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Les Textes des Auteurs (suite) - 13

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"Notre amie la serpillère".

Message par GERWAL le Lun 11 Oct - 15:42

Au village, sans prétention... je passe pas pour la moitié d'inkon...
Aussi, quand on m'a proposé d'écrire un texte, en vue d'une soirée organisée par la mairie, sur le thème "Les animaux des zones humides", et dans le cadre d'une soirée "sans électricité" (lectures à la lueur de chandelles, etc...), je ne pouvais pas refuser.
Je ne sais pas si ce texte sera validé par les autorités compétentes, mais je tenais, en exclusivité quasi mondiale, à vous le faire partager. Tout avis, commentaire ou suggestion seront les bienvenus pour l'améliorer, si besoin est... en sachant que cette version n'est pas tout à fait définitive.




Les animaux des zones humides:

Notre amie la serpillère.



Faut pas croire...
Parmi les espèces menacées et parfois méconnues, vivant en milieu plus ou moins humides, il y a la poule d'eau, le canard sauvage... Et, disons, un raton laveur... Par exemple. Et aussi, la baleine... Et le poisson rouge...
Mais... n'oublions pas la serpillère.

Faut pas croire, justement...
La serpillère(« wassingus vulgaris ») peut être rattachée à la famille des éponges. Non !... « doit » être rattachée...! à la famille des éponges... pourquoi, « peut »...? elle « doit »...!! Je pense... (pas vous...? bon...)...Attention, nous parlons ici et ce soir, de l'éponge type « spongex-spontexus », animal marin « hydrophilois » et vivant donc dans l'eau, et non de son homonyme l'éponge « hydrophobe » (qui ne supporte pas l'eau) et dont le représentant le plus connu est le « boit-sans-soif » assez répandu à proximité de certains débits de boisson. Je ne veux parler, ici, ni des débits de lait, ni des débits de l'eau....Mais ceci, bon...nous éloigne un peu du sujet...
La plus connue des serpillères est la serpillère dite «domestique »: domestiquée, justement, par l'homme à une époque déjà ancienne (en tous cas... je crois bien... pas vous...? ah ?..), domestiquée, donc, par l'homme, essentiellement pour servir de compagne fidèle et dévouée à sa compagne fid'...Sa compagne à lui... sa ?... disons, son épouse, par exemple. Malheureusement, son rôle s'est, peu à peu, transformé pour se réduire et se cantonner à des tâches ménagères, souvent ingrates, bien que, disons... parfois indispensables. Le rôle de la serpillère, hein... parce que le rôle de l'épouse... enfin, bon,bref... on est d'accord, disons... mais tout ça nous éloigne un peu, aussi... du sujet...
Cependant, certaines personnes ne connaissent pas très bien les qualités de la serpillère... Pourtant... la serpillère domestique est si peu exigeante... un coin de placard, un seau et quelques gouttes de détergent de temps en temps, une petite sortie quotidienne...hebdomadaire ???… mensuelle ???... et voilà votre intérieur, le plus modeste soit-il, qui prend soudain un air frais et coquet...
Mais n'oubliez pas...vous éprouverez encore plus de joies et de satisfactions si vous trouvez un petit compagnon de jeu à votre serpillère. Beaucoup, et je vous le conseille, ont choisi le balai-brosse, gentil petit animal de nos forêts. Un peu comme un hérisson. Avec une grande queue. Et n'ayez crainte, je peux vous assurer que ce petit couple, qui deviendra vite inséparable, fera bon ménage... c'est prouvé, oui, bon ménage...
De plus, un troupeau de serpillières, convenablement utilisé, se montrera également fort utile en cas de catastrophe naturelle, comme un joint qui fuit ou une baignoire qui déborde.

Faut pas croire, surtout... mais la serpillère est très fragile, voire délicate, sous son aspect rustique:
La serpillère redoute la lumière, même la plus faible et la plus discrète, prenons un exemple: n'importe quel mari, rentrant chez lui vers, disons... 2 ou3 heure du matin, le plus prudemment possible, en étouffant au mieux certains, disons... rots ou hoquets incongrus et intempestifs et en s'éclairant un tout petit peu avec une minuscule lampe de poche, vous dira combien il aura pu être surpris et fort étonné par un vol de serpillère affolée qui lui arrive sans prévenir en pleine poire. Surtout s'il a ses souliers boueux. Mais même sans ça.
La serpillère, comme tous les animaux des milieux humides, craint aussi la sécheresse et la chaleur: si vous en laissiez une, par mégarde, disons, abandonnée quelques heures sur un fil dans votre jardin ou sur votre balcon, vous ne tarderiez pas à la voir se dessécher, presque se momifier en quelque sorte, jusqu'à ressembler à un tricot de porc tricoté par Thérèse pour S.O.S. Détresse-Amitié un soir de Noël, et seul un bain prolongé dans une eau plus ou moins claire lui redonnera un peu d'allure.

Faut pas croire, non plus...
La serpillère n'est pas, contrairement à la grue ou la sarcelle, un animal migratoire...euh... migrateur... Bien que, on peut la considérer comme à demi-grattoir... gratteuse, disons... pour gratter, quoi !...parfois... par terre... mais ceci, encore, bon... nous éloigne aussi...
Mais, surtout, la serpillère est actuellement une espèce en voie de disparition: de même que certaines plantes exotiques dites « invasives », importées volontairement ou accidentellement, ont tendance à se développer au détriment de certains végétaux de notre écosystème, disons... autochtone, la serpillère voit sa population diminuer à cause des importations massives de lingettes (« chiffonus synthéticum »), inutilement colorées et trop souvent gavées de produits chimiques dangereux autant qu'inutiles par des éleveurs avides et sans scrupule.

Mais... faut pas croire: tout ce que je viens de vous raconter... faut y croire !
Ou pas...
En tous cas, n'hésitez pas: adoptez une serpillère!
C'est bon pour l'environnement, et c'est bon pour la planète.

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UN SOIR PAS COMME LES AUTRES

Message par albatros le Sam 23 Oct - 14:08

UN SOIR PAS COMME LES AUTRES

Il est dix huit heures. Sur les trottoirs les anonymes s’évitent, se bousculent dans le flux et reflux de la marée des fermetures de bureaux.
Là bas, au bout de l’avenue, rapidement l’effervescence gagne le carrefour. Un tourbillon mécanisé de tâches aux couleurs standardisées anime le carrousel avant de s’éparpiller au gré de la rosace dans un concert stressant de décibels. Plane sur le tableau une odeur irritante de gaz de combustion.
Régulateurs imperturbables les feux s’attardent sur un temps rouge, un autre vert, en font moins pour l’orange sans tenir compte des états d’âmes des voyageurs.
Rouge ! Soupir d’exaspération. Une silhouette verte s’allume et d’yeux absents, aux premières loges on suit cette marée de têtes inconnues noyant la chaussée.
Dans l’habitacle le poste annonce une météo… On n’écoute pas la suite, la silhouette est passée au rouge. Clin d’œil vert et rugissent les fauves métalliques en bondissant vers le tourbillon, seule issue de sortie en faisant le bon choix de voie évitant de tourner en rond où revenir sur ses pas.
Dix neuf heures. La nuit vient de tomber. Un vent mauvais se lève et court dans les noirs couloirs de la ville en giflant à l’improviste quelques façades muettes au regard artificiel, en soulevant des détritus légers froissés ou non pour les emporter vers un ailleurs sans repères.
Aux mêmes assauts gémissants à intervalles irréguliers, oscille une enseigne qui dans un grincement de porte de prison dirige sa lumière vers des zones d’ombres que l’imagination croit peuplées de mystères.
En dessous, des néons de vitrines éclairent ces mannequins immobiles présentant la tendance du moment.
Au carrefour, le vent de l’exode quotidien est tombé. D’effrayants une heure avant, les lieux deviennent sinistres sous les tics invariables des feux.
Ce soir, en bordure du carrousel, une ombre s’est oubliée. Figée là, tête baissée elle fixe un point à terre ou rien puis, dans un instant fragile, comme d’une marionnette dont on lâche un fil, retombe le bras qui tient haut une « baccara ».
Le regret ouvre la main et du feuillet sans lendemain choit la fleur dans le caniveau et montent, montent les maux dans les turbulences d’un souffle qui, en sentence déshabille la belle de son vêtement cellophane que le vent profane emporte.
Papillon éphémère, un pétale du corps s’envole sous les yeux vides des mannequins témoins de la scène.
Mesquin, le vent se cache sous les apparences du calme et l’enseigne ne dérange plus les mystères. Fin de l’acte.
Et tombe la pluie sur le rideau qui descend.
Ce soir pas comme les autres, l’ombre piétine les décombres d’un espoir qu’un séisme inattendu vient de détruire.
Lentement sous de sombres hospices, vers un précipice l’ombre avance.
Comme venant d’un large où sévit une tempête, les vagues déferlent sur la plage de l’instant. Dans la houle, sans relâche mugit le pourquoi ? Et très tôt, dans le petit matin d’un nouveau jour la lancinante question se répercute en hoquets balbutiants dans les couloirs crevant de solitude.
Un triste monologue en regardant un visage collé à une devanture, une caresse comme un débordement de désespoir au sourire figé et l’ombre, dos au mur, se laisse couler avant de se diluer avec le noir du trottoir tant piétiné.
Les mannequins n’ont pas cillés. Les feux sont à l’orange clignotant. Attention ! Danger…Les questions doivent passer par ordre de priorité sous cette pluie qui tombe inlassablement en rendant plus glissant ce chemin d’un soir pas comme les autres.

albatros
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CHER FIDELE LECTEUR...

Message par G.Léboul le Sam 30 Oct - 10:50

Cher fidèle lecteur,

Je me perds en conjonctures pour savoir comment te le dire... Cruelle interrogation qui peut bien sûr s’avérer fausse... mais bien que j’ai à faire à ce douloureux dilemne... il faut pourtant bien que je t’éclaire...

J’hésite à pointer le canon de toute ma harangue dans ta direction et appuyer sur la gâchette de la vérité, car tu sembles ces derniers temps jouir d’une santé mentale assez déplorable... (mais tout cela n’est-il pas au fond, un faux prétexte que je me donne... ?)

Qu’importe si c’est à cause de problèmes pécuniers ou de cœur, je me dois d’exterminer jusqu’au dernier de mes retranchements les soi-disant non dits...

Tant pis si mes mots te blessent, si les morts se succèdent sans interruption, il me faut suivre les avatars de tes coms où tu es toujours prompt à déceler la moindre faute ou erreur de syntaxe chez tes petits camarades...

Et ce n’est pas la première fois que je dois agir ainsi depuis les dix dernières années de la décade écoulée, voire même depuis bien plus longtemps !

A présent, mon cher lecteur, si tu trouves par hasard que je m’exprime mal du bec, hé bé, tu peux aller carrément te rhabiller, car je l’ai fait exprès depuis le départ, dont auquel je !

Je sais qu’on ne se perd pas en conjonctures mais en “ conjectures “.
Je sais que “ s’avérer faux “ c’est mauvais.
Je sais qu’on n’a pas à faire, mais “ affaire “ à quelque chose.
Je sais qu’on dit : “ dilemme “ et non dilemne.
Je sais que ce n’est pas sur la gâchette qu’on appuie, mais sur la “ détente “.
Je sais qu’on ne jouit pas d’une santé déplorable, mais qu’on en “ souffre “.
Je sais qu’un prétexte est faux par définition et qu’un problème n’est pas pécunier, mais “ pécuniaire “.
Je sais qu’une extermination jusqu’au dernier est un pléonasme.
Je sais qu’il ne peut exister de “ soi-disant “ non dits (non dits est une abstraction non douée de parole).
Je sais que les morts qui se succèdent le font obligatoirement sans interruption.
Je sais qu’on suit des “ mésaventures “ et non des avatars.
Je sais qu’une décade c’est dix jours, et non dix ans.
Je sais que “ voire même “ est une épouvante.
Je sais que tu ne savais sans doute pas tout cela.
Je sais enfin, que je t’ai gâché ton dimanche.

Je sais, je sais, hum...

G.Léboul
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Lettre entr'ouverte à mister H.

Message par libreplume le Sam 30 Oct - 11:04

(Catégorie : Divers)



Crois-tu que tes enfants n’admireront que toi,
Parce que tu leur imposes toujours ta volonté ?
Crois-tu que c’est ainsi qu’ils t’aimeront plus fort,
Que c’est autour de toi qu’ils construiront leur vie,
Et qu’ils te porteront le respect dû au Père ?
Si tu réfléchis bien, que voient-ils de ce père ?

Un grand gosse ténébreux qui voudrait être un roi,
Qui ne peut rien admettre avant de contester,
Qui veut tout diriger en souhaitant qu’on l’adore,
Sans jamais demander aux autres leur avis.
Celui qui ne connaît que des paroles amères
Choisies pour humilier et rabaisser leur mère.

Comme tu as dû souffrir quand tu étais enfant !
Tu n’as sans doute pas donné à tes parents
Tout ce qu’ils espéraient de leur premier garçon.
Ils t’ont certainement entouré d’attentions
Mais ils ont exigé plus que tu ne pouvais.
Et petit à petit tu t’es senti mauvais.

En voulant t’inculquer une bonne éducation
En souhaitant faire de toi un Homme digne d’un nom
Ton père a oublié de t’apprendre à aimer.
Il a laissé mourir ta sensibilité
Lui-même enfant battu, il a le souvenir
Des coups qu’il a reçus et qu’il doit reproduire.

Ce climat de conflit a bercé ton enfance,
C’est dans l’opposition, la colère et les cris,
Que tu retrouves un peu d’illusion de confiance.
Sans doute au fond de toi as-tu le sentiment
De paraître fragile si un jour tu oublies,
Ne serait-ce qu’un instant, de te montrer puissant.

Les mots gentils, les rires, et les plaisanteries
Légères et caressantes, pour toi c’est l’inconnu.
Et tu te sentirais débile et ridicule
Si tu osais montrer un peu de fantaisie.
Plutôt que de passer pour le dernier des nuls
Tu préfères le mépris. Le rêve t’est défendu.

Au tout début vois-tu, nous avons cru en toi,
Tu te montrais timide, aimable et souriant.
Et comme notre fille, puisqu’elle était ton choix,
Nous t’avons adopté, sans détour et confiants.
Adulte encore enfant, elle t’a rencontré,
Et s’est laissée berner par ta fausse loyauté.

Des incidents mineurs, dans les trois premiers mois,
Ont éveillé en nous une drôle d’impression.
Assez souvent surpris devant tes réactions,
Tes gestes d’impatience, ou tes regards parfois
Nous en disaient très long sur tes difficultés
A dire tout simplement le fond de tes pensées.

Vous avez décidé, et c’était votre droit,
D’unir vos solitudes, mais en espérant quoi ?
Notre enfant attendait, là nous en sommes sûrs
Quelqu’un qui l’aimerait, sans ratés, sans bavures.
Et qui l’accepterait, qui la respecterait,
A qui elle s’unirait dans l’Amour, dans la paix.

Mais toi que voulais-tu en venant t’installer
Dans sa vie, dans son lit ? Sans doute as-tu pensé
Qu’elle était bien jolie, qu’elle savait cuisiner.
Ses rondeurs, peut-être, un soir t’ont fait rêver
Des caresses oubliées sur le sein maternel,
Quand tu n’étais qu’un gosse au milieu des querelles.

En t’affichant ainsi avec une conquête,
Tu prouvais à ton père, et même au monde entier,
Que tu pouvais aussi, toi, gamin si coincé,
Attirer le regard d’une belle fille honnête :
Ah tu leur montrerais de quoi tu es capable,
Et tous seraient jaloux devant ton sort enviable !

Elle, qui contenait sa peur de ne plaire à personne,
A cru tes boniments, et s’est montrée trop bonne.
Convaincue qu’elle t’aimait, elle s’est accrochée.
Tes petits sauts d’humeur, elle les a pardonnés,
Persuadée qu’à force d’écouter, et d’attendre,
Toi aussi tu saurais la chérir, la comprendre.

Evitons de penser à ce qui s’est passé
Car cela fait partie de votre vie privée…
Mais tu as su combler le plus cher de ses rêves,
Son désir très profond d’une maternité.
Un bébé tout petit dont elle serait si fière,
Qu’elle pourrait cajoler des journées tout entières !

Ce ne fut pas facile, car aux yeux de ton père,
Pour concevoir l’enfant, il fallait vous marier,
Avant l’union sacrée, passer devant le maire.
C’est à partir de là que tout a commencé.
Nous avons vu comment, toi le fils dominé,
Tu voulais imposer aussi tes volontés.

C’est lui qui ordonnait, c’est toi qui contestais,
Vous vous êtes opposés, et toi tu t’emportais,.
Et le ton est monté, et nous, on observait.
Elle tentait de dire de ne pas s’inquiéter
Car il était courant de vous voir en colère,
Mais nous avons senti quelle serait sa galère…



(Mireille 2003)


Dernière édition par libreplume le Sam 30 Oct - 15:35, édité 1 fois (Raison : Correction faute d'orthographe. Merci Ara !)

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Croyances...

Message par Arabesque le Sam 30 Oct - 14:39

Croyances



L'amour
J'ai longtemps cru qu'il m'aimait.
Parce qu'il était jaloux et possessif,parce qu'il disait que je ne le méritais pas...Parce qu'il avait su créer le manque ,donc la dépendance maladive,parce que l'idée qu'il puisse m'abandonner me ligotait à sa perversité!
S'il me quittait... j'en mourrais!

Je rentrais du travail,ce soir là,me suis garée devant la maison,puis ,suis repartie . J'ai cherché une cabine téléphonique .J'ai cherché une pièce de monnaie....comme celle que l'on cherche ,désespérément aux enterrements,pour la quête,en se disant :
« De quoi j'aurai l'air si je ne fais pas un geste! »
Et ….j'ai appelé ….mes amis,mes copines,surtout pas ma mère,le Bon Dieu aussi je crois ,dans ma hâte...
Personne ne m 'a répondu.
Peu importe!Je n'avais aucune question à leur poser.....Encore moins d' attentes de réponses..
Et puis,je suis rentrée chez moi.

Je l'ai quitté ce soir d'hiver,vers 20h,comme on quitte une vieille peau étriquée et eczémateuse !La peur au ventre,les yeux éteints ,mais droits dans les siens,je lui ai dit « Je pars! »
A 20h30,je vivais!





Superstition
J'ai longtemps joué avec les feux verts ,les orange et les rouges,grillé plus d'un pour être sûre de moi ,quand le défi lancé était crucial,ou ralenti,quand le désespoir me tenait!
J'ai évité toutes les échelles ,sur ma route. Je crois,avec le recul,ne jamais avoir acheté de parapluie!Et puis,pendant longtemps,je n'ai osé jeter le riz renversé par maladresse,mais l'ai toujours balancé par- dessus mon épaule!

J'ai toujours vu,pendu au porte-clef de la maison ,ce bossu ,faisant les cornes,et dont les jambes étaient moulées dans un poivron rouge!

Je l'ai retrouvé ,l'autre jour,au milieu de ses objets, que j'avais voulu garder....

Il était en miettes!
C'était bien la peine......




Le malheur
J'ai retenu cette phrase,au fil de ces paroles de prières que l'on apprend par cœur ''at vitam eternam :
" le malheur frappe toujours quand on ne s'y attend pas! "
Alors ,dans ma tête de môme catéchisée à outrance,je me suis mise à l'attendre!
Il ne m'aura pas...
Je l'ai vu partout.
Dans chaque parcours me conduisant à l'école,dans chaque note en dessous de la moyenne,dans chaque habit déchiré,dans chaque genou écorché.
Puis ,dans chaque coup de téléphone,dans chaque sirène de pompier,dans chaque silence,dans chaque absence.
Dans chaque pièce de la maison,un peu plus dans la cave,quand même!
Dans chaque fête,dans chaque rassemblement,dans chaque mouvement de foule.
Dans chaque nouvelle rencontre,dans chaque nouveau regard.
Dans chaque araignée...
Puis ,dans chaque bouton sur ma peau,dans chaque douleur.
Je l'ai même reconnu dans mon miroir,juste là,derrière moi.

L'attendant de pied ferme,ainsi rassurée et à l'abri,je pouvais vivre tranquillement...
Il ne pouvait rien m'arriver!





Le Père Noël
Incontournable !
J'ai longtemps cru qu'il existait....Mais je n'ai jamais cru en lui!



Souponspilate
J'ai longtemps cru,enfin,jusqu'à ce cours d'histoire sur l'Antiquité, que ''souponspilate '',mot d'origine phonétique, était le synonyme de ''atrocement ''…une sorte de paroxysme de la souffrance!



La housse de couette (240/260)
J'ai longtemps cru qu'il fallait être deux pour la changer...Comme on est deux à jouer dessous....
Je sais maintenant la changer toute seule.
Il suffit ,en fait,de mettre la housse à l'envers, côté coutures,en attrapant bien les coins de la couette...sans jamais les perdre..jusqu'au bout!



La crème Montblanc
J'ai cru,longtemps,que c'était un dessert de riches,qui se mangeait,parfois, le dimanche..,chez les pauvres!
J'en ai acheté ,l'autre jour...Elle était en promo, en tête de gondole.
J'ai souri en la voyant dans sa boîte en fer.....Je l'avais complètement oubliée!

Je l'ai ouverte....un dimanche....
Elle sentait ''la boîte '' ,était bien trop sucrée,toujours aussi gélatineuse,mais savoureusement remplie des goûts de mon enfance.
Riche de tous ces souvenirs,J' ai posé la boîte vide sur la table en formica jaune,me suis appuyée sur le frigidaire en pensant:
« On n'était pas si pauvres que ça! »
J'ai souri...



Ma mère
J'étais persuadée qu'il ne fallait rien lui dire....
J'ai passé une bonne partie de ma vie à lui cacher ce qu'elle avait bien évidemment deviné.
Aujourd'hui,dans cette cabine,je crois que je pourrais l'appeler!



Les petits pois à l'étuvée
J'ai longtemps imaginé et cru qu'ils étaient des enfants orphelins,perdus au fond de mon assiette.
Je n'ai jamais pu les mâcher....et quitte à m'étouffer,je les épargnais en les avalant tout rond...
J'en choisissais trois ou quatre que je décidais de sauver ,en début de repas.
Ceux-là,je ne les mangerai pas!
Pour gagner le droit au dessert et le laissez-passer du ''sortir de table'',il fallait finir son assiette.
Mes heures perdues à table,à fixer ces orphelins ,pendant que mes sœurs engloutissaient la crème Montblanc du dimanche,faisaient de moi une héroïne.
J'étais moi aussi,à ma façon, ''La princesse au petit pois''!




L'amour (suite et fin)
L'idée qu'il puisse me quitter ne m'avait jamais effleurée.
Hier soir,il m'a regardée,les yeux brouillés,et m'a courageusement annoncé qu'il en aimait une autre....
Puis il est parti!
J'ai pris ma voiture et j'ai roulé,roulé,jusqu'à ce feu tricolore...
Si je passe au vert,il reviendra.....
J'ai grillé l'orange....mon portable était ''plat''..
J'ai cherché cette cabine téléphonique....ma carte visa,et j'ai appelé ma mère!
Elle n'a pas répondu!
Il pleuvait!
J'ai marché sous la pluie,j'ai pensé aux échelles et au riz!Et je suis rentrée chez moi!
J'ai ouvert le frigo,j'ai cherché quelque chose de doux et de sucré....J'ai vu la boîte.....J'ai préféré le chocolat .
Je me suis sentei une pauvre chose....Quelqu'un là-haut pourrait-il me choisir au fond de cette assiette où je n'étais pas?M'épargner à mon tour?
J'en avais tellement sauvés de ces orphelins!
Bon Dieu,mais pourquoi est-ce que je n'y avais pas pensé?

Le calvaire commençait....Je sentais le vide qui prenait de la place....qui prenait sa place...
Je souffrais sans doute sousponspilate ?
Une araignée traversa la cuisine....Espoir?



La solitude
J'ai longtemps cru qu'elle avait une odeur de pluie ,avec ce petit rien d'indéfinissable ,mais de vide palpable...
En fait,quand je l'ai rencontrée ,elle sentait la fraîcheur de l'assouplissant ''fruits de la passion,avait la taille d'un grand rectangle ,la douceur du coton,et l'envers d'un décor laissant apparaître bien des coutures....
J'ai alors réalisé comme il était difficile et comme ce n'était pas marrant......de changer sa housse de couette tout seul.
Je suis ,moi aussi ,un peu à l'envers depuis ….....!


Arabesque octobre 2010





























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La Gitane

Message par Jeff le Sam 30 Oct - 14:42

La Gitane

Pour écouter: C'est ICI!

J'ai fais un rêve,
Quelque part, entre les embruns et le sable
Où quelques "Chicos" préparaient la plage pour la nuit
Des rondins de bois léchés par les flammes
Des bouteilles de téquila sur les tables
Et dans les roulottes, les chandelles...tamisées
Et puis, dans la brise du soir
Comme un parfum suave qui étreint l'air
Des gouttes sur les fronts
Qui roulent jusqu'aux tatouages
Loin des bruits de la ville, du sommeil des fourmilières
Là où la liberté s'est emparé du rivage

Et puis d'une caravane, un vieil homme est sorti
Avec un bandonéon
Il a rejoint les musiciens et les enfants se sont tus
Et la guitare a claqué
Déjà quelques notes sortent des guitares
Et l'oreille des chiens qui se dresse
Quelques mélodies entre deux cigares
Comme un appel, une caresse
Comme un élixir qu'aucun « slam » ne peut traduire

Dans mon rêve, il y avait une danseuse
Belle comme une étoile dans sa robe de gitane
Comme une ombre, une ingénue, d'une aura lumineuse
Enveloppée de musique, parfumée de havane
Quand je me suis réveillé, je l’entendais encore
Ses notes aux accents de soleil
Dans le fond de mon ventre résonnaient ses accords
Harmonies de tziganes
Et maracas dans mes oreilles
Dans mes veines coule un peu de ce sang voyageur
De cette soif de feu, de fête, de liberté
Sous mon nez, toutes ces odeurs de fleurs de Tiare
De cigares, de fumée

Mais voilà, le rêve s'est éteint, le réveil a sonné
Et j'ai vu la fourmilière tout en bas s'affoler
Comme musique : des trams et des klaxons énervés
Pas de danse, dans la queue au guichet
Alors, j'ai cherché le regard de ces mômes fascinés
Ceux qui regardaient la danseuse
Dans mon rêve ,au coin du feu
J'ai essayé de retrouver cet éclat
Dans le regard des gosses, là en bas
Je n'y ai trouvé que de la haine
De l'amertume et de l'ennui
Pas de guitare au fond de leurs cartables
Juste quelques bouquins pour espérer s'en sortir
Pas de Gitane en fond d'écran sur leur portable
Juste un doigt d'honneur...et même peut-être pire
J'n'ai pas trouvé de lucioles dans le regard des vieux
Seulement de la peur et de l'incompréhension
Et c'est sûr, ce n’est pas un terrain de jeu
Cette ville où ils se croisent
S'évitent et baissent le front

Je sais, ce n'était qu'un rêve
Et je ne dis pas qu'ici tout est pourri
Mais ça fait du bien une trêve
Dans un monde à l'agonie
Et j'dis que ma ville sent le brûlé
Même si on vaporise
À grand coups d'émissions de télé
D'incidents et de méprises
Il y a des quartiers qui vont s'embraser
Si on ne fait pas gaffe
Si les urnes se sont trompées
Ça serait bien dommage qu'on ait rien appris
De l'histoire, des carnages, du racisme et des abrutis
Et il faudrait qu'il y ait encore des rivages, des embruns
Des paysages...la déco pour des fêtes
D'autres soirées de rêves pour des gitans
Ou des rappeurs, ou des blancs, ou des blacks
Ou des rouquins
Pour toi pour moi pour chacun
Pour les vieux, pour les gosses
...et pour DJANGO

Il n’y a pas que des voleurs de poules
Chez les voleurs de rêve
Pas que des dollars pour espérer exister
Et même si cette terre en crève
Qu'on l'épuise jusqu'au fond de sa sève
Dans un monde multicolore
Où les gens ont peur de se regarder
Le changement, t'as raison
ça se passe un peu aux urnes,
Mais aussi près de ta maison
Dans ton quartier, là où ça urge
Si tu captes ça mec, fais passer
Sinon ce n’est pas grave !

Ce soir j'ai rendez-vous dans un autre monde
Un autre rêve, l'illusion de l'instant
Au milieu du brouillard
Quoiqu'il arrive mec
N'oublie pas qu'il faut qu'il te reste un rêve
Un endroit pour faire "avec"
Un endroit où le soleil....se lève...




« La Gitane » Paroles et Musique : Jeff Nostress – album : JE TU ILS « Ignorer les visages »
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Dernière édition par Jeff le Dim 31 Oct - 11:09, édité 1 fois

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Mes frères de la Grande Ourse

Message par gaston ligny le Sam 30 Oct - 16:41



Mes frères de la Grande Ourse

C’est plus dur d’être gitan à Dublin qu’à Barcelone
Dès que le soleil braconne,
Le fond de l’air est si doux.
Plus le soleil Andalou
Que les brumes d’Angleterre.
Y’a des gitans sur la terre
Qui me l’ont dit bien souvent.

Mes frères de la Grande Ourse
Les fils du vent comme on dit.
Y’a des violons, des guitares
Qui chantent et qui pleurent aussi.

Les gadgés en romani ça veut dire les étrangers
Ceux qui n’ont pas le passé
Dedans la belle aventure.
On dit qu’la belle aventure
Commença y a deux mille ans.
C’est pas le hasard qui dure,
Quand il dure aussi longtemps.

Mes frères de la Grande Ourse
Les fils du vent comme on dit.
Y’a des violons, des guitares
Qui chantent et qui pleurent aussi.


Ils viennent parfois de loin comme la grive en automne
Mais que le sort leur pardonne,
S’il le conjure du doigt.
Bath ça veut dire la chance,
Etait-elle plus avec toi
A Montreuil-sur-Seine en France
Qu’au bord de l’orée du bois.


Mes frères de la Grande Ourse
Les fils du vent comme on dit.
Y’a des violons, des guitares
Qui chantent et qui pleurent aussi.


Ils font bien de la musique et ils dansent bien aussi
Ils l’ont montré à Paris,
C’était pour un’ heure ou deux.
Sur un rythme qui se penche
J’ai vu en fermant les yeux
Comme une éphémère blanche
S’accrocher à tes cheveux.

Mes frères de la Grande Ourse
Les fils du vent comme on dit.
Y’a des violons, des guitares
Qui chantent et qui pleurent aussi.


Quand la dernière gitane en sa grande robe à fleurs
S’en ira que sonne l’heure,
N’avaient-ils pas tout pour plaire ?
Ceux comme la primevère,
Ceux comme la fleur des champs,
Ceux qu’on couche avec en terre
Au bord de l’orée du temps.

Mes frères de la Grande Ourse
Les fils du vent comme on dit
Y a des violons des guitares
Qui chant’ et qui pleur’ aussi.




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Noëlle au printemps

Message par denisollier le Dim 31 Oct - 10:46



Nous avons perdu …

Énergie , grève , conflits , négociations , refus , retours à la rue , guerres , haines , mépris , batailles , et encore refus … un mois de conflits …gaz , lacrimos et matraques … pour terminer en échec total …

L’usure nous a gagnés, Nous nous sommes fatigués … et nous avons perdu …

Ainsi va la vie, j’étais dans la minorité qui ne voulait pas céder, qui voulait poursuivre …mais j’ai bien été obligé de me ranger à l’avis général…

Je laisse couler mon amertume … je respire … appelle en moi mon fond d’orient … tourne mes pensées vers d’autres lieux … me dit qu’il n’y a pas mort d’homme … ferme un instant les yeux …respire encore… Inch Allah !..

Je retourne vers la rue où est garée ma voiture un peu plus loin… je suis déjà un peu ailleurs… je n’aime pas m’éterniser sur mes déceptions …

Elle est assise là, sur le bord du trottoir. Quel âge a-t-elle ? 25, 30 ans ? Son abattement se lit dans toute sa posture … repliée, voutée, mains aux oreilles …

Je reconnais sa silhouette , mais j’ai peine à associer ses sourires , ses cris , ses chants et son énergie d’hier à tout ce désespoir que je croise aujourd’hui … je détourne le regard, plus pour respecter sa pudeur, que pour la mienne …

Trop tard !.. elle a levé la tête, m’a vu…et ses yeux pleins de larmes m’interpellent comme si je pouvais encore à moi seul …changer le cours des évènements …

J’hésite … je ne suis rien de plus qu’elle … dois-je vraiment ?

Je laisse là toutes mes considérations, m’avance , m’assois à son coté … nous avons sûrement l’air un peu ridicules tous les deux ainsi « bord de trottoir » , mais je m’en fiche …je brouille de ma main ses cheveux , vais chercher fond de gorge ma voix la plus grave, et dis :

« C’est rien … c’est la vie … des fois on perd… »

Elle pose sa tête sur mon épaule, mouille de sa joue ma chemise, renifle un peu …

puis s’apaise…

épilogue :

Noëlle est un nom d’emprunt. Elle s’est mariée environ deux ans après cette journée avec un de mes collègues, et je la croise parfois avec lui lors d’évènements divers. Je la connais toujours aussi peu. Nous n’avons jamais reparlé de cette journée. Lors de nos entrevues si passagères, nous échangeons presque pas …mais il reste toujours dans l’air cette indéfectible sympathie humaine qu’on ne connaît jamais parfois avec bien des personnes tellement plus « intimes »…

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La pelle du souvenir

Message par FurboTioul le Dim 31 Oct - 11:24

te souviens tu de ce jour ?
ce jour où je t'ai dis
je t'offre cette pelle
tu nous enterreras tous.
oui tous

te souviens tu ce grave accident
où tu as faillit perdre la vie
le jour même de tes 20 ans
c'est Jean- Pierre qui conduisait
tu en es sorti en vie, pas lui
seule ta chance t'as sauvé


alors je t'ai dis:
avec tant de chance dans la vie
tu nous enterreras tous
je t'offre une pelle
prends en soin
oui prends en soin

te souviens-tu de Marie Renée
cette héritière de l'industrie
tous les garçons la désiraient
et c'est toi qu'elle a choisit
tu l'as mariée, fait des enfants
aujourd'hui tous beaux, tous grands

te souviens-tu de Roland
cet ami disparu récemment
il avait une petite santé
toujours malade, toujours soigné,
la vie ne lui a rien épargné
toi t'as même pas été enrhumé

alors je t'ai dis:
avec ta santé de fer
tu nous enterreras tous
je t'offre une pelle
prends en soin
oui prends en soin

je me souvenais de tout cela.
je ne le supportais plus
je ne te supportais plus
trop de chance, de joie, trop quoi !
je t'ai dis que tu nous enterras tous
je t'ai menti, pas tous, pas tous...

alors je te le dis:
cette pelle je l'ai retrouvée
je t'ai frappé par surprise
et tu es mort sur le coup
et quel joli coup
oui joli coup

je me souviendrai de ce jour
de cette joie immense de t'enterrer
avec cette pelle que je t'avais donnée
je te dis adieu ami de toujours
je t'improvise cet enterrement
sans grandes pompes ni serment

Adieu ami de toujours
Je reprends ma pelle
je vais en prendre soin
oui en prendre soin
prendre soin

Adieu ami de toujours
Adieu ami de toujours

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la lame

Message par fouzhilonrock le Dim 31 Oct - 14:04

une lame plantée dans le bide
l homme se meurt
le regard perdus dans le vide
d'une scéne ordinaire

crevé sur un bout de trottoir
est d une banalitée
on va pas perdre une heure
a essayer de l aidé

y a l'passant qui cours le buzz
et remplace le diable
il espére en toucher un max
flash de son portable

une lame plantée dans le coeur
l'agonie est lente
méme la pluie sur les trottoirs
semble plus genante

crevé aux yeux de tout l'monde
va falloir s'y'habitué
faudrait presque que ceux qui tombe
doivent s escuser

y a ceux qui soufflent de depit
a devoir le contourné
l indiference n offre pas de repit
dans notre societé

"qu'il ailles crevé ailleurs
la rue c est pas
un endroit ou etalé ses douleurs
comme ça "

une lame plantée dans la panse
ça n'effraie pas
c est l image du monde qui avance
vers quoi ??

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L'envie

Message par Caméléon le Dim 31 Oct - 20:37


Amiens, 15 mai 2009


Tombé par hasard sur une histoire d’envie
Coupante comme une scie, le fil de ma vie,
C’est Damoclès qui rit, rit de me voir tomber,
Je me relève sans bruit, tu m’as attaché.

Et quand je me délie, c’est toi qui me retient,
Lançant mes propres flèches, il part et il revient
Le yoyo de ma vie, mes nerfs et ton envie
Tu joues avec, ma vie, otage est mon esprit.

Je tombe dans l’oubli, ta marionnette en bois,
Pinocchio maladroit, ton pantin fou de toi.
Je porte alors sur moi, les méfaits de l’amour,
Plutôt que de mes mains, profiter de seins lourds.

J’ai besoin de ma dose, péché, mon opium
Et même si au fond de moi, il m’empoisonne
Je sais ce qui n’est pas bien, interdit de faire,
Mais j’ai la tête et toi, dans un autre univers.

Trop sincère souvent, amoureuse parfois,
Dans mes yeux océans, toujours elle se noie
Et m’inquiète et me gêne, et me déstabilise
Il faudra bien que cesse ce jeu, ces bêtises.

Tu tournes autour de moi, pareil à un soleil,
Une pluie de rayons chauds traversent le ciel
La culpabilité et l’envie se mélangent
La balance est faussée, un des poids me démange

J’use avec toi de tout, de toutes métaphores,
Te comparant à tout, ce que j’aime et j’adore
A tous mes vrais péchés, à tous mes interdits,
Mes choses préférées, mes vices et mes envies.

Envie de croquer la pomme, mais je suis lié
Envie de toi en somme, mais l’anneau sacré
Pour toujours et même s’il se tord de douleur,
Moins doré qu’autrefois, il tient à sa rondeur

Caméléon
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Le choix

Message par Caméléon le Dim 31 Oct - 20:42

Amiens, le 28 septembre 2000



Qu’il est difficile de t’attendre
Sachant que tu ne viendras plus.
Il est impossible de t’entendre
Sachant que tu n’me parles plus.
Il est inutile de reprendre
Une histoire que l’on sait sans issue.
Qu’il est imbécile de s’méprendre
On peut pas vivre c’qu’on a déjà eu.

Alors qu’on pourrait, si on l’voulait,
Mais vouloir, c’est des risques inutiles
On pourrait violer notre amitié
Au dépend de deux autres sensibles.


J’ai une envie folle de glisser,
Mais ta place a déjà été prise.
Et un antivol de sûreté,
Bloque mon cœur et évite mes bêtises.
Je perds la boussole, quand tu refais
Surface, et du coup ça attise,
Mes coups de bols, de blues et regrets,
Ca augmente, d’il y a deux ans, ma mise,

Que j’aurais jouée, qu’j’aurais pariée,
Dans cet amour, aujourd’hui interdit.
Je suis fiancé, quasiment marié
Et j’ai peur de devoir jouer ma vie.


Continuer d’aimer une personne,
Qu’on on sait qu’il n’y a pas d’avenir.
C’est ça l’amour d’après quelques hommes,
Mais j’aimerai croire que je peux vieillir,
Avec celle qui m’aime et que j’affectionne
Qui est présente à chacun d’mes désirs,
Elle est toujours là, qui pense et qui donne
Pour moi, et je l’a remercie pas,

Alors que j’pourrais si j’le voulais,
Mais quelquefois, on est trop égoiste,
On pourrait voler, et voir à côté,
Mais le mieux c’est un temps rester triste.
Il faut s’contrôler, il faut tout peser
Et le pour et le contre et le risque,
Il faut se juger, et encourager,
Une conscience un peu plus humaniste.

Caméléon
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COUSINE

Message par Invité le Lun 1 Nov - 16:10

Cousine
(Texte, musique, arrangements Yves Alba)

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Cousine,Les nuits d’été sont de si jolies toiles
Ce soir en regardant vers l’infini
Il m’a semblé voir parmi les étoiles
Ton visage serein qui m’a souri
Soudain, j’ai l’impression de sentir près de moi
Une présence issue de l’au-delà
Si tu m’entends à nouveau souris moi.

Merci, pour un instant d’arrêter ton voyage
Dis moi, cousine, as-tu trouvé « là bas »
Tout ce qu’on dit, tous ces beaux paysages
Est-il bien vrai que l’on ne vieillit pas ?
Le ciel ne s’est jamais bien trop soucié de toi
De nous aider il oublie bien des fois….
Il n’a pas su te faire aimer la vie

Pourtant t’as suivi le chemin Même si, à 16 ans, tu n’avais pas choisi.
Et même, si ton âme a pleuré
Tu n’as jamais rien dit
tu n’as jamais triché.
Pourquoi, un jour a-t-on si peur en voyant que sa vie en tous points a raté.

Cousine
Un soir d’été t’as choisi de partir
Pour cet endroit d’où l’on ne revient pas,
Où, paraît il, le temps n’existe pas
Où les malheurs ça ne veut plus rien dire.
Pourtant, depuis l’enfance on t’avait enseigné
Que Dieu, lui seul, a le droit de trancher
Qu’on ne peut disposer de notre vie.

Alors, de peur que Dieu ne te pardonne pas
D’avoir voulu mourir à son insu,
Dans ta main t’as serré une croix
Avant te t’en aller vers l’inconnu.
Cousine, au moment où tu fis ce geste fou
Qui te traversa le cœur d’un seul coup
Dis-moi cousine, à qui donc pensais tu ?

Alors tout le monde est venu !Pour une fois au moins, tous s’occupaient de toi.
Bien sûr, tout le monde a pleuré et chacun dans son coin s’est demandé, pourquoi ? 
Cousine, ton âme devait penser qu’ils arrivaient bien tard les pleurs et les pourquoi.

Cousine,
C’es l’aube et les étoiles ont disparu.
La lune est blanche,elle va s’en aller
J’ai un peu froid, je ne rêve plus.
Tiens, les oiseaux commencent à chanter.
En vain, mes yeux mouillés scrutent le fond du ciel
Pour retenir ton image irréelle.
C’est vrai, cousine, que tu n’existes plus…
Cousine.






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POURQUOI?

Message par Arabesque le Mer 3 Nov - 11:17

POURQUOI ?

Tu marches devant moi
Et tu ne me vois pas
Tu ne m’attends pas
Pourquoi ?
Quand je veux te parler
Tu sembles fatigué
Ou alors trop pressé
Pourquoi ?

Arrête un peu
Arrête de te moquer de toi…..
Qu’est-ce que tu veux ?
C’est compliqué et je ne comprends pas

T’as perdu ton humour
Tu n’vois jamais le jour
T’es toujours occupé
Toujours dans tes pensées

Sors donc un peu
Sors de ta tête et pose ta croix
Y a que mes yeux
Pour entendre le son de ta voix

T’es toujours dans le noir
Sans bruit et sans histoire
Pourquoi ?

Arrête un peu
De toujours me dire que ça va
Qu’est-ce que j’y peux ?
J’te tends la main et t’en veux pas

J’ai mal à ta blessure
Laisse - moi une ouverture
Un p’tit coin d’canapé
Je n’veux pas m’étaler
Un trou dans ta clôture
Juste une pierre de moins dans ton mur

Un cri dans ton silence
D’amour de préférence
Une clé dans ta serrure
Et .... ouvrir l’obscur


ARABESQUE 2006








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Paparrazzi du paradis

Message par denisollier le Mer 3 Nov - 11:59

Paparrazzi du paradis



Qu’est-ce que t’en fais, toi de tes nuits ?
Danses-tu ? Aimes-tu ?
Où trimballes-tu des insomnies ...
Qui tuent, qui tuent …
A voir ton air bien réveillé
Sur’ment, tu dors …
Mais ta nana les yeux cernés
Fais gaffe, elle sort …
( music)
Moi je suis l’espion de Saint Pierre
Et oui, j’écris
A l’encre sur ton livre ouvert...
Ta vie ... la nuit .....
T’en a peut être rien à faire ?
Mais moi, aussi ...
Je fais mon job de fonctionnaire
Du saint esprit ...


Y’a les cigales … y’a les fourmis…. Y’a les marmots … y’a les mamies ...
Faut tout noter, tout contrôler … faut classifier, puis archiver ...
et moi je suis ... paparazzi … paparazzi du paradis…de nuit … de nuit…


Si tu savais ce que ta vie
Me lasse, me lasse …
Je pointe avec monotonie…
Une croix …et j’passe
Trente ans que je veux mon changm’ent
Mais l’boss … dit non …
Ca me déprime tes ronflements
C’est long … c’est long …
( music)
Je sens qu’je vais vers la bavure
Quel drame … quel drame …
Changer de nom sur ta reliure …
Avec ta femme …
C’est pas très saint, j’sais cette idée
Mais post mortem
Te supporter l’éternité …
Amen …trop blême…


Y’a les cigales … y’a les fourmis…. Y’a les marmots … y’a les mamies ...
Faut tout noter, tout contrôler … faut classifier, puis archiver ...
et moi je suis ... paparazzi … paparazzi du paradis…et oui … tant pis …

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Jeu même

Message par libreplume le Jeu 4 Nov - 16:26

Jeu même

Je ne suis pas celle que je suis
Je la devance et me poursuis
Le vrai d’un faux l’écho du vrai
La ligne fourbe autour d’un trait
La face glacée de mon miroir
Défiant les nœuds de mon mouchoir

Au large de mon univers
De romantique je vis l’envers
L’oubli du moi derrière la porte
Un double je en quelque sorte
Epris d’ego en désaccord
Et qui recherche un prime abord

J’éclate le rire de mes pleurs
Par dérision de mes bonheurs
Du cœur coincé la valve libre
A chaque bout de chaque fibre
En non respect de zone brisée
Regarde l’autre m’emmêler

Je suis l’indiscrète de mes secrets
L’ombre tapie sans un effet
Par dessous l’aile de l’oie blanche
Qui met sa robe du dimanche
Et je m’amuse du reflet
Qui me fait croire au sobriquet

J’adore le goût de l’impatience
Et coudre au fil de l’insolence
Glisser des mots en équilibre
Ou mettre un terme afin de vivre
Sauter les pieds d’un point sur l’autre
Je suis mon blé et mon épeautre



(Mireille 2009)


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Les Textes des Auteurs (suite) - 13

Message par Jeff le Sam 6 Nov - 8:35

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ailleurs qu ici

Message par fouzhilonrock le Sam 6 Nov - 10:02

même les rides sur ses yeux
semblent se moquer du temps qui passe
je la voit sourire un peu
se pomponner devant sa glace

je passe la main dans ces cheveux
que la neige menace
pas de couleurs pour faire mieux
pour se donner un seconde chance

voila!!! que j'supporte plus les courants d'air
qui pourraient faire claquer les portes
ces vielles photos de travers
qui lui rappellent les flammes mortes

j'passe la main dans ces cheveux
que le temps a blanchit
j'cherche pas a être mieux
ailleurs qu'ici..........

pas de poussière sur les bibelots
elle supporte pas la moindre tache
elle est comm'un poisson dans l'eau
entre ces poupées très sages

elle démêle leurs cheveux
dans des gestes plein de grâces
et je sais qu'elle leurs parle un peu
du temps qui vient celui qui passe

voila !! que j'supporte plus les vents
qui pourraient faire claquer les portes
ces drôle de parfums d'avant
qui lui rappellent les flammes mortes

j'passe la main dans ces cheveux
que le temps a blanchit
j'cherche pas a être mieux
ailleurs qu'ici.....

les grandes discussions qui prennent du temps
ce n'était pas pour nous deux
une engueulade de temps en temps
et pour le reste?!!! rien de mieux

j'passe la main dans ces cheveux
que le temps a blanchit
j'cherche pas a être mieux
ailleurs qu'ici.....

a ma maman.............. ordi chéri!! ordi chéri!!

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Il neige à Fort de France

Message par gaston ligny le Sam 6 Nov - 10:21

Il neige à Fort de France


Ce drôle de zigomar crie vive l’anarchie
Un mafioso reçoit l’bon Dieu sans confession
Ce regard espionne derrière une jalousie
Un refrain s’encanaille pour plaire à ta chanson

Et pendant ce temps là
Il neige à Fort de France
Sur une rime en partance
Et sur deux hortensias

Une églantine blanche jalouse cette rose
Un arlequin promène son manteau de velours
Ce piano forte courtise un virtuose
Une ballade en rade attend son troubadour

Et pendant ce temps là
Il neige à Fort de France
Il neige sur un coup d'chance
Et sur la baraka

Un violon endiable endiable une sonate
Quelques vieux de la vieille laissent du temps au temps
Un corsaire dérobe le bandeau d'un pirate
Et cette prière là séduit un mécréant

Et pendant ce temps là
Il neige à Fort de France
Sur quelques pas de danse
De cette mazurka






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Le jour où tu viendras

Message par Galland le Sam 6 Nov - 17:28

Le jour où tu viendras
Peut-être ce sera
Une nuit de janvier
Un matin de Juillet
Ce jour, moi qui vois grand
Sûr, j’aurai invité
Les amis, les parents
Pour te les présenter

Le jour où tu viendras
J’aurai, tu le verras
Mis mon plus bel habit
Et mes souliers vernis
Et puis comme il se doit
Nous deux on passera
Devant Monsieur l’curé
C'est promis c'est juré

Le jour où tu viendras
Ensemble on se rendra
Dans notre belle demeure
Recouverte de fleurs
J’aurai fait graver contre
Sur une grosse pierre
Le jour de cette rencontre
Avec une prière

Le jour où tu viendras
On ne se quittera
Jamais plus, c’est promis
Mon âme sœur, ma mie
On se tiendra serrés
Dans le lit de sapin
Si tendrement paré
De soie et de satin

Le jour où tu viendras
Enfin on dormira
Dans la félicité
Des nuits d’éternité
Toi sans qui ma naissance
Les rides de ce corps
N’auraient pas eu de sens
Ma promise, ma mort …




Texte non "musiqué"

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PAS SI BETE L'ANIMAL

Message par G.Léboul le Sam 6 Nov - 17:57

une serpent
une sanglier
une tortue luth
un chardonneret élégant...

un anolis-condor
une tourteau-kiwi
un rapace-outarde
un poisson scie-citron
un berger allemand-chauve souris...

un poule-boa-canari
une colin-congre-grue
une chouette-mite-taon
un oursonne-aï-aye-aye
une cannette-zébu-chamois
un lionceau-crocodile-cobra
une leste fiancé-veuve noire-râle...

un rat-porc-loup-phoque
une frégate-pécari-veau-porc
un louveteau-vipère-rat-sarcelle
un chevalier-barbue-lice-ménate
un hérisson-pic épeiche-koala-homard
un pipit des arbres-couleuvre-daim-geai
une queue fourchue-seiche-puma-colombe
un requin-marteau-fourmi-loutre-kangourou
un moineau-colvert-mouche-Robert le diable
une mante religieuse-grizzly-sapajou-cardinal
un escargot de Bourgogne-étourneau-naja-lion
un crabe enragé-balane-martin-pêcheur-combattant...

une chatte-teigne-gardon-lama-biche
une bourricot-cerf-volant-rouget-vive
un gorille-tatou-veau-corbeau-mésange
un chat-huant-poussin-criquet-éphémère
un dauphin-danois-souris-faisan-coucou
un grillon-flambé-émeu-caribou-bécasse
un raton laveur-serin-éponge-geai-rosalie
un petit diable-faucheur-triton-magot-aurore
une grue-murin-faucon pèlerin-solitaire-troglodyte
un charpentier-havanais-casse-noix-limace-couteau
une demoiselle-genette-fouine-atèle-autour des palombes
un mandarin-pékinois-barge à queue noire-pinson-bouquetin
un géomètre-fou de Bassan (ou masqué)-morse-lamentin-taon
un diable de Tasmanie-mouton-tabac d’Espagne-soufré-pardose...

un cerf-paon-cobaye-gazé-louve-oie
un lama-flamand-duc-coq-hase-caille
un cochon-daim-castor-lapine-ara-duc
un python-lice-héron-plie-rainette-punaise
un satyre-manchot-pie-colley-élan-brochet
un sangsue-glouton-tétras-thon-otarie-marte
un matin-léopard-addax-ver-vautour-disparate
un chow-chow-chocard-faon-faon-singe-dytique
un gendarme-takin-faucheux-thon-saumon-poulet
une renne-monarque-vache-araignée-milan-cétacé
un hanneton-cousin-apollon-lérot-tique-porte-malheur
une coquette-nonne-chat-fouine-méduse-Saint-Bernard
un moustique-campagnol-cachalot-corneille-héron-sardine
une belle-dame-nette rousse-cygne-setter-haddock-admirable
un roitelet huppé-hachette-toucan-bernard l’ermite-braque-jason...

un pou-laie-chameau-morse-loup-bar-caméléon
un bar-cloporte-thon-cygne-mite-tique-grand marabout
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un impala-verrat-veau-jars-raie-koudou-titi-étalon-isabelle
une puce-palourde-poussin-éléphant-paresseux-élan-caret-laie-dingo...

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La fille au comptoir

Message par jpdustin le Sam 6 Nov - 18:17

Tranquille,
j'arpente les trottoirs,
la ville
est en habits du soir,
je file,
vers elle sans le savoir,
la fille
assise au comptoir.

Elle grille
une sèche menthol,
distille
quelques gouttes d'alcool,
s'exhibe
de quelques caracoles,
la fille
au charme vitriol.

Timide,
j'approche du comptoir,
lucide,
je doute qu'elle me voit,
surprise !
ce sourire est pour moi,
la fille
me veut dans son histoire.

Je lis
dans ses yeux, l'horoscope
des dix
minutes les plus proches,
l'idylle
qu'elle me propose,
la fille
est une virtuose.

Oubli
des phases transitoires,
subtil
strip tease dilatoire,
je flippe
lorsqu'elle se dévoile,
la fille
est un garçon notoire.

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Tango Tango

Message par Arabesque le Dim 7 Nov - 10:52

Pour écouter:Ici(n°4)
(Paroles:Ge / Musique: Je Tu Ils - Tous Droits Réservés)



Tango Tango
Quand je me penche
Tango tango
Du bout des hanches
Tango Tango
Tout se déclenche
Tango tango
Pour la nuit blanche


Tango Tango
Quand tu t’épanches
Tango Tango
Que je te branche
Tango tango
C’est l’avalanche
Tango Tango
Des cœurs qui flanchent



Ne compte pas
Laisse-toi guider
Je fais le premier pas
Ne parle pas
Laisse-moi bouger
Ce soir tu es à moi


Tango Tango
REFRAIN



Ne pense pas
Laisse-toi toucher
On est bien à l’étroit
Ne presse pas
Laisse-moi tanguer
À l’envers à l’endroit

Tango tango....

Ne résiste pas
Laisse-toi chavirer
Ma danse t’emportera
Ne triche pas
Laisse tes yeux fermés
Je compte jusqu’à toi

Tango tango...


Ne me lâche pas
Je vais me renverser
Desserre un peu tes bras
Ne tombe pas
On va prendre le pied
Le gauche et puis le droit


Arabesque 2005


Dernière édition par Arabesque le Dim 7 Nov - 14:06, édité 2 fois

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Le combat

Message par Caméléon le Dim 7 Nov - 20:35

Avec une zique trouvée sur le WEB, mon interprétation...

http://sharesend.com/wu22c



Au combat, si mes envies sont indénombrables,
Mes principes sont sûrs, mes murs infranchissables.
Si mes passions font face à mes doutes horribles,
Mes yeux même pleurants sont là, insubmersibles.

Et si ma folie créative est dangereuse,
Je dois protéger mon corps, mon âme peureuse.
La beauté du paysage exhale mes sens,
Mon torse victorieux, ma raison, font violence.

Devant mon temple, le plus fidèle soldat,
Devant ma prison, mon meilleur gardien sera.
Au solstice d’été, la chaleur passera
Et au cœur du combat, je ne tremblerai pas.

Demain, plus dur sera le réveil du guerrier,
Plus amers, tous les souvenirs du temps passé.
Le bouclier fendu, les plaies encore ouvertes,
Je veux me tenir fier devant la plaine verte.

La bouche rougie par le sang, mains meurtries,
Je résiste et me relève à chaque défi.
Inconscient, ébouriffé, les trippes à l’air,
La gorge sèche, nouée, je suis debout, j’erre

Boirai-je de cette eau, seul avec mon chagrin,
Croupie par cette boue des erreurs de païens
Aussi nombreuses que tous les regrets tardifs,
Que la faiblesse des plaisirs récréatifs

Les poisons font tourner ma tête à l’enivrer
A ne plus contrôler mon corps sans volonté
J’en boirai et j’en ferai un vin liquoreux
Même saoul je porterai ma croix, courageux…




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ECHEC

Message par albatros le Dim 7 Nov - 23:03

Ne bouge plus ! Regarde toi !
Au soir de ta vie tu es aux abois
Alors tu allumes des feux de joie
Dans tes brumes quand tu te noies

Regarde toi singer ton « moi »
Luisant de sueur que lèche
La lueur de ces flammèches
Maintenant que tu es sur la brèche.

Laisse ton « moi » parler de toi.
Bien sûr sans le crier sur les toits
Juste le confier à qui de droit
C'est-à-dire…à toi.

Alors sous cette fausse lumière
Tu te gausses de façon cavalière
Sur ta vie ratée.
Tu voulus être roi pour une reine
Voulus, de Troie ramener Hélène
Et tant d’autres choses
Sorties de ton paysage morose.
Tu te regardas surpris
Par un flagrant délit
De croire à ton miroir
Qui un soir t’a laissé choir.
Encore une bonne rasade
Avant qu’un rire en cascade
Ne s’achève sur des pleurs.
Échec.

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Rendez-vous nocturne

Message par Caméléon le Lun 8 Nov - 13:54

Airaines, 15 mai 2009


J’ai rendez vous au même carrefour ;
Jonction de la raison et de l’amour,
Comme chaque soir le feu sera rouge,
Rendez-vous nocturne, rêve qui bouge.

Mais puisque ce chemin n’est pas facile,
Mais puisque nos esprits sont si habiles,
Vous le voulez, rendez-vous cette nuit
Où tout est liberté, tout est permis.

Donnez-moi rendez-vous dans vos pensées
Où je peux entier à vous me livrer,
Je sais que ça ne remplacera pas,
Un regard, un feu, un sourire, un pas.

Ici, je ne peux faire demi-tour,
Jonction des interdits et du toujours :
Plus de mots, plus de mail, de SMS,
Plus d’adresse et d’appels, et plus d’ivresse…

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T.RAIN DE VIE

Message par albatros le Mar 9 Nov - 8:47

Bonjour,
Vais tenter un autre genre,
................................................

C’est l’histoire d’un parcours, un lien,
Peut-être vers le mien, le tien, le sien
Ou vers le nôtre, le vôtre mais pas le leur.
Pour y croire, écarte tes stores vénitiens,
Tu verras qu’en bas, il n’y a pas que du bien,
Tu comprendras surtout qu’il ne s’agit pas d’un leurre.

Regarde celui qui fait la manche,
La grue qui se déhanche
Et l’autre avançant les coudées franches
Ça te branche ?
Alors, enclenche !
Montre patte blanche.


Là, c’est l’histoire d’un man
Il peut venir du Maine ou d’ailleurs.
On ne le nommera jamais sieur.
De cœur un grand seigneur
Peu lui importe le terme, meilleur
Et il se fiche des soirées mondaines.

Il a quitté son choix bling bling
Pour les yeux de sa darling
Avec laquelle il marche au feeling
Dans l’espoir de lui passer the ring.
Et sing, sing, sing !
En attendant l’heure.


Il ne sait pas qu’à d’autres sa tête ne revient pas
Que même de sa sueur
Ils n’en veulent dans leur labeur
Qu’il n’a aucune valeur
Mais ils lui font une fleur…
Ils étudieront son cas.

Man croit toujours aux oracles,
Il lui faut porter darling au pinacle
Cela même, si sa vie il bâcle.
Ainsi pour elle, il racle
Dans l’attente….du miracle
Sans voir qu’il va droit vers la débâcle

Puis un jour, fatigué de faire son barouf,
Et qu’on le taxa de beauf
Il passa en mode off.
Ses espoirs tués dans l’œuf
Lui firent perdre sa meuf
Et, à quelque part…il devint ouf.

Alors, dans une cale ou une cave,
Travaillé à la blanche…il voyage.
Et tournent les pages, passent les visages,
…heureux, encore il envisage
Avant que la vague scélérate lui fasse sauter le bastingage.
Au petit matin, sur une plage d’instants de rage
Les hauts et les bas de la vie déposent son épave.

C’est l’histoire d’un parcours, un lien,
Peut-être vers le mien, le tien, le sien
Ou vers le nôtre, le vôtre mais pas le leur.
Pour y croire, écarte tes stores vénitiens,
Tu verras qu’en bas, il n’y a pas que du bien,
Tu comprendras surtout qu’il ne s’agit pas d’un leurre.

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COULE LE TEMPS

Message par albatros le Mar 9 Nov - 11:52

Un autre genre,

............................................
Dans les hauts et les bas de la houle,
En instants fugaces, le temps coule.
Dans les allées et venues de la foule,
Un souvenir tenace te saoule
Et dans l’amplitude de l’onde
Tu te refais un monde
En tanguant aux vagues qui grondent
Sur des grappes de secondes.

Coule, coule le temps,
Déroule, déroule cet antan
Au rythme de la mélopée des jours anciens
Et tout te revient.


Dans tes nuits de solitude
Te parviennent ces notes en prélude
Et te voilà dans ton triangle des Bermudes
Cherchant à coups d’incertitudes
Dans ta dérive sans fin
Une route, un chemin
Pour éviter ces grains
Que souffle l’esprit malin.

Coule, coule le temps,
Déroule, déroule l’antan
Sans cartes ni boussole,
Dans tes rêves tu te désoles.


Alors sur les sombres flots
Tu lances tes ultimes brûlots
Pour chasser le suppôt
De ton triste champ clos.
Tu croyais à quelques feux de Bengale
Pour dissiper ton mal.
Tu as droit aux lueurs infernales
Dans ton supplice de Tantale.

Coule, coule le temps,
Déroule, déroule l’antan
Dans le brasier de tes songes
Lentement se consume le mensonge.


Et quand pointe l’aurore
Tu t’accroches encore et encore
Au bastingage du sort
Pour ne pas passer pardessus bord.
Mais dans les brumes des matins incertains
Se retenir est vain.
Tu ouvres les yeux sur ton destin
En pensant au soir que déjà tu crains.

Coule, coule le temps,
Déroule, déroule l’antan
Sur tes bons souvenirs
Tu ne pourras que souffrir

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"L'âme aiguisée"

Message par Serge CABON le Mer 10 Nov - 16:39

"L'âme aiguisée"

*
L’âme aiguisée,
Comme une lame à serrer,
Contre ton cœur.
Pas déguisé,
Pas de Fourreau protecteur.
Tam-tam guerrier,
Pour tes battements de cœur.
Dame d’échiquier,
Moi, petit valet de cœur…
*
REFRAIN
Je te réclame !
Te réclame !
*
Donne, abandonne,
Ecarte l’identité.
Comme à la gomme,
Les cicatrices, effacées.
*
Môme que je nomme,
Que jeune homme ais tant aimé.
Come Back ! Come !
Tout comme l’éternité…
*
REFRAIN
*

Texte : © Serge CABON

En écoute sur:
http://www.wat.tv/audio/ame-aiguisee-35d17_2fxfd_.html



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Quel arbre se cache entre les lignes ?

Message par raphaël le Mer 10 Nov - 22:55

La ressemblance
Au noisetier qu'on lui prête
Ne l'émeut guère
Tant il est fier de ses atours
Une touche d'automne sur le feuillage
Et déjà il prend de la distance

Quand l'année va pour finir
Le jour où le froid durcit
A sa manière il a compris
Une lunaison passe...
La fleur éclot

Les pétales s'emberlificotent
Méli mélo de jaune, d'orange, de rouge
Comme un songe d'arc en ciel
Qui ne saisit du soleil
Qu'une ou deux étincelles
Brèves étincelles

La conquête de son éclat
Il le doit...parfois...
A la main travailleuse
Qui se hâte d'ôter une à une
Tâche laborieuse
Les feuilles fanées de marcescence

Posés là en contrehaut
Un jour de grand froid
Leur parfum dévale la sente
Sentir alors n'a plus de sens
Que cette seule senteur défiant nos sens

Raphaël 2006

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Quand le Crayon favorise l'échange...

Message par Arabesque le Jeu 11 Nov - 19:25

Les coulisses du Crayon de Papier


18h 30
-Chèrèèèè?
-attends !attends !attends! J'suis dans ma news-letter....

Silence!

18H40
-Loulou?
-OUIIIIIIIIIIIIII,ma pupuce ...
-Monsieur Duschmoll a téléphoné pour le ramonage et....
-attends!attends!ça beugue putaing,ma news-letter bordel


Silence.!


19H
-Mon rat?
-oui,ma tourterelle des Amériques?
-ils annoncent de la neige pour cette nuit et mes pneus...
-J'ai 5 mp dont un de Plume-Emprisonnée qui trouve pas la rubrique du jeu.....Elle est coincée,j'arriveuuu!


Silence!

19H15
-tu peux emmener ta mère en courses demain?Elle a laissé 5 messages?
-5 messages?de qui? pourquoi:Où?Sur quel texte?Putaing!
-sur le répondeur …..
-J'arrive,y a Baudelaire qui m'a mis 4 textes au lieu de deux,j'déplace...j'arrive!


Silence!


19H35
-Jeff?
-oui,ma puce
-Tu.....
-Je-mets-les-3-nou-veaux-tex-tes-dans-le-ca-len-dri-er et-je-suis-à-toi.....

Silence!

20h
-T'as lu ma dernière nouvelle?
-T'as écrit une nouvelle nouvelle ma toute belle?
-oui,tu viens de la mettre au calendrier!
-j'la lirai,ma chatte,ce weekend,j'aurai plus de temps!Elle parle de quoi?Comme ça?Vite fait en deux mots?
-oh! De rien....Une idée comme ça!
-Merdeuuuuuuuuu!
-oui!
-Encore deux manip,mon colibri des Indes....Et je t'écoute...

Silence!


20H25
-ça y est j'ai fini....regarde!J'ai changé les couleurs,tu remarques rien?
-non,où?
-Lààààà!c'est rouge et y a un cœur su 'le coup de cœur!
J'ai relancé le débat!
J'ai tous les textes du jeu sauf le tien ,kestufou?
j'ai remis le texte de Grawel dans les nouvelles,c'est Déjantée qui voulait,et quand elle veut elle veut !Personne ne lui résiste!
Façon de parler ma caille,tu sais que je t'aime....
Fô juste que je dise un truc à l'équilibriste....
T'en a fait quoi au fait de ton accordéon ???Au fait?
Les Mp ,c'est bon....
Je jette juste un noeil sur …....
Ça roule,ma poule....
T'as des nouvelles du ramoneur?
Je vérifie que.....
Ma mère n'a pas téléphoné?
Turbo vient de remettre un texte....Là;c'est fait!
T'as commandé du fioul?
Prends un RDV pour tes pneus,des fois qu'il neige....
Tout est nickel!
Quelle heure il est? Oh! merde....
Tu disais?

-Moi? Rien de spécial!On mange?
-Oh!ouai! Manger ! Manger !



21H
-t'as rien remarqué?
-Où?Sur le Crayon?
-Non,sur moi!
-Binnnnnnnn,non,aide-moi!
-c'est juste que me suis teinte en blonde! Et j'ai du persil dans les trous de nez!
-Oh!,c'est vrai!Ça te va bien mon cœur!
-merci mon rat!




Les bruits de couloir du Crayon:

- Sinon.....Faut la commenter, sa nouvelle, là ?... .



-Oui,tu peux dire par exemple :Un texte plutôt rigolo qui par son surréalisme manque un peu des ces petits détails croustillants qui font le quotidien et que le lecteur peut s'identifier au "héros". La structure me semble tout de même un peu aléatoire et le parti-pris de la rime libre n'est pas à discuter puisque c'est un parti-pris.

-moi, J'ai essayé d'écouter mais je n'ai pas réussi, dommage (je reviendrai)..


-mais de quel échange elle parle?

-t'es tordu Mac ou quoi?

- non, mais parce que j'ai juste trois questions...

 ''Est-il vrai qu'il faut coucher avec un administrateur pour pouvoir continuer à écrire sur Le Crayon ?

''Les couples se forment-ils sur le Forum ou faut-il arriver avec son binôme ?

''L'échangisme est-il bien toujours proscrit Tu veux répondre Funy?

--Oui,je dis ça comme ça,mais Il aurait été question lors de la rédaction du règlement d'un vide-grenier se déroulant hebdomadairement le samedi à (partir de) 23h59 mais l'idée (semble-t-il) aurait été abandonnée dès la première session, un membre de l'équipe de nettoyage ayant glissé sur une peau de banane (la banane aurait été à l'intérieur). Notre responsabilité civile ne couvrant pas ce genre de dommages, nous avons été contraints de suspendre cette manifestation conviviale.

-Tu savais que j'ai couché avec deux écrivaines....?

-non on savait pas Camé mais on s'en branle!

-Mais bien sûr cela n'est même pas "imaginable" ... sauf dans mon esprit qui n'a que la beauté littéraire en tête!

-sacré Denis ! Tu connais bien mal Camé!


-ça n'a rien à voir ,mais je voudrais savoir pourquoi la p'tite taupe elle vaut 10 fois plus que le "Cerveau" ?....
.
-ça te regarde pas! Fred,ferme-là


-pour l'échangisme, Fun, j'échange K contre 2 dromadaires si elle sait faire le ménage (en silence de préférence) et JEFF, je compatis à prendre Ara mais uniquement contre 30 moutons!


-J'avoue que je suis face à une colle là... (tu permets, je vais consulter le règlement).


-Je reviendrais la commenter, Basia (là je peux pas, j'ai deux textes à archiver); Beau poème en tout cas. Je lui souhaite de tout cœur de trouver un compositeur, le texte le mérite!.

-Y'a pas qu' ton cortex qui délire... yom !! Funy ça va?



-Bon, maintenant, c'est pas que je veux l'esskuzer, mais...
C'est du boulot quand même, tout c' qui nous fait, son Jeffounet. Fô pas l'blâmer


-On rigole, on rigole mais c'est peut être un peu la vérité

-Bon, alors écoute, Jeff,si tu m'entends, laisse le Crayon pour ce soir

-C'est bon, Mireille..il t'entend pas!

-En tout cas, je comprends mieux qu'il délègue certaines choses... certaines seulement, au grand dam de la sienne (de dame), décolorée pour voir juste si ça ferait un effet... électrochoc ?

-Fred,occupe-toi de ta taupe!


-Je trouve cet extrait du quotidien tellement indécent,pas vous?... que je préfère ne rien ajouter...

-Ma couche... y plane !Comme d'hab!

-OK. J'ai ici la preuve formelle et sans contestation possible, d'être tombée chez des cinglés.

-c'est ki elle?

-C'est Romane,Bibi,continue ta sieste au Portugal.

-et si en plus ils couchent et s'accouplent nous sommes certains que cette aventure s'écrira encore longtemps dans les zanales de ce qu'on voudra ou qui on voudra et kon n'a pas fini de lire !

-Kroll,t'es pas sur ton jouet tôa?Tu files!

-un sacré Lupanar ,ce crayon, non???

-Gaston?Je rêve!

-pour l'échangisme, Fun, j'échange K contre 2 dromadaires si elle sait faire le ménage (en silence de préférence) et JEFF, je compatis à prendre Ara mais uniquement contre 30 moutons!

-y a Camé qui yoyotte!

-putaing,v'là l'cheff
-
-Merci encore, à vous tous, de faire vivre ce site.
Ara....il faut le commenter, le texte?!!




-Non,non,c'était juste un texte comme ça.....On mange? Manger ! Manger !







Dernière édition par Arabesque le Mer 17 Nov - 22:33, édité 2 fois

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Le lupanar de Pompei

Message par gaston ligny le Ven 12 Nov - 16:33

Le lupanar de Pompéi

Y a des bordels dans l’monde entier
Y en avait un à Pompéi
Mais l’Vésuve un jour a craché,
Tout a cramé sans préavis.
Le lupanar est toujours là
Et c’est moi qui suis sur la fresque.
C’est moi Claudius vivant ou presque
Lutinant la Bella Donna.

C’est moi Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi

Près de moi Julius et Sabine.
Elle c’était la fleur d’églantine,
Lui c’était le navigateur,
Moitié play-boy, moitié flambeur.
Après cinquante générations,
Une de mes arrière-cousines
Tient la pizzéria de Messine
A l’enseigne des quatre saisons

C’est moi Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi

Dans ce bar de Kansas City
Sur cette carte postale c’est lui
C’est lui Claudius sur cette fresque
Beau comme un dieu vivant ou presque
Etre connu dans l’monde entier
Ca sert à quoi dit la cousine
De la pizzeria de Messine
En m’offrant le pousse-café


C’est lui Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi


Dernière édition par gaston ligny le Ven 12 Nov - 17:28, édité 1 fois

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Prélude

Message par libreplume le Sam 13 Nov - 9:37

L’éternité s’allonge
étirant l’heure immense
où la danse de l’ombre
étreint l’âme et la ronge …
Inondant le silence,
habit morose et sombre,
le noir emplit le songe
aux vapeurs de l’absence
et de morne pénombre …

D’un bruissement subtil,
tout doux frémissement,
une bruine d’aurore
a déposé d’un cil
un peu de firmament
sur l’aube en train d’éclore.

Un ange ébouriffé
s’ébrouant de soleil
a dilué, sans bruit,
les barbilles bleutées
échappées du sommeil
duveteux de sa nuit.

Telle une soie légère
la hampe satinée
d’une plume gracieuse
est venue se glisser
délicate, éphémère,
dans la danse moelleuse.

Message de l’étrange
à peine deviné
d’un arc-en-ciel en fleur,
c’est de l’aile d’un ange
aux douceurs effleurées
qu’émane un jour meilleur.


(Mireille)




Ce poème m'a été inspiré par un tableau (comme souvent),
de mon amie Martine Salendre,
un pastel sec intitulé "Dream in The Forest" ...



Cette image est placée ici avec son autorisation.






Dernière édition par libreplume le Sam 20 Nov - 9:52, édité 1 fois (Raison : Ajout, avant archivage, de l'image qui m'a inspiré ce poème)

libreplume
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BELLE DE L'INTERIEUR

Message par kayliie mhadali le Sam 13 Nov - 14:25

Tu te sens mise à l'écart
Tu es traquée par tous les regards
Les autres ne cesse de te juger
Et de te critiquer
La solitude est devenue ton allié
A force d'être négligée

REFRAIN:
Tu n'es pas assez joile
Pour les fréquenter
Tu dois etre une V.I.P
Et leur ressembler
Mais sache que ton coeur
Est pur et meilleur
Que le leur
Toi tu es belle de l'intérieur

DEUXIEME COUPLET :
Tu vaux mieux qu'elle toute réunies
Elles n'ont pas de coeur ni de vie
Pour elles seul compte l'apparence
Les bijoux et la bauté
mais sache que ta difference
prouve une exeptionelle personalité

REFRAIN*2:
Tu n'es pas assez joile
Pour les fréquenter
Tu dois etre une V.I.P
Et leur ressembler
Mais sache que ton coeur
Est pur et meilleur
Que le leur
Toi tu es belle de l'intérieur


Dernière édition par kayliie mhadali le Lun 15 Nov - 16:53, édité 1 fois

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Chanson Dégagée

Message par Galland le Sam 13 Nov - 18:32

Une chtit' chanson net avec deux versions différentes pour les curieux:
La première se trouve ICI et la deuxième BONNE ÉCOUTE Musicos!

Qu' est-ce qui m'arrive ce matin
De quelle maladie suis-je atteint ?
Je me sens, à moins que j' me trompe
Bien dans ma peau, bien dans mes pompes
Et après tout j'ai bien le droit
De m' lever parfois du pied droit
Je pourrais même envisager
D'écrire une chanson dégagée ...

C'est vrai qu' ma télé est en panne
Et que les journaux sont en grève
Profiterai-je de cette manne
Pour réaliser mon vieux rêve ?
Il faut du temps pour constater
Que la vie a de bons côtés
Serais-je dev' nu assez âgé
Pour faire une chanson dégagée ?

Je n'ai que trop usé ma plume
À vouloir décrocher la lune
Mieux vaut avoir les côtes en long
Que de pisser dans son violon
Je ne gach' rai plus ma faconde
À tenter de refaire le monde
Et mort aux vaches enragées
Vivent les chansons dégagées !

Comme dit mon voisin qui est normal:
Y' a pas de bien à s' faire du mal
Un jour vient où il faut qu'on trie
Les écrits vains, les blues contrits
On cause on cause et le temps passe
C'est pas tout ça: faut que j 'me casse
Surtout que j' me suis engagé
À faire une chanson dégagée ...

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LA VIE MA DONNE

Message par kayliie mhadali le Sam 13 Nov - 19:14


On doit faire avec ce qu'on a,
C'est ainsi on n'a pas le choix.
Malgré les coups durs de la vie,
Je dois rester fidèle à ce que je suis.
Je dois approfondir plus profond
L'opinion que je me fais des gens.

REFRAIN :
La vie m'a donné
La capacité d'écrire,
Mais elle ne m'a pas épargné
Le fait de souffrir.
La vie m'a donné
La créativité et l'imagination,
Mais elle a oublié
De m'offrir du talent.

DEUXIÈME COUPLET :
Et si c'était vrai ?
Si le paradis existait...
Pourrais-je y accéder ?
Moi qui ai toujours donné
Ma gentillesse et ma compassion,
Moi qui ai collectionné
Les déceptions,
Qui ai toujours été incomprise,
Toujours été la cible qu'on vise.

REFRAIN*2 :
La vie m'a donné
La capacité d'écrire,
Mais elle ne m'a pas épargné
Le fait de souffrir.
La vie m'a donné
La créativité et l'imagination,
Mais elle a oublié
De m'offrir du talent.


Dernière édition par kayliie mhadali le Mer 17 Nov - 12:44, édité 2 fois

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Elle est comme ça. Sophie.

Message par Romane le Sam 13 Nov - 19:30

J'avais choisi un texte pour ce premier partage, mais décidément non, peut-être pas, peut-être sûrement pas, ou peut-être une autre fois. Trop noir, trop torturé, trop pas-bien-pour-la-première-fois-quand-on-ne-se-connaît-pas j'sais pas.
Un autre alors, celui-là peut-être ?






Elle est comme ça. Sophie.

Elle a la joue ronde et les feux d’un Saint Jean de plus tard aux iris, elle a le sourire en fraîcheur de son jardin intérieur qu’est pas encore éclos, elle a la main arabesques et son corps danse la vie qu’est pas encore en elle. Sophie.

Elle a les mots comme ça, qui viennent par saccades et des fois elle se tait, alors j’écoute ses riens, ses riens qui parlent plus que sa bouche et quand parfois ça vient, elle a les yeux d’un enfant égaré, pas d’boussole, pas d’panneaux, c’est nuit, c’est brouillard, elle sait plus, elle a jamais su tout à fait, peut-être pas du tout. Sophie.

Quand son cœur se renverse elle essuie les miettes à pleins doigts, pour pas faire désordre et pour pas déranger. Elle a les fleurs du mal qu’ont poussé là où sa terre dort, là où son cœur se fend. Elle tourne autour d’un point, elle tend ses mains mais que son geste est vain pour qu’un point pas plus gros qu’un p’tit point se laisse capturer. Alors elle refait en reprises désespérées le même geste et encore et encore et encore, pendant que dans ses yeux l’océan se condense avant d’éparpiller son sel sur la joue ronde. De Sophie.

Elle porte autour du cou les perles d’un collier comme autant de clés des verrous qu’elle a pas trouvé, elles font éclat joli, elles font même fantaisie, elles font le pied de nez devant la porte fermée, et ça fait pic au cœur et ça petit-troue le jardin en papier ajouré, elle prend l’eau, Sophie.

Pourtant faut la voir porter la robe de Marie, de Rose ou de Cathy, pourtant faut la voir sous son masque d’une autre qu’a jamais existé. Pourtant faut l’entendre quand elle dit les mots qu’elle a pas écrit, faut l’entendre étourdi, quand ça finit trop tôt et qu’on se dit que Sophie, elle est faite pour vivre avec l’odeur du pain, la rosée du matin, le rouge des baisers, le mauve des étreintes.

Elle est comme ça, Sophie, entre deux eaux, entre deux vies, la sienne pas tout à fait, et l’autre intermittente, avec entre les deux, le chemin tortueux. Et son jardin qu’attend le printemps dans ses yeux.

Sophie.



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Vingt piges

Message par denisollier le Dim 14 Nov - 12:56

Vingt piges



Avec le pouce en l’air
Direction la terre entière
Avec le temps de vivre
Et sans voir l’autre rive
Avec un sac à dos
Un cadeau… pas un fardeau
Avec just’ l’énergie
L’horizon… la magie … l’innocence – insolence… de la vie … (oui)…


Oui j’ai bougé mes vingt piges... est-ce que tu piges ? …oui j’ai bougé mes vingt piges… car jeunesse oblige…
En me foutant des litiges … qu’la sagesse exige … oui j’ai bougé mes 20 piges … là où rien n’oblige…

Avec la rose des vents
Pour aller tout droit devant
Comme un fieffé pirate
Jamais de fil à la patte
Just’ la pêche pas un flèche
Pour voir le bout de la dèche
Avec pour certitude
Filles du nord ou du sud … voilent les solitudes … doux interludes…


Oui j’ai bougé mes vingt piges... est-ce que tu piges ? …oui j’ai bougé mes vingt piges… car jeunesse oblige…
En me foutant des litiges … qu’la sagesse exige … oui j’ai bougé mes vingt piges … là où rien n’oblige…

Longtemps qu’ j’ai plus vingt ans
Pour aller tout droit devant
J’ai bien plus d’habitude
Et bien moins de certitudes
Quelques fils à la patte
Deux garçons fieffés pirates
Qui chantent autres saisons
Tracent ailleurs l’horizon … et jouent de ma chanson … just’ quelques sons…


Oui j’ai bougé mes vingt piges… est-ce que tu piges ? …oui j’ai bougé mes vingt piges… car jeunesse oblige…
En me foutant des litiges … qu’la sagesse exige … oui j’ai bougé mes vingt piges … là où rien n’oblige…



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Mr du Beauf

Message par Invité le Dim 14 Nov - 22:11

Mr du Beauf
Texte-musique-arrangements Yves Alba

http://www.myspace.com/albayves

NB : dans cette chanson, la satire vise un comportement et non pas des situations; hors mis le premier couplet, cela va de soi ou plutôt de moi clin d\'oeil




Avec ton costume de chasse d'un vert... émerd'raude
Avec ton beau fusil qui pend
Et sous une casquette ta tronche pas mal rougeaude.
N'oublie pas l'sauciflard et le lit' de rouge
Courage !Il faut y aller maint'nant
Aujourd'hui tu vas tirer sur tout c'qui bouge.
Tu vas risquer ta vie au lever du soleil
Tu pars en commando contre les... tourterelles.

Refrain:
Du vrai, du beau, du grave
Laiss'moi t'prendre en photo
Pour qu'en la r'gardant j'me marre
Les soirs où j'aurai l'cafard.


Faut dir' que t'es un vrai sportif tu t'entraînes toujours.
Pour améliorer ton chrono
D'chez toi au bistrot
Tu vas dix fois par jour.
Tu t'es payé la voiture griffe : Roland Garros.
Y'a des autocollants partout
On peut pas louper le croco de Lacoste !
Une raquett' de tennis dort sur la plage arrière
Elle est serrée de près par un grand pack de bière (au refrain)

L'sam'di quand t'emmènes Bobonne au super marché
Tu fais vingt fois l'tour du parking
Faut qu'tu trouves une place just'à côté d'l'entrée.
Affalé sur ton caddie tu prends toute l'allée
Tu piqu' un paquet d'chips douc'ment
Tu plonges ta menotte et t'enfournes la moitié".
Et pendant qu'ta bourgeoise emballe toutes les affaires
Tes gros yeux dégoulinent sur les miches d'la caissière (au refrain)
Pont musical ///////////

Ce soir j'ai un coup d'cafard.
Je r'garde tes photos
Mais ça n'a pas l'air de marcher; tu vas pas me croire
J'te trouve pas rigolo !
Faut que j'te dise alors
Sans vouloir t'offenser
Je remercie le sort
De n'pas te ressembler

Du vrai, du beau, du grave --- AD

Invité
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Les temps modernes

Message par Charivari le Dim 17 Juil - 14:07

Un texte inspiré par une fameuse scène des temps modernes de Chaplin. Envisagé pour un espèce de slam-rap sur un rythme de machines et de trucs métalliques...


Boulon clé

Me concentrer, surtout
Concentrer mon ciboulot
Boulot boulot boul...
Boulon clé

Ne pas rêver, ne pas penser
J'ai trop les boules
Boul boul...
Boulon clé

Trop les boules de me planter
Et que le contre-maître déboule
Boulon clé (ouille ! c'était moins une)

Qu'il déboule pour m'engueuler
Pour me déboulonner...
Déboul... boul
Boulon clé

Encore une erreur, et je suis viré,
Une erreur, et c'est le chômage à la clé
Clé boulon
Non ! Non !
Boulon ! Boulon clé ! Boulon clé !

Pardon Billy...
Ouf ! Ça y est ! C'est rattrapé !
J'ai eu du bol
Du bol, boul...
Boulon clé

Billy c'est le gars d'à côté.
Il a une bonne bouille
Bouille boul...
Boulon clé

Il a l'air sympa, Bill.
Mais je l'connais pas,
On s'est jamais causé,
Je le vois juste au boulot...
Boul... boul...
Boulon clé (zut ! je perds le rythme !)

Bill, j'te connais pas et pourtant...
On est douze heures par jour
au coude à coude,
Tout au bout
Boulon clé

Tout au bout du tapis qui roule.
Toi après mon coup de clé
Tu tournes un écrou sous mon boulon
Boulon clé

On travaille à la chaîne.
Chienne de vie,
chienne de vis,
de tournevis,
de clous et de boulons
Boulon clé

On est forçats à la journée
Avec un boulet...
Boul... boul
Boulon clé

Boulet au pied,
Pour un billet,
Un p'tit billet,
Un billet doux
Un billet cool
Coulon blé

Je perds la boule
Boulon
Me concentrer
Clé
J'deviens maboule
Douze heures c'est long
Long clé
Long long
J'en vois pas l'bout
Lon clé
Toujours debout
Les nerfs en boule
Long clé
boulon clé

Ne pas penser
Ne pas penser.
Garder la cadence.
Danse mécanique
Clic clic clic


Clic boulon clé
Clic boulon clé
Clic bouton craie
Clic au bout d'un quai une belle qui a l'air con...
Hé hé, c'est comique
-Non, non, reste concentré -
Bouillon cru, clic
Bilboquet, clic
-chut... rigole pas... concentré-
Ballet d'clowns, clic
-clône centré j'ai dit-
Couillon bulle clic
-couille-cintrée-
Clay vient de centrer... clic
Billy Lion a le ballon, clic
C'est la finale de la super bowl, clic
Billy, Clay, Billy, Clay, Billy Lion, OK !
Mais il y a un clou dans le ballon... Et Boum !
Boum! Explosé, le ballon, hé hé....

Hey ! Mon boulon ! Non !
Là-bas ! J'l'ai oublié !
Bill, Bill, mon boulon !
Machin, Machin !
Arrête la machine, j'ai perdu mon boulon !
Je vais perdre mon boulot !
Tant pis, je plonge dedans.
Je glisse sur le tapis
Et oooooooooh....


Ça y est, je suis dedans, dans l'engrenage, pour de bon. Plus besoin de faire semblant. Il suffisait de tourner l'écrou, de péter un câble, et me voilà qui coule, qui coule... Je deviens le lubrifiant de la machine, l'huile de coude et le robot me boit. Je suis enfin ce qu'on attendait de moi. Machine man. L'homme objet. Le bout long du maillon, l'homme clé, le chaînon manquant entre l'homme et l'outil. Et ma métamorphose fera tâche d'huile.

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C'était un soir très tard (Musiqué par Eric Lenoir)

Message par fouzhilonrock le Dim 17 Juil - 18:35

"C'était un soir très tard" (Musiqué par Eric Lenoir)

C' etait un soir très tard
Je traînais dans les bars
Ou les glaçons n'étaient pas
De la première fraicheur

Le vieux juke box sortait
Plein de sons bizarres
Qui n'étaient pas vraiment
Les violons du bonheur

C'était un soir très tard
Pas franch'ment rigolard
Mon reflet dans le miroir
Etait un brin moqueur

L'envie d' dire à cet' fille
Celle qui fait le trottoir
Si tu as trop de peine
Essuie-toi sur mon coeur

" Tous nos instants de solitude
On les passe où on peut
Faire mine au milleu des habitudes
D'y croire encore un p'tit peu"

C'était un soir très tard
Les anges étaient lumineux
Alors qu' même mon cafard
S' faisait un sac de noeuds

Je suis scotché au placard
Au lieu d' vouloir être heureux
Demain j' me paie un costard
Je me repeins les yeux

C'était un soir très tard
Et plus grand chos' à perdre
Les lampadaires du square
Vacillaient sur leur tige raide

J'ai dit sans y pendr' garde
Tu sais on peut être heureux
A cette fille du trottoir
Ca s' voyait dans ses yeux

On passe nos instants de solitude
A essayer de faire au mieux
Faire mine au milleu des habitudes
D'y croire encore un p'tit peu.

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Rends-moi mes yeux

Message par milady write le Dim 17 Juil - 23:42

dans mes eaux troubles
à marée basse
où le vent double
et me dépasse
me laissant là
comme une pierre
sans voile ou mat
sans y voir clair


rends-moi mes yeux
depuis leurs cils
même pluvieux
même grésils...


les heures grondent
et puis l'orage
sur quels visages
s'ouvre le monde
quand tambourine
l'instant sauvage
mais que lambine
mon paquetage ?


rends-moi mes yeux
à la dérive
même tous bleus
de peine vive...


Le temps se gache
et tout s'enfuit
sous la cravache
mon coeur transit
crève trop lourd
et meurt assis
tremble d'amour
de peur aussi....

hum.....

.....

le clocher cogne
quelle heure est-il?
mes jours se rognent
et se défilent
quand je te cherche
dans la cohue
de mon ivresse
aveugle et nue.


rends-moi mes yeux
posés sur toi
si toi t'y vois
encore un peu....

Rends-moi mes yeux
ou bien ton bras
je suis tes pas
si tu le veux...

milady write
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QUE DES CHIMÈRES...

Message par jose2604 le Jeu 25 Aoû - 16:01



Quand tu t’endors prés de moi,
Bercée par le bruit des vagu(es),
Tu dépos(es) enfin les arm(es).
Fini la bich(e) aux abois,
Et dans mon cœur qui divag(ue)
Y a soudain un grand vacarm(e

_____

REFRAIN :

Près de moi ce n’est pas toi,
Je sais que tu n(e) reviendras pas,
Prés de moi ce n’est pas toi
T’es partie bien loin là-bas.

_____

Je n’os(e) plus ouvrir les yeux
De peur de rompre le charm(e),
Tout çà c’est si irréel.
Je caress(e) ton corps soyeux
Et ta douceur me désarm(e),
Dans mes bras tu es si bell(e).

_____

REFRAIN

_____

Mais tout çà ce n’est qu’un rêv(e),
Je cours après des chimèr(es),
Je n(e) suis toujours pas guéri.
Avec toi y aura pas de trêv(e)
Et j(e)laiss(e) aller ma colèr(e),
C’est pas l’heur(e) de l’hallali.

_____

DERNIER REFRAIN :

Près de moi ce n’est pas toi,
Je sais que tu n(e) reviendras pas,
Prés de moi ce n’est pas toi
T’es partie bien loin là-bas.
Ce ne sont que des chimères …..

jose2604
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Zédapépéa (musique : Docteur folagroove)

Message par Charivari le Mer 19 Oct - 17:23

Clique (ça marche ? On entend ?)



ZÉDAPÉPÉA :

hommage au génial,
bestial
et complètement branque
Zappa Franck.




Zappa,
y'a pas,
j'suis pas cap',
J'te suis pas à pas,
mais je zappe...

J'ai beau faire des
"cling bouink bling",
des "waou waou",
c'est pas du Zappa.

J'perds la boule,
deviens maboul
comme un bout d'alu
sur un zippo,
comme une halu
dans mon cerveau.

Zappa,
loin des paparazzis,
sur un zeppelin
au paradis...
"Do you enjoy the trip ?
Angels have big dicks ?"
Entends-tu quand je te zappelle ?
Voudrais-tu que je te zépèle ?
ZED - A - PÉ -PÉ - A...

ZED :
Zizi zygomatique
Zozo zéro d'conduite
Zouave et zazou
Zèbre ou zébu
Le Mozart du zarbi
Au hasard d'la zicmu



A :
Hard rock haluciné
Si on aspire les H*
Si tu veux l'imiter
Tous mots tu les mâches :
"How much wood could a woodchuck suck
If a woodchuck could suck ?"

PÉPÉ :
Zappa mon pote,
pape de la pop,
titilles-nous la boîte à flip
J'ai des fourmis dans les papâtes à pizza !

ET AAAAAAAA...... !!!!!




"Docteur folagroove" est un groupe qui n'existe plus depuis... l'an 2000 ? Et composé entre autres par mes deux frangins : le bassiste (grand frère) et le batteur choriste (petit) / Paroles : moimème. -> Une affaire de famille, quoi ^^

Le texte présenté est un peu différent par rapport à celui chanté, puisque les zicos n'ont pas choisi "d'épeler" le nom du chanteur, comme le texte proposait (et ils ont eu raison grave)

bon, je sais que c'est pas de la toute première jeunesse ce truc, mais ça me fait plaisir de vous présenter mes frangins, et je crois que la zic est sympa.

*dernier p'tit truc : dans la version finale, comme on "n'épelait" plus le nom de Zappa, j'ai remplacé "quand on aspire le H" qui ne voulait plus rien dire par "du seventy qi tache"... Mais l'enregistrement maquette était déjà fait...



Charivari
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