rien n’entrave
L’envie et la peur
De la ciguë
Et si je te disais
Que tout m’est égal
Mêm’ un enfant qui naît
Le vid’ sidéral
Un mot sur un bout d' PQ
C’était vraiment horrible
On l’a retrouvé pendu
A sa corde sensible
Et il se balançait
C’était musical
Le vieux vinyl grinçait
Ça donnait l’ moral
Lambda, lambda
La desdichada
Sur une lambada
Lambada, lambda
Bailando se fue
Le cœur trop fragile
Angelo Ça l’a tué
L’amour du Brésil
Tu sais rien n’est grave
Même la douleur
Est aigue
Tu sais rien n’entrave
Le mal de la fleur
C’est ambigu
Et si je te disais
Que tout m’est égal
Même si on me donnait
Le sacré graal
Un mot sur un bout d' PQ
C’était vraiment horrible
On l’a retrouvé pendu
A sa corde sensible
Et il se balançait
De tout ce carnaval
La vie il le savait
Est une martingale
Lambda, lambda
La desdichada
Sur une lambada
Lambada, lambda
Bailando se fue
Pleurer ? inutile
Angelo Ça l’a tué
Le soleil de Lille
Tu sais rien n’est grave
Même la douleur
Est aigue
Tu sais rien n’entrave
L’envie et la peur
De la ciguë
Lot de larmes
(Pour archives)
Lot de larmes
II est des larmes
De tourment
Griffant le coeur d'un mauvais sang
Il est des larmes
Boniment
Baisers menteurs de charlatan
Il est des larmes
Honteusement
Cachées de peur d’être affligeant
Les larmes naissent là dans la source d’humeur
Au flux des aléas parfois remplis d’aigreur
Des oublis de rancœur au pied du désarroi
Qui reflètent l’émoi
D’un peu trop de candeur
Il est des larmes
D’espérance
Une prière dans la souffrance
Il est des larmes
De printemps
Sous les feuillages au gré du vent
Il est des larmes
De Maman
Qui naissent d’un sourire d’enfant
Les larmes vont danser sur le bord des paupières
Emperlées de lumière et de reflets dorés
Avant de s’évader pour dévaler le temps
Et se perdre en ruban
Dans un rire envolées
Il est des larmes
Enchantement
Dans la lumière du firmament
Il est des larmes
Dans tes yeux
Baignées des bleus de l’océan
Il est tes larmes
D’eau fragile
A me noyer entre tes cils
Les larmes sont des fleurs sur des ruisseaux de joie
Des perles de saveurs dans un jardin de choix
Qui nous laissent pantois si l’âme est en sueur
Et roulent sur la soie
Des liniments du cœur
Il est des larmes
Qu'un amant
Peut voir briller … s'il prend le temps
Il est un charme
Tendrement
Qui rit d'Amour entre les larmes
Mireille 07.09.11
II est des larmes
De tourment
Griffant le coeur d'un mauvais sang
Il est des larmes
Boniment
Baisers menteurs de charlatan
Il est des larmes
Honteusement
Cachées de peur d’être affligeant
Les larmes naissent là dans la source d’humeur
Au flux des aléas parfois remplis d’aigreur
Des oublis de rancœur au pied du désarroi
Qui reflètent l’émoi
D’un peu trop de candeur
Il est des larmes
D’espérance
Une prière dans la souffrance
Il est des larmes
De printemps
Sous les feuillages au gré du vent
Il est des larmes
De Maman
Qui naissent d’un sourire d’enfant
Les larmes vont danser sur le bord des paupières
Emperlées de lumière et de reflets dorés
Avant de s’évader pour dévaler le temps
Et se perdre en ruban
Dans un rire envolées
Il est des larmes
Enchantement
Dans la lumière du firmament
Il est des larmes
Dans tes yeux
Baignées des bleus de l’océan
Il est tes larmes
D’eau fragile
A me noyer entre tes cils
Les larmes sont des fleurs sur des ruisseaux de joie
Des perles de saveurs dans un jardin de choix
Qui nous laissent pantois si l’âme est en sueur
Et roulent sur la soie
Des liniments du cœur
Il est des larmes
Qu'un amant
Peut voir briller … s'il prend le temps
Il est un charme
Tendrement
Qui rit d'Amour entre les larmes
Mireille 07.09.11
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Le Crayon du Parolier / Staff / Modératrice

libreplume- auteur - modo
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Age: 60
Localisation: Isère rhodanienne
La cour d'école
La cour d'école
Je suis l' trouillard d' la cour d'école
Que la peur a enragé
Pas l' temps de te décrocher une étoile
Elles finiront bien par tomber
Je suis l' dernier des maquisards
Qui résistent encore au Ricard
Pas de la race des grands seigneurs
Mais celui du racket de la terreur
Je suis l' rêveur d' la cour d'école
Qu'il ne faut pas déranger
Celui qui te couvrirait de pétales
Sur des sommets enneigés
Je suis ce poète et ce fou
Cet anxieux ce torturé
Qui puise l’encre aux égouts
Qui coulent toujours d' mon quartier
"On sait jamais où l'on arrive
Mais on sait toujours d'où l'on part
On a tous poussé des mêmes livres
et d'une pincée de hasard"
"Et que si c’est pas les mêmes
Caleçons que l’on use
Chaque étape nous emmène
Vers des souv'nirs dont on s'amuse"
Je suis l' farfadet d' la cour d'école
Qu' l'on croit illuminé
Celui que les filles trouvent drôle
Et qui sait se faire aimer
Je suis l' charmant le beau parleur
Que l'on élève en tribun
Avec lui on peut pas avoir peur
On lui confira notre destin
Je suis ce sourire d' la cour d'école
Qu'il ne faut pas effacer
Lisa, Juliette, Peggy ou Carole
Des ombres évaporées
Je suis la cause des tourments
Des premiers poèmes aux coeurs brisés
Celles à qui l'on rêve d’être amant
La raison première des pensées
"On sait jamais où l'on arrive
Mais on sait toujours d'où l'on part
On a tous poussé des mêmes livres
Et d'une pincée de hasard"
"Et que si c’est pas les mêmes
Caleçons que l’on use
Chaque étape nous emmène
Vers des souv'nirs dont on s'amuse"
Je suis l' trouillard d' la cour d'école
Que la peur a enragé
Pas l' temps de te décrocher une étoile
Elles finiront bien par tomber
Je suis l' dernier des maquisards
Qui résistent encore au Ricard
Pas de la race des grands seigneurs
Mais celui du racket de la terreur
Je suis l' rêveur d' la cour d'école
Qu'il ne faut pas déranger
Celui qui te couvrirait de pétales
Sur des sommets enneigés
Je suis ce poète et ce fou
Cet anxieux ce torturé
Qui puise l’encre aux égouts
Qui coulent toujours d' mon quartier
"On sait jamais où l'on arrive
Mais on sait toujours d'où l'on part
On a tous poussé des mêmes livres
et d'une pincée de hasard"
"Et que si c’est pas les mêmes
Caleçons que l’on use
Chaque étape nous emmène
Vers des souv'nirs dont on s'amuse"
Je suis l' farfadet d' la cour d'école
Qu' l'on croit illuminé
Celui que les filles trouvent drôle
Et qui sait se faire aimer
Je suis l' charmant le beau parleur
Que l'on élève en tribun
Avec lui on peut pas avoir peur
On lui confira notre destin
Je suis ce sourire d' la cour d'école
Qu'il ne faut pas effacer
Lisa, Juliette, Peggy ou Carole
Des ombres évaporées
Je suis la cause des tourments
Des premiers poèmes aux coeurs brisés
Celles à qui l'on rêve d’être amant
La raison première des pensées
"On sait jamais où l'on arrive
Mais on sait toujours d'où l'on part
On a tous poussé des mêmes livres
Et d'une pincée de hasard"
"Et que si c’est pas les mêmes
Caleçons que l’on use
Chaque étape nous emmène
Vers des souv'nirs dont on s'amuse"

fouzhilonrock- auteur
- Messages: 403
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Age: 44
Localisation: herault
J'aime pas mes voisins !!!
J'aime pas mes voisins!!!
J'aime pas mes voisins
Mais j'peux pas leur dire
J'fais semblant de rien
Avec mes sourires
Quand ils tapent leur chien
J'ai envie d'hurler
De prendre un burin
Et d'les buriner
J'aime pas mes voisins
J'sais même pas leur nom
Ils ont l'œil malin
Derrière leur Ronron
Et si je n' dis rien
C'est juste pour mes chats
Qui dans leur jardin
S'accordent tous les droits
J'aime pas mes voisins
Ni leurs grosses disqueuses
Du dimanche matin
Moi qui suis rêveuse
Et je tombe du lit
Et je tombe de haut
J'ai si peur du bruit
Y a même plus d'oiseaux
J'aime pas leurs copains
Qui viennent en colons
Donner des coups d'mains
Aux démolitions
Que j'te tombe un mur
A sept heures du mat
Virant nos murmures
A grands coups de lattes
J'aime pas quand ils guettent
Par dessus leur toit
Mes faits et mes gestes
Ce qui f'sait de moi
Que tous les étés
Le soir à la brume
J'aimais m'allonger
Lune sous la lune
J'aime pas mes voisins
Et toute leur poussière
Leur musique à coings
Et leurs cris de guerre
Leurs rires de crétins
Quand j'joue du piano
Pas du grand Chopin
Mais moi j' trouve ça beau
J'aime pas mes voisins
Et toute la smala
Qui débarque à vingt
En bons Francs-Comtois
Marchant sur mes fleurs
Pour piquer mes poires
Mes p'tits bouts d'bonheur
J'tiens au dérisoire
Avant sans voisins
J'trouvais qu' ma maison
Avait des recoins
Bourrés d'illusions
Un p'tit côté rêve
Même en location
Comme une parenthèse
A ce monde de cons!
Arabesque:Dimanche 9 octobre 2011!!
Mais j'peux pas leur dire
J'fais semblant de rien
Avec mes sourires
Quand ils tapent leur chien
J'ai envie d'hurler
De prendre un burin
Et d'les buriner
J'aime pas mes voisins
J'sais même pas leur nom
Ils ont l'œil malin
Derrière leur Ronron
Et si je n' dis rien
C'est juste pour mes chats
Qui dans leur jardin
S'accordent tous les droits
J'aime pas mes voisins
Ni leurs grosses disqueuses
Du dimanche matin
Moi qui suis rêveuse
Et je tombe du lit
Et je tombe de haut
J'ai si peur du bruit
Y a même plus d'oiseaux
J'aime pas leurs copains
Qui viennent en colons
Donner des coups d'mains
Aux démolitions
Que j'te tombe un mur
A sept heures du mat
Virant nos murmures
A grands coups de lattes
J'aime pas quand ils guettent
Par dessus leur toit
Mes faits et mes gestes
Ce qui f'sait de moi
Que tous les étés
Le soir à la brume
J'aimais m'allonger
Lune sous la lune
J'aime pas mes voisins
Et toute leur poussière
Leur musique à coings
Et leurs cris de guerre
Leurs rires de crétins
Quand j'joue du piano
Pas du grand Chopin
Mais moi j' trouve ça beau
J'aime pas mes voisins
Et toute la smala
Qui débarque à vingt
En bons Francs-Comtois
Marchant sur mes fleurs
Pour piquer mes poires
Mes p'tits bouts d'bonheur
J'tiens au dérisoire
Avant sans voisins
J'trouvais qu' ma maison
Avait des recoins
Bourrés d'illusions
Un p'tit côté rêve
Même en location
Comme une parenthèse
A ce monde de cons!
Arabesque:Dimanche 9 octobre 2011!!
Dernière édition par Arabesque le Dim 9 Oct - 11:51, édité 1 fois
Je n’ai rien à vous dire
Je n’ai rien à vous dire
Le silence m’inspire
Mes forêts intérieures
Mes pays de trappeur
Les lacs en paysages
Noyés dans mes mirages
Je n’ai rien à vous dire
Et pas même un soupir
Vos voix à contretemps
Agressent mes tympans
Et battent l’angélus
Contre mes poupées russes
Tout est dans l’en-dedans … et l’espace et le vent … tout est à l’intérieur … l’infini et l’odeur … si je montre les dents… à tous les imposteurs … c’est pour
être au devant … de mon fort intérieur …
Je n’ai rien à vous dire
Vous êtes mes vampires
Je sais les paysages
La lumière des âges
Les échos du sourcier
Là bas sur le sentier
Je n’ai rien à vous dire
Je connais mon empire
Et l’aime et le respire
Le protégeant du pire
Au cœur de mon motus
En position fœtus
Tout est dans l’en dedans … et l’espace et le vent … tout est à l’intérieur … l’infini et l’odeur … si je montre les dents… à tous les imposteurs … c’est pour
être au devant … de mon fort intérieur …
Le silence m’inspire
Mes forêts intérieures
Mes pays de trappeur
Les lacs en paysages
Noyés dans mes mirages
Je n’ai rien à vous dire
Et pas même un soupir
Vos voix à contretemps
Agressent mes tympans
Et battent l’angélus
Contre mes poupées russes
Tout est dans l’en-dedans … et l’espace et le vent … tout est à l’intérieur … l’infini et l’odeur … si je montre les dents… à tous les imposteurs … c’est pour
être au devant … de mon fort intérieur …
Je n’ai rien à vous dire
Vous êtes mes vampires
Je sais les paysages
La lumière des âges
Les échos du sourcier
Là bas sur le sentier
Je n’ai rien à vous dire
Je connais mon empire
Et l’aime et le respire
Le protégeant du pire
Au cœur de mon motus
En position fœtus
Tout est dans l’en dedans … et l’espace et le vent … tout est à l’intérieur … l’infini et l’odeur … si je montre les dents… à tous les imposteurs … c’est pour
être au devant … de mon fort intérieur …
Dernière édition par denisollier le Dim 16 Oct - 11:20, édité 1 fois
Ecrira t'il un deuxième livre?
Grand patron dévoyé
Au service du capital,
Ou marionnette soudoyée
Par les forces du mal;
Ce n'est pas à nous de juger,
On l'a mis en prison
Quelques années pour purger,
Ses délits ses trahisons.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons
Il faut changer les peines
Il en ressort amaigri,
Acteur incontournable,
Son témoignage est un cri:
"Nos prisons sont éxécrables"
Il peut le dire on l'écoute,
Les médias se le disputent,
Sincère on s'en doute,
Ses motifs se discutent.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons ,
Il faut changer les peines.
Nos prisons sont des fabriques
Où l'on produit des voyous,
Sa dignité on y abdique,
La promiscuité la dissout;
Il n'a tué personne
Du moins de ses propres mains,
En moi une idée résonne,
Faisons lui prendre un autre chemin.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Donnez lui un bleu de travail,
REnvoyez le dans ses usines,
Qu'il aille se brùler le poitrail,
Devant les fours en gésine;
Faites le tourner en trois huit,
Pour un salaire dérisoire,
Les odeurs la fumée le bruit,
Les rires gras des réfectoires.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Que rien ne lui soit épargné,
Qu'il fasse le tour des filiales,
Que ceux qu'il a toujours dédaignés
A le voir transpirer se régalent;
Il connaitra les fins de mois,
Qù le diable est tiré par la queue,
Enrichi de tous ces émois,
Son vécu sera volumineux.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Il écrira un nouveau livre,
Fort de ses connaissances acquises,
La plume et le papier délivrent,
Ayant compétence requise;
Son stylo sent la poudre,
Les feuilles blanches vont noircir,
Il brùle enfin d'en découdre,
Mais un quidam vient l'avertir;
Il parait qu'un trés grand poète
Les murs encore s'en font l'écho,
Souffla trés fort dans sa trompette:
"La pensée mène droit au cachot,
La pensée mène droit au cachot".
Au service du capital,
Ou marionnette soudoyée
Par les forces du mal;
Ce n'est pas à nous de juger,
On l'a mis en prison
Quelques années pour purger,
Ses délits ses trahisons.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons
Il faut changer les peines
Il en ressort amaigri,
Acteur incontournable,
Son témoignage est un cri:
"Nos prisons sont éxécrables"
Il peut le dire on l'écoute,
Les médias se le disputent,
Sincère on s'en doute,
Ses motifs se discutent.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons ,
Il faut changer les peines.
Nos prisons sont des fabriques
Où l'on produit des voyous,
Sa dignité on y abdique,
La promiscuité la dissout;
Il n'a tué personne
Du moins de ses propres mains,
En moi une idée résonne,
Faisons lui prendre un autre chemin.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Donnez lui un bleu de travail,
REnvoyez le dans ses usines,
Qu'il aille se brùler le poitrail,
Devant les fours en gésine;
Faites le tourner en trois huit,
Pour un salaire dérisoire,
Les odeurs la fumée le bruit,
Les rires gras des réfectoires.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Que rien ne lui soit épargné,
Qu'il fasse le tour des filiales,
Que ceux qu'il a toujours dédaignés
A le voir transpirer se régalent;
Il connaitra les fins de mois,
Qù le diable est tiré par la queue,
Enrichi de tous ces émois,
Son vécu sera volumineux.
Pour vider nos prisons,
Qui sont beaucoup trop pleines,
Pour vider nos prisons,
Il faut changer les peines.
Il écrira un nouveau livre,
Fort de ses connaissances acquises,
La plume et le papier délivrent,
Ayant compétence requise;
Son stylo sent la poudre,
Les feuilles blanches vont noircir,
Il brùle enfin d'en découdre,
Mais un quidam vient l'avertir;
Il parait qu'un trés grand poète
Les murs encore s'en font l'écho,
Souffla trés fort dans sa trompette:
"La pensée mène droit au cachot,
La pensée mène droit au cachot".
Claude- auteur
- Messages: 485
Date d'inscription: 07/04/2010
Localisation: pamiers
quand il ne reste
Quand il ne reste
Que les mots de trop
Ceux qui sonnent pas beau
Et ton regard froissé
Devant tes rêves en lambeaux
Quand il ne reste
Que les derniers gestes
Ceux qui ont la main leste
Que ton regard usé
Se met à fuir comm' la peste
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Quand il ne reste
Que les mots de haine
Ceux qui longtemps résonnent
Sur ton regard cassé
Qui fait de toi un fantôme
Quand il ne reste
Que ces mots qui hantent
Sous les lueurs faiblissantes
De ton regard cerné
Des lendemain qui déchantent
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Quand il ne reste
Que les mots qui frappent
La douleur, les heures lentes
Que ton regard fermé
Traverse dans la crainte
Quand il ne reste
Que les mots qui taillent
Ceux qui s' dégueulent, se braillent
Que ton regard marqué
Cède au bout de la bataille
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Que la seule porte de sortie
Se referme peu à peu
Et comment cacher à ses amies
Toutes les marques sous tes yeux
Que les mots de trop
Ceux qui sonnent pas beau
Et ton regard froissé
Devant tes rêves en lambeaux
Quand il ne reste
Que les derniers gestes
Ceux qui ont la main leste
Que ton regard usé
Se met à fuir comm' la peste
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Quand il ne reste
Que les mots de haine
Ceux qui longtemps résonnent
Sur ton regard cassé
Qui fait de toi un fantôme
Quand il ne reste
Que ces mots qui hantent
Sous les lueurs faiblissantes
De ton regard cerné
Des lendemain qui déchantent
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Quand il ne reste
Que les mots qui frappent
La douleur, les heures lentes
Que ton regard fermé
Traverse dans la crainte
Quand il ne reste
Que les mots qui taillent
Ceux qui s' dégueulent, se braillent
Que ton regard marqué
Cède au bout de la bataille
Jusqu'à ne plus espérer.......
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour s'endormir très vite
Pourvu qu'il soit assez saoul
Pour vomir toutes ses tripes
Et faire le dos rond
Se méfier des silences
Regarder l’horizon
S'il te laisse une place
Que la seule porte de sortie
Se referme peu à peu
Et comment cacher à ses amies
Toutes les marques sous tes yeux

fouzhilonrock- auteur
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Date d'inscription: 02/03/2010
Age: 44
Localisation: herault
La révolution planétaire.
33 Juin mille neuf cent cinquante treize, 6h75, heure de Moscou.
Camarade Joseph S., petit père du peuple, se lève et entre dans la salle de bains. Il retire son pyjama en peau d'ours et ses bottes, il se douche, lime ses crocs et brosse sa moustache, avant d'enfiler un uniforme d'intérieur en astrakhan. Ensuite, il appelle le camarade chambellan Marchoukrev, qui lui sert son petit déjeuner : un bol de chicorée tchétchène, deux tartines au beurre de bébé phoque et trois vodkas. Puis le grand timonier de la mer noire se met au travail. Mais à peine a-t-il signé trois condamnations à mort que la lampe de son bureau s'éteint sans raison. Le mont Ararat du socialisme appelle de nouveau le camarade Marchoukrev.
« Cette ampoule a grillé, change-la-moi sur le champ, camarade domestique »
Camarade Marchoukrev disparaît en courant. Un peu plus tard, il réapparaît, suivi de quarante-quatre électriciens assermentés qui portent un carton rempli d'ampoules. Mais les techniciens ont beau visser les ampoules neuves, la lumière ne revient pas.
« La dynamo du Kremlin aurait-elle un problème, Camarade Marchoukrev ? Demande le grand éléphant de mer de l'Artique.
- Non, Ô Commandeur des non-croyants, ce sont ces ampoules de rechange qui sont dépourvues de filament en tungstène. Nos usines de Paranoïarsk ont eu du retard dans leur livraison. Je vais les appeler.
- Pas la peine, Paranoïarsk est au fin-fond du Boukistan, et je doute fort que la livraison arrive avant le lever du soleil. Va plutôt acheter une ampoule au marché noir, au coin de la rue.
- Tout de suite, votre éminence rouge.
- Mais, dis-moi, Camarade larbin, comment se fait-il que le soleil ne se soit pas encore levé ? Il est pourtant déjà 8 heures moins trente-deux.
- Le changement horaire, ô Prolétaire suprême. Aujourd'hui vous vous êtes levé une heure en avance sur le soleil. »
Camarade Marchoukrev sort du bureau en quête d'ampoules, et le messie du matérialisme athée réfléchit dans la pénombre de son bureau. Quelle idiotie, cette histoire d'heure d'été. Un concept capitaliste, sans aucun doute. Il faut absolument changer cela : quand les travailleurs embauchent le matin, ils doivent bomber le torse, face au soleil. C'est beaucoup plus soviétique comme image que des pauvres ouvriers qui grelottent dans le noir. Mais le Robespierre du Caucase se ravise : abolir l'heure d'été n'est pas incrit au plan quinquénal, prendre cette mesure signifie réunir le politburo, pour qu'il en informe le commissariat du parti, que la décision soit ratifiée par le sous-secrétariat pour l'aménagement du plan, examinée par le comité de l'arrière-plan, vérifiée par le bureau d'inspection des travaux finis, et par la milice de surveillance des activités des inspecteurs, avant que l'ordre ne parvienne enfin jusqu'aux ateliers typographiques du ministère de la propagande, au septième sous-sol du Kremlin. Et cela sans compter l'approbation par les comités fédéraux dans les quarante-seize républiques soviétiques, qui doivent adapter la mesure en tenant compte des fuseaux horaires, puis l'application simultanée par les états soeurs, car il est absolument hors de question que les hongrois se réveillent avant les biélorusses.
La personnification du collectivisme sait que l'URSS lui obéit au doigt et à l'oeil, mais un tel changement, c'est trop en demander, tout de même. Alors le pope du peuple ouvre la fenêtre de son bureau et scrute l'horizon. Quelques rayons commencent à poindre tout au bout de la place rouge
« Camarade soleil ! Camarade soleil ! Garde à vous »
Le camarade soleil lui répond, la voix pâteuse.
« Hein, quoi, qui m'appelle ?
- C'est moi, Camarade Joseph. Lève-toi tout de suite. Faire la grasse matinée, c'est bon pour les capitalistes décadents.
- A vos ordres, alpha et oméga de l'écriture en cyrillique »
Le soleil se dresse tout à coup dans le ciel de Moscou, et pour faire plaisir au bienfaiteur du journal l'Humanité, il lui offre une aurore bolchévique en teintant les nuages de rouge. Le damné de la terre en chef, satisfait, ferme la fenêtre. Une bonne chose de faite. Il se remet au travail. Le camarade Marchoukrev revient avec une ampoule, mais elle ne fonctionne pas plus que les précédentes. Douille à baïonnette de la première guerre mondiale, il y a pénurie d'ampoules à vis sur le marché noir. Le caviar des forçats de la faim l'envoie chercher, de l'autre côté du rideau de fer, une ampoule qui marche.
« Il y a une petite quincaillerie dans la seconde rue à droite après Check Point Charlie » lui dit-il.
Ensuite, le tzar de l'égalitarisme appelle le camarade Cékouassebinsk, chef du syndicat des cheminots de l'Oural.
« Camarade Cékouassebinsk, que s'est-il passé exactement lors de l'inauguration du chemin de fer Moscou-Pétaouchnok hier ?
-Ô champion des pugilistes de la lutte finale, le train s'est écrasé contre une montagne de l'Oural. Une erreur de planification: Nous avons inauguré ce segment avant d'avoir percé le tunnel. »
Le morse géant des îles Kouriles pique une colère rouge :
-Je vois. Cette montagne petite bourgeoise a osé faire obstacle au train de la Révolution ! Qu'on la déporte en Sibérie !
-Oui, ô anéantisseur du nihilisme ! »
Le terrible ogre de Barbarie jette un coup d'oeil à sa montre. Midi. Il ouvre sa fenêtre et crie au soleil :
« Camarade soleil ! Tu n'es pas à ton poste. Au milieu du ciel !
-Pardon, Ô Grand escalier d'Odessa. »
Le soleil se plante tout en haut dans le ciel. Le casse-noisette de l'Altaï ferme la fenêtre puis note dans son calepin :
« Demander à la centrale de Tchernobyl de produire un nouveau soleil atomique. Deporter l'ancien en Sibérie. Il me fait de l'ombre. Confier au camarade Gagarine le soin de l'opération ».
Ensuite, le chantre du socialisme national et pourfendeur du national-socialisme appelle le camarade chambellan. Mais c'est le camarade Tabutrodvodka, sous-secrétaire préposé aux pots cassés qui répond, Camarade Marchoukrev est déjà complètement à l'ouest. Camarade Tabutrodvodka sert le déjeuner au sauveur du genre roumain : vache kolkhozienne, salami hongrois et dessert des tartares, cinq verres de vodka et une cigarette russe. Puis l'Alexandre Nevski de l'âge de l'acier s'avachit dans son canapé, en écoutant « Georgia on my mind », un disque offert par Roosevelt à Yalta, et en sirotant un whisky, cadeau de son compagnon de beuverie lord Winston.
Le plombier en chef des grandes purges se réveille à six heures cinquante seize pétantes. C'est bientôt l'heure de son rendez-vous galant, avec Lech Vanessa, une agente spéciale attachée aux corps diplomatiques. Elle doit emprunter le passage secret K30330-FGH qui mène au Kremlin, une fois la nuit tombée. Le nouveau Catherine II à moustaches est impatient. Il adresse un regard à sa fenêtre. Le soleil est encore haut dans le ciel.
Alors il se lève et va sur son balcon:
« Camarade soleil, camarade soleil ! »
Mais il n'entend pas de réponse
« Camarade soleil, camarade soleil ! Va te coucher, c'est un ordre ! »
Il entend le soleil, tout au fond de l'horizon qui lui répond
« Non ! »
Le sublimissime charcutier de la paix est hors de lui :
« Quoi ? Tu trahis la révolution ? Couche-toi, c'est un ordre ! »
Et le soleil lui répond
« Non. Maintenant que je suis passé à l'ouest, je t'emmerde ! »
Camarade Joseph S., petit père du peuple, se lève et entre dans la salle de bains. Il retire son pyjama en peau d'ours et ses bottes, il se douche, lime ses crocs et brosse sa moustache, avant d'enfiler un uniforme d'intérieur en astrakhan. Ensuite, il appelle le camarade chambellan Marchoukrev, qui lui sert son petit déjeuner : un bol de chicorée tchétchène, deux tartines au beurre de bébé phoque et trois vodkas. Puis le grand timonier de la mer noire se met au travail. Mais à peine a-t-il signé trois condamnations à mort que la lampe de son bureau s'éteint sans raison. Le mont Ararat du socialisme appelle de nouveau le camarade Marchoukrev.
« Cette ampoule a grillé, change-la-moi sur le champ, camarade domestique »
Camarade Marchoukrev disparaît en courant. Un peu plus tard, il réapparaît, suivi de quarante-quatre électriciens assermentés qui portent un carton rempli d'ampoules. Mais les techniciens ont beau visser les ampoules neuves, la lumière ne revient pas.
« La dynamo du Kremlin aurait-elle un problème, Camarade Marchoukrev ? Demande le grand éléphant de mer de l'Artique.
- Non, Ô Commandeur des non-croyants, ce sont ces ampoules de rechange qui sont dépourvues de filament en tungstène. Nos usines de Paranoïarsk ont eu du retard dans leur livraison. Je vais les appeler.
- Pas la peine, Paranoïarsk est au fin-fond du Boukistan, et je doute fort que la livraison arrive avant le lever du soleil. Va plutôt acheter une ampoule au marché noir, au coin de la rue.
- Tout de suite, votre éminence rouge.
- Mais, dis-moi, Camarade larbin, comment se fait-il que le soleil ne se soit pas encore levé ? Il est pourtant déjà 8 heures moins trente-deux.
- Le changement horaire, ô Prolétaire suprême. Aujourd'hui vous vous êtes levé une heure en avance sur le soleil. »
Camarade Marchoukrev sort du bureau en quête d'ampoules, et le messie du matérialisme athée réfléchit dans la pénombre de son bureau. Quelle idiotie, cette histoire d'heure d'été. Un concept capitaliste, sans aucun doute. Il faut absolument changer cela : quand les travailleurs embauchent le matin, ils doivent bomber le torse, face au soleil. C'est beaucoup plus soviétique comme image que des pauvres ouvriers qui grelottent dans le noir. Mais le Robespierre du Caucase se ravise : abolir l'heure d'été n'est pas incrit au plan quinquénal, prendre cette mesure signifie réunir le politburo, pour qu'il en informe le commissariat du parti, que la décision soit ratifiée par le sous-secrétariat pour l'aménagement du plan, examinée par le comité de l'arrière-plan, vérifiée par le bureau d'inspection des travaux finis, et par la milice de surveillance des activités des inspecteurs, avant que l'ordre ne parvienne enfin jusqu'aux ateliers typographiques du ministère de la propagande, au septième sous-sol du Kremlin. Et cela sans compter l'approbation par les comités fédéraux dans les quarante-seize républiques soviétiques, qui doivent adapter la mesure en tenant compte des fuseaux horaires, puis l'application simultanée par les états soeurs, car il est absolument hors de question que les hongrois se réveillent avant les biélorusses.
La personnification du collectivisme sait que l'URSS lui obéit au doigt et à l'oeil, mais un tel changement, c'est trop en demander, tout de même. Alors le pope du peuple ouvre la fenêtre de son bureau et scrute l'horizon. Quelques rayons commencent à poindre tout au bout de la place rouge
« Camarade soleil ! Camarade soleil ! Garde à vous »
Le camarade soleil lui répond, la voix pâteuse.
« Hein, quoi, qui m'appelle ?
- C'est moi, Camarade Joseph. Lève-toi tout de suite. Faire la grasse matinée, c'est bon pour les capitalistes décadents.
- A vos ordres, alpha et oméga de l'écriture en cyrillique »
Le soleil se dresse tout à coup dans le ciel de Moscou, et pour faire plaisir au bienfaiteur du journal l'Humanité, il lui offre une aurore bolchévique en teintant les nuages de rouge. Le damné de la terre en chef, satisfait, ferme la fenêtre. Une bonne chose de faite. Il se remet au travail. Le camarade Marchoukrev revient avec une ampoule, mais elle ne fonctionne pas plus que les précédentes. Douille à baïonnette de la première guerre mondiale, il y a pénurie d'ampoules à vis sur le marché noir. Le caviar des forçats de la faim l'envoie chercher, de l'autre côté du rideau de fer, une ampoule qui marche.
« Il y a une petite quincaillerie dans la seconde rue à droite après Check Point Charlie » lui dit-il.
Ensuite, le tzar de l'égalitarisme appelle le camarade Cékouassebinsk, chef du syndicat des cheminots de l'Oural.
« Camarade Cékouassebinsk, que s'est-il passé exactement lors de l'inauguration du chemin de fer Moscou-Pétaouchnok hier ?
-Ô champion des pugilistes de la lutte finale, le train s'est écrasé contre une montagne de l'Oural. Une erreur de planification: Nous avons inauguré ce segment avant d'avoir percé le tunnel. »
Le morse géant des îles Kouriles pique une colère rouge :
-Je vois. Cette montagne petite bourgeoise a osé faire obstacle au train de la Révolution ! Qu'on la déporte en Sibérie !
-Oui, ô anéantisseur du nihilisme ! »
Le terrible ogre de Barbarie jette un coup d'oeil à sa montre. Midi. Il ouvre sa fenêtre et crie au soleil :
« Camarade soleil ! Tu n'es pas à ton poste. Au milieu du ciel !
-Pardon, Ô Grand escalier d'Odessa. »
Le soleil se plante tout en haut dans le ciel. Le casse-noisette de l'Altaï ferme la fenêtre puis note dans son calepin :
« Demander à la centrale de Tchernobyl de produire un nouveau soleil atomique. Deporter l'ancien en Sibérie. Il me fait de l'ombre. Confier au camarade Gagarine le soin de l'opération ».
Ensuite, le chantre du socialisme national et pourfendeur du national-socialisme appelle le camarade chambellan. Mais c'est le camarade Tabutrodvodka, sous-secrétaire préposé aux pots cassés qui répond, Camarade Marchoukrev est déjà complètement à l'ouest. Camarade Tabutrodvodka sert le déjeuner au sauveur du genre roumain : vache kolkhozienne, salami hongrois et dessert des tartares, cinq verres de vodka et une cigarette russe. Puis l'Alexandre Nevski de l'âge de l'acier s'avachit dans son canapé, en écoutant « Georgia on my mind », un disque offert par Roosevelt à Yalta, et en sirotant un whisky, cadeau de son compagnon de beuverie lord Winston.
Le plombier en chef des grandes purges se réveille à six heures cinquante seize pétantes. C'est bientôt l'heure de son rendez-vous galant, avec Lech Vanessa, une agente spéciale attachée aux corps diplomatiques. Elle doit emprunter le passage secret K30330-FGH qui mène au Kremlin, une fois la nuit tombée. Le nouveau Catherine II à moustaches est impatient. Il adresse un regard à sa fenêtre. Le soleil est encore haut dans le ciel.
Alors il se lève et va sur son balcon:
« Camarade soleil, camarade soleil ! »
Mais il n'entend pas de réponse
« Camarade soleil, camarade soleil ! Va te coucher, c'est un ordre ! »
Il entend le soleil, tout au fond de l'horizon qui lui répond
« Non ! »
Le sublimissime charcutier de la paix est hors de lui :
« Quoi ? Tu trahis la révolution ? Couche-toi, c'est un ordre ! »
Et le soleil lui répond
« Non. Maintenant que je suis passé à l'ouest, je t'emmerde ! »
Dernière édition par Charivari le Mer 12 Oct - 20:38, édité 3 fois
Charivari- auteur
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Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
Corps accords
Pour archives
Corps accords
Fine en rondeur et probité
Elle engageait du joli monde
Et du patron à l’ouvrier
Tous ces messieurs croisaient la blonde
Contrats de charmes sur accords
Il suffisait d’un savoir-faire
Pour conjuguer ses jeux du corps
Passés présents et auxiliaires
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
Caisse à outils r’monter les manches
Avant d’entrer dans sa maison
Y’ avait du pain dessus la planche
C’était le prix d’ ses attentions
Et du plafond aux fondations
Maçons chauffeurs ou carrossiers
Doués de mains et de façons
Elle aimait les corps de métier
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
Ils s’empressaient de postuler
Pour un serment de compagnon
Rêvant de clore le chantier
En maître d’œuvre d’illusion
Ils se fendaient coeur à l’ouvrage
Et succédaient aux prétendants
Accords perdus c’était dommage
Ell’ nommait toujours un suivant
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Corps de balai par tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
De clous de croix et de printemps
Au fil des ans corps et acquis
Elle a bâti son vrai roman
Avant d’unir enfin sa vie
Un seul, oh oui ! un seul encore
Il faut se rendre à la raison
Il sera son garde du corps
La plus aimée des professions
Elle s’est offert un beau tailleur
Et quand il a m'suré son corps
Elle jubilait « c’est le meilleur »
Il a signé …
Le croque-mort !
Mireille 12.09.11
Fine en rondeur et probité
Elle engageait du joli monde
Et du patron à l’ouvrier
Tous ces messieurs croisaient la blonde
Contrats de charmes sur accords
Il suffisait d’un savoir-faire
Pour conjuguer ses jeux du corps
Passés présents et auxiliaires
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
Caisse à outils r’monter les manches
Avant d’entrer dans sa maison
Y’ avait du pain dessus la planche
C’était le prix d’ ses attentions
Et du plafond aux fondations
Maçons chauffeurs ou carrossiers
Doués de mains et de façons
Elle aimait les corps de métier
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
Ils s’empressaient de postuler
Pour un serment de compagnon
Rêvant de clore le chantier
En maître d’œuvre d’illusion
Ils se fendaient coeur à l’ouvrage
Et succédaient aux prétendants
Accords perdus c’était dommage
Ell’ nommait toujours un suivant
« Dansez bossez bonjour monsieur
Valse ou tango sur tous les temps
Récompensé gestes gracieux
Au défilé des artisans
Dansez bossez au r’voir monsieur
Corps de balai par tous les temps
Allez-vous-en j’ai trouvé mieux
Au défilé de mes amants »
De clous de croix et de printemps
Au fil des ans corps et acquis
Elle a bâti son vrai roman
Avant d’unir enfin sa vie
Un seul, oh oui ! un seul encore
Il faut se rendre à la raison
Il sera son garde du corps
La plus aimée des professions
Elle s’est offert un beau tailleur
Et quand il a m'suré son corps
Elle jubilait « c’est le meilleur »
Il a signé …
Le croque-mort !
Mireille 12.09.11
______________________________________
Le Crayon du Parolier / Staff / Modératrice

libreplume- auteur - modo
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Date d'inscription: 02/03/2010
Age: 60
Localisation: Isère rhodanienne
Abécédélire (slam)
De A à Z,
De bas en haut,
De haut en bas,
Du « A bas tout ! »
Au B.A : ba,
Voici une B.A, pour rêver :
L’abécédaire du « gros Trébor »,
(c’est le petit Robert à l’envers).
A, c’est l’amour, l’anarchie, la asabiya, un aller simple sans retour. On naît, on crie : « AAAAAAAH », et ils sont bouche
B, devant le beau bébé. C’est Ubu le nabab et « cacabou » c’est beau, mais
C le temps de l’école. On écoute avant de
D – conner. Dos à dos, l’adolescence, on idolâtre sa douleur, puis on vide le sac à dos et …
Euh…. Après tout ça, on sait plus que penser. Si la vie est un enfer, essaie-donc à l’envers, essaie le système « D ». Un tout petit …
F-fort… Mais il y a tant à faire. On se fâche, on s’effarouche, ou bien c’est la grosse flemme : pfffffffff
G- rien à dire, et j’en suis bien gêné. Les gens, les grands gagnent de l’argent. Voilà donc que la vie s’
H –ète. Mais mettons bien les points sur les
I, et retournons le « i » d’information, on obtient le point d’exclamation : je réa-
J, et je pense à « moi je », car la vie n’est qu’un jeu d’émoi.
Je ne joue plus mais je n’aggrave pas mon
K : un « K » c’est le képi
deux « K » : caca – kaki
trois «K », le Ku Kux Klan.
Ou c’est le « k » de Buzzatti, les deux « k » de Kafka, qui s’envoLLLLent avec quatre
L, comme une LibeLLuLe. L’amour me donne des ailes. Et oui, je t’
M : le mal, la mort, les mots, la mer, je t’aime c’est un mystère. Et vient la
N si tu ne n’aimes pas, car la haine c’est pour nouer, la haine c’est pour noyer quand ça fait « non », mais
Oh ! je te le dis, avec « o » tu fais « oui » ! Ou bien ça fait « zéro si tu mets le «O » en bas.
OK, je te fiche le
P. Pourquoi ? Parce que, c’est préférable, venait le temps du
Q. Et je ne manque pas d’
R. Oui, j’erre dans les rues, me demandant :
S que la vie vaut la peine d’être vécue ? Après toutes ces années je me
T. Moi qui croyais avoir tout
U, tout vu, tout su, tout connu ; et mes doigts faisaient le
V de victoire, la vérité sur ma vie. Mais je sais désormais qu’il y a des demi-vérités et des
Doubles vé- rités. Debout, levés, le vice et la vertu
X la donnée et
Y le chromosome inconnu. On meurt, on naît, c’est la seule vérité…
Z enfin la signature, la marque de « zorro », zozo, zéro de conduite. Je meurs....
Nos âmes animales s’envolent jusqu’au zénith.
Mais je suis ZEN, et je renais: AAAAAAAH
(et le B.A: ba, je l’ai dans le baba: Ah ah ah !)
De bas en haut,
De haut en bas,
Du « A bas tout ! »
Au B.A : ba,
Voici une B.A, pour rêver :
L’abécédaire du « gros Trébor »,
(c’est le petit Robert à l’envers).
A, c’est l’amour, l’anarchie, la asabiya, un aller simple sans retour. On naît, on crie : « AAAAAAAH », et ils sont bouche
B, devant le beau bébé. C’est Ubu le nabab et « cacabou » c’est beau, mais
C le temps de l’école. On écoute avant de
D – conner. Dos à dos, l’adolescence, on idolâtre sa douleur, puis on vide le sac à dos et …
Euh…. Après tout ça, on sait plus que penser. Si la vie est un enfer, essaie-donc à l’envers, essaie le système « D ». Un tout petit …
F-fort… Mais il y a tant à faire. On se fâche, on s’effarouche, ou bien c’est la grosse flemme : pfffffffff
G- rien à dire, et j’en suis bien gêné. Les gens, les grands gagnent de l’argent. Voilà donc que la vie s’
H –ète. Mais mettons bien les points sur les
I, et retournons le « i » d’information, on obtient le point d’exclamation : je réa-
J, et je pense à « moi je », car la vie n’est qu’un jeu d’émoi.
Je ne joue plus mais je n’aggrave pas mon
K : un « K » c’est le képi
deux « K » : caca – kaki
trois «K », le Ku Kux Klan.
Ou c’est le « k » de Buzzatti, les deux « k » de Kafka, qui s’envoLLLLent avec quatre
L, comme une LibeLLuLe. L’amour me donne des ailes. Et oui, je t’
M : le mal, la mort, les mots, la mer, je t’aime c’est un mystère. Et vient la
N si tu ne n’aimes pas, car la haine c’est pour nouer, la haine c’est pour noyer quand ça fait « non », mais
Oh ! je te le dis, avec « o » tu fais « oui » ! Ou bien ça fait « zéro si tu mets le «O » en bas.
OK, je te fiche le
P. Pourquoi ? Parce que, c’est préférable, venait le temps du
Q. Et je ne manque pas d’
R. Oui, j’erre dans les rues, me demandant :
S que la vie vaut la peine d’être vécue ? Après toutes ces années je me
T. Moi qui croyais avoir tout
U, tout vu, tout su, tout connu ; et mes doigts faisaient le
V de victoire, la vérité sur ma vie. Mais je sais désormais qu’il y a des demi-vérités et des
Doubles vé- rités. Debout, levés, le vice et la vertu
X la donnée et
Y le chromosome inconnu. On meurt, on naît, c’est la seule vérité…
Z enfin la signature, la marque de « zorro », zozo, zéro de conduite. Je meurs....
Nos âmes animales s’envolent jusqu’au zénith.
Mais je suis ZEN, et je renais: AAAAAAAH
(et le B.A: ba, je l’ai dans le baba: Ah ah ah !)
Charivari- auteur
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Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
Tableau d'Aurore
Au long des chemins
Où tu n’as pas été
Poussent tes lendemains
Couleur de l’été
Au long des rivières
Où tu n’as pas nagé
Coulent tes hivers
Rêvés d’orangers
Tu y songes … tu y songes … et un son … de chanson … songe au long … de ton songe …
Au bord des vallées
Que tu n’as pas vécues
Naissent décalées
Tes fleurs inconnues
Au bord des rivages
Que tu n’as pas courus
S’envolent tes voyages
De peintre imprévu
Tu y songes … tu y songes … et un son … de chanson … songe au long … de ton songe …
Au loin des pays
Qui n’ont pas existé
L’automne est aussi
Ton printemps vérité
Au loin de tes années
Qui ont tellement jaunies
Tu peints ta destinée
Aurore et tu souris…
Et tu songes … et tu songes … et un son … de chanson … songe au long
… de ton songe …
Compo :Groupe Ahassiah Chant : Tatya
http://www.zicmeup.com/player-7319-0-11436-0.html
Où tu n’as pas été
Poussent tes lendemains
Couleur de l’été
Au long des rivières
Où tu n’as pas nagé
Coulent tes hivers
Rêvés d’orangers
Tu y songes … tu y songes … et un son … de chanson … songe au long … de ton songe …
Au bord des vallées
Que tu n’as pas vécues
Naissent décalées
Tes fleurs inconnues
Au bord des rivages
Que tu n’as pas courus
S’envolent tes voyages
De peintre imprévu
Tu y songes … tu y songes … et un son … de chanson … songe au long … de ton songe …
Au loin des pays
Qui n’ont pas existé
L’automne est aussi
Ton printemps vérité
Au loin de tes années
Qui ont tellement jaunies
Tu peints ta destinée
Aurore et tu souris…
Et tu songes … et tu songes … et un son … de chanson … songe au long
… de ton songe …
Compo :Groupe Ahassiah Chant : Tatya
http://www.zicmeup.com/player-7319-0-11436-0.html
crépuscule d'insomnie
Moins que moi rongé,
Si triste de n'être,
Que si la vie en vaut la peine...
Et si heureux,
Que si la mort ne causait peine...
Rire du malheur,
Et ne pleurer,
Que de bonheur...
Si triste de n'être,
Que si la vie en vaut la peine...
Et si heureux,
Que si la mort ne causait peine...
Rire du malheur,
Et ne pleurer,
Que de bonheur...
bruno sage- nouveau membre
- Messages: 7
Date d'inscription: 28/11/2010
Age: 31
Localisation: Martigues
L'EVASION. ( paroles chanson )
Gare Montparnasse j'attends mon train
Train de hasard train de boulevard
Qui m'emmène vers le lendemain
Sans jamais croiser ton regard.
Lumière blafarde visage paumé
Mon sale joint dans ma poche trouée
Je prends l'escalier sans escorte
Pour m'abandonner dans ton corps.
Refrain
Fume fume
Ta dernière cigarette
Laisse laisse
Ta mort dans les toilettes
Court court
Après les allumettes
Stop
Je joue mon dernier scénario.
La banquise s'écroule sous mes pieds
Je me laisse happer par le vent
Qui me ramène vers le sentier
Sentier d'erreurs sentier qui ment.
Je m' efface derrière ce tableau
Je m'étrangle derrière ce rideau
Et je crache mon délire volé
Pour que ma drogue reste imprégnée.
Refrain
Fume fume
Ta dernière cigarette
Laisse laisse
Ta mort dans les toilettes
Court court
Après tes allumettes
Stop
Je joue mon dernier scénario....
TISS 29.
Train de hasard train de boulevard
Qui m'emmène vers le lendemain
Sans jamais croiser ton regard.
Lumière blafarde visage paumé
Mon sale joint dans ma poche trouée
Je prends l'escalier sans escorte
Pour m'abandonner dans ton corps.
Refrain
Fume fume
Ta dernière cigarette
Laisse laisse
Ta mort dans les toilettes
Court court
Après les allumettes
Stop
Je joue mon dernier scénario.
La banquise s'écroule sous mes pieds
Je me laisse happer par le vent
Qui me ramène vers le sentier
Sentier d'erreurs sentier qui ment.
Je m' efface derrière ce tableau
Je m'étrangle derrière ce rideau
Et je crache mon délire volé
Pour que ma drogue reste imprégnée.
Refrain
Fume fume
Ta dernière cigarette
Laisse laisse
Ta mort dans les toilettes
Court court
Après tes allumettes
Stop
Je joue mon dernier scénario....
TISS 29.

tiss29- auteur
- Messages: 123
Date d'inscription: 21/10/2011
Age: 41
Localisation: bourg en bresse
UNE AVENTURE....
Tu délires totale capture
J'ai envie d'être ta muse
Tu m'attires je m'échappe
Mon corps frémit j'exalte
Ton envie j'ai deviné
Et mon coeur c'est affolé
Que je ne revienne t'as peur
Et pourtant un grand bonheur
Refrain
Ose Ose
Ne pas écouter tout donner
Toi et Moi
Amour caché mais passionné
On s'en fout
Juste vivre et ne pas penser
Mon corps sous tes mains s'exprime
Parfum ambré j'imagine
Une sensation de légèreté
Aides moi fais moi vibrer
Dans ton lit de drap de soie
Je me donne à toi
Rien ne viendra perturber
Ce moment tant désiré
Refrain
Ose Ose
Ne pas écouter tout donner
Toi et Moi
Amour caché mais passionné
On s'en fout
Juste vivre et ne pas penser.....
TISS 29 :
J'ai envie d'être ta muse
Tu m'attires je m'échappe
Mon corps frémit j'exalte
Ton envie j'ai deviné
Et mon coeur c'est affolé
Que je ne revienne t'as peur
Et pourtant un grand bonheur
Refrain
Ose Ose
Ne pas écouter tout donner
Toi et Moi
Amour caché mais passionné
On s'en fout
Juste vivre et ne pas penser
Mon corps sous tes mains s'exprime
Parfum ambré j'imagine
Une sensation de légèreté
Aides moi fais moi vibrer
Dans ton lit de drap de soie
Je me donne à toi
Rien ne viendra perturber
Ce moment tant désiré
Refrain
Ose Ose
Ne pas écouter tout donner
Toi et Moi
Amour caché mais passionné
On s'en fout
Juste vivre et ne pas penser.....
TISS 29 :

tiss29- auteur
- Messages: 123
Date d'inscription: 21/10/2011
Age: 41
Localisation: bourg en bresse
Papillon de jour
Repris par l'excellent Thomas Dubois! J'en ai vendu 2 millions d'exemplaires de celui-là
Alors??? il envoit ... du bois !
Tu étais l’aurore, de ce matin-là
Tu venais éclore quelque part en moi
Tu étais luciole dans l’obscurité
Douce farandole qui m’illuminait
Papillon de jour
D’un battement d’amour
Tu t’es posé sur ma main
Papillon de nuit
Qui bat sans un bruit
Disparait jusqu’au lendemain
Derrière la rivière
Espoir éphémère
Couleurs qui s’envolent au loin
Rêve encore fragile
Mirage inutile
Etait ce bien toi ou bien ?
Le souffle de l’air nous a rassemblés
Dans ton univers, nous nous sommes trouvés
Un instant à peine et tout au gré du vent
Chahutent tes ailes, et seul me laissant
Papillon de jour
Battements d’amour
Caresse pour toujours ma main
Papillon de nuit
Qui bat au doux bruit
De bien d’autres lendemains
Et jusqu’à la terre
Les mêmes paupières
Pour te voir chaque matin
Prières si futiles
Espoirs inutiles
M’attends tu vraiment ou bien ?
Tu étais l’aurore, de ce matin-là
Tu venais éclore quelque part en moi
Tu étais luciole dans cette obscurité
Douce farandole qui m’éclairait
Alors??? il envoit ... du bois !
Tu étais l’aurore, de ce matin-là
Tu venais éclore quelque part en moi
Tu étais luciole dans l’obscurité
Douce farandole qui m’illuminait
Papillon de jour
D’un battement d’amour
Tu t’es posé sur ma main
Papillon de nuit
Qui bat sans un bruit
Disparait jusqu’au lendemain
Derrière la rivière
Espoir éphémère
Couleurs qui s’envolent au loin
Rêve encore fragile
Mirage inutile
Etait ce bien toi ou bien ?
Le souffle de l’air nous a rassemblés
Dans ton univers, nous nous sommes trouvés
Un instant à peine et tout au gré du vent
Chahutent tes ailes, et seul me laissant
Papillon de jour
Battements d’amour
Caresse pour toujours ma main
Papillon de nuit
Qui bat au doux bruit
De bien d’autres lendemains
Et jusqu’à la terre
Les mêmes paupières
Pour te voir chaque matin
Prières si futiles
Espoirs inutiles
M’attends tu vraiment ou bien ?
Tu étais l’aurore, de ce matin-là
Tu venais éclore quelque part en moi
Tu étais luciole dans cette obscurité
Douce farandole qui m’éclairait
Rendez-vous nocturne
Vendu à cinq millions d'exemplaires !!!
Excellent ce Sébastien! Seb, c'est bien !
J’ai rendez vous au même carrefour ;
Jonction de la raison et de l’amour,
Comme chaque soir le feu sera rouge,
Rendez-vous nocturne, rêve qui bouge.
Donnez-moi rendez-vous dans vos pensées
Où je peux entier à vous me livrer,
Je sais que ça ne remplacera pas,
Un regard, un feu, un sourire, un pas.
Mais puisque ce chemin n’est pas facile,
Mais puisque nos esprits sont si habiles,
Vous le voulez, rendez-vous cette nuit
Où tout est liberté, tout est permis.
Donnez-moi rendez-vous dans vos pensées
Où je peux entier à vous me livrer,
Je sais que ça ne remplacera pas,
Un regard, un feu, un sourire, un pas.
Ici, je ne peux faire demi-tour,
Jonction des interdits et du toujours :
Plus de mots, plus de mail, de SMS,
Plus d’adresse et d’appels, et plus d’ivresse…
Excellent ce Sébastien! Seb, c'est bien !
J’ai rendez vous au même carrefour ;
Jonction de la raison et de l’amour,
Comme chaque soir le feu sera rouge,
Rendez-vous nocturne, rêve qui bouge.
Donnez-moi rendez-vous dans vos pensées
Où je peux entier à vous me livrer,
Je sais que ça ne remplacera pas,
Un regard, un feu, un sourire, un pas.
Mais puisque ce chemin n’est pas facile,
Mais puisque nos esprits sont si habiles,
Vous le voulez, rendez-vous cette nuit
Où tout est liberté, tout est permis.
Donnez-moi rendez-vous dans vos pensées
Où je peux entier à vous me livrer,
Je sais que ça ne remplacera pas,
Un regard, un feu, un sourire, un pas.
Ici, je ne peux faire demi-tour,
Jonction des interdits et du toujours :
Plus de mots, plus de mail, de SMS,
Plus d’adresse et d’appels, et plus d’ivresse…
Black métal
Parait que t’es métal ?...
Fais voir un peu ton style…
Ouais ça c’est pas trop mal…
C’est encore un peu pâle…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Fais voir un peu ta basse...
Ouais pas trop dégueulasse…
Plus strass c’est pas plus mal…
Pas encore idéal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Fais voir un peu ton rythme…
Ouais c’est pas du sublime…
Hérisse un peu tes poils…
Oui encore plus tribal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Oui bouge un peu son ...
Voilà ça devient bon...
Un peu plus d’animal…
Voilà c’est pas plus mal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Ça y’est on y arrive...
Un peu plus de dérive...
Tape dans le minéral…
Voilà ça c’est génial…
( music) … … … … … … … … …
Hou-ahh !
Hou-ahh!
T’es black man!… t’es black man!... nickel man... encore black man!... t’es black métal …
Allume man ... explose man... la flamme man... la flamme... t’es black métal …
Hou-ahh !
T’es black man!… t’es black man!... nickel man... encore black man!... t’es black métal …
Allume man ... explose man... la flamme man... la flamme... t’es black métal …
Heuuu … t’as pas du feu? … oh! Fumes pas ici … ah bon ? ( joke parlé )
Compo, chant et arrangement : Jérome Pommelet
http://sd-1.archive-host.com/membres/playlist/76025479357155904/blackmetal.mp3
Fais voir un peu ton style…
Ouais ça c’est pas trop mal…
C’est encore un peu pâle…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Fais voir un peu ta basse...
Ouais pas trop dégueulasse…
Plus strass c’est pas plus mal…
Pas encore idéal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Fais voir un peu ton rythme…
Ouais c’est pas du sublime…
Hérisse un peu tes poils…
Oui encore plus tribal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Oui bouge un peu son ...
Voilà ça devient bon...
Un peu plus d’animal…
Voilà c’est pas plus mal…
Plus black man!... plus black man!...pas mal man…plus black métal …
Ça y’est on y arrive...
Un peu plus de dérive...
Tape dans le minéral…
Voilà ça c’est génial…
( music) … … … … … … … … …
Hou-ahh !
Hou-ahh!
T’es black man!… t’es black man!... nickel man... encore black man!... t’es black métal …
Allume man ... explose man... la flamme man... la flamme... t’es black métal …
Hou-ahh !
T’es black man!… t’es black man!... nickel man... encore black man!... t’es black métal …
Allume man ... explose man... la flamme man... la flamme... t’es black métal …
Heuuu … t’as pas du feu? … oh! Fumes pas ici … ah bon ? ( joke parlé )
Compo, chant et arrangement : Jérome Pommelet
http://sd-1.archive-host.com/membres/playlist/76025479357155904/blackmetal.mp3
Dernière édition par denisollier le Dim 30 Oct - 15:11, édité 1 fois
Chanson pour ma pomme
On en dira ce que l’on en dira
Oui les chansons sont faites pour ça
Pour être entendues méconnues reconnues
Des inconnus …
On en dira ce que l’on en dira
Les chansons volent par delà les toits
Elles vous échappent souvent au coin des rues
Un peu perdues...
Mais celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
On en dira ce que l’on en dira
Oui la musique l’arrangera
La rendra peut être chantable écoutable
En fond d’étable …
On en dira ce que l’on en dira
Mais ceux qui râlent ne devraient pas être là
A m’écouter chanter liberté d’arrêter
D’être écouté…
Car celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma pomme …
On en dira ce que l’on dira
Oui c’est pas bien de s’en foutre comme ça
Et je pourrais laisser plus sage au passage
Mon p’tit message...
On en dira ce que l’on en dira
Mais qui n’a pas rêvé d’un coin d’Sahara
Pour y chanter sans raison une chanson
Oui sa chanson …
Et celle là … n’a pas d’accords …oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
Et celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
Compo , chant et arrangements : Jérome Pommelet
http://sd-1.archive-host.com/membres/playlist/76025479357155904/Chansonpourmapomme2.mp3
Oui les chansons sont faites pour ça
Pour être entendues méconnues reconnues
Des inconnus …
On en dira ce que l’on en dira
Les chansons volent par delà les toits
Elles vous échappent souvent au coin des rues
Un peu perdues...
Mais celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
On en dira ce que l’on en dira
Oui la musique l’arrangera
La rendra peut être chantable écoutable
En fond d’étable …
On en dira ce que l’on en dira
Mais ceux qui râlent ne devraient pas être là
A m’écouter chanter liberté d’arrêter
D’être écouté…
Car celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma pomme …
On en dira ce que l’on dira
Oui c’est pas bien de s’en foutre comme ça
Et je pourrais laisser plus sage au passage
Mon p’tit message...
On en dira ce que l’on en dira
Mais qui n’a pas rêvé d’un coin d’Sahara
Pour y chanter sans raison une chanson
Oui sa chanson …
Et celle là … n’a pas d’accords …oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
Et celle là … n’a pas d’accords … oui celle là … je suis bien d’accord … est close … et cause … à ma pomme … et qu’à ma
pomme …
Compo , chant et arrangements : Jérome Pommelet
http://sd-1.archive-host.com/membres/playlist/76025479357155904/Chansonpourmapomme2.mp3
Les petits traits du retraité du Trait* (slam rural normand)
*Le Trait : petite ville normande du bord de Seine, entre Rouen et Le Havre.
Un trou paumé
entre deux pommiers
de Normandie...
Le retraité du Trait, après la traite, boit comme un trou.
Pour pas qu’il boive de trop,
sa femme a tracé un petit trait sur sa bouteille de goutte.
Arrive le temps que tant elle redoute :
Son mari vient de rentrer.
“ Tiens tiens ! Y’a un petit trait sur mon litron !
Chérie, c’est toi qui l’as tracé ce petit trait ?
Ah oué... C’est vrai ! Tu m’l’avais tant répété que j’te l’avais promis.
Tu vois la preuve que je bois d’trop,
c’est qu’j’avais complètement oublié
Ce truc que t’as trouvé pour me faire arrêter
Bon ben bon ben bon, hein, bon ben bon ...
Voyons voir ton satané petit trait...
C’est tout ! Ben dis-donc, c’est pas trop trop !
Nom d’un chien as-tu vu comment tu m’traites ?
C’est pire que les tickets d’rationnement au temps d’l’occupation,
Chérie, c’est pô possible, il est teuton ton traîtement !
D’entrée, ton petit trait j’le bois d’un trait, net.
Comme du p’tit lait, d’une seule traite !!!
Oué mais bon, oué mais après ?
Après, après, ben... C’est toujours trop tôt , après...
Chérie, ton petit trait, la limite elle est trouble :
J’le vois double !
Pour tout dire j’en vois trois, des petits traits...
Bon ben bon ben bon....
Le vrai des petits traits
C’est l’tout dernier des p’tits traits, non ?
Chérie, il est raturé ton petit trait, c’est pô possible...
Il est pas très très très très très régulier...
R'garde ! Là y monte, là y descend !
J’deviens taré, j’le vois partout ton petit trait...
Ah ben tiens, là, je le vois plus du tout !!!
Je suis avant le p’tit trait ou après le petit trait ?
Qu’on m’dise ...
Bon ben bon ben bon, hein bon ben bon
Chérie, tes petits traits, y m’causent bien du tracas !
Pi p’tête que j’étais distrait,
Mais ça a pô traîné,
j’m'en suis tapé un aut’ de p'tit trait.
Au train où ça va les p’tits traits,
J’vais louper l’bon rail,
j’vais m’vautrer,
Ben tiens ! V’là l’travail !
Ça y est, là, j’suis carrément en retrait du p’tit trait...
Oh là là là là! J’vais m’faire traiter !
Dis donc chérie, c’est qu’tu l’as pas tracé à la craie ton petit trait !
Et que j’teul frotte,
Et que j’teul frotte
Rien à faire y m’résiste !
C’est trop triste...
Mais à ma goutte, va falloir qu’j’y rajoute...
DE LA FLOTTE !
Tiens, ça m’dégoûte...
C’est pathétique, c’est tragique,
Mais t’en fais pô
J’ai compris la tactique,
J’ai pigé la stratégie...
Un petit trait.... De la flotte !
Un petit trait... De la flotte !
Et ainsi d’suite...
Et ainsi d'suite
Et ainsi d'suite...
Et quand de l’eau, y’en a vraiment de trop
C’est sur ma femme que j’tire un trait
Et j’retourne au bistrot !
version sonore : brouillon. faut que je refasse l'intro, et trouve de nouvelles idées, parce que c'est monotone mais bon.
Un trou paumé
entre deux pommiers
de Normandie...
Le retraité du Trait, après la traite, boit comme un trou.
Pour pas qu’il boive de trop,
sa femme a tracé un petit trait sur sa bouteille de goutte.
Arrive le temps que tant elle redoute :
Son mari vient de rentrer.
“ Tiens tiens ! Y’a un petit trait sur mon litron !
Chérie, c’est toi qui l’as tracé ce petit trait ?
Ah oué... C’est vrai ! Tu m’l’avais tant répété que j’te l’avais promis.
Tu vois la preuve que je bois d’trop,
c’est qu’j’avais complètement oublié
Ce truc que t’as trouvé pour me faire arrêter
Bon ben bon ben bon, hein, bon ben bon ...
Voyons voir ton satané petit trait...
C’est tout ! Ben dis-donc, c’est pas trop trop !
Nom d’un chien as-tu vu comment tu m’traites ?
C’est pire que les tickets d’rationnement au temps d’l’occupation,
Chérie, c’est pô possible, il est teuton ton traîtement !
D’entrée, ton petit trait j’le bois d’un trait, net.
Comme du p’tit lait, d’une seule traite !!!
Oué mais bon, oué mais après ?
Après, après, ben... C’est toujours trop tôt , après...
Chérie, ton petit trait, la limite elle est trouble :
J’le vois double !
Pour tout dire j’en vois trois, des petits traits...
Bon ben bon ben bon....
Le vrai des petits traits
C’est l’tout dernier des p’tits traits, non ?
Chérie, il est raturé ton petit trait, c’est pô possible...
Il est pas très très très très très régulier...
R'garde ! Là y monte, là y descend !
J’deviens taré, j’le vois partout ton petit trait...
Ah ben tiens, là, je le vois plus du tout !!!
Je suis avant le p’tit trait ou après le petit trait ?
Qu’on m’dise ...
Bon ben bon ben bon, hein bon ben bon
Chérie, tes petits traits, y m’causent bien du tracas !
Pi p’tête que j’étais distrait,
Mais ça a pô traîné,
j’m'en suis tapé un aut’ de p'tit trait.
Au train où ça va les p’tits traits,
J’vais louper l’bon rail,
j’vais m’vautrer,
Ben tiens ! V’là l’travail !
Ça y est, là, j’suis carrément en retrait du p’tit trait...
Oh là là là là! J’vais m’faire traiter !
Dis donc chérie, c’est qu’tu l’as pas tracé à la craie ton petit trait !
Et que j’teul frotte,
Et que j’teul frotte
Rien à faire y m’résiste !
C’est trop triste...
Mais à ma goutte, va falloir qu’j’y rajoute...
DE LA FLOTTE !
Tiens, ça m’dégoûte...
C’est pathétique, c’est tragique,
Mais t’en fais pô
J’ai compris la tactique,
J’ai pigé la stratégie...
Un petit trait.... De la flotte !
Un petit trait... De la flotte !
Et ainsi d’suite...
Et ainsi d'suite
Et ainsi d'suite...
Et quand de l’eau, y’en a vraiment de trop
C’est sur ma femme que j’tire un trait
Et j’retourne au bistrot !
version sonore : brouillon. faut que je refasse l'intro, et trouve de nouvelles idées, parce que c'est monotone mais bon.
Charivari- auteur
- Messages: 388
Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
Envers et contre tous
J’ai une paire de baskets
Les lacets traînent par terre
Une super casquette
Sur la nuque la visière
Un calbut’, un survêt’,
Noir devant, jaune derrière
Des piercings aux paupières
Des ray-ban sur la tête
Je suis pas un branleur
Je suis pas un tocard
Je suis l’roi des rappeurs
Peur du rap, je suis noir
Je te le dis mon pote je fais tout à l’envers
Je te le dis mon top, moi je joute en verlan
Envers et contre tous
Vers l’an, vers l’an trois mille
En vers moi je m’exprime
Vers l’enfant qui m’écoute
(ça n’fait pas de doute)
Comme j’ai niqué les mères
D’tous les beaufs de la ville
Ta mère, elle est amère
Et toi, t’es la belle-fille
Les meufs, c’est mes frangines
Et mes cousins, mes frères
Tous issus d’une famille
Qui a beaucoup souffert
Je te dis NTM
A la place de « je t’aime »
Mais si tu veux d'la tendresse
J’te chant’rai des poèmes
D’amour en SMS
Plus beaux qu’ceux d’Eminem
Je te le dis mon pote…
Je suis allé en taule
Avant d’faire de l’école
J’ai croqué dans le crack
Et j’ai chié dans la colle
Tu dis qu'je suis marteau
Déglingué d’la cervelle
Genre qui s’accroche au pinceau
Quand on retire l’échelle
Mais partout
Y’a des gens
Qui font tout
En verlan
Y m’regardent de travers
Mais font tout à l’envers :
Y a des gens qui ne cessent
De retourner leurs vestes
D’autres commencent par tirer
Et puis discutent après
J’ai vu des immigrés
Voter Front National
Certains s’tuent à bosser
Quand d’autres cherchent du travail
J’te cause même pas des ploucs
Mille potos sur facebook
Mais qui crèv'ront tout seuls
Et moi j’me fends la gueule
Parce qu'au lieu de portable
J'ai l'téléphone arabe
Qui a pas d’fil conducteur
Ni d'fil à couper l’beur.
Si dans cett' société
Tout fonctionne à l’envers
Pour pas rester bloquer
Faut vivre en marche arrière (bis)
Je te le dis mon pote...
Les lacets traînent par terre
Une super casquette
Sur la nuque la visière
Un calbut’, un survêt’,
Noir devant, jaune derrière
Des piercings aux paupières
Des ray-ban sur la tête
Je suis pas un branleur
Je suis pas un tocard
Je suis l’roi des rappeurs
Peur du rap, je suis noir
Je te le dis mon pote je fais tout à l’envers
Je te le dis mon top, moi je joute en verlan
Envers et contre tous
Vers l’an, vers l’an trois mille
En vers moi je m’exprime
Vers l’enfant qui m’écoute
(ça n’fait pas de doute)
Comme j’ai niqué les mères
D’tous les beaufs de la ville
Ta mère, elle est amère
Et toi, t’es la belle-fille
Les meufs, c’est mes frangines
Et mes cousins, mes frères
Tous issus d’une famille
Qui a beaucoup souffert
Je te dis NTM
A la place de « je t’aime »
Mais si tu veux d'la tendresse
J’te chant’rai des poèmes
D’amour en SMS
Plus beaux qu’ceux d’Eminem
Je te le dis mon pote…
Je suis allé en taule
Avant d’faire de l’école
J’ai croqué dans le crack
Et j’ai chié dans la colle
Tu dis qu'je suis marteau
Déglingué d’la cervelle
Genre qui s’accroche au pinceau
Quand on retire l’échelle
Mais partout
Y’a des gens
Qui font tout
En verlan
Y m’regardent de travers
Mais font tout à l’envers :
Y a des gens qui ne cessent
De retourner leurs vestes
D’autres commencent par tirer
Et puis discutent après
J’ai vu des immigrés
Voter Front National
Certains s’tuent à bosser
Quand d’autres cherchent du travail
J’te cause même pas des ploucs
Mille potos sur facebook
Mais qui crèv'ront tout seuls
Et moi j’me fends la gueule
Parce qu'au lieu de portable
J'ai l'téléphone arabe
Qui a pas d’fil conducteur
Ni d'fil à couper l’beur.
Si dans cett' société
Tout fonctionne à l’envers
Pour pas rester bloquer
Faut vivre en marche arrière (bis)
Je te le dis mon pote...
Dernière édition par Charivari le Mer 26 Oct - 21:59, édité 3 fois
Charivari- auteur
- Messages: 388
Date d'inscription: 02/01/2011
Age: 40
Localisation: Huelva - Séville, Andalousie
L'amour sans chêne
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Il était fier et droit tendu vers le ciel
Je le croyais d'une essence éternelle,
Il n'avait pas plié n'avait pas rompu;
Comme il s'est abimé je l'ai abattu.
Je l'avais rangé au fond de ma mémoire
Dans l'oubli et le passé proche de nulle part
Je l'ai retrouvé le long du petit chemin
Où je te rejoignais chaque mercredi matin
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Un an déjà que je tu as quitté la maison
Je n'ai pas oublié tes parfums envoutant
Tes cheveux rougeoyant dans le soleil levant
Tes yeux qui brillaient des feux de notre passion
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Il est tombé de tout son poids dans la clairière,
Par un beau matin au milieu des primevères,
Où nous avions échangé un premier baisé,
Où nous nous sommes promis fidélité
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
J'ai empilé son bois pour chauffer ma maison,
Et me tenir chaud au cœur en toutes saisons.
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Il était fier et droit tendu vers le ciel
Je le croyais d'une essence éternelle,
Il n'avait pas plié n'avait pas rompu;
Comme il s'est abimé je l'ai abattu.
Je l'avais rangé au fond de ma mémoire
Dans l'oubli et le passé proche de nulle part
Je l'ai retrouvé le long du petit chemin
Où je te rejoignais chaque mercredi matin
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Un an déjà que je tu as quitté la maison
Je n'ai pas oublié tes parfums envoutant
Tes cheveux rougeoyant dans le soleil levant
Tes yeux qui brillaient des feux de notre passion
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Il est tombé de tout son poids dans la clairière,
Par un beau matin au milieu des primevères,
Où nous avions échangé un premier baisé,
Où nous nous sommes promis fidélité
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
J'ai empilé son bois pour chauffer ma maison,
Et me tenir chaud au cœur en toutes saisons.
J'ai coupé le grand chêne, celui de nos "je t'aime"
J'en ai fait des tas, j'en ai fait des stères
Mon Monde.
Dans le monde où je vis
C'est bizarre trop bizarre
Allez écoutes j'te l'dis
On survit j'en ai marre
Ca craint je veux partir
Les années passent c'est trop tard...
J'ne compte plus ça m'renverse
J'essaie d'arrêter le temps
Les aiguilles tournent elles bercent
Ces moments de tourments
Aie aie j'suis à l'envers
Ca tourne arrêt dans l'vent....
REFRAIN
Alors tu m'entends
Hé! fais pas semblant
Tu es dans mon monde
La terre ne tourne pas rond.
Allez ne déconnes pas
Je veux juste une étoile
Pour éclairer mes pas
Elle est là elle s'dévoile
Regarde elle brille là bas
Elle se pose sur la toile...
Dans le monde où je vis
Mais où sont mes amis
Ici ou là mais ou
Oui c'est une bande de fous
Ils me portent vers le haut
Au sommet c'est si beau...
REFRAIN
Alors tu m'entends
Hé! fais pas semblant
Tu es dans mon monde
La terre ne tourne pas rond.
TISS 29

tiss29- auteur
- Messages: 123
Date d'inscription: 21/10/2011
Age: 41
Localisation: bourg en bresse
L'étoile
Un rhume mal soigné,
A l'entrée de l'hiver,
De moi t'a éloignée
Et je vis un enfer;
J'ai perdu le sommeil,
Je n'ai plus goùt à rien,
Et je suis tout pareil
A un qui n'a plus rien;
Nous parlions d'avenir,
J'avais ta confiance,
Il me semblait tenir
La plus belle des chances.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Depuis je cherche au ciel,
Laquelle de ces fleurs,
M'apportera le miel
Pour calmer ma douleur;
Il y en a des milliers
Aussi j'attends un signe,
M'aurais tu oublié
Calamité insigne.
Je ne peux pas le croire,
Je sais que tu es là,
Et je sais bien qu'un soir,
Je drai te voilà!
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Ou bien décroche toi,
Fais moi ce privilège
De tomber prés de moi
Comme un flocon de neige;
Et je serai celui,
Amoureux d'une étoile,
Qui boudera les nuits,
Nuageuses ou sans voile.
Et tout comme Pierrot
Faisant des pantomines,
Je serai tout fierrot
Retrouvant ma colombine.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Je ne vis qu'au grand air,
Je ne me couvre pas,
Je brave les courants d'air,
Je voudrais prendre froid;
La médecine fait des erreurs,
Elle confond parfois,
Le foie avec le coeur,
Ce serait bien sur moi.
Ce risque je l'assume,
Je voudrais pour une fois,
Contracter ce mauvais rhume
Qui m'emporterait vers toi.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Et si je te disais,
Moi aussi...Je suis une étoile.
A l'entrée de l'hiver,
De moi t'a éloignée
Et je vis un enfer;
J'ai perdu le sommeil,
Je n'ai plus goùt à rien,
Et je suis tout pareil
A un qui n'a plus rien;
Nous parlions d'avenir,
J'avais ta confiance,
Il me semblait tenir
La plus belle des chances.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Depuis je cherche au ciel,
Laquelle de ces fleurs,
M'apportera le miel
Pour calmer ma douleur;
Il y en a des milliers
Aussi j'attends un signe,
M'aurais tu oublié
Calamité insigne.
Je ne peux pas le croire,
Je sais que tu es là,
Et je sais bien qu'un soir,
Je drai te voilà!
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Ou bien décroche toi,
Fais moi ce privilège
De tomber prés de moi
Comme un flocon de neige;
Et je serai celui,
Amoureux d'une étoile,
Qui boudera les nuits,
Nuageuses ou sans voile.
Et tout comme Pierrot
Faisant des pantomines,
Je serai tout fierrot
Retrouvant ma colombine.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile.
Je ne vis qu'au grand air,
Je ne me couvre pas,
Je brave les courants d'air,
Je voudrais prendre froid;
La médecine fait des erreurs,
Elle confond parfois,
Le foie avec le coeur,
Ce serait bien sur moi.
Ce risque je l'assume,
Je voudrais pour une fois,
Contracter ce mauvais rhume
Qui m'emporterait vers toi.
Souvent tu me disais,
Je serai une étoile,
Et si je te disais,
Moi aussi...Je suis une étoile.
Claude- auteur
- Messages: 485
Date d'inscription: 07/04/2010
Localisation: pamiers
Petit Pierre
On l’appelait Tiot Pierre
Comme les gens sont méchants
Fou les gens le disaient
Où est Pierre à présent ?
On l’appelait Tiot Pierre
"Tiens, v’là Pierre-le-Tiot"
Comme les gens disaient
Ou bien Pierre l’Idiot
Dans quelle psychose
Dans quel ennui
Puise-t-il ces choses
Qui lui minent la vie ?
On l’appelait Tiot Pierre
Moi, j’étais son ami
Avant qu’il ne se noie
Dans sa schizophrénie
On l’appelait Tiot Pierre
"Tiens, v’là Pierre-le-Tiot"
Comme les gens disaient
Ou bien Pierre l’Idiot
Pierre l’idiot…
C’n’est pas si loin la folie
A deux doigts de nous
Tout près de vous
Tout près de moi aussi
Ce texte est assez ancien. Nous avions - ma tendre et moi-même - tenté une pré-maquette pour visualiser un peu le projet. Elle fut jouée en groupe ensuite mais jamais enregistrée au propre...
Voix : Christine.
Texte, compo, guitares, programmation, percus : Mac.
Si l'envie venait à un compositeur et/ou un interprète de replonger dans la chanson... La voie est totalement libre !
Comme les gens sont méchants
Fou les gens le disaient
Où est Pierre à présent ?
On l’appelait Tiot Pierre
"Tiens, v’là Pierre-le-Tiot"
Comme les gens disaient
Ou bien Pierre l’Idiot
Dans quelle psychose
Dans quel ennui
Puise-t-il ces choses
Qui lui minent la vie ?
On l’appelait Tiot Pierre
Moi, j’étais son ami
Avant qu’il ne se noie
Dans sa schizophrénie
On l’appelait Tiot Pierre
"Tiens, v’là Pierre-le-Tiot"
Comme les gens disaient
Ou bien Pierre l’Idiot
Pierre l’idiot…
C’n’est pas si loin la folie
A deux doigts de nous
Tout près de vous
Tout près de moi aussi
Ce texte est assez ancien. Nous avions - ma tendre et moi-même - tenté une pré-maquette pour visualiser un peu le projet. Elle fut jouée en groupe ensuite mais jamais enregistrée au propre...
Voix : Christine.
Texte, compo, guitares, programmation, percus : Mac.
Si l'envie venait à un compositeur et/ou un interprète de replonger dans la chanson... La voie est totalement libre !
...à archiver après 7 jours, svp...
Je la voudrais de Samarcande ( texte réservé)
Je la voudrais de Samarcande
La peau ambrée les yeux d’amandes
Des reflets dans la chevelure
Qui chantent cuivre au clair obscur
Je la voudrais à demi nue
Derrière le voile d’inconnue
Ombrée de grâce et de mirage
Qui s’évaporent à son passage
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique …
je la regarderai … fragrance d’esthétique … et la dessinerai … au temple d’Onirique …
Je la voudrais feu d’alezan
Montant à cru et l’épousant
La main tenue à la crinière
Vers le mystère du désert
Je la voudrais de l’éphémère
De l’interdit et des chimères
Gracile dans la silhouette
Et mystérieuse dans sa quête
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique … je la regarderai … fragrance d’esthétique … et je
la graverai … aux songes symboliques …
Je la voudrais flamme orientale
Lampe magique âme fatale
Sans un regard sur le destin
Qui fait trembler les incertains
Je la voudrais de Samarcande
Fille du sable et des légendes
Venues d’horizons disparus
Qui ne savent où elle s’est perdue
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique … je la regarderai … fragrance d’esthétique … et l’éterniserai. .. là sur ma mosaïque …
La peau ambrée les yeux d’amandes
Des reflets dans la chevelure
Qui chantent cuivre au clair obscur
Je la voudrais à demi nue
Derrière le voile d’inconnue
Ombrée de grâce et de mirage
Qui s’évaporent à son passage
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique …
je la regarderai … fragrance d’esthétique … et la dessinerai … au temple d’Onirique …
Je la voudrais feu d’alezan
Montant à cru et l’épousant
La main tenue à la crinière
Vers le mystère du désert
Je la voudrais de l’éphémère
De l’interdit et des chimères
Gracile dans la silhouette
Et mystérieuse dans sa quête
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique … je la regarderai … fragrance d’esthétique … et je
la graverai … aux songes symboliques …
Je la voudrais flamme orientale
Lampe magique âme fatale
Sans un regard sur le destin
Qui fait trembler les incertains
Je la voudrais de Samarcande
Fille du sable et des légendes
Venues d’horizons disparus
Qui ne savent où elle s’est perdue
Je la regarderai … comme un chien famélique… je la regarderai … passer couleur ethnique … je la regarderai … fragrance d’esthétique … et l’éterniserai. .. là sur ma mosaïque …
Dernière édition par denisollier le Mar 1 Nov - 19:04, édité 1 fois
En plus ....c'était hier!
En plus ...c'était hier!
Ils ont coupé les arbres
Il n'en reste plus qu'un
Plus qu'un pour y suspendre
Quelques fleurs en bouquet
Où tes cendres ont volé
Emportant bien des larmes
Laissant le cœur en vrac
Et le vide s'installer
Ils ont coupé les arbres
Sans savoir que pour nous
Ces arbres étaient sacrés
Sacré lopin de terre
Que tu avais choisi
Bien avant de partir
Il n'en reste plus qu'un
Peut-être que ça suffit?
Ils ont tout retourné
Et l'on a beau se dire
Que c'est au fond du cœur
Que se font les adieux
Que les cendres s'envolent
Plus loin que les lopins
Mais les tiennes sont restées
Accrochées à la mousse
Je n'sais pas si j'irai
Aujourd'hui vers cet arbre
Comme j'allais avec toi
Refleurir tes parents
C'était surtout pour toi
Pour ne pas te déplaire
Que je jouais le jeu
Des vendeurs de bruyère
Mais au fond tu le sais
Pourtant c'est moi qui doute
Ça fait déjà des mois
Que je n'ai décroché
Mon pauvre bouquet fané
Des tulipes violettes
Ça je m'en souviens bien
Même si le reste m'échappe
Ils ont coupé les arbres
Ma fille me l'a dit
Elle a posé des roses
Au pied de ton sapin
Ce n'est pas pour me plaire
C'est drôle des fois la vie!
En plus..... c'était hier
Même pas à la Toussaint!
Ils ont coupé les arbres
Il n'en reste plus qu'un
Plus qu'un pour y suspendre
Quelques fleurs en bouquet
Où tes cendres ont volé
Emportant bien des larmes
Laissant le cœur en vrac
Et le vide s'installer
Ils ont coupé les arbres
Sans savoir que pour nous
Ces arbres étaient sacrés
Sacré lopin de terre
Que tu avais choisi
Bien avant de partir
Il n'en reste plus qu'un
Peut-être que ça suffit?
Ils ont tout retourné
Et l'on a beau se dire
Que c'est au fond du cœur
Que se font les adieux
Que les cendres s'envolent
Plus loin que les lopins
Mais les tiennes sont restées
Accrochées à la mousse
Je n'sais pas si j'irai
Aujourd'hui vers cet arbre
Comme j'allais avec toi
Refleurir tes parents
C'était surtout pour toi
Pour ne pas te déplaire
Que je jouais le jeu
Des vendeurs de bruyère
Mais au fond tu le sais
Pourtant c'est moi qui doute
Ça fait déjà des mois
Que je n'ai décroché
Mon pauvre bouquet fané
Des tulipes violettes
Ça je m'en souviens bien
Même si le reste m'échappe
Ils ont coupé les arbres
Ma fille me l'a dit
Elle a posé des roses
Au pied de ton sapin
Ce n'est pas pour me plaire
C'est drôle des fois la vie!
En plus..... c'était hier
Même pas à la Toussaint!
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